Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 23/10/2013

LE MALI, LA MAURITANIE, LE MNLA : LE DESSOUS DES CARTES

altLe grand débat sur le problème Malien nous rappelle que cette question est toujours d’actualité. Les événements qui se sont produits ces derniers jours (attentats, attaques) confirment que le Mali est loin d’être stable, tout porte à croire que le conflit est loin de connaitre sa fin.  

Le nœud du problème est la question Touareg même si Aqmi se présente aujourd’hui comme une épineuse équation pour le Mali et pour la sous-région.  

Rappelons que quelques années après l’indépendance, précisément en 1962 la première insurrection touareg a eu lieu, elle a été réprimée dans le sang. Toujours est-il qu’il fallait voir en cette révolte les prémices d’une déstabilisation du Mali avec des enjeux géopolitiques considérables pour des Etats voisins comme la Mauritanie.  

Agissant au nom du droit des peuples de l’Azawad à l’autodétermination, les mouvements de lutte touareg n’ont jamais renoncé à ce principe. La rébellion au début des années 1990 au Mali et au Niger respectivement dirigés à l’époque par les généraux Moussa Traoré et Ali Saibou le confirme.  

Quel est l’objectif véritable des mouvements armés touareg dont le plus célèbre est le MNLA? Quels sont les enjeux pour les Etats voisins? Et quel est le grand projet tenu jusque là secret par les Touaregs et leurs soutiens?  

  Les nationalistes arabes ont toujours nourri l’ambition de créer un vaste Etat arabo-berbère s’étendant du nord du Mali au Soudan. C’est une importante bande qui serait l’espace vital de ces peuples et qui regrouperait le nord Mali, une partie du Niger, le Tchad et le Soudan et qui sera en contact direct avec les limites sud du Sahara lui même rattaché au Maghreb (Afrique blanche). Ce projet était difficile à réaliser dès lors que les pays en question sont habités par d’autres populations. Il fallait donc procéder par une solution radicale, éliminer tout ce qui est noir. Ce n’est pas un hasard qu’en Mauritanie et au Soudan des génocides aient été orchestrés contre les noirs et qu’en même temps les touaregs prenaient les armes au Mali et au Niger avec l’appui de la Mauritanie, de l’Algérie et de la Libye. Combien de touareg étaient et sont encore dans la garde présidentielle en Mauritanie?  

Ce qui est important pour nous c’est démontrer la responsabilité de la Mauritanie dans la déstabilisation de ces voisins du Sud du Sahara. Pour rappel, Nouakchott a déjà soutenu les indépendantistes de Casamance par le biais de la Guinée Bissau en litige frontalier avec le Sénégal à l’époque, en fournissant armes et argent. La présence de la famille du défunt général Bissau-guinéen Ansoumane Mané (principal perturbateur à l’époque) à Nouakchott  en 2001 est un secret de polichinelle.  

L’arrivé du général  Aziz au pouvoir marque une implication plus profonde de Nouakchott dans le problème malien. Retenons que l’armée Mauritanienne avait à plusieurs reprises mené des incursions en territoire malien au nom de la lutte contre le terrorisme musulman, ce qui était un moyen efficace de mesurer les capacités réelles de l’armée malienne. Un événement non négligeable vient précipiter les choses, la chute du guide libyen. Des unités combattantes touaregs bien formées, expérimentées et équipées d’armes modernes reviennent au Mali. Le moment était alors propice pour ceux qui ont toujours rêvé du Grand Etat de l’ Azawad, et le Mali devait être le point de départ d’une vaste conquête.  

Des éléments troublants ne plaident pas en faveur de Nouakchott, le régime du général ne peut en aucun cas être innocent  par rapport aux accusations qui lui sont faites. Au début du conflit, des centaines de familles touaregs s’installent à Nouakchott comme “réfugiés” dans les quartiers de luxe avec femmes et enfants inscrits dans les plus grandes écoles de la capitale. Ne parlons pas de la présence indiscrète des leaders du MNLA, loin  de gêner le pouvoir en place qui semble d’ailleurs s’en enorgueillir.  

Pour le régime raciste, les touaregs comme les sahraouis d’ailleurs constituent une carte importante et ce pour de multiples raisons. Les intégrer constitue un gage d’un nouvel équilibre démographique en faveurs des Arabo-berbère et au détriment des noirs. Un autre aspect, l’entretien d’une milice touareg donne à la Mauritanie un moyen de pression efficace sur le Mali voisin du moment que la stabilité de ce dernier dépendra des calculs et intérêts du général baathiste.  

Dans ces conditions, quelles sont les responsabilités des Etats Africains et de la France ancienne métropole toujours présente?  

La France de Sarkozy avait clairement démontré son penchant pour un Etat de l’Azawad, et le caractère indivisible des Etats souverains? Et pourtant cette même  France a bien pris le soin de souligner dans sa constitution qui est la loi suprême que seul le caractère républicain de la France est immuable et que cette même République est indivisible. La France a pourtant combattu de manière énergique les séparatistes corses et basques au nom de l’indivisibilité de la République Française, alors pourquoi veut-elle que le Mali accepte la naissance de l’Etat de l’Azawad?  

Quant aux Etats Africains surtout voisins du Mali, leur implication directe était la seule attitude à adopter pour étouffer toute velléité  séparatiste. Le Mali pour sa part doit appliquer la logique très simple” si tu veux la paix prépare la guerre” en forgeant une armée républicaine et professionnelle et savoir user de la dissuasion.  

Khar Tenguella BA      

 

Source: boolumbal

Comité d’Organisation d’Inal 2013

altEn avril 1989, des événement d’une gravité sans précédent ternissaient l’image, maintes fois malmenée, de la Mauritanie en matière de racisme. Un conflit entre le Sénégal et la Mauritanie s’est soldé par une déportation de plus d’une centaine de milliers de mauritaniens noirs non arabes vers le Sénégal et le Mali.  

