Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: October 2013

Mauritanie : les élections du 23 novembre sur fond de crise politique

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Le gouvernement mauritanien a décidé de maintenir les élections législatives à la date du 23 novembre prochain, en dépit de l’avis contraire manifesté par l’opposition. La reprise du dialogue est logiquement rompue tant le gouvernement campe sur sa position de tenir les Législatives coûte que coûte.

Le dialogue entre le pouvoir et l’opposition était déjà amorcé lundi 30 septembre dernier, avant qu’il soit suspendu le mercredi suivant, suite à un désaccord sur l’échéance des élections municipales et législatives prévues en novembre prochain.

L’opposition réclame un report, tandis que le pouvoir du Président Mohamed Ould Abdel Aziz a décidé de maintenir au 23 novembre les élections locales et législatives.

Un mince espoir

Entre le pouvoir et l’opposition, le divorce semble bien consommé. Aucun signe ne laisse présager le rétablissement du dialogue entre les deux parties. Le pouvoir ayant proposé un report de 15 jours de ces élections, ce que la Coordination de l’opposition (COD) a tout simplement écarté.

Par ailleurs, le président de l’Union des Forces du progrès (UFP), Mohamed Ould Mouloud, qui dirige aussi les négociations avec la COD, a exprimé l’espoir de « voir les choses évoluer dans les 24 heures ». Selon lui, l’opposition a besoin d’un temps suffisant « pour se mettre au même niveau de préparation que le pouvoir ».

De ce fait, il a refusé de parler de la fin du dialogue avec les deux parties, préférant parler d’ « une suspension jusqu’à nouvel ordre des pourparlers avec nos partenaires, dans l’espoir de voir les choses évoluer positivement ». Bien que, « les signes » ne soient pas positifs, reconnait-il, « mais il ne faut jamais perdre espoir ».

Entre le pouvoir et l’opposition, le dialogue a toujours été moribond. Depuis le 1er octobre dernier, et cela après plusieurs années de blocage, quelques signes « d’espoir » ont été envoyés, sans pour autant garantir une prochaine reprise d’entente cordiale. Les élections du 23 novembre s’annoncent sous le signe d’une crise politique.

Par Houssam Ankili

Source: cridem

En Guinée, l’opposition demande l’annulation des législatives

altCoup de tonnerre sur la scène politique en Guinée. Près d’une semaine après les élections législatives, l’opposition qui jusqu’ici contestait les premiers résultats, annonce, ce vendredi 4 octobre 2013, qu’elle demande désormais l’annulation des élections. Le facilitateur international dans la crise politique guinéenne est arrivé à Conakry pour tenter d’apporter une solution à cette situation.

Coup de tonnerre dans un ciel qui est orageux depuis plusieurs jours, au propre comme au figuré. Jusqu’ici, l’opposition multipliait les récriminations à l’encontre de la Commission électorale, la Céni. Jeudi par exemple, ses observateurs avaient quitté la salle où sont compilés les résultats tandis que les leaders politiques rejetaient les premiers chiffres dans deux circonscriptions.

Mais ce vendredi, l’opposition est allée beaucoup plus loin. Les six principaux leaders de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré, Lansana Kouyaté, ou encore Jean-Marie Doré ont demandé l’annulation des législatives du 28 septembre, dénonçant des fraudes massives « avant, pendant et après » le scrutin.

La Céni dans l’œil du cyclone

Les principaux chefs de parti se sont succédé devant la presse pour présenter une série de faits graves, qu’ils disent avoir relevés sur l’ensemble du pays. L’opposition dit par exemple avoir surpris des fonctionnaires en train de remplir des procès verbaux électoraux bien après la clôture du vote, avoir relevé des bourrages d’urnes, ou encore des bureaux de vote où il y avait plus de votants que d’inscrits.

D’autres procès verbaux auraient disparu dans certaines circonscriptions. Et surtout, la Céni aurait effacé certains de ses électeurs, et empêché la distribution des cartes et du matériel dans ses fiefs sans que les commissaires de l’opposition aient pu l’empêcher.

