COD: «Le pouvoir doit choisir entre poursuivre le dialogue ou maintenir son agenda du 23 novembre.»
La commission de la COD chargée de dialoguer avec le pouvoir a tenu, ce jeudi une conférence de presse au siège de l’UFP. Après avoir exposé son point de vue sur l’ensemble de ces questions, donné les raisons techniques et objectives, débattu longuement et parfois de façon presque houleuse, nous avons demandé la réaction de nos interlocuteurs qui ont renvoyé, chaque jour, leur réponse au lendemain, avant de finir par nous dire qu’ils acceptent la mise en œuvre de certains textes, de revoir la loi créant et organisant la CENI, son ouverture à l’opposition, l’audit du fichier électoral, et enfin de repousser la date des élections pour 15 jours, si nous décidons de prendre part aux élections », a rapporté Ould Maouloud. Une réaction qui a surpris les membres de la COD qui espéraient voir le dialogue se poursuivre le temps qu’il faut avant d’en arriver à une date consensuelle des élections. En effet, si la COD a décidé de s’engager dans ce dialogue avec le pouvoir, précise-t-elle, c’est pour aboutir à un consensus autour des conditions de transparence, d’équité des élections, et non pour se focaliser sur une date quelconque. Et le président de l’UFP, de s’interroger : à quoi servirait un report de 2 ans si les conditions de transparence, surtout de neutralité du pouvoir, troisième électeur, ne sont pas trouvées par l’ensemble des acteurs politiques ? C’était sans compter sur le pouvoir qui semble déterminé à parachever son agenda du 23 novembre. C’est sur cette note que nous avons décidé de suspendre les discussions, il ne s’agit pas d’interruption, comme certains l’ont affirmé, mais bien de suspension, a indiqué Ould Maouloud.
Source: Le Calame




