Monthly Archives: December 2012
La lettre de TPMN à l´Emir du Qatar
A son altesse Cheikh Hamid Al Thani, Emir du Qatar
Objet : Demande d’arrestation et de traduction en justice du dictateur Ould Taya
Votre altesse,
Le mouvement Touche pas à ma nationalité qui se bat pour l’émergence d’une Mauritanie une et plurielle débarrassée des démons du racisme et de l’esclavage et qui rétablirait le citoyen noir dans sa dignité saisit l’occasion de la célébration du 64 anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme pour vous demander de réparer une injustice dont le votre pourrait être complice bien malgré lui. Le Qatar qui aspire aujourd’hui à jouer un rôle de premier plan dans l’espace géopolitique mondial et en particulier dans le devenir du monde arabe comme en témoignent vos positions courageuses dans ce qu’il est convenu d’appeler les printemps arabes, accueille sur son territoire le plus grand criminel que la Mauritanie ait jamais connu en la personne de son ancien président, Moâwiya Ould Sid’Ahmed Taya
Cet homme, qui a régné sans partage sur la Mauritanie pendant plus de vingt ans, a sur les mains le sang de milliers de mauritaniens dont le seul tort était d’être noirs et non arabes. Sous son règne en effet, a eu lieu une opération d’épuration de la Mauritanie de sa composante négro-africaine qui s’est traduite dans les faits par l’assassinat de plus de cinq cents militaires entre 1990 et 1991 dans les camps mouroirs d’Inal, Jreida, Azlatt et autres. Dans le même temps 355 citoyens noirs civils, cette fois, sont massacrés dans la vallée du fleuve qui tient lieu de frontière avec le Sénégal et 476 villages peuplés de noirs sont détruits et leurs habitants déportés vers le Sénégal et le Mali. Ils seront au total plus de 120.000 noirs de Mauritanie à être déportés dans ces deux pays voisins.
Ces faits, dont la gravité n’a jamais été égalée dans l’histoire de la Mauritanie et dont le paroxysme a été atteint dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990, avec la pendaison de 29 militaires noirs à Inal pour célébrer le trentième anniversaire de l’indépendance nationale, relèvent des crimes de génocide et des crimes contre l’humanité par leur caractère systématique et généralisé (toutes les catégories socioprofessionnelles : civils et militaires, formel et informel, etc.) et par leur orientation ethnico-raciale (seuls les négro-mauritaniens sont touchés)qui démontrent, si besoin est, que l’épuration ethnique était planifiée et savamment orchestrée au plus haut niveau de l’Etat mauritanien.
Il est impensable en effet qu’une opération d’une telle ampleur puisse se faire sans la bénédiction des plus hautes autorités du pays ; d’autant plus que la Mauritanie vivait alors sous la férule d’une dictature militaire qu’incarnait le colonel Ould Taya.
Le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz qui règne sur la Mauritanie aujourd’hui ne demandera jamais l’extradition d’Ould Taya pour des raisons objectives : le système raciste et esclavagiste qui régissait le pays reste entier et la meilleure preuve en est que l’exclusion des noirs mauritaniens devient chaque jour plus prononcée pendant que les exécutants des crimes cités ici trustent, en guise de récompense, les plus hautes responsabilités de l’Etat.
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons de procéder à l’arrestation de ce criminel et, à défaut de pouvoir le juger, de le livrer à des instances judiciaires à même de prononcer la justice dans de tels cas (le tribunal pénal international où la justice belge qui a enregistré une plainte contre Ould Taya, jugée recevable).
Pour la grandeur du Qatar, pour l’ambition que vous avez pour votre pays, pour les valeurs et principes de notre sainte religion, pour la dignité humaine et pour bien d’autres raisons encore, il est de votre devoir de faire en sorte que justice soit rendue.
Nouakchott le 13 décembre 2012
La coordination
Conférence sur l´esclavage en Mauritanie à Massy
Le collectif des associations et organisations Mauritaniennes en France invite tous les Mauritaniens, amis de la Mauritanie et sympathisants à une conference qu’il organisera le Dimanche 16 Décembre de 14heures à 19h30 précises à la Bourse du Travail de Massy située au 14 Chemin des Femmes à 5 Minutes de la gare RER B de Massy -Palaiseau, juste à côté de l’Hôtel Mercure.