Selon ces opposants, le nombre et l’envergure de ces fraudes, ôtent tout crédit aux résultats. Ils accusent la Céni, ainsi que le pouvoir, d’avoir détourné les résultats afin de faire gagner le parti d’Alpha Condé, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) Arc-en-ciel.

Situation de crise

Aux accusations de fraude, le parti au pouvoir a répondu en convoquant la presse. Et de dénoncer à son tour une série de fraudes orchestrées par l’opposition, puis d’annoncer qu’il allait saisir la justice. Le RPG demande d’ailleurs à l’opposition d’en faire de même, c’est-à-dire d’inscrire son action dans la légalité en déposant des recours devant la Cour suprême plutôt que de rejeter le scrutin.

Lorsqu’on leur demande s’ils sont prêts à siéger à l’Assemblée nationale sans l’opposition, les dirigeants du parti d’Alpha Condé répondent qu’ils ne souhaitent pas en arriver là. Mais ils affirment être en mesure de remporter la majorité des sièges à l’Assemblée.

Le RPG ne semble donc pas vraiment impressionné par l’attitude de l’opposition. Il espère que les militants de tous bords resteront calmes. Pour l’heure, l’opposition n’a pas lancé son arme ultime, à savoir un mot d’ordre de manifestation, mais elle demande à ses partisans de se tenir prêts.

Rétablir la confiance

Depuis jeudi, on pressentait une telle décision de l’opposition. Désormais, la Guinée doit donc faire face à une crise de premier plan, bien que cette crise n’a pour l’heure pas débordé du champ politique, ce qui est essentiel. Le facilitateur international  Saïd Djinnit est arrivé jeudi en urgence à Conakry. Il s’attèle désormais à trouver une solution pour sortir le pays de cette impasse.

M. Djinnit espère ramener tout le monde à la table des négociations. Une réunion du comité de suivi mis en place après les accords politiques de juillet se tenait ce vendredi soir sous son égide. Plusieurs pistes sont à explorer : par exemple, un nouveau comptage des résultats dans les circonscriptions contestées.

Le médiateur va peut-être aussi proposer à chacun d’attendre la publication complète des résultats pour dresser un nouveau constat. Ce qui est certain, c’est que l’opposition n’a pas d’autre choix que de s’en remettre à la médiation de M. Djinnit. Mais il va falloir rétablir la confiance.

 

Source: rfi

Lo Gourmo Abdoul : La CENI, tel un cheval fou…

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« Alors que se sont ouvertes les discussions entre le régime et l’opposition démocratique (COD) pour chercher un accord sur les futures élections, la CENI( Commission électorale nationale indépendante) tel un cheval fou, fait semblant de jouer sa propre partition, en essayant de mettre tout le pays devant le fait accompli de sa complicité calendaire avec le pouvoir, pour imposer la vision unilatérale de la gouvernance électorale de ce dernier. » a déclaré Lo Gourmo Abdoul.  

Pour le premier vice président de l’UFP, « C’est peine perdue car personne ne se prêtera au jeu de ces Messieurs plus prompts à devancer les desiderata du régime qu’à appliquer même le plus simple de leur “mandat” initial: exister! »  

La situation actuelle est ainsi décrite par Gourmo : « D’une part, le régime “dialogue” et, d’autre part, agite sa marionnette guerrière qu’est la “CENI” qui pousse à la confrontation. »  

Résultat, selon lui : « la crise se poursuit et même s’approfondit par CENI interposée, comme le montre la récente déclaration de l’APP ( CAP) qui la voue aux gémonies, à très juste titre et le surplace des discussions du Palais des Congrès! » La solution proposée : « La CENI est l’abcès de fixation de la crise politique du pays.  

