Monthly Archives: August 2014
Mourabitoune: Neveu limogé
Le Comité Exécutif de la FFRIM a décidé, lundi (4 août), au cours de sa session extraordinaire, comme il fallait s’y attendre, de virer le sélectionneur national, Patrice Neveu de son poste 24 heures après l’élimination des Mourabitoune des éliminatoires de la CAN 2015. C’est ainsi la première conséquence directe de la cruelle délussion enregistrée par le pays. Une première tête est tombée. C’est le mouton du sacrifice qui vient d’être immolé. D’autres devraient suivre suite à cette débacle prévisible depuis un certain temps. Le technicien français s’était rendu coupable de bien d’erreurs de casting dans le choix des joueurs. Rien n’avait été fait pour assainir le climat délètère prévalant au sein de la sélection. Neveu n’a pas survécu après l’humiliation subie par les Mourabitoune qui n’ont pas perdu à domicile depuis 2008. En prise avec bien de pensionnaires de la sélection nationale ( Mohamed Balla Chérif écarté depuis Palaye, DaSilva et tout dernièrement avec Karamogho Moussa Traoré lors des dernières séances d’entraînement. Ils ont même failli en venir aux mains), Neveu, tout comme le président de la fédération, avait attisé le feu. Son orgueil l’avait contraint à écarter bien de joueurs prometteurs (Abderrahmane Sy dit Bébé) freinés dans leur progression en sélection. Il s’était évertué à accorder une confiance aveugle à des joueurs limités et fortement contestés.
Après avoir qualifié la Mauritanie à une compétition continentale majeure (les Championnats d’Afrique des Locaux), Neveu avait inscrit son empreinte sur le football national. Après un feuilleton de mauvais goût relatif à sa reconduction à la tête de la sélection qui fut une véritable comédie avec une mauvaise mise en scène, et ce , en dépit du coup de forcing opéré et du sacrifice financier de l’Etat, les Mourabitoune furent ridiculisés en Afrique du Sud: trois sorties en autant de défaites. On fera table rase de ce que l’on qualifiera « d’accident de parcours d’une sélection jeune et sans expérience », suite à cette expédition sud africaine. Puis, les Mourabitoune s’engagèrent dans les éliminatoires de la CAN 2015 avec un optimisme béat oubliant que la sélection nationale reste au stade de construction. Après avoir fait d’une bouchée les modestes Dodos d’Île Maurice (1à 0, 2 à 0), battu à Nouakchott le Nzalang Nacional (1 à 0) et défaits à Malabo (0 à 3), les premiers signes d’effritement et de frictions apparaissaient. Repêchés après la disqualification de la Guinée Equatoriale, Neveu n’a su rebondir et exploiter à fond cette opportunité. Pire, il montra ses limites. Conséquence directe, c’est la fin de l’aventure mauritanienne du français, recruté en janvier 2012 et reconduit en septembre 2013 et ce jusqu’au 2 février 2015. Neveu ne fera pas ses valises sans ses sous.
En effet, le Comité Exécutif, a mandaté, ce n’est guère une surprise, le Président de la FF RIM à l’effet de régler les modalités pratiques afférentes à cette éviction. Il s’agira ainsi de procéder au règlement de l’indemnité de licenciement et de tous les
arriérés de salaires.
Les autorités fédérales tentent de circoncire la folle colère des supporters et la réprobation enregistrée suite à la sortie peu glorieuse des Mourabitoune. D’autres mesures fortes réclamées par l’opinion sportive devraient être mise en branle.
L’œuvre de refondation et de relance ne saurait s’arrêter en si bon chemin. Tout laisse néanmoins à penser que les fédéraux mauritaniens n’entendent pas rendre leur tablier. D’autant qu’une nouvelle feuille de route a été déclinée au cours de cette réunion extraordinaire. Manquants de courage et tenaillés par une confiance aveugle, les fédéraux ont décidé « de lancer, dans les meilleurs délais, un appel à candidature national et international pour le recrutement d’un Sélectionneur ». Se tressant des laurieurs, les fédéraux ont salué les « résultats satisfaisants enregistrés par notre football tout au long des trois dernières années ». et restent « soucieux de maintenir cette dynamique à la réalisation de laquelle s’associent les pouvoirs publics, la Fédération, les partenaires, le public sportif et la presse ».
