Monthly Archives: March 2018
Mystérieuse découverte de la gendarmerie de 15 squelettes humains aux pieds et mains ligotés
Elhora – Des informations qualifiées de confidentielles, évoquent la découverte d’une unité de la gendarmerie mauritanienne de squelettes et crânes humains de 15 personnes dans la zone de Benamira, dans le nord de la Mauritanie.
Ce serait l’un des prospecteurs de l’or, répondant au nom de Kaba qui aurait révélé, au maire de l’arrondissement de Choum, il y a de cela 30 jours environ, l’existence de cette fosse collective.
C’est ce dernier qui a informé la gendarmerie, laquelle s’est déplacée vers le lieu du drame, situé à 65km de Choum, dans la wilaya de l’Adrar.
Neuf (9) squelettes sur les 15 sont ligotés aux pieds et aux mains, ont constaté les gendarmes, qui n’ont pas livré davantage d’informations sur les identités des disparus et sur les mobiles de leur atroce fin.
Traduit de l’Arabe par Cridem
Bouillonnement pré-électoral : le pouvoir prépare une sale mayonnaise
Alors que la succession de Mohamed Abdel Aziz, auto-succession ou par défaut, continue de s’entourer d’un lourd mystère, la majorité prépare une sale mayonnaise, sous couvert de restructuration du parti Union Pour la République (UPR) avec un grand marché à ciel ouvert de vente et d’achat de conscience, tandis que timidement, l’opposition tente de se réorganiser.
Le cas Mohamed Abdel Aziz n’est pas encore totalement soldé. Partira, partira pas ? La question reste d’actualité, malgré les nombreuses sorties de l’intéressé, déclarant à tout vent qu’il ne briguera pas un troisième mandat. Pour nombre d’observateurs, cette profession de foi de Mohamed Abdel Aziz ne peut convaincre que les crédules, tellement elle sent à plein nez le venin du cobra, destiné à endormir la postérité pour frapper au dernier moment. A ce propos, les analyses et suppositions vont bon train.
1er scénario : Aziz ne partira pas en 2019
Alors qu’une nouvelle structure dénommée « Awviya Al Watan » ou littéralement « Les Loyaux de la Nation » formé par les partisans de Mohamed Abdel Aziz qui œuvrent pour un 3ème mandat s’implante peu à peu dans les régions du pays, l’idée d’une alternance en 2019 semble de plus en plus improbable.
Beaucoup d’analystes pensent ainsi que Mohamed Abdel Aziz ne quittera pas le pouvoir. A voir les actes qu’il pose à tout bout de champ chaque jour, à travers notamment cette perfide émergence d’une pseudo « Nouvelle Mauritanie », hymne nouveau, drapeau nouveau, monnaie nouvelle, hommes d’affaires et hommes politiques nouveaux, la question se pose sur son départ, pensent-ils en substance. « On ne pose pas une telle architecture pour rien » avancent ses plus virulents détracteurs.
Jusque-là, c’était la peur d’un Occident pourvoyeur d’aides et banques à ciel ouvert des finances, mais aussi traqueur des présidences africaines à vie qui poussait insidieusement certains candidats-dictateurs à céder le fauteuil à contrecœur, selon leurs arguments. Et de soutenir qu’aujourd’hui que ce même Occident semble avoir baissé les bras et fermé les yeux devant la dérive autoritaire de certains présidents africains et leur forcing anticonstitutionnel, citant à ce titre Sassou Nguessou du Congo, Nkurunziza du Burundi, Kagamé du Rwanda ou un Eyadema du Bénin, ils croient qu’un Ould Abdel Aziz peut bien brûler lui-aussi les verrous constitutionnels des deux mandats. Ainsi, beaucoup de Mauritaniens trouvent incongru que le double tombeur de Taya et de Sidioca, puisse se faire bâtir un empire économique et politique sur un terrain conquis, puis laisser les fruits de ces deux décennies d’efforts à son effigie s’effriter, alors qu’en face, nulle résistance ne se dresse.
