Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 28/10/2013

La COD a-t-elle déjà entamé son boycott actif ?

altAu cours d’une conférence de presse, organisée, dimanche, à l’hôtel Khatter, la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) a dénoncé les manquements aux préparatifs du scrutin du 23 novembre 2013, avant d’annoncer une marche de protestation contre l’organisation unilatérale, par le pouvoir, des élections législatives et municipales.

Ayant opté pour le boycott d’un scrutin sur laquelle elle n’a aucune prise, la COD avait, dans la foulée, laissé entendre qu’elle ne resterait pas indifférente à l’obstination du pouvoir, entêté à mener, jusqu’au bout, le processus enclenché voici quelques mois. Revenant sur les raisons de son boycott, la COD égrène, entre autres, les aspects discriminatoires de l’enrôlement, son opacité, etc. Sur les préparatifs du scrutin autour desquels nombre de voix se sont déjà élevées, pour dénoncer les improvisations et l’amateurisme de la CENI, causes du retard des opérations d’enregistrement sur la liste électorale, et les conditions de retrait des cartes d’identité dont le coût est un problème pour les familles démunies. La COD cite des chiffres précis, pour appuyer son argumentaire.

Une déclaration, distribuée à la presse, mentionne que, sur une population totale de 3,9 millions d’habitants, seuls 2,7 millions ont enrôlés (moins de 70%) et l’ARTSP a produit 1,9 millions de cartes nationales d’identité (49%), dont 1.2 millions distribuées (31%). Le reste est en souffrance dans les centres d’enrôlement des citoyens (CAC). Quel pourcentage du corps électoral représentent ces 1.2 millions d’inscrits au RAVEL ? Officiellement, le pouvoir avance la proportion de 70%. Autre anomalie relevée par la COD : bien qu’ayant retiré leur carte d’identité, 350.000 personnes n’ont pas pu s’inscrire au RAVEL. Le plus souvent, pour des erreurs sur leur document.

Si l’on y ajoute les déplacements à l’intérieur du pays ou à l’étranger, les décès et l’effet du boycott, ces données compilées par la COD laissent présager un faible taux de participation aux scrutins du 23 Novembre. Un argument que la COD entend exploiter à fond, pour décrédibiliser, aux yeux de l’opinion nationale et internationale, ces élections qui pourraient être, d’ailleurs, reportées d’une à deux semaines, selon une source de l’opposition participationniste, pour diverses contraintes techniques (élaboration de la liste électorale, des cartes d’électeurs et leur distribution, commande de matériel électoral, son déploiement à l’intérieur du pays, etc.). Il semble donc que les démonstrations ne devraient manquer ni aux boycottistes ni aux participationnistes, pour dénoncer les résultats au lendemain du 23 Novembre. Espérons, en attendant, que le gouvernement n’interdise pas la marche prévue le 6 novembre et que la COD restera dans les limites de la légalité constitutionnelle.

 

Source: Le calame

19,2 millions de dollars de la BEI pour développer l’internet en Mauritanie

altLa Banque européenne d’investissement (BEI) a accordé à la Mauritanie un prêt de 19,2 millions de dollars destiné à développer l’internet dans ce pays, a-t-on constaté dimanche à Nouakchott.

19,2 millions de dollars de la BEI pour développer l’internet en Mauritanie La convention portant sur ce prêt a été signée par le ministre des Affaires économiques et du Développement de Mauritanie, Sidi Ould Tah, et le représentant de la Banque, Robert Sheffield.

Le financement en question sera utilisé pour acquérir notamment quelque 1.500 kilomètres de câbles de fibres optiques destinés à connecter les grandes villes mauritaniennes au réseau international de l’internet.

Il s’agit, selon le ministre Ould Tah, d’améliorer la qualité de l’internet dans le pays et de réduire ses coûts tout en facilitant l’accès des utilisateurs aux services de base et promouvant le climat des investissements.

Rappelons que l’objectif  du projet WARCIP Mauritanie, dont le coordinateur est Mohamed Ahmed Ould Abderrahmane  est d’accroitre la couverture géographique des réseaux à bande passante de grande capacité et de diminuer les coûts des services de communications sur le territoire de la République Islamique de Mauritanie.

Pour atteindre cet objectif, le Programme WARCIP propose une approche intégrée centrée sur : (i) une connectivité améliorée à travers l’accès concurrentiel à la bande passante internationale, (ii) la création d’un environnement propice et le renforcement des capacités institutionnelles pour éliminer les goulots d’étranglement qui contraignent la participation du secteur privé au développement de la connectivité nationale et régionale, et (iii) l’appui à la mise en œuvre du Programme dans le pays (y compris les clauses environnementales et sociales).

 

Source: Rapideinfo

Mauritanie: L’opposition appelle à une manifestation avant la campagne électorale

altALAKHBAR (Nouakchott) –La coalition des partis de l’opposition boycottant les élections a appelé, ce dimanche lors d’une conférence de presse, à une manifestation à Nouakchott, le 6 Novembre 2013.

