Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: January 2016

Pourquoi vouloir intimider la Presse en Mauritanie ?

Pourquoi vouloir intimider la Presse en Mauritanie ?Nous avons appris que les responsables des journaux et sites de Mauriweb, de Cridem, du Quotidien de Nouakchott, et l’Atlasinfo sont, sur un fond de plainte du Directeur Général de la SNIM, sont convoqués ce lundi matin à Noudhibou pour répondre devant le Procureur de la capitale économique de Mauritanie.Rien vraiment ne peut, ne doit justifier l’interpellation des responsables de journaux et de sites devant un juge dans un État de droit et qui se veut démocratique surtout que les faits qui leur sont reprochés sont relatifs à la publication de certaines informations relatives à la gestion de la SNIM dans un contexte mondial extrêmement difficile car marqué par la chute du prix de fer au niveau mondial, ce qui a provoqué des troubles et des grèves des travailleurs de ladite société.

Selon des sources non concordantes, les journalistes interpellés sont le président du RPM, Moussa Samba Sy (Quotidien de Nouakchott), Babacar Baye Ndiaye (Cridem), Jidne Deida (Mauriweb) et Eby Ould Mohamed Bouna (Atlasinfo) !

Pour l’essentiel, nous exprimons toute notre solidarité avec eux et nous lançons à travers ce geste on ne peut amical un vibrant appel aux hautes autorités de l’Etat afin que ces intimidations ne se répètent plus et ce afin que la Presse, notre Presse puisse accompagner toutes ces mutations socio-économiques en cours …

rimweekly.net
Source : Rapide Info (Mauritanie)

Le Tadjikistan fait raser 13.000 barbes pour lutter contre l’Islam radical

Le Tadjikistan fait raser 13.000 barbes pour lutter contre l'Islam radicalLes autorités tadjikes ont ordonné à la police de raser 13 000 barbes, afin de montrer leur détermination à lutter contre les «influences étrangères» qui promeuvent l’Islam radical dans le pays. Hormis ces 13.000 Tadjiks rasés de force, les forces de l’ordre ont également fait fermer 160 magasins qui vendaient des objets traditionnels musulmans.

Des mesures qui s’inscrivent dans une vaste offensive contre l’Islam radical, puisque le chef de la police de la région Kathlon (sud-ouest), Bahrom Sharifzoda, a annoncé que les autorités policières avaient convaincu 1.700 femmes et jeunes filles de ne plus porter le voile intégral.

L’Etat laïque du Tadjikistan mène depuis plusieurs années une lutte sans merci contre ce qu’il voit comme des «traditions indésirables» venant de leur voisin afghan et d’Arabie Saoudite.

La semaine dernière, le Parlement du pays avait ainsi approuvé une loi interdisant les prénoms à consonance arabe.

Contrer la menace jihadiste

Par le passé, les médias locaux avaient déja rapporté des cas d’intimidation contre des hommes portant la barbe. Certains auraient même été emprisonnés.

Le ministre de l’Intérieur Ramazon Rahimzoda avait également déclaré en août dernier son intention de créer une milice chargée de propager la pensée de l’Imam Abu Hanifah, qui a fondé au 8e siècle l’école islamique à l’origine de l’Islam modéré traditionnellement en vigueur dans toute l’Asie centrale.

Si le Tadjikistan est laïque, l’Islam y est religion d’Etat. Le pays compte ainsi 90% de Musulmans sunnites et 5% de chiites.

Alors que l’Islam traditionnellement pratiqué en Asie Centrale, d’inspiration soufie, prône la tolérance et n’impose pas d’obligations concernant les vêtements, l’influence de l’Islam radical d’inspiration wahabbite se fait sentir depuis les années 2000.

Frontalières de l’Afghanistan, les républiques d’Asie Centrale sont soumises à la progression de groupes jihadistes commes le Mouvement Islamiste d’Ouzbekistan (MIO).

http://www.directmatin.fr/monde/

AFRIQUE DU SUD : UNE BOURSE RESERVEE AUX ETUDIANTES VIERGES FAIT POLEMIQUE

altEn Afrique du Sud, une municipalité a créé la polémique en offrant des bourses universitaires à des jeunes filles, à condition qu’elles soient vierges.

