Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: October 2013

Rencontre entre le raïs et le leader de l’APP : Messaoud Ould Boukheïr ne désespère pas de voir la date des élections reculées

altLe leader de l’Alliance Populaire Progressiste (APP), Messaoud Ould Boulkheïr, n’est pas au bout de ses peines. Reçu au palais de la république mardi passé par le président de la république, Mohamed Ould Abdel Aziz, il serait revenu à la charge pour plaider le report à une date ultérieure, des élections municipales et législatives du 23 novembre prochain.
Mais il semble que le raïs n’a pas donné de réponse claire à son interlocuteur. Quoi qu’il puisse en être, cette entrevue entre les deux hommes est intervenue après la suspension du dialogue politique entre le pouvoir et la Coordination de l’opposition démocratique (COD), un collectif de onze partis de l’opposition radicale.
Les deux parties ne se sont pas entendues sur le délai de report des élections législatives et municipales prévues le 23 novembre et le 7 décembre 2013.
Raison de la mésentente, la majorité suggère un nouveau report des élections de 15 jours, alors que la COD « exige la suspension de l’agenda unilatéral du pouvoir pour arriver à un accord politique de nature à créer les conditions d’un climat apaisé et favorable à l’organisation d’élections démocratiques, libres et transparentes », d’après Mohamed Ould Maouloud qui conduisait la délégation de la Cod à ces négociation. Justement pour elle, le report doit être la conséquence d’un accord politique en vue « de parachever le recensement électoral et d’auditer le fichier électoral ».
Cette rencontre intervient également après que l’APP ait rendu publique une déclaration virulente à l’endroit de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), accusée de tous les péchés par le parti de Messaoud Ould Boulkheïr. Au point qu’elle affirme urbi orbi, qu’elle rompt tout contact avec la Céni. Excès de colère ou un simple rhum passager de l’APP ? Difficile de savoir jusqu’où va aller l’APP dans ses diatribes contre le pouvoir.
En tout cas rien ne va en ce moment entre la Coalition pour une Alternance Pacifique et le pouvoir. D’abord entre Messaoud Ould Boulkheïr, membre de la CAP et le président de la Céni Abdellahi Ould Soueïd Ahmed,  à propos du report des élections, mais aussi, Wiam de Boïdiel Ould Hoummeïd qui dénonce des pressions du pouvoir contre certains candidats de leur parti, pour en démissionner comme ce qui s’est passé à Mederdra et qui impliquerait le ministre des affaires économiques et du développement, Sidi Ould Tah.
Voilà ce qu’on appelle l’arroseur arrosé. Hier ils étaient des militants de première heure du PRDS reconvertis en PRDR avant de s’éparpiller à quatre vents pour embrasser des partis politiques du pouvoir ou proches de lui,  sous le label d’une « opposition modérée » pour reprocher au pouvoir actuel ses manquements. On se croirait dans un autre monde ! 
Pour l’heure, cela conteste de partout et même dans l’opposition radicale. La palme est détenue par l’UPR qui voit que le choix des candidats est contesté par la base dans la plupart des cas. L’« opposition modérée » qu’incarne le leader de wiam » ne manque pas de récriminations à l’endroit des ministres du gouvernement de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf. Beaucoup trop de mécontents qui justifie la plaidoirie de Messaoud Ould Boulkheïr pour un report de ces élections qui n’auront aucune légitimité.
La sagesse voudrait que le président de la république entende raison plutôt que la fuite en avant comme semble lui conseiller de gros intérêts tribaux, claniques, familiaux et d’affaires.

Moussa Diop

Source:Cridem



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RENCONTRE FLAM/DEKALEM-

Le président de DEKALEM, M. Moussa DIALLO, accompagné de hauts responsables de son organisation dont MM. Samba Hamady SOW, Oumar CAMARA, Demba SY et Moussa Djiby TALL, a rendu une visite de courtoisie au président des FLAM, le camarade Samba THIAM qui était assisté, pour la circoonstance, de Mamadou WANE, secrétaire national chargé de la jeunesse et des droits humains.

