Daily Archives: 29/10/2013
Réaction de Rapideinfo
Il est parfois nécessaire de soigner le mal par le mal. Partant du constat que le message des FLAM authentiques est de construire une Mauritanie unie et indivisible, sur des bases saines et des chauvinistes qui accusent leurs dirigeants de séparatistes, Rapideinfo a cherché constamment à montrer l’inverse, comme le justifie son combat médiatique en faveur des mauritaniens tenaces à la justice sociale ainsi que l’amitié qui lie son webmaster à ses leaders qui lui ont d’ailleurs rendu hommage pour cette fidélité.
Quand le président des FLAM Thiam Samba a parlé au passage dans son discours officiel après son retour d’exil d’autonomie, sans en faire un objectif irréversible, des nationalistes ont sauté sur l’occasion pour lui prêter des propos qu’il n’a pas dit, l’indexant de vouloir diviser la Mauritanie en deux parties Nord et Sud. La presse non objective et partisane s’est déchaînée avec passion et démesure sur ce sujet infondé pour charger les FLAM de tous les maux.
Avec tout le respect dû aux FLAM et à leur honorable lutte de longue date, un article publié par un confrère arabe, a montré que les vrais séparatistes qui méritent d’être décriés et dénoncés ne sont pas ce mouvement plutôt fédérateur, mais d’autres groupuscules tapis dans l’ombre qui veulent mettre le pays à feu et à sang.
C’est ce qui nous a poussé à l’utilisation innocente de l’expression des « FLAM blancs » pour montrer que la presse doit réserver aux maures qui veulent exclure nos frères négromauritaniens la même hargne réservée aux vrais FLAM pour ne pas être indexés de jouer à la politique de deux poids deux mesures.
Hélas, la presse partisane n’a pas remué le doigt et a fait découvrir au grand jour son vrai masque, puisqu’elle vient de montrer son indifférence devant le mouvement « Nahdati El Bidhane ».
C’est donc dans le souci de mettre en exergue cette dialectique d’appréciation que nous avons tenté, peut-être imprudemment de montrer que les vrais FLAM sont plus attachés à l’unité de la Mauritanie que les autres, surtout pour une opinion inondée par des préjugés fabriqués de toute pièces sur Samba Thiam, Kaaw Touré et les autres frères et camarades.
Tout en présentant nos excuses pour nos frères qui nous ont rendu un vibrant hommage, ce qui prouve notre estime pour ce mouvement et pour ses objectifs, nous regrettons avoir repris avec maladresse un article écrit en arabe pour éclairer l’opinion sur le caractère chauviniste et discriminatoire qui caratérise malheureusement encore certains citoyens. Un éclairage qui nous a fait au bout du compte plus de tort que de raison.
Ahmed Ould Bettar, Webmaster Rapideinfo
Le président de la République du Tchad entame une visite en Mauritanie
Le président de la République du Tchad, Monsieur Idriss Deby Itno est arrivé lundi soir à Nouakchott pour une visite de deux jours en Mauritanie au cours de laquelle il participera en tant que président en exercice du Regroupement des pays du Sahara et du Sahel à une réunion du forum international de haut niveau sur le développement des pâturages au Sahel prévue à Nouakchott mardi.
Le Président tchadien a été accueilli à son aOrivée à l’aéroport par le Président de la République, Monsieur Mohamed ould Abdel Aziz, entouré du premier ministre, Dr. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, de la mission d’honneur mauritanienne accompagnant le président tchadien, des chefs d’Etats majors des forces armées et de sécuriténationales, du wali de Nouakchott et du président de la communauté urbaine de Nouakchott.
Après avoir écouté les hymnes nationaux des deux pays et celui de l’Union Africaine, les deux présidents ont passé en revue un détachement des forces armées nationales venu rendre les honneurs au moment où rétentissaient dans le ciel de Nouakchott 21 coups de canon en signe de bienvenue au président tchadien.
Le président tchadien a ensuite salué, en compagnie du Président de la République, le président de l’Assemblée Nationale, les membres du gouvernement, les hautes personnalités de l’Etat, le corps diplomatique et les représentants des organisations internationales accrédités à Nouakchott ainsi que les représentants de la colonie Tchadienne établie en Mauritanie.
