Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: December 2012

MUJAO : “L’Algérie et la Mauritanie seront nos cibles”

altIl s’agit donc d’une menace directe contre l’Algérie qui a exprimé son refus d’une intervention militaire étrangère au Nord du Mali au bénéfice d’une solution pacifique dans cette partie du territoire malien. De par son appellation, le MUJAO est une organisation terroriste censée sévir à l’Ouest du continent africain et non au Nord du Mali. Pourquoi cette organisation terroriste s’en prend-elle donc particulièrement à l’Algérie ?
Au cours de cette sortie médiatique le lundi dernier, le MUJAO n’a prononcé aucune menace à l’encontre de la CEDEAO qui a pourtant annoncé son intention de mobiliser 3300 de ses soldats pour combattre les organisations terroristes d’AQMI et le MUJAO au Nord et plaidé clairement la solution militaire contre ces organisations criminelles. «Les pays situés au Nord du Mali, en l’occurrence l’Algérie et la Mauritanie, constitueront les premières cibles des djihadistes en cas d’intervention internationale armée dans cette zone», annonce l’émir de la katiba (brigade) « Oussama Ben Laden » du MUJAO et membre de son conseil consultatif, Ahmed Ould Amir alias « Ahmed Telmoussi » au journal mauritanien « Al Akhbar ».

Au même média, il ajoute : «Les pays voisins du Mali vont sans doute participer, d’une façon ou d’une autre, à cette attaque prochaine des coalisés infidèles. Cela réaffirmera leur statut de subalternes et de serviteurs des adorateurs de la Croix qui combattent la loi de Dieu. Qu’ils sachent alors que notre première cible sera l’ennemi le plus proche». L’argument évoqué par le MUJAO est clairement fallacieux et contredit par les faits puisque depuis l’annonce de la création de cette organisation terroriste en décembre 2011, il n’a jusqu’à présent perpétré d’attentats que sur le sol algérien. Ahmed Ould Amir a également qualifié ces pays de «régimes renégats » qu’il faut combattre parce qu’ils ont refusé d’appliquer la charia qui émane de Dieu. Leurs populations ordinaires sont au courant des manœuvres des oulémas qui défendent le fauteuil de ces dictateurs.

Pourtant, ce n’est pas seulement qu’en Algérie et en Mauritanie que la charia n’est pas appliquée dans son intégralité. «Le régime trompeur algérien continue de jouer la diversion, mais le peuple algérien en a ras-le-bol des mensonges de ses gouvernements successifs, tous des apostats. De même, les familles des otages algériens entre les mains du MUJAO ont compris les fausses promesses d’Alger qui a d’ailleurs cessé de négocier avec le MUJAO depuis l’exécution de l’un des otages (adjoint au consul algérien à Gao)», a déclaré le chef terroriste. Une menace à peine voilée à l’encontre des diplomates algériens détenus par cette organisation terroriste.

La menace est encore plus claire quand Ahmed Telmoussi rappelle que le MUJAO ne cessera jamais de réclamer la libération de ses combattants détenus en Algérie et en Mauritanie. «Nous devons les libérer comme nous l’a recommandé le Prophète Mohamed (PSL)», a souligné Ahmed Ould Amir avant d’ajouter que concernant Rodriguez Leal Gilberto enlevé par cette organisation terroriste, le MUJAO, par des intermédiaires, va soumettre ses revendications au gouvernement français pour la libération de l’otage.

Rodriguez Leal Gilberto, un ressortissant français a été enlevé par le MUJAO le 25 novembre 2012 à Diéma, entre Nioro et Bamako. Dans sa première apparition vidéo diffusée sur « Alakhbar », l’otage français demandait à son gouvernement de répondre rapidement aux revendications de ses ravisseurs tout en ajoutant qu’il place sa confiance en son gouvernement «qui saura traiter rapidement sa situation et trouver une issue favorable». Quelques jours auparavant, l’allié du MUJAO, AQMI, a annoncé la création d’une sixième katiba (phalange) avec pour mission de se déployer jusqu’à Kidal (fief d’Ançardine, partisan des négociations pour une solution pacifique au Nord du Mali) jusqu’aux frontières avec l’Algérie.

AQMI cible l’Algérie puisque l’organisation terroriste a annoncé que la phalange étendra ses activités jusqu’au massif montagneux de Taghit Gharim menant aux frontières algériennes. AQMI avait encore annoncé avoir désigné le Mauritanien Mohamed El Amine Ould El Hocine Ould El Khodromi à la tête de la phalange « El Forkane».

Jean Pierre James
Source : Le Combat (Mali) via Africatime

Corruption : La Mauritanie toujours dans la zone rouge

altDans son dernier rapport pour l’année 2012 sur l’indice de perception de la corruption, publié ce mercredi 05 décembre, l’ONG Transparency International, a classé la Mauritanie au 123e rang sur un total de 174 pays. Avec un score de 31/100, notre pays, bien que cela fasse mal de l’avouer, demeure l’un des pays les plus corrompus au monde.
Cette position de la Mauritanie n’honore point le pays quant on sait que l’année dernière également, elle était classé au 143è rang sur un total de 184 pays. Aucune amélioration constatée malgré les discours pompeux de la part des autorités et cette dégringolade vraisemblablement devrait se poursuivre.

Ainsi, notre pays partage la même note avec des pays comme la Biélorussie, le Mozambique, la Sierra Leone ou encore le Vietnam. Des pays rappelons-le, dirigés soit par des dictatures militaires ou qui sortent à peine d’une situation de guerre civile. Selon des observateurs, la raison de ce mauvais classement encore une fois, de la Mauritanie, est simplement due à une inégale répartition des richesses du pays. Ces ressources ne semblent profiter qu’à certains au détriment de la majorité de la population qui vit avec moins d’un dollars pars jours.