La refondation de l’UPR, suite à une restructuration menée ces derniers temps, est suivi ces jours-ci par une réimplantation du parti sous fond de fraude à ciel ouvert, avec un marché des cartes d’identité qui en dit long sur le respect des règles démocratique et de la morale tout court. Cela avec la complicité d’une partie des ténors de l’UPR et d’une administration domestiquée. Un de ces trafiquants arrêté à Rosso par la gendarmerie, avec en sa possession plusieurs centaines de cartes d’identité appartenant à des Mauritaniens résidant en Guinée Bissau, a été tout simplement relâché sur intervention, alors que l’acte qui lui est reproché est pénalement réprimé par la loi.
Ce toilettage du parti-Etat, accompagné d’un vil commerce des consciences, sous l’appât du gain, de pressions tribales ou de chantage économique sur les plus pauvres, annonce déjà les couleurs d’une triple consultation électorale en vue, courant 2018-2019, notamment les municipales, les législatives et les conseils régionaux. Qui se dressera devant cet empire du milieu, si l’on sait que l’administration civile et militaire, chargée de réguler le jeu démocratique et de veiller à la transparence des scrutins à venir, est toute acquise à l’UPR. En effet, les administrateurs, les magistrats et les corps constitués confondent Etat et Parti-Etat, leur promotion étant tributaire de leur dévouement à ce dernier. C’est donc l’UPR, sous sa forme englobant le parti et l’administration publique, qui fera face à une opposition fragilisée par cet accaparement des instruments de l’Etat par son principal adversaire. Elle aura en face d’elle une entité politique qui sera à la fois juge et parti, sans compter cette Commission électorale nationale indépendante (CENI) déjà fin prête sans que l’opposition ait eu son mot à dire sur sa composition et son fonctionnement. En Côte d’Ivoire, l’opposition démocratique s’est dressée contre une CENI montée selon le même modus vivendi, dans un marché africain de la duperie électorale, où les règles de la démocratie ont partout épousé les contours de la dictature.
Une fois que l’UPR aura achevé sa mainmise sur le corps électoral, d’une manière virtuelle plus que réelle, les scénarios pour la pérennité du pouvoir actuel s’ouvriront. La machine sera assez puissante pour devenir soit un tremplin pour la réélection de Mohamed Abdel Aziz ou un cheval de Troie qui lui permettra de contrôler l’exercice du pouvoir à travers un dauphin qu’il se sera lui-même choisi.
2ème scénario : Aziz hors du pouvoir
Si malgré tout, Mohamed Abdel Aziz, respectant sa parole donnée, décide de quitter le pouvoir en 2019, plusieurs scénarios s’offrent, celui d’un Ould Abdel Aziz gouvernant par procuration à travers un dauphin, ou Abdel Aziz chef du gouvernement après révision de la Constitution qui lui donnerait les pleins pouvoirs d’un Premier ministre dans un régime parlementaire, ou un Abdel Aziz définitivement éjecté hors du pouvoir.
Aziz a répété à plusieurs reprises qu’il ne briguera pas un troisième mandat, mais qu’il restera dans les rouages du jeu politique, allant jusqu’à affirmer qu’il soutiendra le candidat qui lui succédera. L’expérience de Sidi Ould Cheikh Abdallahi qu’il avait soutenu en 2007 et qu’il renversera quelques mois plus tard est encore présente dans les esprits. Tout le monde sait qu’au cours de la présidence de Sidi, les bureaux de Mohamed Abdel Aziz étaient contigus aux siens, qu’il contrôlait ses moindres gestes, ses courriers, ses visiteurs et avait même installé un système d’écoute qui lui permettait de suivre les audiences du président de la République. Cela donne un aperçu de ce que sera le calvaire du dauphin que Mohamed Abdel Aziz décidera de choisir au cas où il se prêtera au jeu de l’alternance politique en 2019. Un président entièrement sous contrôle et qui viendra certainement prendre ses consignes auprès de lui. Il faut se rappeler que le BASEP reste un butin de guerre qui lui est entièrement dévoué et qui lui permettra en cas de coups foirés, de s’en servir pour reconquérir le pouvoir sous prétexte d’un complot qui vise la pérennité de l’Etat, Ould Abdel Aziz ayant fait depuis longtemps de sa personne, l’incarnation personnifiée de l’Etat et du peuple mauritanien.
