Monthly Archives: April 2018
Sort des enfants réfugiés à Nouakchott (Libre Expression)
Tandia Cheikhna Mbouh – Ils font désormais partie du décor de la ville de Nouakchott ; on les trouve aux abords de ses grands axes.
Ces enfants-là nous dit-on ce sont pour la plupart ceux des réfugiés syriens en exil humanitaire chez nous. Ils sont exploités, manipulés, entrainés pour mendier. Et le constat est que cette pratique est devenue banale, acceptée tacitement par tous.
Mais la pauvreté ; les difficultés d’existence et de subsistance ne justifient pas tout. Notre pays a ratifié les différents instruments juridiques internationaux pour la sauvegarde des droits fondamentaux de l’enfant ; le droit à la santé, à la protection ; le droit à l’éducation notamment.
Nous constatons que la solidarité nationale ne s’exprime pas assez à l’égard de ces réfugiés qui sont abandonnés à eux-mêmes dans des pratiques contradictoires avec les bonnes mœurs, la morale islamique saut en principe, de l’Etat mauritanien.
Des enfants en bas âge sous le soleil plombant des carrefours, qui se faufilent entre des voitures et des foules, risquant leurs vies à la recherche de la petite pièce de monnaie. Et le drame c’est que ces enfants sont « téléguidés » au loin par un adulte bien à l’abri qui à travers des instructions gestuelles et auditoires dignes pour les animaux, les pousse à ce qui a tous les caractères du harcèlement de rue, du travail forcé. Et Ce sont là les prémisses de la délinquance juvénile qui a déjà des influences sur la partie vulnérable de la société mauritanienne. La pratique de la mendicité, est en principe prohibée dans l’esprit du code pénal mauritanien. Mais il s’agit ici d’attirer l’attention sur ses nouvelles formes galopantes avec en droite ligne, « l’utilisation » des enfants. Comme des objets, oui !
La ratification de la convention internationale des droits de l’enfant et de ses protocoles facultatifs par notre pays met en avant l’idée d’une garantie des droits fondamentaux de l’enfant dans le fonctionnement quotidien de sa société. Et ces droits sont en fait un ensemble de garanties pour l’enfant quel qu’il soit ; d’où qu’il vienne. La garantie notamment du principe de non-discrimination et celle de la protection de l’intégrité physique et mentale de l’enfant. Or qu’est-ce qu’on a pour le cas de ces enfants réfugiés ?
D’abord leur intégrité physique est risquée au quotidien par des adultes qui les « téléguident » au travers des points de circulation bombés de mondes et de voitures, sous un soleil ardent. Ils courent, ils s’accrochent aux gens et aux portiers de voitures en plein démarrage ; suivent des clients de banque dans des GAB : qu’est-ce qui est susceptible de leur tomber de dessus ? Un adulte énervé ? Une voiture en excès de vitesse ? Des enlèvements ? La liste est longue… Aussi, à travers ces pratiques extrêmes de la mendicité, on forme une certaine psychologie chez ces enfants. La psychologie de l’éternel assisté ; celle du faible pour qui il suffit juste de tendre la main ; de prendre par les émotions pour obtenir ce qu’il veut. Ces pratiques nuisent gravement à leur développement physique et psychologique.
Ces enfants ne méritent pas ce sort ; ils ne méritent pas que les autorités restent sans réaction face à cette situation. Et il est de la responsabilité de ces concernées autorités de prendre la mesure de ce que vivent ces enfants réfugiés chez nous, qui sont en quelque sorte aussi sous une certaine responsabilité collective dès l’instant qu’ils ont franchi nos frontières.
Ces adultes qui les « exploitent » sont pour la plupart des personnes valides qui peuvent travailler dignement pour les nourrir et assurer leur développement physique et psychologique. Il y a lieu alors de poser ici la question de leur régularisation et d’une certaine assistance humanitaire que les services du gouvernement et la société civile spécialiste de la question doivent prendre en charge. On n’a pas le droit de fermer les yeux face à cette situation dramatique que vivent ces enfants réfugiés chez nous. Les risques de traitements inhumains, de « chosification » sont réels et on en déjà des signes visibles.
Nous nous permettons donc d’interpeller directement à ce niveau le gouvernement ; d’attirer l’attention des organisations de la société civile sur le cas de ces enfants réfugiés « mendiants-harceleurs » malgré eux. Ils sont sous influence ; ils n’ont pas le choix.