Il faut la crever pour sortir de cette dernière et aller à des élections consensuelles, libres démocratiques et transparentes… » Le dialogue entamé entre le pouvoir et la coordination de l’opposition démocratique mauritanienne en vue d’organiser des élections législatives et municipales libres et transparentes a été suspendu hier après trois jours de pourparlers. Un suspension, selon l’opposition, imputable au pouvoir « qui a refusé de renoncer à son calendrier électoral unilatéral. »  

Source : Rédaction Cridem

COD: «Le pouvoir doit choisir entre poursuivre le dialogue ou maintenir son agenda du 23 novembre.»

altLa commission de la COD chargée de dialoguer avec le pouvoir a tenu, ce jeudi une conférence de presse au siège de l’UFP.
Dans son mot d’introduction, Mohamed Ould Maouloud, président de l’UFP, mais aussi de la commission de la Cod, a fait le compte rendu des discussions que la commission a eues  avec son homologue du pouvoir. Il a rappelé, avant de décliner les points sur lesquels ont porté les discussions,  l’engagement franc et sincère  de la COD à  trouver, avec le pouvoir,  des solutions pour la sortie de crise politique, grâce à l’organisation consensuelle  et inclusive des  prochaines élections. Il s’agissait de : la supervision  technique des élections, des instances de supervisions, de la neutralité de l’administration et de l’armée,  et enfin des modalités pratiques (gouvernement d’entente).  
 

Après avoir exposé son point de vue sur l’ensemble de ces questions, donné les raisons techniques et objectives,  débattu longuement et parfois de façon presque houleuse,  nous avons demandé la réaction de nos interlocuteurs qui ont renvoyé, chaque jour, leur réponse  au lendemain, avant de finir par nous dire qu’ils acceptent la mise en œuvre de certains textes,  de revoir la loi créant et organisant la CENI, son ouverture à l’opposition, l’audit du fichier électoral, et enfin de repousser la date des élections pour 15 jours, si nous décidons de prendre part aux élections », a rapporté Ould Maouloud. Une réaction qui a surpris les membres de la COD qui espéraient voir le dialogue se poursuivre le temps qu’il faut avant d’en arriver à une date consensuelle des élections. En effet, si la COD  a décidé de s’engager dans ce dialogue avec le pouvoir, précise-t-elle, c’est pour  aboutir à un consensus autour des  conditions de transparence, d’équité  des élections, et non pour se focaliser sur une date quelconque. Et le président de l’UFP, de s’interroger : à quoi servirait un report de 2 ans si les conditions de transparence, surtout de neutralité du pouvoir, troisième électeur, ne sont pas trouvées  par l’ensemble des acteurs politiques ? C’était sans compter sur le pouvoir qui  semble déterminé  à parachever son agenda du 23 novembre. C’est sur cette note que  nous avons décidé de suspendre les discussions, il ne s’agit pas d’interruption, comme certains l’ont affirmé, mais bien de suspension, a indiqué Ould Maouloud.

 

Source: Le Calame

Désaccord sur le report des élections entre les commissions du dialogue

altLe pouvoir et l’opposition en Mauritanie ont suspendu mercredi leur dialogue sur l’organisation des élections législatives et locales de novembre, à la suite d’un désaccord sur la durée du report de ces élections, a appris l’AFP auprès des deux parties.

Le pouvoir nous a suggéré aujourd’hui un report des élections de 15 jours seulement, nous l’avons rejeté et nous nous sommes séparés sur un désaccord avec l’espoir de voir les choses évoluer dans les 24 heures, a affirmé Mohamed Ould Maouloud, négociateur en chef de la Coordination de l’opposition démocratique (COD, une dizaine de partis).

Selon lui, le pouvoir doit suspendre son agenda unilatéral et faire du report la conséquence d’un accord politique sur les conditions nécessaires pour des élections consensuelles et apaisées et non le contraire.

Nous avons besoin d’un temps suffisant pour parachever le recensement qui doit atteindre un niveau acceptable, auditer le fichier électoral, amender les lois afférentes au vote, a-t-il ajouté.

 

Source: Rapide Info