Sur le choix de ce dauphin, certains avancent le nom du maire de Zouerate, cet ancien colonel de l’armée qui s’est illustré par la vidéo où il affirme gagner chaque année des milliards d’ouguiyas sur le dos de la direction de pêche qu’il contrôlait et qu’il contrôle toujours malgré sa mise à la retraite, avec en prime sa mission informelle de ministre de la Pêche et négociateur en chef des accords de pêche de la Mauritanie. C’est aussi l’un des complices attitrés de Mohamed Abdel Aziz, son confident et l’ami auprès de qui, il passe ses vacances dans ce vaste Bir-Moghreïn où les deux hommes, dit-on, possèderaient de vastes champs d’or, gardés par l’armée. Un Ould Baya à la présidence, ce sera comme si lui-même y était toujours.
A côté de Ould Baya, le nom qui revient souvent est celui du général Ould Ghazwani, un fidèle ami de Mohamed Abdel Aziz, celui qui risque le moins de le trahir un jour. N’a-t-il pas conservé intact et pendant trois mois de convalescences, le fauteuil présidentiel alors que Mohamed Abdel Aziz était en France entre le vie et la mort suite à la fameuse balle de « Twela » ? Ould Ghazwani n’a-t-il pas été sollicité pendant cette période de vacuité du pouvoir par certaines puissances pour la succession de Mohamed Abdel Aziz et qu’il a fermement refusé de telles propositions, refusant de trahir un ami ?
Dans les rangs des civils, certains ont cité Mohamed Ould Laghdaf, l’ancien Premier ministre tombé un moment en disgrâce mais repêché par la suite pour redevenir un des confidents de Mohamed Abdel Aziz. A part lui, les civils semblent peu probablement visés par les militaires qui semblent vouloir encore garder la main sur le pouvoir politique en Mauritanie.
Cette persistance des analystes à fixer le choix du futur président de la Mauritanie au sein du corps de l’armée en dit ainsi long sur la mainmise de la Grande Muette sur les rouages de la politique. Depuis qu’elle s’est emparée du pouvoir en 1978, l’armée mauritanienne ne compte pas ainsi lâcher les rênes de la gouvernance aux civils, d’autant qu’à l’heure de la lutte antiterroriste au Sahel, les grandes puissances y semblent entièrement favorables.
Ce qui laisse peu de chance à l’accession d’un civil au pouvoir en 2019 dans un contexte international marqué par la chute des valeurs qui ont fondé le mythe de la légalité et du droit, sous le coup de boutoir de ces plus grands défenseurs, les grandes démocraties occidentales.
Et le FNDU dans tout ça ?
En effet, l’opposition au pouvoir de Mohamed Abdel Aziz, symbolisé par un conglomérat de partis politiques réunis au sein d’un Front national pour la démocratie et l’Unité (FNDU), boycottiste à l’envie et peu combative sur le terrain des revendications, semble constituer un faible rempart face à l’ambition démesurée d’un régime qui compte encore bien perdurer au pouvoir.
Ainsi, l’implantation en cours de l’UPR, après une restructuration qui rappelle celle de son ancêtre, le PRDS de Ould Taya qui lui a légué toutes ses têtes pensantes, supplante par son ampleur, les moyens limités du FNDU.
Jusque-là confinés dans des manifestations annuelles, entrecoupés de communiqués d’indignation par moment, le FNDU semble vouloir cependant récupérer la grogne sociale de plus en plus importante qui se lève le pouvoir actuel. En effet, jamais la masse de colère populaire n’a été aussi grande face au désastre social, à l’injustice, à la corruption généralisée, au népotisme, au racisme et à la discrimination raciale, à la spoliation des biens publics et aux détournements tous azimuts des bien sociaux, ajoutés à la paupérisation galopante, à la misère grandissante. Ce capital de mécontentement qui ferait baver toute opposition à travers le monde, est cependant peu exploité par le FNDU qui a débuté ces derniers jours une tournée régionale pour faire entendre son discours.
