Source : AFP
Daily Archives: 31/10/2013
La Mauritanie pratique l’esclavage
La Mauritanie reste l’un des derniers pays où l’esclavage est pratiqué, même si Nouakchott en a fait un crime contre l’humanité l’an dernier, a déclaré aujourd’hui le Comité des droits de l’homme des Nations unies. Selon un indice de référence établi pour 2013 par Walk Free Foundation, une ONG de lutte contre l’esclavage, la Mauritanie est toujours le pays où cette pratique a le plus cours par rapport au nombre d’habitants, dont 4% sont des esclaves.
D’autres organisations font néanmoins état de proportions allant jusqu’à 20% de la population. “La Mauritanie est l’un des rares pays où l’esclavage existe encore”, a dit Cornelis Flinterman, un membre du Comité des droits de l’homme. “Le gouvernement semble le nier, et pourtant il y a bien une loi anti-esclavage.” “Mais ceux qui sont réduits en esclavage peuvent très difficilement porter plainte”, a-t-il ajouté.
Selon l’indice établi par Walk Free Foundation, la Mauritanie, qui comme 166 autres pays a ratifié un traité international contre l’esclavage, est particulièrement sujette à la transmission héréditaire du statut d’esclave.
Source: lefigaro.fr avec Reuters
Nouakchott : manifestations de colère après le viol et meurtre de la petite Kadji Touré
Jeudi 31 octobre, des centaines de personnes en majorité des femmes ont fait sit-in devant les grilles du palais présidentiel à Nouakchott.
Un hommage rendu à Kadji Touré dite Yaye, âgée de six ans, enlevée dans le quartier de Kouva le dimanche 27 octobre vers 10 heures. Elle a été retrouvée sans vie le même jour au bord de la plage vraisemblablement violée puis assassinée.
Sous la houlette de plusieurs associations des droits humains, ce sit-in de protestation contre « l’insécurité généralisée » a enregistré la présence de femmes de la société civile, des étudiantes, et des élèves.
Les manifestants demandaient justice pour les agresseurs et exigeaient des mesures pour protéger les femmes. Ces derniers arboraient des banderoles et de pancartes sur lesquelles sont inscrits différents slogans dénonçant le viol suivi du meurtre de la fillette « elle avait juste 6 ans et pourtant on l’a violée et tuée en république Islamique de Mauritanie nous disons stop » martèlent t-ils.
La manifestation a suscité une importante vague d’émotion qui s’est rapidement muée en indignation.
A tel point que pour une grande partie des manifestants, « le ou les meurtriers doivent être pendus publiquement ». Lors du sit-in, la maman, et les parents de Kadji Touré étaient présents. Dans la foulée certaines femmes leader de la société civile ont été reçues par le wali de Nouakchott, accompagné de trois colonels de l’armée et de deux conseillers du président de la république.
Selon une dernière information, le président de la république aurait ordonné au procureur de la république de recevoir la famille de la petite fille tuée, cet après midi à 15 h au palais de justice de Nouakchott. Toujours selon notre source Le chef de l’état a également donné l’ordre à ce que tous les dossiers en instance concernant le viol soient remis sur table.
Djigo Souleymane
Source: cridem
FLAMNET-AGORA: Ils ne renoncent pas à leur projet machiavélique …. par Ousmane Ba dit Kodda
Depuis que les FLAM sont de retour au pays natal, les extrémistes maures tapis dans l’ombre, en l’occurrence Nahdate El Bidane, relancent leur campagne de désinformation contre les FLAM en particulier et les négro-mauritaniens en général, arguant qu’ils viendraient du Sénégal et qu’ils seraient des immigrés en Mauritanie. Je peux comprendre que ce groupuscule de racistes appelle à voter pour les partis politiques mauritaniens dirigés par des maures, mais nul n’acceptera qu’on falsifie l’histoire de la Mauritanie peuplée de Halpulaar, de Soninké, de Wolof, de Hratin, de Maure et de Bambara.
S’il y’a bien des gens qui sèment la zizanie, la discorde et portent atteinte à l’intégrité territoriale de la Mauritanie c’est bien Nahdat El Bidane et comparses.
Les négro-mauritaniens ne doivent pas répondre aux provocations de ces racistes qui n’ont rien dans la cervelle que l’intolérance mais doivent rester en alerte à chaque instant pour contrecarrer les velléités d’extermination des négro-mauritaniens de la Mauritanie par ces nazis du 21 ième siècle.
L’état mauritanien devrait sévir contre les responsables de ce mouvement clandestin et intolérant.
Cependant ils doivent savoir que les déportations comme une lettre à la poste ou massacre gratuit des noirs mauritaniens nous ne l’accepterons plus et nous y opposerons farouchement par n’importe quel moyen.
- Pour informer les Mauritaniens épris de paix et de justice, je vais revenir sur l’autonomie que proposent les FLAM dans leur politique générale. L’autonomie est par définition : « Situation d’une collectivité, d’un organisme public dotés de pouvoirs et d’institutions leur permettant de gérer les affaires qui leur sont propres sans interférence du pouvoir central ».
Dans cette définition triviale de l’autonomie dans le sens politique du terme on parle de collectivité d’une part et du pouvoir central d’autre part. Il n’y a point de séparation. En effet, c’est ce sens d’autonomie que les FLAM proposent comme projet politique pour la Mauritanie. Quels pouvoirs seront transférés aux régions ? Le sens des débats doit tourner autour de cette question.