 

Une municipalité sud-africaine offre des bourses universitaires à des jeunes filles, mais à condition : ces étudiantes doivent être vierges. Pour les féministes, cette initiative « choquante » est une atteinte à la dignité.

Pour bénéficier de cette aide financière baptisée “Bourse des vierges”, mise en place, la semaine dernière, par la municipalité d’Uthukela dans la province du KwaZulu-Natal, au nord-est, les jeunes filles doivent remplir deux conditions, notamment avoir obtenu d’excellents résultats au lycée et être vierges.

Selon le porte-parole de la municipalité d’Uthukela, Jabulani Mkhonza, « la mairesse encourage les jeunes filles à rester pures et à ne pas avoir de rapports sexuels afin de se concentrer sur leurs études », précisant que « la bourse leur sera retirée si elles ont perdu leur virginité ». Car, à chaque retour de vacances, les jeunes filles subiront une visite médicale.

Pour des organisations de défense des droits des femmes, cette initiative était anticonstitutionnelle. Elles ont fait part de leur indignation. La directrice de l’organisation Powa (People Opposing Women Abuse), Nonhlanhla Mokwena, s’est dite « choquée ». Mieux, elle est persuadée que « conditionner l’attribution d’une aide aux études à la virginité de la candidate constitue une violation de ses droits ».

Abubakr Diallo

 

Source: afrik.com

Passif humanitaire : Mooyto Koota dresse le bilan de ses 6 mois d’activités

altLe collectif Mooyto Koota, (rapatriés volontaires) des déportations de 1989 a dressé, au cours d’une assemblée générale, tenue le  jeudi 21 janvier 2016, le bilan de ses six mois  d‘existence. Près de deux cents personnes  ont répondu à l’appel au siège de COVIRE,  mitoyen de l’hôtel  IKRAM, non loin du cinéma Saada (Sebkha).

Dans un mot introductif, la présidente du collectif Mooto Koota, Aminata Alassane Sarr a remercié l’ensemble des participants pour avoir répondu massivement à la convocation du bureau exécutif, insistant sur la nécessité et l’urgence de tous de participer aux  assemblées  générales, de resserrer les rangs, de porter haut  le message du collectif auprès de toutes les victimes mais aussi d’autres citoyens du pays. « Ce combat est le nôtre, nous devons le porter haut, nous devons le gagner aussi,  parce que nous ne réclamons que  nos  droits, comme tous  nos  concitoyens », déclare la présidente.

 Prenant la parole à son tour, Sidi Abou, secrétaire général du collectif des victimes  de la répression (COVIRE)  a lu aux participants le rapport d’activités du bureau exécutif mis en place, il y a six mois. Le rapport détaille le processus  de création du collectif  Mooyto Koota, en juin dernier, le travail abattu  par le bureau pour  rendre  l’organisation visible (AG, bureau, élaboration statuts et règlement intérieur, campagne de sensibilisation, d’identification et d ‘adhésion …).  Le Sg de COVIRE a fortement insisté sur l’importance  des cartes d’identification et ensuite de membre pour les  rapatriés volontaires  parce qu’ils  vivent  aujourd’hui  sous la menace d’une 2e   déportation,  dépourvus qu’ils sont de papiers d’état civil mauritanien. Abou Sidibé a invité les nombreux citoyens connus sous le vocable de « Mooyto Koota », ayant été  oubliés   des organisations de défenses’ des victimes de la répression, des structures de l’Etat de saisir l’occasion pour  s’organiser, afin de défendre leur droit, pour que le tort qu’ils ont subi soit enfin  réparé.

Recouvrer sa citoyenneté   

Créé en juin dernier, le collectif Mooyto Koota, a pour objectif de sortir de l’oubli  des centaines, peut-être des milliers,  de citoyens mauritaniens ayant rejoint volontairement leur pays, après  quelques  années  de calvaire,  vécues au Sénégal  et au Mali. Considérés par COVIRE  comme des oubliés du règlement du passif humanitaires, ces hommes et femmes ont décidé de se rassembler dans une structure unique afin de pouvoir défendre leurs intérêts matériels et moraux. Durant six mois, le bureau que le collectif a mis sur pied pour piloter ses activités s’est battu, d’abord pour exister, ensuite pour se doter des instruments  permettant aux membres de sortir de l’anonymat.