Mais il faudrait encore plus, selon plusieurs observateurs, pour que le FNDU parvienne à contrer la grosse machine du pouvoir. Parmi ces choix techniques, la possibilité d’une double ou triple candidature qui pourrait donner une chance à un second tour et une coalition contre le candidat du pouvoir. Le combat s’annonce déjà rude et tout pourrait se joueur dès les élections partielles qui se dérouleront probablement au courant de 2018.
Cheikh Aidara
Source: http://lauthentic.info
Entretien avec Toka Diagana : “Notre développement passe nécessairement par la recherche et pas autre chose”
Initiatives News – Toka Diagana est un mathématicien mauritanien. Enseignant aux Etats-Unis, en Arabie Saoudite et dans plusieurs universités à travers le monde, cet intellectuel est engagé pour la promotion des sciences.
De passage en Mauritanie pour l’organisation du concours pour le prix Yahya Ould Hamidoune, à la mémoire de cet autre mathématicien dont il ne cesse de saluer la mémoire, Toka DIAGANA qui compte selon le magazine New African parmi les 100 scientifiques africains de l’année 2018, plaide dans cet entretien pour la promotion de la recherche qui à ses yeux est gage développement pour l’Afrique.
Initiatives News: Vous venez d’organiser la 7ème édition du prix « Yahya O. Hamidoune » a été révélée lundi à Nouakchott. Quelles perspectives ce prix permet-il aux lauréats?
Tout d’abord; permettez moi de vous remercier de l’invitation pour discuter du Prix Yahya Ould Hamidoune.
Par ailleurs, je saisis cette occasion aussi pour souhaiter bonne chance à Initiatives News dans le paysage médiatique mauritanien.
Pour en revenir à votre question, je pense que le Prix Yahya Ould Hamidoune est une chance pour les étudiants mauritaniens dans la mesure où il offre quelques possibilités de perfectionnements aux lauréats.
En effet, nous offrons à certains des lauréats et dans la mesure du possible, une bourse d’initiation à la recherche d’une ou de plusieurs semaines au sein d’une institution universitaire ou assimilée, à l’étranger.
« Le Prix Yahya Ould Hamidoune est une chance pour les étudiants mauritaniens.»
Notons que jusque-là, c’est l’école Polytechnique de Paris qui a servi d’institution d’accueil pour nos lauréats. Je tiens absolument à remercier l’Ambassade de France à Nouakchott et l’École Polytechnique de Paris d’avoir jusque-là assuré les billets d’avion et les bourses d’initiation à la recherche précitées. J’en profite également pour remercier tous nos partenaires et sponsors (l’Ambassade de France à Nouakchott, l’Ecole Polytechnique de Paris, TARMAC, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, etc.) pour le soutien qu’ils nous apportent; un soutien sans lequel ce Prix n’aurait pas pu exister ou continuer de faire l’objet de concours.
“Nous souhaitons mettre ce Fonds Bibliothécaire Yahya Ould Hamidoune à la disposition des étudiants et professeurs de l’université de Nouakchott”
Je souhaite remercier particulièrement cette année le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie M. Abel Aziz Ould Dahi et le PDG de la Banque mauritanienne pour le commerce international M. Moulay Abbas pour le soutien que PROMATH (Association pour la promotion des mathématiques en Mauritanie) a reçu de leurs banques respectives. Nous espérons que d’autres institutions mauritaniennes leur emboiteront le pas. En effet, il y va de l’avenir du Prix Yahya Ould Hamidoune et de la promotion des mathématiques en Mauritanie.
Je profite également de la tribune que vous m’offrez pour poser le problème du Fonds Bibliothécaire Yahya Ould Hamidoune. Le Fonds Bibliothécaire Yahya Ould Hamidoune est une bibliothèque riche de plus de 600 livres offerts par les plus grands éditeurs en mathématiques et en informatique au Prix Yahya Ould Hamidoune.