Enfin, le Comité Exécutif de la FFRIM remercie l’ex-Sélectionneur National, Neveu Patrice « des services rendus et s’engage à continuer, comme par le passé, à tout mettre en œuvre pour promouvoir notre football et assurer une digne représentation de notre pays aux compétitions sous-régionales, régionales, continentales et internationales ».
THIAM
Source: le calame
IRA et FLAM seraient-ils dans le collimateur du pouvoir ?
Le Calame – C’est du moins ce que croient certains analystes ayant décrypté le discours qu’a prononcé le président Mohamed Ould Abel Aziz, à l’occasion de son investiture ce samedi 2 août.
L’allusion est presque explicite quand le président de la République dit : « Nous nous opposerons farouchement aux tenants des visées racistes, particularistes, tribalistes ou grégaires qui menacent notre cohésion sociale et notre unité nationale. »
En effet, lors de la dernière campagne présidentielle, le leader du mouvement abolitionniste IRA, candidat indépendant à la magistrature suprême avait été accusé d’avoir développé un «discours communautariste, raciste et sectaire ».
Biram Dah Ould Abeid n’avait pas en effet fait dans la dentelle quand il a dénoncé la « marginalisation par la composante Beïdane des Noirs de Mauritanie de façon générale, la pratique de l’esclavage… » Un discours qui, semble-t-il, a eu des adeptes parce que Biram Ould Dah Ould Abeid, arrivé 2e après Mohamed Ould Abdel Aziz, a recueilli près de 9% des voix.
Il devient, de fait, un des acteurs politiques majeurs du pays. Avec cette sortie du président, la reconnaissance du parti RAG risque d’attendre longtemps.
La même menace ou mise en garde vaudrait aussi bien pour AJD/MR que les Flam dont le président Samba Thiam ne rate aucune occasion pour dénoncer, bien avant IRA la « marginalisation de la composante négro-africaine du pays par le système politique en place depuis l’indépendance ».
Dans son discours à la nation, lors du 31e anniversaire mouvement, le 14 mars dernier, le président des Flam déclarait : «Aujourd’hui, à cause des politiques jusqu’ici menées, les Négro-africains ressentent une profonde frustration face à un Etat qu’ils ne perçoivent plus comme le leur ; ils éprouvent, de plus en plus, le sentiment de n’être d’aucune utilité à leur pays !»
Et Samba Thiam d’ajouter : “les injustices, les discriminations raciale, sociale, économique, la négation de notre identité, tout cela demeure encore d’une réalité crue !” Le leader des Flam, tout en reconnaissant les efforts du président Aziz pour moderniser le pays déplore cependant le fait qu’ « il veuille le faire sans nous. »
Si pour le président Mohamed Ould Abdel Aziz: « Nous sommes un seul et même peuple qui ambitionne de vaincre la pauvreté, qui aspire à édifier une société garantissant la justice et l’égalité en droits et en devoirs à tous ses fils, une société où la compétence, l’excellence et la citoyenneté sont les seuls critères de valeur », les Flam, estiment qu « une autre Mauritanie est encore possible, – pensons-nous – ; une Mauritanie où nos enfants jouiraient des mêmes droits, des mêmes chances, des mêmes possibilités, des mêmes opportunités, et partageraient le même rêve d’un meilleur devenir. »
Alors que va faire le pouvoir après ces déclarations du président ? Quelle forme prendra cette « opposition farouche » ? wait and see.
FLAMNET-AGORA: SÉNÉGAL- MAURITANIE: Les camarades Ciré BA et Boubacar Diagana répondent au Colonel Ndaw , l´auteur du brûlot:”Pour l’honneur de la gendarmerie sénégalaise”
Pour l’honneur : réponse au Colonel Abdoulaye Aziz NDaw
Dans un ouvrage publié sous le titre “Pour l’honneur de la gendarmerie sénégalaise” Tome 1, le sens d’un engagement, publié chez l’Harmattan, paru en juillet 2014, le Colonel NDaw, notamment en son chapitre 9 (Officier de renseignement), écrit ceci en pages 101 et 102 :
“Après la Gambie, la DDSE s’intéressera à la Mauritanie pour contrer la politique de beydanisation entreprise depuis les barrages sur le fleuve dont le paroxysme fut atteint avec les évènements de 1989.
Il était temps de prendre les taureaux par les cornes et donner au gouvernement une étude progressive sur les relations entre les deux pays et établir une stratégie de sortie de crise.