Le collectif aura comme honorables invités les camarades Biram Ould Dah Ould Abeid Président de l’IRA et l’Historien Ibrahima Abou Sall qui aborderont des thèmes mahleureusement toujours d’actualité en Mauritanie:
Les Thèmes sont:
Premier Conférencier: Mr Biram Ould Dah Ould Abeid président de l´IRA-Mauritanie. -Les pratiques esclavagistes en Mauritanie ?Les raisons. le pourquoi et le comment de l’autodafé des textes “Malékites” et leur impact politique et religieux en Mauritanie.
Deuxième Conférencier :L’Historien Ibrahima Abou Sall: Aspect Historique de l’esclavage en Mauritanie.
Le coordinateur des associations Mauritaniennes en France.
Le RFD nie les allégations de divergences au sein de la COD.
Le Rassemblement des Forces Démocratiques rejette toute idée de divergences au sein de la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD), véhiculées au cours des derniers jours, et confirme la tenue d’un méga meeting le mardi 18 décembre prochain.
Pour balayer ces affirmations « sans fondement » le vice du parti, maître Mohamed Mahmoud Ould Lematt, également député, rappelle que la COD est un collectif politique « avec un certain nombre d’objectifs communs, laissant une entière souveraineté aux partis politiques membres, qui peuvent ainsi mener des activités propres ».
Ainsi, une formation comme le Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (RNRD-Tawassoul)-mouvance islamiste modérée, tient régulièrement des manifestations publiques.
Tout en restant au sein du collectif, le parti d’Ahmed Daddah procéderait ainsi à un teste de popularité grandeur nature. Cela, moins d’une semaine après le retour de Paris du président Mohamed Ould Abdel Aziz, qui vient de boucler la deuxième phase de ses soins dans l’hexagone. Un « convalescent » dont la principale formation de la COD va réitérer l’exigence de départ. Cette nouvelle étape devrait marquer la poursuite du bras de fer entre le pouvoir et l’opposition radicale de manière générale.
Source: Le calame
Vol d’armes dans des casernes mauritaniennes
Le journal algérien Al Khabar fait état de vols d’armes dans les casernes mauritaniennes de Néma et Bassiknou. Selon le journal les inspections et les enquêtes menées par l’armée mauritanienne ont abouti à l’arrestation d’un dénommé Sidi Mohamed Ould Makhloul. La zones est de la Mauritanie vit un climat permanent de tension consécutif au conflit malien entretenu par des mouvements «jihadistes» armés et un exode massif de réfugiés le long des frontières d’avec le Mali, indique le journal.
Al Akhbar a publié une étude réalisée par un institut européen mettant en garde contre la menace que fait peser sur l’existence même des pays de la région du Sahel l’existence de nombreux mouvements terroristes notamment Al Qaida. L’étude prévoit que la situation dans cette région évoluera les années prochaines vers plus d’anarchie. La Libye, la Mauritanie et le Niger, sont cités comme étant les pays les plus menacés. L’étude souligne la propagation du salafisme dans la sous- région.
Source: Taquadoumy
Entre pouvoir et COD: Les hostilités reprennent
Après une trêve consécutive à la blessure par balles du président Mohamed Ould Abdel Aziz, suivie d’un bref retour du président de la République à Nouakchott, pour marquer la fête de l’Indépendance et frapper les esprits, lors d’un accueil populaire haut en couleurs , les hostilités, entre le pouvoir et la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD), un collectif d’une douzaine de partis politiques, ont repris.
De fait, ce break, dans la farouche bataille entre les tenants des commandes de l’Etat et le « front du refus » était terminé dès le jeudi 22 octobre dernier. Soit 48 heures avant le jour annoncé du retour présidentiel, avec l’organisation d’un méga-meeting, par les amis du nouveau président en exercice, Ahmed Ould Sidi Baba. Une manifestation qui draina, ce jour-là, des dizaines de milliers d’habitants de la capitale.
Dix jours après avoir « boycotté » les activités officielles organisées lors de la célébration du 52ème anniversaire de l’accession de la Mauritanie à la souveraineté nationale, la COD tenait à marquer cet événement à sa manière et suivant un timing décalé, au cours de la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 décembre. Non pas un meeting ou une marche, mais une soirée commémorative qui se voulait, également, cadre de réflexion. Ainsi l’opposition entendait-elle évaluer le parcours d’une « dame » déjà vieille de 52 ans – un cap dépassant largement le seuil de la maturité, pour les individus, mais toujours celui de la jeunesse, voire de l’enfance, à l’échelle d’un Etat – et dégager les perspectives d’avenir, en élucidant un certain nombre de repères et de leçons tirés du passé.