Nous souhaitons mettre ce Fonds Bibliothécaire Yahya Ould Hamidoune à la disposition des étudiants et professeurs de l’université de Nouakchott. Pour cela, il est important que l’on puisse créer une base des données, comme dans toutes les bibliothèques, pour nous assurer que les livres prêtés seront retournés.
Pour l’instant, nous manquons de moyens pour créer cette base des données. De plus, on a du mal à trouver un local permanent pour héberger le Fonds Bibliothécaire Yahya Ould Hamidoune. Je lance donc un appel; en tant que Président de PROMATH; aux éventuels sponsors pour nous aider à résoudre ces deux problèmes.
Initiatives News: Cette année, vous avez été cité par le magazine New African parmi les 100 personnalités africaines de l’année 2018 dans la catégorie science et recherches. Vous publierez cette année un nouveau livre sous le titre “Semilinear Evolution Equations and Their Applications”. Avez-vous d’autres projets scientifiques pour l’Afrique?
Je suis honoré et flatté d’être sur cette prestigieuse liste. Par conséquent, je remercie le Magazine New African d’avoir pensé à moi pour sa liste des 100 personnalités africaines de l’année 2018 dans la catégorie science et recherche.
En effet; je viens de boucler l’écriture une nouvelle monographie intitulée “Semilinear Evolution Equations and Their Applications” (a paraitre chez Springer, New York).
Le but de ce livre consiste à présenter les tendances et développements récents sur l’étude des équations d’évolution semilineaires y compris singulières, des équations aux différences semilineaires, des équations d’évolution fractionnaires et ainsi que leurs applications aux équations aux dérivées partielles et à la dynamique des populations. Ce livre est dédié au dramaturge, auteur, et sociologue mauritanien Dr. Moussa Diagana — décédé il y a quelques mois.
Je compte travailler sur quelques projets scientifiques les mois à venir. En particulier, j’ai récemment été invité par les collègues Sénégalais à servir dans le Comité Scientifique d’un recueil de textes mathématiques dédiés au Professeur Galaye DIA —- décédé en 2013. Je compte y apporter mes modestes contributions. Par ailleurs, je continuerai de venir enseigner un peu partout en Afrique et ainsi aider à la formation de l’élite africaine de demain.
« La plus part des problèmes auxquels nos pays sont confrontés de nos jours ne peuvent être résolus que par le biais de la recherche. »
Initiatives News: Mauritanien, passionné pour la science, pour les mathématiques notamment, avez vous l’impression que la jeunesse de votre pays, en particulier et de l’Afrique en général, peut relever le pari du développement grâce à la recherche scientifique?
J’en suis absolument convaincu. La plus part des problèmes auxquels nos pays sont confrontés de nos jours ne peuvent être résolus que par le biais de la recherche. Comment peut-on résoudre le problème du paludisme si ce n’est par le biais de la recherche scientifique? Idem pour les problèmes de diabète, de l’hypertension, du HIV/Sida, des vents de sable, de l’accès a l’eau potable, etc.
Nous devons absolument investir dans notre système éducatif et encourager la recherche fondamentale et appliquée dans tous les secteurs.
«… se mettre ensemble en créant des groupes de recherche régionaux et/ou sous régionaux »
Notre développement passe nécessairement par la recherche et pas autre chose. Ce qui est vrai aussi c’est qu’aucun de nos pays ne peut y arriver tout seul dans la mesure où la recherche requiert des moyens humains et financiers très importants. Je pense qu’un des moyens d’y arriver est de se mettre ensemble en créant des groupes de recherche régionaux et/ou sous régionaux.
L’idée consiste à fédérer un certain nombre d’universités et de centres de recherche en Afrique autour de pôles de recherche communs pour résoudre les problèmes auxquels les pays africains sont confrontés.