Nous, nous pensons que nos régions doivent être dotées de pouvoirs autonomes leur permettant de mener à bien l’éducation, la santé et le développement économique et social de leur population ou région.
Depuis l’indépendance de la Mauritanie, on ne voit aucune amélioration dans nos conditions de vie en régions. Le système éducatif y est complètement détérioré, les soins médicaux inexistants. Pour couronner le tout on exproprie la terre des autochtones dans certaines régions au profit des affairistes venant d’autres cieux.
Les FLAM proposent un projet politique pour ‘un vivre ensemble’ dans le respect mutuel de nos différences. Tel était le sens politique du manifeste du négro-mauritanien opprimé et tel est le sens politique des FLAM après leur redéploiement en Mauritanie.
La lutte continue!
Ousmane Ba – FLAM-Europe de l´Ouest.
Paris-France.
Mauritanie : des élections à hauts risques pour Ould Aziz
Alors que l’opposition mauritanienne s’apprête le 6 novembre prochain à descendre dans la rue pour « faire échouer la mascarade électorale du 23 novembre prochain», la majorité se met en désordre de bataille sur fond de tension des listes candidates.
Le président Ould Aziz maintient son calendrier électoral malgré les appels même du président de l’assemblée nationale et leader de l’APP Ould Boulkheir à reporter le scrutin dont le coût serait exorbitant pour le contribuable mauritanien et qui avoisinerait près de 4 milliards d’ouguiya .
Et puis les 48 partis en lice lorgnent déjà du côté de l’enrôlement qui n’a réussi qu’à recenser plus de 2 millions de mauritaniens dont la moitié seulement détiendrait la carte d’identité pour pouvoir accomplir leur devoir de citoyen. Ajouter à cela un climat délétère au sein de l’UPR la partie est loin d’être gagnée par le président mauritanien.
Des élections législatives et municipales à quelques mois des présidentielles de 2014.Un paradoxe mauritanien que Ould Aziz assume jusqu’au bout pour montrer qu’il est encore le maître du jeu politique malgré les vives protestations de l’opposition qui entendent faire de la marche du 6 novembre prochain à Nouakchott l’étape ultime pour «faire échouer la mascarade électorale du 23 novembre prochain».
Une tension supplémentaire au climat délétère au sein de l’UPR qui apparemment a mal négocié le virage des listes candidates avant sa clôture le 24 octobre dernier.Les mécontents donnent de la voix pour gêner la suite de la campagne avant l’heure de vérité et certains appellent à voter contre les candidats choisis par le parti tandis que d’autres se rallient aux camps opposés.
La majorité s’est ainsi mise à dos ses militants et cadres du parti lesquels reprochent aux différentes commissions le choix de certaines personnes par rapport à la tribu ou leurs relations avec des ministres dont la plupart sont eux-mêmes candidats à la députation érigeant ainsi une forteresse pour gêner les têtes fortes d’où qu’elles viennent. Ce sont les femmes qui en subissent les frais.
Malgré cette autoflagellation dans son propre camp Ould Aziz maintient son calendrier électoral et ne prête aucune attention aux appels du président de l’assemblée nationale et leader de l’APP à reporter le scrutin qui revient finalement cher au contribuable mauritanien qui devra débourser près de 4 milliards d’ouguiya sans être sûr de se rendre aux urnes étant donné que plus d’un million seulement d’enrôlés détiennent leur ticket d’électeur.
Ce qui est largement insuffisant pour la crédibilité des élections. A cela s’est ajouté le boycott de l’opposition. Le chef de file des dialoguistes et médiateur invétéré entre le pouvoir et l’opposition le président de l’APP Ould Boulkheir serait favorable comme les chefs de la COD à un audit préalable de l’Etat-civil et du fichier électoral.
Il déplore notamment la volonté politique du régime de Ould Aziz d’exclure les négro mauritaniens de ces élections comme en témoigne la circonscription de Sélibaby dans le sud du pays la plus peuplée avec 140 000 habitants disposant de 4 députés et qui à ce jour n’a que 40 000 potentiellement inscrits par le RAVEL.
Tout laisse penser que le premier tour de novembre prochain ne sera pas facile pour Ould Aziz qui risque d’être rattrapé par les derniers rebondissements de l‘UPR qui font état de beaucoup de trafics d’influence notamment des ministres ou des candidats à leur propre succession ou très influents au plan tribal. Ce vent de panique qui souffle dans la majorité résulte du fait que c’est la première fois que le parti se présente devant les électeurs.
Un test de grandeur nature pour le pouvoir en place depuis juillet 2009. A croire que l’UPR avait pris une grande avance sur ces concurrents surtout qu’il utilise non seulement l’argent du trésor public pour sa campagne mais aussi les médias publics.
Pourvu que les électeurs fassent le bon choix dans les isoloirs le jour J. Sinon le locataire du palais de Nouakchott pourrait faire face à une désagréable surprise qui arrangerait une bonne partie des pro de l’ancien régime Ould Taya dont un des barons de l’ex PRDS Ould Houmeid d’El Wiam qui a le vent en poupe.
Baba Kane
Source: cridem
Dans le désert nigérien, 87 corps de migrants retrouvés
Les cadavres de 87 migrants ont été retrouvés mercredi dans le désert nigérien, à une dizaine de kilomètres de la frontière algérienne, a-t-on appris de sources concordantes.
Source : AFP