Par Cheikhna Mbouh Tandia
Juriste d’affaires
cridem
Arrestation d’un membre d’Ewlade Leblade : Me Koureychi Ba dénonce “un coup fourré” du Sénégal
Seneweb – La vie de Lemrabot Ould Alioune Dieri, le disc-jockey (Dj) du célèbre groupe de rap mauritanien Ewlad Leblad est en danger. Interpellé à son domicile sis à la cité Keur Gorgui par la police sénégalaise, samedi dernier, il risque une expulsion vers son pays. Son avocat, Me Cheikh Khoureychi Ba a tenu à alerter sur sa situation.
“Réfugiés au Sénégal pour fuir les exactions du régime de Nouakchott, étant toujours dans l’attente de la régularisation de leur statut de Réfugiés, mes clients m’ont rendu visite nuitamment le jeudi 5 avril dernier pour échanger sur la portée réelle du rendez-vous que le Bureau du Hcr (Haut-commissariat des réfugiés) de l’Organisation des Nations unies (Onu) m’a chargé de leur notifier pour ce lundi 9 avril 2018, à 10 heures. Ce rendez-vous était évidemment une quête pressante pour le groupe Ewlad Leblad dont les productions font fureur sur le net et dans leur propre pays”, renseigne Me Khoureychi Ba.
Le groupe n’a pu se rendre à leur rendez-vous, en raison de l’arrestation d’un des leurs. Et ce, “en l’absence du leader du groupe et de ses amis”, indique leur avocat. Qui craint “un coup fourré du côté des autorités sénégalaises” qui veulent extrader les rappeurs dans leur pays d’origine alors qu’ils avaient échappé à une tentative d’assassinat le 26 février 2016 à Yoff à Dakar.
Selon l’avocat, l’enquête ouverte à la gendarmerie de la Foire, n’a abouti à rien.
Auteur: Youssoupha MINE – Seneweb.com
TPMN condamne la conspiration du silence face à la découverte du charnier de Benamira
Une unité de la gendarmerie nationale a découvert, il y a de cela quelques jours, un nouveau charnier du côté de Benamira, dans le nord du pays. La macabre découverte, constituée de quinze ossements humains dont neuf avaient les mains liées dans le dos, aurait eu lieu le 25 mars dernier comme un pied de nez du destin, un cinglant démenti au mensonge éhonté du régime raciste et esclavagiste de Mohamed Ould Abdel Aziz qui dit avoir soldé la question du passif humanitaire en décrétant justement cette journée comme celle de la réconciliation nationale. Ces ossements sont vraisemblablement les restes de quelques-uns des centaines de militaires négro-africains massacrés dans les camps-mouroirs de Ould Taya pendant le génocide contre la communauté noire des années de braise (1986 1992).
Ainsi donc après Inal, Azlatt, Teydoumale, Jreida, Sorymalé, Wothie et autres, un nouveau nom, celui de Benamira, vient s’ajouter à la longue et macabre liste de ces localités symboles de l’horreur et de la bêtise humaine dans notre pays. La terre martyrisée de Mauritanie na d’ailleurs sans doute pas fini de révéler ses secrets tant les tueries et exécutions extra-judiciaires ont essaimé le pays.
Touche pas à ma nationalité :
condamne avec la plus grande énergie la conspiration du silence, entretenue par le gouvernement mais également par la plupart des partis d’opposition dits pourtant progressistes, autour de cette macabre découverte qui vient nous rappeler un passé pas si lointain mais qui surtout continue de nous hanter à travers d’autres formes plus sournoises d’exclusion et de négation de la communauté noire de Mauritanie comme le génocide biométrique.
rappelle au régime de Mohamed Ould Abel Aziz que la réconciliation ne se décrète pas et exige, encore une fois, l’abrogation de la scélérate loi d’amnistie de 1993 qui protège les génocidaires
exige du régime de mettre la lumière définitivement sur ces pages les plus sombres de notre jeune histoire et de faire uvre de justice, de réparation et de mémoire pour qu’enfin les Mauritaniens puissent s’adonner au défi du combat contre le sous-développement.
Nouakchott, le 07 avril 2018
Pour le Bureau Exécutif,
Le Président,
Alassane DIA
La Mauritanie dans le collimateur de proches de Donald Trump
Mondafrique – Six parlementaires proches de Donald Trump au Congrès américain ont critiqué un prêt du Fonds Monétaire International (FMI) à la Mauritanie, affirme notre confrère Yassine Chamakh de « CAJ News ».