Ces rapatriés volontaires n’ont  bénéficié d’aune attention des pouvoirs publics et des organisations de défense des rapatriés, des  organisations de défense des droits de l’homme, du HCR. Oubliés du recensement  organisé par l’ANAIR, en 2010, au profit des  fonctionnaires et agents de l’Etat victimes des évènements de 1989 et  d ‘autres opérations, ces déportés   rentrés volontairement au pays  tentent donc de s’organiser,  de porter leurs  revendications  auprès des autorités. Ainsi, avec l’aide du collectif des victimes militaires et civiles de la répression (COVIRE), ces rapatriés volontaires ont réussi à mettre  en place un bureau provisoire présidé par Aminata Alassane Sarr, au cours d’une assemblée générale. Ce bureau avait pour mandat de mener  une campagne de sensibilisation auprès des rapatriés, des Imams, des organisations  de défense des droits de l’homme,  et des autorités en charge du passif humanitaire, mais aussi des partenaires au développement.

La décision de Mooyto Koota de s’organiser  obéit à deux impératifs. Exister  en tant qu’entité distincte des autres  mais aussi  éviter  à ses membres d’être confondus  à des étrangers  ne disposant pas de la carte de séjour que l’Etat a instituée  depuis  quelques années. En effet, ces rapatriés volontaires  s’exposaient aux  tracasseries policières  et  donc à  une 2e déportation.  Pour rappel,  les citoyens ayant accepté  de rentrer volontairement  au pays, sous l’ère d’Ould Taya par  lequel leur malheur est arrivé  n’ont fait l’objet  d’aucun recensement  alors qu’ils ont tout perdu  au moment de leur déportation. Ceux qui circulent à Nouakchott  et à l’intérieur du pays  sont presque des  « apatrides».  Il  fallait donc parer rapidement  aux risques  auxquels ils étaient exposés.  C’est pourquoi COVIRE a convaincu  les autorités de  permettre à l’organisation  de se doter des cartes. Aujourd’hui, plus de 800 personnes  disposent de ce «sésame ».  Il ne s’agit pas de carte d’identité mais d’une carte d’identification, permettant de circuler librement en Mauritanie, non à l’étranger,  précise Abou Sidibé, secrétaire général de  COVIRE. Des fiches d’identification  sont aussi  disponibles au siège de COVIRE. Pour  réaliser ces documents,  le collectif a puisé sur  les  recettes tirées de la vente  des cartes qui se sont élevées à près de sept cents mille, note le rapport. Des cotisations des  membres  du collectif  sont instituées  pour le compte de la nouvelle année 2016. Chaque membre devra s’acquitter de mille Um par mois.

La 2e étape  consiste, pour ces  citoyens  ou ces «oubliés»  à  obtenir  de l’État, une reconnaissance officielle,  leur permettant de  recouvrer  entièrement  leur citoyenneté, c’est-à-dire de se faire recenser et disposer  donc de papiers d’état civil,  de prétendre, comme toutes les victimes  des années  de braise (86 -89)  à des réparations,  de  (re)trouver  du travail,  de  pouvoir envoyer leurs enfants à l’école, de  ne  plus vivre aux aguets,  à la hantise de la police et d’une  autre déportation, de mener  ses activités  légalement  sur toutes l’étendue du pays ou résident des rapatriés volontaires.

Mooto Kooto compte porter le message à l’intérieur du pays  où des points focaux seront  installés. Ultime étape pout rassembler au sein d’une seule organisation l’ensemble des réfugiés rentrés volontairement en Mauritanie.  