M. Diallo et sa délégation ont souhaité la bienvenue au président des FLAM et ses camarades. Ils ont procédé avec leurs hôtes à l’analyse des problèmes de fond qui compromettent l’unité de nos composantes nationales. Il s’est dégagé une identité de vues sur l’anlyse de ces questions et sur la nécessité de continuer le combat pour qu’elles soient définitivement résolues.

Les deux parties ont décidé de maintenir leurs échanges.

Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie joue le mali et perd l’Afrique !

altLe 19 septembre dernier, lors de la cérémonie d’investiture du nouveau président malien Ibrahim Boubacar Keïta, l’on a noté l’absence du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Une absence qui soulève du côté de Nouakchott interrogations et inquiétudes, en particulier sur l’avenir des relations entre les deux pays. Auparavant, à l’occasion de son discours d’adieu le 03 septembre, le président par intérim, Dioncounda Traoré,  annonçait déjà la couleur : il a remercié, en les nommant, chacun des chefs d’Etat dont les Maliens ont pu apprécier le soutien durant l’épreuve que leur pays venait de traverser. Le nom de Mohamed Ould Abdel Aziz fut soigneusement omis et la Mauritanie n’ayant été citée qu’au titre des pays voisins abritant des Maliens déplacés à la faveur de ces troubles. Guère plus.

Est-ce réellement surprenant quand on sait le rôle directement joué par Nouakchott dans la déstabilisation du régime déchu et l’ambigüité de sa politique tout au long de la période de transition. En effet, sous couvert d’une lutte contre le terrorisme islamique dont il a décidé que l’épicentre se trouve en territoire malien, Mohamed Ould Abdel Aziz voulait en réalité appuyer les revendications indépendantistes des rebelles touareg visant la création dans le nord du Mali d’un Etat Azawad. Une appellation qui ne répond ni à un fondement géographique ou historique, ni à une réalité sociologique ou ethnologique.  La région est peuplée de songhaï, de peul, de bozo, de barbiches, ainsi que de touareg. Rien, aucune étude historique ou scientifique n’attribue à ces derniers une antériorité sur les autres, ni même un poids démographique particulièrement favorable. Bien au contraire. Le délaissement supposé ou réel de cette zone par le pouvoir central de Bamako ne touchait donc pas spécifiquement et exclusivement les Touareg.

Eloignée de tout, donc du contrôle de l’Etat central miné par la corruption, la zone est devenue au fil des années un terreau fertile pour les narcotrafiquants de différents pays frontaliers, une zone d’activités criminelles de toutes sortes, un terrain squatté aussi par des fractions djihadistes en recherche de bases d’implantation.

Les nouvelles autorités maliennes n’avaient pas eu besoin de tant de temps que cela pour comprendre la duplicité du jeu de Nouakchott qui d’ailleurs, n’avait pas échappé à la rue malienne et à sa classe politique : des partis politiques aux journaux, en passant par la société civile, le choix du raïs mauritanien de favoriser la partition du Mali ne faisait l’ombre d’aucun doute. Outre le fait d’héberger les éléments du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) qui ont pignon sur rue à Nouakchott, Mohamed Ould Abdel Aziz aurait mis à contribution les généraux Hadi et Meguette, qui ont fait leurs preuves dans l’art de la répression intérieure et de la déstabilisation extérieure, pour encadrer et contrôler cette rébellion. Un journal bamakois, dans sa livraison du 7 mars 2012, rapportait ces propos jugés belliqueux du désormais ex-ministre des affaires étrangères, Hamadi Ould Hamadi, qui aurait déclaré sur RFI que « les Touareg sont une communauté ethnique (..), ils n’ont jamais attaqué un pays étranger ». Certains intellectuels mauritaniens n’hésitent pas à parler de solidarité épidermique. D’autres, proches de la ligne officielle, justifient ce soutien par la proximité ethnique.