Mon ami et frère Pape Farba SARR, patron de la Division Etudes et Prospectives, grâce à l’appui de tous les services et sous mon impulsion fit produire un excellent document qui aboutira à la reprise maîtrisée des relations diplomatiques entre le Sénégal et la Mauritanie.
Cette étude nous permit de contrer à temps la politique d’aide et de soutien à la rébellion casamançaise entamée par le gouvernement mauritanien pour nous déstabiliser. Je fis faire quelques coups de main par les refugiés mauritaniens et organiser quelques razzias de bétail qui firent comprendre aux interlocuteurs que ce sera coup pour coup.
Dès lors, les deux services prirent langues au Mali et purent faire des échanges fructueux qui permirent aux Ministères des Affaires Etrangères de renouer le fil du dialogue et rétablir les relations diplomatiques.”
Comme Mauritaniens, vivant au Sénégal au moment des faits relatés, nous sommes doublement concernés, et à ce titre souhaitions apporter quelques clarifications.
Fuyant la répression du Colonel Maawiya Ould Sid’Ahmed Taya, nous nous sommes réfugiés à Dakar à partir de septembre 1986. Avec nos camarades rescapés des arrestations qui ont suivi la publication du Manifeste du Négro-mauritanien opprimé, nous y avons organisé la résistance et reconstruit notre organisation, les Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM). Depuis cette date et jusqu’en 1992 avec nos départs progressifs pour la France, nous avons occupé et monopolisé l’espace médiatique sénégalais et international pour dénoncer le régime de Nouakchott et le caractère sanguinaire de la répression qu’il faisait abattre sur la communauté noire. La déportation de plusieurs dizaines de nos compatriotes noirs vers le Sénégal et le Mali a fini par crédibiliser notre combat contre le racisme d’Etat en Mauritanie.
Le Sénégal nous a donc accueillis et protégés, ainsi que les dizaines de milliers de déportés arrivés plus tard contre leur gré sur son territoire. En de nombreuses circonstances, nous avons témoigné notre reconnaissance à l’endroit de ce pays, de personnalités ou partis politiques nous ayant soutenus au cours de cette période. Pour autant, nous ne saurions porter le chapeau que l’auteur du livre veut faire porter à des réfugiés mauritaniens, même si l’allusion manque de précision.
A ce titre, nous avions, il est vrai, des contacts civils, militaires et politiques jusqu’au très haut niveau de l’Etat, notamment avec Jean Collin, Ministre de l’Intérieur au moment du déclenchement du conflit de 1989, avec lesquels nous entretenions des relations discrètes, fondées sur la confiance mutuelle qui ont permis à nos interlocuteurs de mieux connaitre la nature du régime qui nous avait poussés à l’exil ; tandis que s’ouvraient pour nous des portes jusque là fermées. Le secret qui entourait ces relations commande ne pas révéler de nom en dehors du numéro deux de l’Etat.
Le croisement des renseignements réunis par les services placés sous ses ordres a certainement permis au Colonel Abdoulaye Aziz NDaw d’accéder à des bribes d’informations présentées au chapitre 9 de son livre. Mais ces informations ne présentent aucun lien de cause à effet entre les éléments décrits et les évolutions politiques annoncées. Si les faits relatés sont réels, force est de constater qu’ils sont parcellaires et par conséquent rendent peu compte de la réalité dans sa globalité et sa complexité.
Nous ne connaissons pas personnellement le Colonel NDaw. Nous ne pouvons de ce fait remettre en cause ses allégations. Toutefois, nous estimons devoir témoigner pour la mémoire de nos martyrs combattants tombés à l’intérieur de la Mauritanie, et pour l’honneur de nos anciens camarades.
Nous avions eu des opportunités hautement crédibles de changer radicalement la donne en Mauritanie si nous n’avions inscrit notre lutte politique uniquement pour l’égalité et la démocratie. Si nous avions épousé l’idée fortement suggérée en 1989 de la division de la Mauritanie, fondée sur le décret du 8 décembre 1933 selon lequel la frontière entre les deux pays se situerait sur la rive droite, des moyens conséquents auraient peut être été mis à notre disposition. Force est de constater que nous n’avions pas eu tort. Car cette question frontalière, un temps posée comme préalable à toute discussion en vue de la reprise des relations diplomatiques avec la Mauritanie, fut progressivement assouplie avant d’être abandonnée.