Six parlementaires républicains proches de Donald Trump ont décidé d’en appeler à la Maison Blanche pour condamner un régime qui s’affiche pourtant comme un allié de Washington en Afrique. Ces membres du Congrès ont aussi écrit à Christine Lagarde, chef du FMI, pour lui demander d’arrêter de financer la République islamique de Mauritanie.
Cette démarche repose sur une condamnation du président mauritanien Aziz dont le gouvernement est accusé de vol, d’esclavage, de corruption et d’un « odieux bilan des droits de l’homme ».
Cette lettre adressée au FMI et datée du 5 mars, a été signée par une poignée de noms qui ont soutenu Trump dès début de son ascension et qui sont tous essentiels pour faire passer ses projets de loi au Congrès. Les six élus sont Mark Meadows, Thomas Garrett, Gus Bilirakis, Jeff Duncan, Lee Zeldin et Scott Perry.
Ces trois derniers siègent à la commission des Affaires étrangères, tandis que le premier, Mark Meadows, représentant de la Caroline du Nord, est l’un des amis les plus proches du président. Il préside le Freedom Caucus, un groupe de 40 hommes politiques qui ont les moyens de faire ou défaire une loi.
Le FMI avait récemment approuvé une ligne de crédit de 163 millions de dollars. Les membres du Congrès prétendent eux, que cet argent va enrichir président Aziz, qu’ils accusent de fausser des contrats dans tous les types d’affaires, avec des pots de vin et la corruption.
Ces membres prétendent aussi qu’Aziz a refusé l’entrée dans le pays à des groupes de défense des droits humains, et qu’il a employé la torture et détenu des dirigeants de l’opposition sans motif. “Si le président Aziz, concluent les parlementaires, continue à promouvoir un environnement méconnaissable aux normes internationales, alors le patron du FMI devrait mettre fin au financement pour s’assurer que le fonds ne deviennent pas complices du régime Aziz“.
Par La rédaction de Mondafrique
Mauritanie : l’opposition prête à participer aux prochaines élections
Le plus grand rassemblement de l’opposition en Mauritanie a exprimé son intention de participer aux élections législatives et municipales prévues à la fin de cette année, malgré des craintes formulées en ce qui concerne les critères de transparence et d’honnêteté.
Lors d’une conférence de presse tenue vendredi, le président de l’union des forces de progrès et président en exercice du forum national pour la démocratie et l’unité, Mohamed O. Maouloud a révélé que le groupe des 8 a décidé de prendre part aux prochaines élections.
Le groupe des « 8 » compte outre le FNDU, le rassemblement des forces démocratiques, le front des forces de progrès, Tewassoul, mouvement IRA, parti Sawab, le parti de la nation, le parti INAD et le mouvement « impossible de changer la constitution. »
Ce groupe s’était constitué à la veille du referendum populaire organisé par le gouvernement pour modifier la constitution au mois d’août de l’année dernière, un referendum boycotté par l’opposition qui l’avait qualifié de « théâtre ».
O. Maouloud qui a demandé à ce que l’opération de vote soit consensuelle de bout en bout, a mis en garde contre l’accaparement du processus électoral ajoutant que l’opposition est d’abord un partenaire.
Il a ajouté que la véritable garantie de l’honnêteté des élections restait le partenariat et l’honnêteté et que tout autre comportement serait un hold-up et un coup d’état.
O. Maouloud s’est refusé à répondre à la question qui faisait état de rencontres sécrètes entre certains responsables de l’opposition et le pouvoir en place, ajoutant qu’il voulait s’abstenir d’y répondre dès l’instant où elles ont sécrètes.
Le président de l’UFP et président en exercice du FNDU a vertement critiqué la campagne d’adhésion lancée par l’union pour la république au pouvoir qui serait « un exercice pour une campagne de falsification en gestation qui doit être arrêtée ».
O. Maouloud a évoqué le recours du parti au pouvoir à la corruption, aux deniers publics et les moyens de l’état, réaffirmant l’existence d’opérations frauduleuses des pièces d’identité.
Plusieurs partis de l’opposition mauritanienne avaient boycotté les élections législatives et municipales organisées en 2013 de même que les présidentielles en 2014 en l’absence de garanties de transparence et d’honnêteté de ces élections, selon eux.
SAHARA MEDIA




