“Je ne formule aucun jugement sur les décisions prises par les autres partis, c’est leur responsabilité” déclare Ahmed Ould Daddah, président du RFD.
Daily Archives: 06/10/2013
Élections : l’unité de la Coordination de l’opposition démocratique vole en éclats
Même si aucun de ses onze partis ne quitte la Coordination de l’opposition démocratique (COD), son unité a volé en éclats. Depuis deux ans, la COD appelait au départ du président, avait déposé une plate-forme de mesures pour garantir des élections transparentes et annoncé une première fois en juillet le boycott des législatives et municipales. Pourtant ce week-end, le parti islamiste Tewassoul et l’UFP, deux des trois principaux partis du pôle, ont déposé des candidatures pour le scrutin du 23 novembre.
“Je ne formule aucun jugement sur les décisions prises par les autres partis, c’est leur responsabilité” déclare Ahmed Ould Daddah, président du RFD.
Ligne rouge : Une opposition idiote et des politiciens opportunistes
Sans principe, ni dignité, ni stratégie et comme une femme de mœurs légères, notre opposition s’est fait draguer, tromper, enceinter et larguer vilainement. Pourtant, elle pouvait éviter cette regrettable situation qui fait d’elle une femme à la merci d’un pouvoir fort et maître dans l’art de faire de la politique.
Parfois hésitante, souvent opportuniste et sans poids électoral, notre opposition peine à se s’entendre pour réaliser son rêve de faire partir le président Aziz. Refusant de comprendre que même en détestant un lapin au point de lui refuser son génie, elle semble ignorer aussi qu’il faut toujours avoir l’élégance de lui reconnaître la longueur de ses oreilles.
C’est pourquoi, une chèvre ne doit jamais répondre à l’invitation d’un lion affamé quel que soit le prétexte. Surtout s’il se trouve que le lion en question a eu à faire ses preuves plusieurs fois sur ce même troupeau d’idiotes chèvres vielles du temps de la première lune.
Pour rien au monde les partis de Boidiel, Messoud et Jamil ne boycotteront des élections, car pour eux une bougie dans une chambre vaut mieux le luxe de la dignité d’attendre le retour incertain de l’électricité.
En réalité, la vérité est qu’il n’y a pas d’opposant dans l’opposition mais, des membres du parti au pouvoir en version laser. Donc, qu’on ne nous tympanise plus avec la veille musique des élections, du dialogue, des ‘boycott’ et certainement de la fraude après l’écrasante majorité du président Aziz à l’aube des prochaines élections.
Dans la mesure où notre opposition ne sait vraiment quelle musique danser, il faut organiser les élections le plus vite possible afin de nous permettre de changer de CD, car l’organiser dans dix ans cela ne changera rien à l’idiotie, l’hypocrisie, l’opportuniste et la médiocrité de nos politiques.
Cissé Housseynou Birama
L’avocat du peuple
Source: cridem
Comment la COD s’est piégée
Il y a eu d’abord l’épisode de la plate-forme commune. Celle qui a vu tous les partis se réunir et définir ensemble les contours d’une plate-forme revendicative rassemblant les sujets autour desquels le dialogue doit s’engager avec la Majorité. C’est à ce moment-là qu’il faut situer aussi la volonté – plus ou moins évidente – de faire «hiberner» l’Institution de l’Opposition en attendant de lui donner la mort («clinique» et dans un deuxième temps «biologique»). Pour la remplacer par un regroupement dont on peut discuter, le moment venu, de la légitimité ou de la légalité.
Manifestation contre l’enrôlement à Paris, ce samedi 05 octobre

Plusieurs mauritaniens et amis de la Mauritanie ont défilé ce samedi 05 octobre 2013 après midi à Paris pour dénoncer le génocide biométrique lié à l’enrôlement des mauritaniens de France qui vise à exclure une frange importante de la population ( Pulaar,Haratin,Soninke, Wolof et Bambara).
Un cortège dense et mâtiné rassemblant des militants des associations mauritaniennes de la diaspora Mauritanienne de France, le syndicat des Travailleurs Mauritaniens de France. Le cortège s’est élancé dés 15 heures depuis la place Trocadero jusqu’à la rue Faisanderie dans 16° arrondissement de Paris car la police française complice du génocide biométrique a empêché les manifestants d’arriver devant l’Ambassade de la Mauritanie.
Défilant derrière des banderoles proclamant « Recensement pour tous », « Oui à l’enrôlement avec les pièces Mauritaniennes » , « Ensemble pour la défense de nos droits » et « Touche pas ma nationalité » .
« On est là pour montrer qu’on ne renonce pas à nos droits(…). Il faut manifester et refuser la volonté d’exclure de ces gens là », explique Amadou Tall (Etampes) mauritanien, militant des droit de l’homme.
Les manifestants ont scandé « Min ngala heen », « Kartal sesuur min ngala heen », « Aziz dégage ».
Sur le passage du cortège ,les parisiens ont manifesté leurs soutien aux Mauritaniens de France qui vont devenir des apatrides.
Abou SARR
boolumbal.org