Les révélations du Colonel, outre le fait qu’elles accréditent l’hypothèse longtemps avancée par le pouvoir de Nouakchott sans jamais pouvoir y apporter la moindre preuve, d’un soutien à ses opposants, discréditent la diplomatie sénégalaise. En effet, dans un livre blanc publié par le régime du Colonel Oud Taya, la responsabilité des autorités sénégalaises est directe dans les attaques perpétrées contre les domiciles et les commerces de Mauritaniens à Dakar et sa région, pour avoir encadré et armé des nervis guidés par des éléments des FLAM, “un groupe de racistes, commandité par le Sénégal pour essayer de déstabiliser la Mauritanie en y suscitant une guerre civile”, rapporté par Olivier Leservoisier dans son ouvrage « La question foncière en Mauritanie. Terres et pouvoirs dans la région du Gorgol » Editions L’Harmattan, 1994, page 230. Alors que pendant ce temps, la Mauritanie de son côté, en dépit d’un faisceau d’indices importants tendant à démontrer qu’elle soutenait la rébellion casamançaise, a systématiquement nié cet état des faits, sans jamais faiblir.
Si comme le prétend le Colonel, le Sénégal voulait montrer à la Mauritanie que se serait “coup pour coup”, on peut se demander pourquoi il a alors choisi de le faire via des éléments disparates, donc incontrôlés, alors que des contacts existaient avec un groupe politico–militaire organisé et structuré. Notre branche militaire, dirigée par des officiers déportés, a courageusement, avec les moyens du bord, financés par nos militants installés en Europe et des bonnes volontés, mené plusieurs opérations à l’intérieur du territoire mauritanien uniquement sur des positions militaires nouvellement installées le long de la vallée du fleuve, sur les sites de villages dont les occupants avaient été déportés. Il y a eu des pertes de part et d’autres, des blessés et un prisonnier.
Alors, en choisissant de prendre langue aves des éléments isolés, le Colonel NDaw a porté un coup à notre cause, ainsi qu’au regard porté sur les réfugiés par les Mauritaniens des régions riveraines dont la compassion leur était de fait acquise. En effet, les éléments isolés qui menaient des razzias en territoire mauritanien, avec la bénédiction (on le tient désormais de lui même) du Colonel NDaw et de ses hommes, ramenaient du bétail des villages paisibles. Ce qui n’était pas pour apaiser les esprits.
On comprend mieux par ailleurs et avec le recul et les révélations, la particularité de quelques camps de réfugiés, celui de Dodel notamment, leur hostilité vis à vis de notre organisation au moment des faits. C’est dans ce camp qu’est né, du jour au lendemain, le Front Uni de Résistance Armée de Mauritanie (FURAM). Nous soupçonnions dès le début que ce front avait la bénédiction de certains milieux, mais étions loin d’imaginer lesquels. L’expérience de notre organisation, ainsi que son assise lui ont permis toutefois de reprendre très rapidement le dessus.
Quant à l’évolution favorable des relations diplomatiques entre les deux pays que l’auteur du livre situe au même moment, elle tient plus à la volonté de la communauté internationale, la France en particulier, dont les efforts, voire les pressions, dans ce sens avaient abouti à faire se rencontrer les deux parties qui ne pouvaient continuer à s’ignorer. Le rétablissement des relations diplomatiques a été officiellement annoncé le 23 avril 1992 et la réouverture des frontières, effective le 2 mai 1992.
L’option prise par la France de normaliser les relations entre les deux pays, allait s’accompagner de l’organisation d’une élection visant à « recycler » le Colonel Ould Taya. Cette élection a porté un autre coup terrible à notre lutte. Les tenants de son organisation arguaient que « la priorité, c’est le rétablissement des relations entre la Mauritanie et le Sénégal, l’organisation d’élections en Mauritanie”. Devant nos revendications pour la convocation d’une Conférence Nationale à l’image de pays africains ayant tenté à l’époque une transition démocratique, ainsi que la disqualification du Colonel Ould Taya à participer à ces élections comme préalables, ils n’hésiteront pas à nous intimer de “rentrez dans au pays, une mauvaise élection est préférable à l’absence de démocratie ». Ould Taya élu à l’issue de ce simulacre, a été maintenu au pouvoir jusqu’au coup d’Etat du 3 août 2005.
Notre témoignage, fondé sur des faits réels et vérifiables, qui sera peut être complété par d’autres, lève toute ambiguïté quant aux allégations fantaisistes selon lesquelles le Sénégal nous aurait soutenus, distillées çà et là encore aujourd’hui en Mauritanie, dans les milieux les plus racistes prêts à en découdre.
