Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 04/10/2013

Lo Gourmo Abdoul : La CENI, tel un cheval fou…

alt

« Alors que se sont ouvertes les discussions entre le régime et l’opposition démocratique (COD) pour chercher un accord sur les futures élections, la CENI( Commission électorale nationale indépendante) tel un cheval fou, fait semblant de jouer sa propre partition, en essayant de mettre tout le pays devant le fait accompli de sa complicité calendaire avec le pouvoir, pour imposer la vision unilatérale de la gouvernance électorale de ce dernier. » a déclaré Lo Gourmo Abdoul.  

Pour le premier vice président de l’UFP, « C’est peine perdue car personne ne se prêtera au jeu de ces Messieurs plus prompts à devancer les desiderata du régime qu’à appliquer même le plus simple de leur “mandat” initial: exister! »  

La situation actuelle est ainsi décrite par Gourmo : « D’une part, le régime “dialogue” et, d’autre part, agite sa marionnette guerrière qu’est la “CENI” qui pousse à la confrontation. »  

Résultat, selon lui : « la crise se poursuit et même s’approfondit par CENI interposée, comme le montre la récente déclaration de l’APP ( CAP) qui la voue aux gémonies, à très juste titre et le surplace des discussions du Palais des Congrès! » La solution proposée : « La CENI est l’abcès de fixation de la crise politique du pays.  

Il faut la crever pour sortir de cette dernière et aller à des élections consensuelles, libres démocratiques et transparentes… » Le dialogue entamé entre le pouvoir et la coordination de l’opposition démocratique mauritanienne en vue d’organiser des élections législatives et municipales libres et transparentes a été suspendu hier après trois jours de pourparlers. Un suspension, selon l’opposition, imputable au pouvoir « qui a refusé de renoncer à son calendrier électoral unilatéral. »  

Source : Rédaction Cridem

COD: «Le pouvoir doit choisir entre poursuivre le dialogue ou maintenir son agenda du 23 novembre.»

altLa commission de la COD chargée de dialoguer avec le pouvoir a tenu, ce jeudi une conférence de presse au siège de l’UFP.
Dans son mot d’introduction, Mohamed Ould Maouloud, président de l’UFP, mais aussi de la commission de la Cod, a fait le compte rendu des discussions que la commission a eues  avec son homologue du pouvoir. Il a rappelé, avant de décliner les points sur lesquels ont porté les discussions,  l’engagement franc et sincère  de la COD à  trouver, avec le pouvoir,  des solutions pour la sortie de crise politique, grâce à l’organisation consensuelle  et inclusive des  prochaines élections. Il s’agissait de : la supervision  technique des élections, des instances de supervisions, de la neutralité de l’administration et de l’armée,  et enfin des modalités pratiques (gouvernement d’entente).  
 

Après avoir exposé son point de vue sur l’ensemble de ces questions, donné les raisons techniques et objectives,  débattu longuement et parfois de façon presque houleuse,  nous avons demandé la réaction de nos interlocuteurs qui ont renvoyé, chaque jour, leur réponse  au lendemain, avant de finir par nous dire qu’ils acceptent la mise en œuvre de certains textes,  de revoir la loi créant et organisant la CENI, son ouverture à l’opposition, l’audit du fichier électoral, et enfin de repousser la date des élections pour 15 jours, si nous décidons de prendre part aux élections », a rapporté Ould Maouloud. Une réaction qui a surpris les membres de la COD qui espéraient voir le dialogue se poursuivre le temps qu’il faut avant d’en arriver à une date consensuelle des élections. En effet, si la COD  a décidé de s’engager dans ce dialogue avec le pouvoir, précise-t-elle, c’est pour  aboutir à un consensus autour des  conditions de transparence, d’équité  des élections, et non pour se focaliser sur une date quelconque. Et le président de l’UFP, de s’interroger : à quoi servirait un report de 2 ans si les conditions de transparence, surtout de neutralité du pouvoir, troisième électeur, ne sont pas trouvées  par l’ensemble des acteurs politiques ? C’était sans compter sur le pouvoir qui  semble déterminé  à parachever son agenda du 23 novembre. C’est sur cette note que  nous avons décidé de suspendre les discussions, il ne s’agit pas d’interruption, comme certains l’ont affirmé, mais bien de suspension, a indiqué Ould Maouloud.

 

Source: Le Calame