Soirée mort-née
Un projet étouffé dans l’œuf. Une soirée finalement avortée car interdite par l’administration, en dépit d’une autorisation initiale de l’autorité territorialement compétente (hakem du Ksar). Pour tuer les intentions présumées « belliqueuses » de la COD, les forces de police ont été massivement déployées sur toutes les issues menant à la mosquée Ben Abass, ce haut-lieu symbole de toutes « les prouesses populaires » d’une opposition décidée à garder le cap de la rue, pour continuer à mettre les bâtons dans les roues d’un pouvoir sourd aux injonctions de départ avant la limite fixée par le calendrier républicain.
Déterminée à écarter la moindre « menace » de perturbation de l’ordre et de la tranquillité publique, la police a confisqué tous les éléments de la logistique devant servir à organiser la soirée : tapis, piquets de clôture, chaises, bâches, etc. et chasser les militants trouvés sur les lieux. Motif invoqué par le wali de Nouakchott : le parti informant de la soirée, au nom de la COD, est « dépourvu de légitimité et la situation sécuritaire ne permet pas l’organisation de la manifestation ».
La COD crie à la confiscation des libertés
Cette attitude des autorités administratives est vivement dénoncée par la Coordination. Elle y voit « une nouvelle preuve de la nature totalitaire du régime, de la violation, par celui-ci, des lois de la République et principes de la démocratie, ainsi que de son mépris envers le peuple mauritanien. Il témoigne, également, de l’irresponsabilité d’un pouvoir, qui ne trouve ainsi, comme réponse à son rejet par le peuple mauritanien, que le recours à l’arbitraire, la provocation de l’opposition pour l’inciter à la violence et au désordre ». Extrait d’une déclaration publiée au lendemain de l’interdiction, laquelle revient, également, sur « des provocations et agressions » à domicile, visant un de ses dirigeants, un ancien chef de l’Etat et un journaliste, ainsi que « l’outrage aux tribus et aux individus, dans les rues et sur les ondes ».
En réponse à cette montée de la tension, la COD prend à témoin l’opinion nationale et internationale, et réaffirme sa détermination à poursuivre le combat pacifique et démocratique pour mettre fin à un régime « dépourvu des aptitudes les plus élémentaires pour gouverner un pays comme la Mauritanie ». Ce retour à la rhétorique des mauvais jours, avec l’usage d’expression comme « violation de la Constitution, manipulation des institutions et incitation à la violence » montre, clairement, que les rapports, entre le pouvoir et la frange radicale de l’opposition, n’empruntent pas la voie de l’apaisement.
Ambiance délétère et forclusion des institutions
Cette ambiance politique de plus en plus délétère coïncide avec un contexte de forclusion des institutions de la République : Sénat dont la majorité des sièges auraient dus être renouvelés, suivant le principe du tiers tournant ; députés et conseillers municipaux qui ont fini de « bouffer » leur mandat, depuis une année. Un constat préoccupant, alors que rien ne semble permettre de dégager une date exacte, pour la tenue d’élections en vue du renouvellement de ces instances.
Dans ces conditions, il faut être d’un optimisme inébranlable pour croire à la réussite de l’initiative de Messaoud Ould Boulkheir, président de l’Assemblée nationale et leader de l’Alliance Populaire Progressiste (APP), visant à déboucher sur un gouvernement de large consensus avant des échéances électorales toujours fuyantes. Et pourtant : il est largement temps que le pouvoir et la COD mettent fin à la « danse de guerre », pour imaginer, ensemble, une sortie de crise. Entre la certitude que confère la « légitimité des urnes du 18 juillet 2009 », brandie par Mohamed Ould Abdel Aziz, et la « tare originelle du putsch militaire du 6 août 2008 », qui sert d’argument à la COD, il faut absolument trouver un compris, afin que le dialogue entre, enfin, dans la culture politique des Mauritaniens.
Une démarche pratique et pragmatique de haute portée politique, en ces temps de recherche d’antidote aux coups d’Etat, ce mal récurrent qui illustre la fragilité des institutions du pays, depuis près de cinq ans, et contre lequel le gouvernement a adopté une disposition constitutionnelle fin-novembre. Laquelle n’offre, évidemment, aucune garantie absolue, puisque le premier réflexe d’un putschiste consiste, toujours, à suspendre la Constitution…
Source: Le Calame