Boubacar DIAGANA, ancien SG et Ciré BA, ancien porte-parole des FLAM au Sénégal.
Août 2014.
La diaspora mauritanienne aux U.S.A manifeste contre le président Aziz
La diaspora mauritanienne aux Etats-Unis regroupee au sein de US-Mauritanian Diaspora, organise ce lundi 3 Aout 2014 une manifestation au State département à Washington DC contre la visite du président mauritanien Mohamed O. Abdel Aziz .
Touts nos compatriotes sont conviés à cet important évènement dont les détails figurent dans le communique ci-dessous.
Le Président de la République investi dans ses fonctions par le Conseil constitutionnel
Nouakchott,, 02/08/2014 – Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a été investi, samedi, dans ses fonctions de Président de la République par le Conseil Constitutionnel en présence de plusieurs Chefs d’Etat et de gouvernement et de chefs de délégation, de représentants d’institutions internationales, du corps diplomatique et consulaire, d’éminentes personnalités ainsi que des délégations des wilayas de l’intérieur du pays et des milliers d’habitants de Nouakchott. Au terme de la cérémonie officielle d’investiture, le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a prononcé un discours dans lequel il a tout d’abord exprimé ses sincères remerciements et sa profonde reconnaissance à ses illustres hôtes pour leur présence à cet évènement. Il a également exprimé ses chaleureuses félicitations au peuple mauritanien pour le climat de sérénité et de saine compétition qui a prévalu tout au long du scrutin présidentiel.
Après avoir évoqué les grandes réalisations accomplies au cours du mandat écoulé, le Président de la République a tracé les grandes lignes de l’action qui sera conduite au cours du nouveau mandat.
Voici le texte intégral de ce discours :
“Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement;
Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs de Délégations;
Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel;
Messieurs les membres du Conseil Constitutionnel;
Excellences Mesdames et Messieurs les ambassadeurs et Chefs de missions
diplomatiques et consulaires;
Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations internationales et
régionales;
Chers Concitoyens;
Mesdames et Messieurs
Il m’est particulièrement agréable de souhaiter, tout d’abord, la bienvenue à nos illustres hôtes, leurs Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, qui nous honorent aujourd’hui de leur présence, malgré leurs multiples occupations, partageant ainsi, avec le peuple mauritanien, la commémoration de ce grand événement. Qu’ils trouvent ici l’expression de nos sincères remerciements et de notre profonde reconnaissance.
Je tiens également à exprimer, au Peuple mauritanien, à ses femmes et ses
hommes, ses jeunes et ses moins jeunes, mes chaleureuses félicitations pour le
climat de sérénité et de saine compétition, qui a prévalu tout au long du scrutin
présidentiel.
La transparence et la sérénité qui ont marqué ce scrutin et comme en ont témoigné les observateurs nationaux et intemationaux, confirment la maturité de l’expérience démocratique mauritanienne.
Je saisis cette occasion pour adresser mes sincères remerciements et ma profonde gratitude, à tous les mauritaniens qui m’ont accordé leur confiance pour un second mandat présidentiel.
Je voudrais, par ailleurs, exprimer à tous les électeurs, à l’intérieur du pays comme à l’étranger, notre satisfaction et notre haute appréciation pour le niveau de la participation, l’un des plus élevés de la sous-région.
Au cours de ce scrutin, notre peuple a fait preuve d’une grande maturité, d’un attachement indéfectible aux valeurs de la démocratie, d’un niveau élevé de
civisme et de citoyenneté, toutes qualités qui forgent un rempart contre les dérives antidémocratiques.
1 Les résultats du scrutin du 21 juin 2014 et les bonnes conditions dans lesquelles il s’est déroulé, confirment que le véritable vainqueur est le peuple mauritanien. A cet égard, je m’engage devant Allah le Tout Puissant et devant vous, chers concitoyens, à assumer pleinement mon rôle constitutionnel, en tant que président de tous les mauritaniens et à tout mettre en oeuvre pour réaliser le progrès de notre pays et la prospérité pour notre peuple.
Excellences;
Chers Concitoyens;
Mesdames et Messieurs,
Notre pays a enregistré, au cours des cinq dernières années, des avancées
significatives dans divers domaines tels que la préservation de nos valeurs
islamiques sacrées, la valorisation de notre patrimoine culturel, le renforcement de l’unité nationale, la restauration et le maintien de la sécurité, la maitrise de l’état civil, l’enracinement de la démocratie, la lutte contre la gabegie, l’éradication des séquelles de l’esclavage, le règlement du passif humanitaire, le retour des refugiés.