De son côté, le Président de la République, Monsieur Mohamed ould Abdel Aziz a salué les membres de la délégation accompagnant le président tchadien.
Après une courte pause au salon d’honneur à l’aéroport international de Nouakchott au cours de laquelle les deux présidents ont eu des entretiens, en présence du Premier ministre, Dr. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, le cortège présidentiel s’est dirigé à la résidence du président tchadien au palais présidentiel.
Il est à noter que le forum cité plus haut et qui sera ouvert mardi par le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz abordera, entre autres thèmes, l’agriculture en Afrique qui fait occuper entre 65 à 70% des forces vives dans le continent. Elle représente aussi entre 30 à 40% du Produit intérieur brut. Aussi sa transformation et son développement représentent une question vitale de nature à réduire la pauvreté dans la région.
Par ailleurs, la Banque Mondiale qui participera à la réunion exhorte les pays et les collectivités locales dans le Sahel et la communauté internationale à accorder l’aide nécessaire pour protéger les pâturages au profit de 80 millions de personnes vivant dans la région. Elle appelle en outre à élargir la pratique de l’agriculture irriguée pour aider la région dans l’utilisation de types de cultures s’adaptant au changement climatique.
Source: AMI
Ligne rouge : A notre feue fille Kadji Touré dite Yaya
Ma très chère fille, je ne te connais ni d’Awa ni D’Adam, mais ton image a fait parler mon cœur. Ton regard innocent et cet espoir d’un avenir heureux, radieux et plein de promesse pour une maman m’ont fait découvrir mes propres peurs. Sans te connaitre, je ressens la peine et les douleurs atroces que t’a fait vivre le monstre violeur qui a mis fin à tes jours.
Ma très chère, ton innocence et ta faiblesse de jeunes fille de six ans t’ont laissé incapable face à un monstre déterminé et sans vergogne. Plus qu’un sorcier ou un charognard pédophile il s’est nourri de ton sang, de ta jeunesse juvénile, de tes espoirs et de ton beau sourire enfantin.
Personne n’était là pour te libérer de se montre humain qui fut ta toute dernière image. Ma très chère, mon cœur saigne et mes larmes coulent.
Mais je dois te confesser que je n’ai pas espoir que justice se fera. Comme d’autres affaires tristement célèbres, seuls tes parents et tes proches revivront encore et encore les souvenirs de ton triste départ.
Notre Etat, nos politiciens et notre opposition sont trop occupés par leur machin d’élection et sans fichent royalement de notre sécurité ou de nos pauvres KO. Pourtant si s’étaient du folklore ils nous feraient tout un tintamarre Ma très chère, l’hypocrisie de mon peuple ne me réconforte pas non plus.
Tu feras la Une de tous les débats pendant quelques minables jours. Dans une semaine, un mois ou une année d’autres Kadji et d’autres Kadji auront à vivre ce triste destin dans ce beau pays de l’impunité, du mensonge et des coups bas baptisé Mauritanie.
Ma très chère, tu symbolises nos filles, nos nièces, nos femmes, nos mamans, nos tantes et nos sœurs que la peur d’être, d’exister ou de devenir guette au quotidien. Leur vie peut à tout moment faire l’objet d’un désir mesquin sous le regard complice de nos gouvernants.
Ma très chère, repose en paix.
Cissé Housseynou Birama
L’Avocat du peuple
Source: cridem
Qui va défendre la CENI ?
La CENI est l’objet de toutes les attaques. Et ça vient de commencer. Parce que les Mauritaniens cherchent toujours un responsable à leurs déboires, les politiques plus que le citoyen lambda. Je ne sais pas pour vous, mais j’ai rarement vu un Mauritanien – noir ou basané, gris ou clair – reconnaitre ses erreurs et assumer la responsabilité de ce qui lui arrive comme conséquence de ses choix et de ses positionnements souvent hasardeux. Même quand vous reprochez à quelqu’un ses tendances à user de mensonge dans telle ou telle situation, il vous dit fatalement : «Ce n’est pas exprès, mais que veux-tu ? les gens te poussent au mensonge à force de te presser…» C’est bien parce que vous l’avez «trop regardé» qu’il a brûlé le feu rouge entrant en collision avec une voiture qui venait dans l’autre sens. Parce que vous l’avez «appelé au téléphone» qu’il a finalement renoncé à la mosquée pour faire sa prière d’Al Maghrib… n’importe quoi pour éviter de faire face à lui-même.