La manifestation  prévue quelques jours avant l’enclenchement de la campagne électorale, vise, selon les leaders desdits partis, à dénoncer “les élections législatives et municipales que le pouvoir en place compte organiser de façon unilatérale”.

 

Source: alakhbar

Mauritanie: L’opposition appelle à une manifestation avant la campagne électorale

altALAKHBAR (Nouakchott) –La coalition des partis de l’opposition boycottant les élections a appelé, ce dimanche lors d’une conférence de presse, à une manifestation à Nouakchott, le 6 Novembre 2013.

La manifestation  prévue quelques jours avant l’enclenchement de la campagne électorale, vise, selon les leaders desdits partis, à dénoncer “les élections législatives et municipales que le pouvoir en place compte organiser de façon unilatérale”.

 

Source: alakhbar

Miser sur l’irrigation et le pastoralisme pour transformer le Sahel

La région du Sahel, un vaste territoire aride reliant six pays d’Afrique occidentale (le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal) abrite certaines des communautés pastoralistes les plus productives au monde. Or, leur mode de vie est menacé par les défis énormes que sont le  changement climatique ou les problèmes politiques et de développement dont la région fait l’expérience.
 
Au Sahel, au fil des siècles, quelque 16 millions de pastoralistes ont perfectionné l’art de survivre en élevant des moutons et du bétail dans l’un des environnements les plus inhospitaliers de la planète.  Le rendement en viande du Sahel rivalise avec celui de certains des meilleurs ranchs australiens ou américains.  À l’heure actuelle, la moitié de la viande et les deux tiers du lait produits et consommés dans les pays d’Afrique occidentale proviennent du Sahel.
 
Le pastoralisme est toutefois confronté à de nombreuses menaces. La croissance rapide de la population, les conflits, la volatilité des prix des denrées alimentaires, les maladies animales et la diminution des zones de pâturage et des ressources en eau, sont autant de facteurs qui, combinés, mettent progressivement en danger ce mode de vie qu’est le pastoralisme.   
 
L’Afrique devrait être la région la plus durement affectée par le changement climatique. Il est de plus en plus probable que les prévisions des scientifiques selon lesquelles le monde pourrait se réchauffer de 2°C  d’ici les 20 ou 30 prochaines années se matérialiseront.  Un tel scénario mettra le pastoralisme en péril.  Les effets sur le continent africain devraient être encore plus dévastateurs selon un scénario qui y prévoit une hausse des températures de 4°C.
 
Désert et aridité caractérisent le Sahel. Or, cette région dispose de vastes ressources en eau inexploitées.  Dans une région où l’agriculture est la principale activité économique, il est regrettable de constater que seulement 20 % du potentiel d’irrigation du Sahel a été développé.  Pire encore, un quart des systèmes d’irrigation du territoire sont délabrés.
 
Le pastoralisme est essentiel pour l’avenir de l’Afrique et en particulier du Sahel.  Il en est de même pour l’irrigation.  Les deux ont une incidence sur l’agriculture, la principale industrie de la région, qui représente plus d’un tiers de la production économique du Sahel et autonomise les femmes étant donné que la majorité des agriculteurs africains sont des femmes.   
 
Soutenir le pastoralisme en adoptant davantage de politiques climato-intelligentes afin de mieux faire face aux sécheresses, aux inondations et aux autres catastrophes naturelles ; et élever du bétail en meilleure santé en administrant des vaccins en temps opportuns, figurent parmi les mesures nécessaires pour aider les communautés à s’adapter à la rudesse du climat du Sahel. 
 
Irriguer les terres desséchées du Sahel permettra non seulement d’améliorer la productivité agricole, mais également de mettre davantage de nourriture sur la table des agriculteurs. Ils pourront ainsi passer d’une agriculture de subsistance à une production à plus grande échelle et  accroître leurs revenus sur les marchés locaux et régionaux. Une agriculture climato-intelligente peut accroître les rendements, permettre aux agriculteurs de mieux gagner leur vie et aider à protéger la biodiversité, améliorer la fertilité du sol et protéger l’environnement.
 
Alors que la reprise  est lente sur la scène économique mondiale, nous voulons être les principaux moteurs d’une croissance qui compte vraiment. 
 
La Banque mondiale organise deux importants forums, en Mauritanie et au Sénégal, sur les défis et les opportunités que constituent le pastoralisme et l’irrigation en Afrique. 
 
Je suis convaincu qu’à Nouakchott et à Dakar, nous allons mobiliser pour la première fois une coalition réunissant les pays de la région, les partenaires du développement, les chefs d’entreprises et les communautés locales autour d’un même objectif : transformer l’agriculture en développant le pastoralisme et l’irrigation.
 
Nous pouvons y parvenir.
 
Makhtar Diop est vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique.
Source: Le calame