Une attention particulière a été accordée aux couches vulnérables de la société et un plus grand intérêt aux jeunes et aux femmes et à la promotion du sport.
D’importantes réalisations ont été accomplies en matière d’accès aux services de bases: la santé, l’éducation, l’eau, l’électricité ainsi que l’édification
d’infrastructures de base pour un développement économique et social global.
Nous avons continuellement oeuvré pour que la Mauritanie occupe la place qui lui sied dans le concert des nations.
Ces réalisations ont été accompagnées d’amendements constitutionnels qui ont
porté l’esclavage au rang de crime contre l’humanité. D’importantes autres mesures favorisant la promotion des droits humains ont été prises.
Dans le même cadre, la presse privée a été soutenue et les libertés individuelles et collectives renforcées. C’est ainsi que le délit de presse a été dépénalisé et l’espace audiovisuel libéralisé avec un élargissement des compétences de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel.
Notre volonté constante d’ouverture, conjuguée à la promotion des libertés ont créé un champ favorable à l’activité politique responsable. Le code électoral a été amélioré à travers certaines mesures garantissant plus de transparence. A titre d’exemple l’introduction d’une plus grande dose de proportionnelle a permis de favoriser l’accès des femmes aux postes électifs et d’élargir la base de la représentation parlementaire. Ces réformes structurantes ont abouti à l’institution d’une Commission Electorale Nationale Indépendante chargée de la plénitude de la supervision et de l’organisation des élections.
Excellences
Chers Concitoyens,
Mesdames et Messieurs
Nous redoublerons d’effort, avec la Grâce d’Allah, pour sauvegarder ces précieux acquis et conforter le mouvement de réforme dans tous les domaines.
Dans cet ordre d’idée, nous poursuivrons avec constance et persévérance, la
préservation et l’enracinement de nos valeurs islamiques de tolérance.
Nous combattrons toute manifestation de l’extrémisme et du fanatisme et ferons résolument face à toute atteinte à nos croyances sacrées et à toute tentative
d’influence négative sur notre rite pratiqué à travers les temps dans notre espace, Bilad Chinguitt, dont les fils ont porté et propagé, dans la tolérance et loin de toute inquisition.
Le secteur de la Justice constitue un service essentiel en raison de son rôle
déterminant dans la sauvegarde des intérêts matériels et moraux des citoyens et l’encouragement de l’investissement national et étranger. Il rend le droit entre les justiciables et contribue à préserver la paix civile. Pour toutes ces raisons et bien d’autres, ce secteur connaîtra, par la Volonté d’Allah, de profondes réformes de nature à renforcer l’indépendance de la Justice, à garantir son professionnalisme et à consolider la primauté du droit.
Nous nous attèlerons à moderniser l’administration Publique, à améliorer ses
performances ainsi que l’aptitude de ses agents, à en simplifier les procédures et à la rapprocher davantage du citoyen.
L’aménagement du territoire occupera une place centrale grâce à une dynamique que connaitra la décentralisation avec pour objectif la valorisation de nos ressources et potentialités locales, la diversification des sources de revenus et la création de nouveaux emplois. Cette orientation a pour finalité de promouvoir un développement cohérent et intégré qui réduit les disparités sociales et celles existant entre les différentes zones du pays.
Excellences
Chers Concitoyens,
Mesdames et Messieurs
Nous poursuivrons résolument la lutte contre la gabegie, en instituant de nouveaux mécanismes juridiques nécessaires à l’éradication de la corruption et des pratiques contraires à la bonne gouvernance. La lutte contre la gabegie figurera en tête des priorités du nouveau mandat parce que la gabegie constitue un obstacle véritable au développement économique et social.
Les politiques économiques mises en oeuvre ont permis de réaliser un taux de
croissance supérieur à 6%. Les approches sectorielles suivies ont permis, entre autres résultats, l’amélioration de l’exploitation de nos ressources minières, la révision de l’accord de pêche avec l’Union Européenne pour un meilleur profit pour notre pays et l’aménagement de grandes surfaces agricoles, ce qui a permis de couvrir plus de 60% de nos besoins en riz. Ces politiques, qui ont contribué à la création de dizaines de milliers d’emploi, seront poursuivies pendant les cinq prochaines années en vue d’aboutir à des niveaux de production meilleurs et de créer davantage d’emplois.