Quoi qu’il en soit, en faisant de la lutte contre Al Qaeda au Sahel un objectif presque obsessionnel depuis 2010, Mohamed Ould Abdel Aziz avait revêtu un costume qui ne lui sied pas, ignorant toutefois que le contrôle du calendrier d’une telle aventure lui échappait. Plusieurs faisceaux d’indices semblent accréditer l’hypothèse d’un soutien apporté à sa démarche par le président français de l’époque, Nicolas Sarkozy, dont l’agenda était tout autre, à en croire le communiqué du président du bureau politique du MNLA, Mahmoud Ag Aghaly qui «accueille ouvertement le soutien de la France pour la recherche d’une solution durable et définitive de cette crise (reconnaissance du droit à l’autodétermination au peuple de l’Azawad) ». Ce communiqué daté du 8 février 2012 fait suite à une initiative présentée par Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, au Sénat français le mardi 7 février 2012.

Pendant la période d’occupation du Nord du Mali, les relations entre Nouakchott et Bamako se sont considérablement dégradées. Les incursions de l’armée mauritanienne en territoire malien eurent pour conséquences de « dresser » l’armée de ce pays contre la Mauritanie et ses ressortissants : dans la nuit du 8 au 9 septembre 2012, dans la localité malienne de Diabali, l’armée malienne a tué 16 personnes à bord d’un véhicule de transport en commun, dont 12 Mauritaniens. Si l’on a évoqué côté malien un refus d’obtempérer lors d’un contrôle de voyageurs, nombreux furent les Mauritaniens qui ont cru au règlement de compte. A Fassala, village d’origine de 9 des 12 tués, on a réclamé vengeance. Durant la transition, la Mauritanie refusera, contre toute logique, de participer à la coalition internationale, arguant l’absence de mandat préalable des Nations-unies. Qu’à cela ne tienne. Une résolution des Nations-unies vote la mise en place de la Minusma. La Mauritanie accepte l’idée d’une participation, mais pose des conditions : choisir les lieux d’implantations de ses troupes, non loin de ses frontières. En réalité, il s’agit de points de cantonnements qui devaient « revenir » aux Touareg selon les termes de l’accord de Ouagadougou, signé le 18 juin 2013 entre le gouvernement malien et les mouvements de l’Azawad (MNLA et HCUA), conditions jugées inacceptables pour Bamako. Nouakchott se formalise et Mohamed Ould Abdel Aziz reçoit entre les deux tours de l’élection présidentielle malienne les principaux responsables militaires de la rébellion touareg. A quelles fins ?

Aujourd’hui, le Mali a retrouvé, avec l’aide et le soutien de la France de François Hollande et de pays de la sous-région, son intégrité territoriale et un fonctionnement « normal ». Le nouveau président élu, ainsi que le gouvernement qu’il a nommé, auront fort à faire. Ils devront d’abord relever le défi de préserver la souveraineté retrouvée, entre une fermeté absolue à tenir sur l’intégrité du territoire malien, un et indivisible ; et un dialogue nécessaire avec les rebelles impliquant des concessions. Celles-ci ne devraient prendre en aucun cas la forme d’un renoncement d’une quelconque partie de la souveraineté nationale. Relever un tel défi passe par la reconstruction d’une armée véritablement opérationnelle, capable de ramener définitivement la partie nord dans le giron national, par la consolidation de la démocratie et la lutte contre la corruption généralisée au sein même de cette armée défaite comme au sein de l’administration, la remise sur pied d’une économie affaiblie par dix-huit mois de conflit. Le Mali pourra compter sur le soutien de la communauté internationale et l’appui des pays amis et voisins.