Cette situation est rendue possible en raison de la recrudescence de certaines pratiques condamnables et répréhensibles dans notre pays, telles que la dilapidation des deniers publics, la corruption, la gabegie, les détournements en tout genre. Sans compter l’impunité manifeste dont bénéficient les véritables auteurs de ces pratiques. Un autre phénomène engendré par cette situation, c’est également la montée ahurissante du taux de chômage, qui selon des milieux officiels, touche plus d’un tiers de la population active.

Notons que cette position qualifiée de « honteuse » pour notre pays contraste avec les promesses de lutte contre la gabegie, prônées par les autorités du pays qui paraissent plutôt comme un effet d’annonce au lieu d’une volonté politique pour mettre fin à ces pratiques qui gangrènent notre économie. Il est donc urgent que des mesures radicales soient prises afin de bannir définitivement la corruption dans notre pays au risque d’attiser davantage les tensions sociales.

Source:CGTM

DEVOIR DE MÉMOIRE: IL Y´A 25 ANS DÉJÀ TOMBAIENT NOS PREMIERS MARTYRS!

alt 6 decembre 1987- 6 decembre 2012 -25 ans jour pour jour, date de l´exécution de nos premiers martyrs les jeunes officiers: Ba Seydi Amadou, Sy Saïdou Daouda et Sarr Amadou. Ayez une pensée pieuse et militante pour ces vaillants et dignes fils de la Mauritanie. Qu´Allah le tout puissant les accueille en son Saint Paradis. Amine!

La lutte continue!

Mauritanie : Aziz “dénature les faits”, selon la COD

altLa Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) a fustigé la dernière sortie du président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz dans laquelle il “s’est évertué, comme d’habitude, à dénaturer les faits et multiplier les accusations contre l’opposition”.
Dans une déclaration parvenu mercredi à Alakhbar, la COD a dénoncé “l’indexation” par celui qui est supposé être le garant de la Constitution et du respect des lois de la République d’un parti ; “le taxant de sectarisme et d’illégalité, alors même que celui-ci a satisfait à toutes les exigences légales, déposé ses textes auprès des autorités compétentes et obtenu un reçu il y a près de 5 mois, ce qui signifie que les délais légaux pour le reconnaître ont expiré depuis plus de 3 mois et qu’il ne reste plus d’argument à l’administration pour retarder la délivrance du récépissé définitif”.

Selon le communiqué, Aziz “a également plaisanté en direct sur les agressions contre les présidents Ely Ould Mohamed Vall et Jemil Ould Mansour, ainsi que le journaliste Ahmedou Ould Wadiaa du Parti Tawassoul, qualifiant ces attaques de (risques du métier)”.

La COD a condamné “avec fermeté les accusations fallacieuses contre un Parti politique qui agit dans la légalité et dont les textes et déclarations stipulent qu’il œuvre à la consolidation de l’unité nationale, à l’éradication de l’esclavage et de ses séquelles et qu’il est ouvert à tous les mauritaniens”.

La COD fustige aussi les propos du chef de l’Etat sur les agressions physiques et verbales subies par des composantes et des dirigeants de l’opposition de la part de milices occultes ; “déclarations dont la COD considère qu’elles incitent à ce type d’actes vandales et constituent une banalisation de comportements aux conséquences préjudiciables à la paix civile et donc à la stabilité du pays”.

Source: Al Akhbar

Ould Abdel Aziz : Un partenaire peu fiable selon La Lettre d’informations stratégiques

altDans sa livraison datée du 29 novembre TTU Monde Arabe qui est une lettre hebdomadaire d’informations stratégiques basée à Paris décrit Aziz comme un partenaire peu fiable. Taqadoumy publie l’article de TTU dans son intégralité.
Le retour au pays du président mauritanien, après quarante jours de traitement médical en France (TTU n° 754), nʼa pas apaisé la scène politique locale ni permis de restaurer la confiance avec Paris. Sur ce dernier point, lʼ entretien entre le président François Hollande et son homologue mauritanien, à la veille de son départ pour Nouakchott, «nʼa pas été à la hauteur de nos attentes», a confié à TTU un responsable sécuritaire français.

En rejetant la participation de son pays à une intervention militaire, le chef de lʼEtat mauritanien sʼest dans le même temps refusé à ouvrir des négociations avec le groupe Ansar Eddine, quʼil considère lié aux terroristes. Une position que Paris juge «difficile à comprendre», selon la même source, et qui, pour lʼheure, isole Nouakchott.

Au plan intérieur, lʼopposition mauritanienne, qui avait multiplié les manifestations contre la vacance du pouvoir et appelé à instaurer un gouvernement dʼunion nationale pour préparer la transition, maintient la pression. Pour les représentants de la Coordination de lʼopposition démocratique (COD), Mohamed Ould Abdelaziz, dont ils contestent la légitimité depuis le putsch de 2008, doit quitter le pou voir et permettre lʼorganisation dʼune élection présidentielle anticipée, afin de mettre fin à la crise institutionnelle de 2011, depuis le blocage des élections législatives et municipales, et «restaurer un ordre démocratique». Revenu depuis peu sur la scène politique, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, ancien président de la transition (2005-2007), apparaît désormais comme un soutien de poids à ce mouvement de contestation. De passage il y a quelques jours à Paris, où il a ses entrées, il aurait, selon des sources diplomatiques, été discrètement reçu par des officiels français. Paris sʼinquiète autant des tensions internes qui affaiblissent lʼautorité du chef de lʼEtat que de la fiabilité de ce partenaire et allié traditionnel de la France, dont elle a besoin du soutien sur le dossier malien.

Source: Le calame