Un intérêt particulier sera accordé au sous-secteur de l’élevage pour l’intégrer définitivement dans le circuit économique.
La production d’énergie, dans ses différentes sources, thermique, gazière, éolienne et solaire, connaîtra un développement significatif pour favoriser l’essor économique du pays. Le programme de désenclavement sera poursuivi par la réalisation de nouvelles routes bitumées.
Excellences
Chers Concitoyens,
Mesdames et Messieurs
La sécurité constitue la clé de voûte de l’Etat et le gage de sa stabilité. En effet, sans sécurité on ne peut concevoir un quelconque développement. Le travail accompli, au cours des cinq dernières années, dans le domaine de la sécurité et de la défense, a permis de restaurer la confiance de nos citoyens en leur forces armées et de sécurité et de susciter une grande estime de nos partenaires.
Cependant, des efforts restent à faire. Face aux défis sécuritaires aussi bien sur le plan national qu’international, nous devons multiplier les efforts en matière de formation, de réorganisation et d’équipement. Dans ce cadre, nous ne ménagerons aucun effort pour relever la capacité opérationnelle de nos forces armées et de sécurité en vue de protéger nos concitoyens et leurs biens et de faire face aux éventuelles menaces à notre paix et sécurité. Nous oeuvrerons à renforcer la position privilégiée de notre pays, sur le plan régional et international, position qui nous dicte le devoir de contribuer aux efforts régionaux et internationaux en faveur du maintien de la paix civile dans les pays africains frères faisant face à de tels défis.
Notre politique extérieure a connu, au, cours du mandat écoulé, une redynamisation qui nous a fait recouvrer notre place dans le monde arabe, en Afrique et sur le plan international. Nous avons assuré la protection de nos citoyens à l’étranger et celle de leurs biens.
Nous persévérerons dans cette voie en consolidant nos acquis pour rendre notre
pays plus visible et apporter notre contribution à la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue et la criminalité transfrontalière. Notre action s’inscrira dans une cordiale entente et relation solide avec les autres Etats aussi bien dans le cadre bilatéral que multilatéral. Nous oeuvrons constamment à contribuer à l’avènement de la paix et au règlement des conflits régionaux et internationaux.
Le mandat écoulé a été marqué par l’encouragement de la jeunesse et des femmes à assumer pleinement leur rôle dans l’oeuvre de construction nationale. La femme constitue plus de la moitié de la société et la jeunesse sa force vive. On ne peut par conséquent, envisager un développement durable tant que leurs énergies ne sont pas libérées.
Nous oeuvrerons pendant les cinq prochaines années à faire recouvrer à la jeunesse et aux femmes la place qui leur sied dans les domaines politique, économique et social. Dans ce cadre et en réponse aux aspirations des jeunes exprimées par les participants à la dernière “rencontre Jeunes” une priorité sera accordée aux actions en faveur de la jeunesse. De même un élargissement de l’accès de la femme aux fonctions exécutives sera garanti, en même temps que l’encouragement de son autonomisation sur le plan économique. Nous combattrons vigoureusement toutes les violences contre la femme.
Les résultats encourageants que nous avons obtenus dans le domaine du sport nous poussent à persévérer dans la voie de la promotion du sport avec l’objectif d’aboutir à des performances dignes de notre grande nation, aussi bien sur le plan continental qu’international.
Excellences
Chers Concitoyens,
Mesdames et Messieurs
Dès le départ, j’ai fait de la lutte contre la pauvreté le fondement de mon
engagement. Malgré le bilan positif du mandat écoulé, je considère que je reste redevable du changement de la condition de mes chers concitoyens dans les
Adwaba, les zones rurales, les villages et les quartiers populaires de villes.
A cet égard, l’action des pouvoirs publics restera centrée sur la généralisation de l’accès aux services de base, le renforcement de l’appui aux activités génératrices de revenu et la réalisation de nouvelles infrastructures constituant un levier essentiel du développement économique.
Nous oeuvrerons à élargir et diversifier les structures de la formation
professionnelle pour une meilleure adéquation des profils de ses sortants avec les besoins du marché du travail. Tout sera mis en ouvre en vue d’attirer les
investissements étrangers et encourager l’initiative privée pour créer plus
d’emplois et promouvoir l’auto-emploi, en particulier en faveur des jeunes
diplômés chômeurs.