 

le calame

 

 

FLAMNET-AGORA: MAURITANIE, UNE DÉMOCRATIE SÉLÉCTIVE PAR ABOU HAMIDOU SY- FPC-AMERIQUE

altIl n’a échappé à personne la suspicieuse célérité avec laquelle certains partis politiques sont reconnus en Mauritanie, alors que pour d’autres c’est la croix et la banière pour obtenir leurs récépissés. Des formations comme le RAG et le FPC se sont vus refusés leurs dossiers, pourtant en bonne et due forme sur une base fallacieuse. Tout porte à croire, qu’en dehors du cahier de charges habituel, le ministère de l’intérieur s’est arrogé un pouvoir discrétionnaire qui lui pemet d’interdire tel parti et approuvé tel autre en fonction de leurs positions sur l’échiquier politique national. Cet état des faits crée de facto deux types de partis et par extension deux oppositions. D’un côté, des partis reconnus, tolérés, voire suscités et de l’autres, des partis bannis, désavoués ou censurés. On peut affirmer, sans aucun jeu de mots, que les premiers s’opposent au pouvoir uniquement pour le pouvoir alors que les seconds s’opposent au maintient statu quo sur les questions nationale et sociale.
C’est cette dichotomie qui est à la base de toute la dynamique de la vie politique en Mauritanie, mais aussi malheuresement son talon d’Achille.

Le fort d’une démocratie normale est d’avoir une classe politique diversifiée; avec des idéologies opposées, des courants antagonistes et des perspectives différentes. C’est de ces contradictions que naissent des projets de societé qui seront soumis à l’appréciation au peuple, car en définitve c’est à lui qu’appartient le dernier mot. Il n’est pas concevable dans une démocratie que des idées soient muselées, des voix étouffées et des opinions décriées. Or, en Mauritanie on vit une espèce de conformisme politico-intetllectuel qui proscrit tout débat qui remet en cause l’ordre pré-établi. C’est au nom de ce conformisme que des partis politiques sont interdits que des manifestations dispersées et des leaders emprisonnés sans que cela n’émeuve la majorité des acteurs politiques. Pire, une frange de l’oppositon semble même émettre sur la même longueur d’ondes que le pouvoir quant au sort réservé aux partis anti-conformistes.

Malgré, les textes, les paroles et les actes qui indiquent tout le contraire, on continue à reprocher aux FPC par exemple, de vouloir remettre en cause l’intégrité territoriale, de mettre en péril l’unité nationale et de menacer la cohésion sociale. Est- ce en parlant d’autonomie ? Ou en dénoncant le racisme d’Etat et l’esclavage?

 
L’autonomie est une option alternative parmi tant d’autres à la faillite évidente de l’Etat centralisé; et ce parti ne prétend pas détenir la vérité absolue ou l’unique solution. C’est des idées qu’il avance, des positions qu’il défend, bref, c’est un débat qu’il pose. La pluralité des idées n’est- elle un des principes de la démocratie? Le racisme d’Etat et l’esclavage ont traversé notre passé et continuent de rythmer notre présent; ils ne doivent être ni niés ni refoulés. Ils doivent être exposés et confrontés pour qu’ils cessent d’être un boulet au pied qu’on traine toute note histoire.

L’histoire des modèles démocratiques actuels est jalonnée de faits horribles, d’actes barbares , de comportements inhumains ou ” d’évènements douloureux” comme on aime les appeler chez nous. L’Europe dans sa quasi-totalité a connu les affres de l’inquisition. L’Allemagne le nazisme, l’Espagne le frankisme, l’Italie le fascisme, la France le régime Vichy , les Etats unis Jim Crow…
Quelque soit leurs gravités, ces faits sont considérés comme partie du patrimoine historique de ces nations. Ils sont enseignés dans les écoles et exposés dans les musées; non pas pour ” remuer le couteau dans la plaie” (encore une expression de chez nous). Mais pour mettre en garde les futures générations des conséquences de l’intolérance, du totalitarisme et du déni de différences.

C’est cette opposition, vouée aux gémonies en Mauritanie qui est à mon sens la véritable opposition; une opposition constructive, loin des querelles de clochers et des manoeuvres politiciennes.

L’autre frange de l’oppositon semble vouloir circonscrire notre démocratie dans son aspect purement électoraliste. Elle est plus pré-occupée par la gestion des élections et le mode de transmission du pouvoir, toujours embourbée dans des dialogues cycliques qui se terminent inéluctablement sur un autre cycle.


Abou Hamidou Sy
FPC/Amérique du Nord.

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