Mohamed Ould Abdel Aziz ne fait plus partie du jeu : il a joué, il a perdu. Il apparait désormais sur le plan international comme un singleton. Au plan intérieur, il fait face à des défis multiples. L’absence de réponse rapide et adaptée aux problèmes posés par les inondations de quartiers entiers à Nouakchott l’expose à une explosion sociale certaine, à un moment où les affres de la pauvreté, du racisme et de l’esclavage deviennent de plus en plus insupportables. S’y ajoutent les difficultés de l’opération d’enrôlement et le risque de ne pas pouvoir tenir dans ce contexte des élections libres et transparentes. S’il venait à être mis en difficulté, il doit savoir qu’il ne pourra compter ni sur ses voisins du nord avec lesquels il entretient des relations exécrables (Maroc) ni ceux du sud (Afrique noire) dont les ressortissants sont soumis en Mauritanie à des tracasseries et humiliations quotidiennes qui frisent le racisme primaire.

 Ciré Ba et Boubacar Diagana  – Paris, le 25 septembre 2013

Source: seneweb

          

 

Rencontre FLAM/MPR de Kane Hamidou Baba

Le président du MPR, M. Hamidou Baba KANE, a rendu une visite de courtoisie au président des FLAM, le camarade Samba THIAM ce lundi 7 octobre 2013 à partir de 19h30mn. M. KANE était accompagné d’une importante délégation des responsables de son parti dont MM Sidi O/ KLEB, Vice-président du MPR, Mody Mohamed Camara, secrétaire permanent, Lemrabott Haidara, conseiller, Amadou Alpha BA et Abou DIALLO, chargés de mission, et Demba Aw, cadre.

Le président THIAM était assisté de Ibrahima Mifo SOW, Vice-président des FLAM, Abdoulaye BA, Secretaire général, Mamadou WANE, secrétaire national chargé de la jeunesse et des droits humains, Amadou Sadio Sow, membre du BEL de l’Amérique du Nord, Mackiyou DIA, Abdoul A KANE, Fatimata BA, Hachim DIACKO et Bakary KAMISSOKO, cadres du mouvement.

Le président du MPR a salué le retour des FLAM comme un évènement important et a exprimé ses regrets de n’avoir pu, du fait de son absence du pays, accueillir en personne le président Samba THIAM et ses compagnons à leur arrivée. Il a fait un exposé instructif de la position de son parti sur la situation politique nationale.

Le président des FLAM a chaleureusement remercié le président du MPR des marques de sympathie et de considération dont il fait montre à son endroit et à celui de son organisation. Il dit partager pour l’essentiel l’analyse de son hôte sur la situation du pays tout en indiquant l’ordre des priorités privilégié par son mouvement.

Les deux responsables ont exprimé leur commune volonté d’approfondir leurs échanges sur les problèmes de fond auxquels fait face notre pays.

La lute continue!

Nouakchott le 08 octobre 2013

Le department de la Communication

www.flamnet.info

L’UFP divisé par la question de participer ou pas aux élections

altLa décision du Comité Permanant (CP) du parti d’opposition mauritanien UFP d’aller aux élections municipales a crée un profond désaccord au sein du parti et entre le CP et le Bureau exécutif.
Dimanche, le président de l’UFP, Mohamed Ould Mouloud a promis que le bureau exécutif  va annuler cette décision du Comité Permanant de participer aux élections.
En revanche, le secrétaire général du parti Moustapha Ould Badrdine, a déclaré le même jour à Alakhbar que la décision du CP est “souveraine et elle répond aux règlements du parti”.
La déclaration du secrétaire général fais suite à celle de Mohamed Ould Khlil, vice président du parti qui a voilement contesté la décision  du CP qu’il a qualifiée  de « politiquement et juridiquement nulle».
Ould Lekhlil ajoutait samedi dans une déclaration à Alakhbar que le CP n’est pas habileté à prendre une telle décision.
L’UFP est parti membre de la Coordination de l’Opposition Démocratique COD qui a décidé de boycotter les élections après l’échec des négociations avec le pouvoir. Le président de l’UFP dirigeait la délégation de la COD aux négociations.
Une réunion du bureau exécutif de l’UFP est prévue dans les 24 heures pour statuer sur l’affaire.

 
 
Source: Al Alakhbar