S’agissant de l’éducation, la poursuite de la réforme de notre système éducatif fera partie de nos priorités pour les cinq prochaines années. Cette réforme sera menée au plan qualitatif et au plan quantitatif pour que l’éducation contribue efficacement au développement économique et social du pays. L’école doit devenir un creuset de l’unité nationale et un ascenseur social. Chaque enfant du pays doit avoir la possibilité d’accéder à l’école, d’y recevoir un enseignement de base de qualité, dans un contexte marqué par l’égalité des chances.
Les pouvoirs publics édifieront encore plus d’infrastructures scolaires et les équiperont. Nous formerons encore plus de formateurs et encouragerons
l’excellence.
Dans le domaine de la santé, nous mettrons en place des pôles régionaux en vu
d’aboutir à une meilleure qualité des soins et à l’élargissement de la prise en charge des malades pour tendre vers une assurance universelle, avec la création
d’un fond de solidarité pour les plus démunis et une meilleure intégration des
personnes vulnérables.
Dans ce cadre, les infrastructures de santé et leur équipement ainsi que la
formation des ressources humaines de la santé et la réforme du secteur
pharmaceutique seront au coeur de nos préoccupations.
Excellences;
Chers Concitoyens;
Mesdames et Messieurs;
Le caractère pluriethnique et la diversité culturelle de notre pays constituent un facteur de richesse qu’il incombe à chaque mauritanien d’en être fier et de préserver. Le peuple mauritanien a vécu, tout au long de sa glorieuse histoire, une parfaite symbiose, ayant pour socle les valeurs de justice et de tolérance de l’Islam, la solidarité et l’amour du prochain entre les musulmans. Tout au long des cinq derrières années nous avons mis en oeuvre une politique et des programmes d’éradication des séquelles de l’esclavage, de consolidation de l’unité nationale, à travers le règlement du passif humanitaire et le retour des refugiés.
Nous nous opposerons farouchement aux tenants des visées racistes,
particularistes, tribalistes ou grégaires qui menacent notre cohésion sociale et notre unité nationale. Nous sommes un seul et même peuple qui ambitionne de
vaincre la pauvreté, qui aspire à édifier une société garantissant la justice et l’égalité en droits et en devoirs à tous ses fils, une société où la compétence, l’excellence et la citoyenneté sont les seuls critères de valeur.
Excellences
Chers Concitoyens,
Mesdames et Messieurs
En maitrisant la situation sécuritaire, en barrant la route aux chantres de la division raciale, en luttant contre la gabegie, en encourageant l’initiative privée et l’investissement étranger, en maintenant le climat de liberté et en assurant la primauté du droit, nous serons à même de réaliser notre objectif fondamental qui est de fournir des conditions de vie digne à chaque famille mauritanienne, à chaque citoyen et de sauvegarder la cohésion de notre société.
Vive la Mauritanie démocratique, forte et prospère.
Je vous remercie”.
Source: AMI
Le Comité Exécutif de la FFRIM a décidé, lundi (4 août), au cours de sa session extraordinaire, comme il fallait s’y attendre, de virer le sélectionneur national, Patrice Neveu de son poste 24 heures après l’élimination des Mourabitoune des éliminatoires de la CAN 2015. C’est ainsi la première conséquence directe de la cruelle délussion enregistrée par le pays. Une première tête est tombée. C’est le mouton du sacrifice qui vient d’être immolé. D’autres devraient suivre suite à cette débacle prévisible depuis un certain temps. Le technicien français s’était rendu coupable de bien d’erreurs de casting dans le choix des joueurs. Rien n’avait été fait pour assainir le climat délètère prévalant au sein de la sélection. Neveu n’a pas survécu après l’humiliation subie par les Mourabitoune qui n’ont pas perdu à domicile depuis 2008. En prise avec bien de pensionnaires de la sélection nationale ( Mohamed Balla Chérif écarté depuis Palaye, DaSilva et tout dernièrement avec Karamogho Moussa Traoré lors des dernières séances d’entraînement. Ils ont même failli en venir aux mains), Neveu, tout comme le président de la fédération, avait attisé le feu. Son orgueil l’avait contraint à écarter bien de joueurs prometteurs (Abderrahmane Sy dit Bébé) freinés dans leur progression en sélection. Il s’était évertué à accorder une confiance aveugle à des joueurs limités et fortement contestés.