Les critiques dont la CENI est aujourd’hui l’objet sont peut-être fondées, pour certaines d’entre elles, mais elles ne justifient pas la violence des propos tenus, encore moins la stigmatisation dont ses membres et son président font l’objet. Une violence qui prépare – et entretient – un climat délétère, une atmosphère faite de tension et de rejet. C’est comme si on voulait discréditer à l’avance le travail qui sera fait. C’est de bonne guerre s’il s’agissait seulement des partisans du boycott qui feront tout pour faire échouer les futures élections dont la réalisation dans un minimum de «normalité» va les mettre définitivement hors jeu. Mais l’hostilité vis-à-vis de la CENI devient dérangeante quand elle s’exprime à travers les propos de ceux qui ont choisi et ses textes fondateurs et son appareil dirigeant. Comment comprendre cette focalisation des partis ayant participé à la confection de cette institution sur les défauts de la CENI ? Comme s’il ne s’agissait pas de choix qu’ils ont faits.
Quand la première mouture du texte fondateur de la CENI a été rejetée par le Conseil constitutionnel, il y a eu une campagne pour demander aux protagonistes du dialogue de faire en sorte de ne pas limiter le conseil des Sages aux plus de 60 ans. Ils ont refusé et sont allés au-delà de 60 ans pour tous ses membres. Prétextant qu’il est difficile de trouver dans les moins de 60 ans, l’indifférence, la neutralité, l’expérience nécessaires au travail demandé. Messaoud Ould Boulkheir, Boydiel Ould Hoummoid, Abdessalam Ould Horma, Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine, Ahmed Ould Bahiya et tous ceux qui ont participé au dialogue ont sélectionné ceux qu’ils croient être les plus pourvus : Abdallahi Ould Soueid’Ahmed, Ahmed Ould Ghnahalla, Moulaye Ahmed Ould Hasni, Pr Ba Mohamed Lemine, Dr Manthita Tandia, Memed Ould Ahmed et Mohamedhen Ould Bagga. Aucun de ceux-là n’était connu du grand public, du moins pas pour ses précédents politiques compromettants. La principale critique émise au lendemain de leur nomination était surtout liée à l’âge et à la capacité de mettre en œuvre le processus électoral bloqué à l’époque.
On sait, tout le monde sait, que ces hommes et femme peuvent se tenir à égale distance des protagonistes politiques. Tout le monde sait qu’aucun d’eux ne peut faire l’objet d’une suspicion quant à la recherche de l’intérêt national et au sens de l’équité. Ils peuvent faire des erreurs, des mauvais choix. Ils ont peut-être fait de mauvais choix, certainement des erreurs. Mais ce n’est pas pour cela qu’il va falloir les disqualifier avant de les voir diriger le match tant attendu.
J’ai lu et entendu une grande adversité vis-à-vis de Ould Soueid’Ahmed et de ses compagnons. Elles ne sont tout simplement pas justes et relèvent de l’acharnement. Le niveau du langage, le contenu des critiques, l’absence de propositions alternatives, le manque de volonté de pousser vers une meilleure attitude, de meilleurs procédés… tout cela indique les véritables desseins. D’une part, des partis qui préparent l’opinion à leurs résultats qui seront le reflet de l’appréciation publique de leurs actions. D’autre part, cette propension, devenue sport national, à toujours noircir le tableau. Comme si la réalité ne suffisait pas et comme si tous ne sont pas responsables de cette situation qu’ils prétendent décrier.
Quelqu’un que j’aime beaucoup me rappelait récemment ce que Gandhi avait dit : «Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde» ! Chacun de nous doit faire sienne cette sagesse.
Mohamed Fall Oumeir