En 1990, le régime du colonel Taya, dans sa volonté de faire du pays un État purement arabe poursuit sa politique d’épuration ethnique au sein des forces armées dont le bilan ce chiffre en centaines d’exécutions sommaires en sus des tortures dans bases militeras (Inal,Jreida, Azlatt, Tiguint, Akjout…), transformés en camps de concentration.  

Le comité d’organisation d’Inal, issu de la diaspora mauritanienne en Europe,soucieuse de préserver la cohésion au sein de la nation mauritanienne, demeure convaincu, que les précurseurs de la concorde restent le devoir de justice,l’obligation de réparation et le devoir de mémoire.  

Si le devoir de mémoire permet la réhabilitation des victimes,elle permet également aux générations futures de se prémunir de telles atrocités. Il constitue donc un enjeu majeur pour l’avenir de notre nation. Le sens de notre démarche dans l’organisation du pèlerinage d’Inal trouve toute sa justification dans l’essence même de cette perspective.  

Fort de l’expérience d’Inal 2011 et 2012, le comité d’organisation est conscient qu’une logistique importante devra être engagée pour la réussite de ce pèlerinage. Aussi compte-t-elle, encore cette année, sur l’aide de toutes les bonnes volontés afin de mener à bien sa mission.  

Contacts :  
Mahamadou SY : 0620034654  
Abou SARR : 0650502028  
Abou N’DIAYE : 0644917772  
Adama WAGNE 0650409382  
Mariam KANE : 0662862964  
Hamet FOFANA : 0630950828  
Demba N’DIAYE 0626853273  
Ousmane DIA : 0689549986  

Ou toute autre personne faisant partie du comité  

Paris, le 15 octobre 2013  
Le président du comité  
Mahamadou SY

 

Source: boolumbal

Mauritanie: des élections sans l’opposition

altLa Coordination de l’Opposition Démocratique mauritanienne à l’exception du parti islamique Tawassoul en ordre de bataille cette semaine à Nouakchott. Les deux principaux leaders Ould Maouloud de l’UFP qui va prendre la présidence et Ould Daddah du RFD sont entrain de mettre la dernière main à une stratégie pour un boycott efficace des législatives et municipales du 23 novembre prochain.

Parmi les pistes déjà connues il s’agira d’empêcher pacifiquement le déroulement du scrutin dans tout le territoire. Cette protestation citoyenne vise à faire annuler les élections mais appelle à une fermeté pour que l’opposition soit plus crédible aux yeux de l’opinion publique..

Le premier tour des législatives et municipales le 23 novembre prochain va s’esquisser sur une confrontation principalement entre l’UPR, parti de la majorité et les dialoguistes de la coalition de la CAP Ould Boulkheir de l’APP et Ould Houmeid d’El Wiam,le principal dissident de la COD Jemal Mansour du parti islamique Tawassoul et Ibrahima Sarr de l’AJDMR.

  Des élections sans l’opposition en quête d’une stratégie cette semaine à Nouakchott pour un boycott efficace .Les deux leaders historiques de la COD Ould Maouloud de l’UFP qui va prendre la présidence et Ould Daddah du RFD en ordre de bataille pour insuffler du sang neuf à la coalition des 10 partis maintenant prêts à aller jusqu’au bout de leur confrontation avec le régime de Ould Aziz.

Les urnes ne sont pas seulement l’affaire des leaders politiques de la majorité ou de l’opposition ou des autres partis mais également celle de la société civile qui attend les dernières consignes pour se décider. L’UPR est à l’épreuve de ses premières consultations populaires depuis juillet 2009. Le mastodonte de la majorité devra se mesurer avec de vieilles pointures du paysage politique et risque de laisser des plumes si le vote se passe normalement c’est à dire sans fraudes et marchandage de conscience des électeurs.

Déjà  le bourrage du fichier électoral  signalé récemment par la presse indépendante dans certaines régions comme le Brakna pour les municipales est révélateur d’un malaise au sein de la classe dirigeante notamment au niveau de certains ministres candidats à la députation. C’est pour ne pas cautionner les contours d’une future majorité absolue de l’UPR que la COD a décidé de boycotter les urnes.

Il s’agit maintenant pour elle d’inventer des dispositifs pour atteindre cet objectif. La piste d’empêcher pacifiquement le déroulement du scrutin dans un mois est d’actualité. Une protestation citoyenne qui sera difficile à mettre en œuvre sans la fermeté des leaders de l’opposition .

Mollement répétée notamment par le chef de l’UFP cette solution  cache la faiblesse de la COD qui a failli plonger dans une crise interne avec le désaccord des instances du parti de Ould Maouloud sur le boycott des élections. L’opposition ne réussira que si elle arrive à convaincre les mauritaniens que sans elle ces élections ne sont pas crédibles.

Ce qui pourrait influer sur le report de celles-ci. Une équation politique difficile à résoudre en espérant que les derniers pourparlers aboutissent pour convaincre le pouvoir à reculer. La partie est loin d’être gagnée pour les leaders de la COD qui devront parler le même langage et agir ensemble pour être plus crédible aux yeux de l’opinion publique.

Dans ce ballet à hauts risques bien évidemment  les seuls gagnants ce sont les dialoguistes Ould Boulkheir et Ould Houlmeid qui avaient fait croire à  tout le monde que Ould Aziz avait violé les accords de Nouakchott de 2011 et que ce dernier était prêt au dialogue inclusif avant qu’ils ne prennent la décision de participer aux législatives et municipales prochaines. Avec cette morale ça ne fait pas le moral des électeurs.

 

Source: cridem