Propos recueillis par Kissima
cridem
Urgent : Wothie : Le Concert de BABA MAAL annulé
Journal Le Terroir – Prévu pour se tenir les 30 et 31 Mars 2018, les concerts que devait animer le lead vocal de “Daande Leniol” ont été finalement annulés, le dimanche soir par le Manager de l’orchestre, Oumar Wade.
La cause, des divergences entre les membres du comité d’organisation concernant le choix exact du lieu d’hébergement de l’artiste en question. De sources dignes de foi rapportent qu’une vive tension aurait surgit entre les membres du comité d’organisation. Incroyable mais vraie.
C’est la grande déception dans tout le Lao, le Fouta en général et la Mauritanie pour ainsi dire. Une localité si riche culturellement, économiquement et socialement et surtout remplie de hauts cadres qui ont servi et contribué à l’essor de notre pays ne devait pas envoyer ce message à la république, aux générations nouvelles qui les observe.
Signer un contrat avec le “Daande Leniol” d’El Hadj Baba Maal pour étaler des divergences, est quelque chose de très dommage et Wothie ; ne le mérite pas. Au moment où Baba Maal s’apprêtait à faire une descente pour contribuer à nous rassembler, resserrer notre unité et contribuer à l’essor de ce très beau et magnifique village.
J’ai vu tout de suite le président du comité d’organisation mais il est tout simplement abattu, muet et incapable de prononcer un petit mot car rongé par la déception comme tous les Foutankoobé.
cridem
COVICIM-VEUVES SINSURGENT CONTRE LA CELEBRATION DE LA JOURNEE DU 25 MARS
La Mauritanie célèbre, depuis 2010, la journée du 25 mars journée de la réconciliation nationale. Cette décision est consécutive au processus engagé par le Président du Haut Conseil de l’Etat (HCE) issu du coup d’Etat en 2008 pour le règlement consensuel du Passif Humanitaire. A cette occasion, le Président du collectif COVIRE a désigné secrètement des représentants des organisations de victimes, qui, aux ordres du Général nommé par le Président du HCE a mis en place une structure tripartite composée collectif COVIRE- représentant du chargé du Passif Humanitaire et un groupe des oulémas recrutés pour la circonstance pour constituer une commission chargée du règlement de cette question douloureuse du Passif Humanitaire.
Les travaux de cette commission ont été marqués par les orientations dictées par le Président du HCE de ne prendre en compte que les devoirs de réparation et de mémoire. Les victimes, notamment les orphelins, veuves et ayants droit des martyrs s’accordaient sur cette approche dans la mesure où le Président du HCE disait agir pour soulager les souffrances de ces couches vulnérables.
Depuis 2012, à chaque occasion le Président Mohamed Ould Abdel Aziz et les autorités nationales tutelles des droits de l’homme, déclarent que la Mauritanie a mis en œuvre tous les engagements relatifs au règlement définitif du Passif Humanitaire et en conséquence déclarent que ce dossier est clos.
A cet effet, nous collectifs des orphelins des victimes civiles et militaires et celui des veuves déclarons être trahis par les autorités au pouvoir.
Il est à rappeler que la Mauritanie ne pourra s’engager dans une voie de la paix, de la sécurité et des conditions requises pour un développement durable sans un règlement convenable des violations liées à ces disparitions forcées qui requiert l’adhésion et l’approbation de toutes les victimes et ayants droit.
Ainsi, le collectif des orphelins des victimes civiles et militaires et celui des veuves :
Dénonçons la célébration du 25 Mars comme journée de réconciliation nationale ;
Réaffirmons que les principes de la justice transitionnelle à savoir les devoirs de vérité-justice mémoire et réparation sont universels, interdépendants et intrinsèquement liés ;
Déclarons notre disponibilité et ouverture pour toute concertation inclusive, franche et respectueuse des normes pour un règlement global et définitif du Passif Humanitaire ;
Appelons toutes les forces vives et citoyens épris de paix et de justice à soutenir notre action pour l’avènement d’un état de droit construit sur le respect des diversités ;
Nouakchott, le 25 Mars 2018
Collectif des Orphelins des Victimes Civiles et Militaires- COVICIM
Collectif des Veuves