Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 09/04/2012

Calvaire des rapatriés : De l’exigence d’exorciser tous les maux !

altLes douloureux événements de 1989 ont exactement commencé le 9 avril.Et 23 ans après jour pour jour, les rapatriés mauritaniens, revenus au pays natal, parlent ouvertement du chemin parcouru de la déportation au Sénégal au rapatriement en Mauritanie en passant des camps des refugiés au pays de la Teranga à ceux des rapatriés au pays natal.
A chacun son récit: Le vendredi 5 mai 1989, Mamadou Thiam, agent de l’OPT (Office des postes et télécommunications) était en train d’écouter la RFI à 6h30, quand la police frappa à la porte de sa maison à El Mina. « Ils m’ont demandé de monter dans la voiture pour aller au commissariat de Sebkha avec eux. Dans la voiture se trouvaient Fall et Dieng, deux collègues de l’OPT. Dans les locaux du commissariat de Sebkha, le commissaire m’a retiré mes papiers d’identification et a ordonné de me m’enfermer derrière les grilles. J’ai trouvé de nombreux agents de l’OPT et même un proche parent d’un Colonel, de l’armée». Mamadou Thiam a ainsi compris que les agents de la police n’arrêtaient pas que les ressortissants sénégalais, mais aussi des noirs mauritaniens travaillant dans l’administration. Ce qui n’était alors à ses yeux qu’un «nettoyage» ethnique de l’OPT. C’est ainsi qu’il a été conduit à l’aéroport pour être déporté au Sénégal à bord d’un avion algérien. Mamadou Thiam, se souvient qu’il il y avait deux avions militaires algériens et français qui transportaient les personnes arrêtées au Sénégal. Mais d’autres gens ont été acheminés par voie routière.
Pour sa part Souleymane LO, un ancien douanier, a fait une traversée forcée le 24 mai 1989 à Rosso Sénégal. Deux dispositifs ont été mis en place. De ce fait, les militaires et les paramilitaires rapatriés ont été séparés des civils. Et les Sénégalais avaient ainsi du mal à comprendre que les autorités mauritaniennes puissent déporter des hommes de tenue. Pour eux, les militaires et les paramilitaires mauritaniens n’étaient que des espions envoyés par leurs autorités en terre sénégalaise. Ils prouveront qu’ils étaient bel et bien des Mauritaniens déportés au Sénégal par leur pays contre leur gré. Ils sont alors acheminés au camp de Samba Djeri Diallo de Dakar via le camp militaire Richard Toll et celui de Saint-Louis. Pendant trois mois, ils y sont restés. Ensuite, avant d’être transférés à Thiès après avoir passé des jours à l’école de police de la capitale sénégalaise. La destination finale sera le camp de réfugiés de Dagana, où ils s’organisent pour donner dispenser à leurs enfants le programme mauritanien par des enseignants déportés. Les rapatriés n’ont pas changé leur façon de vivre à la mauritanienne a confié Souleymane Lô qui a indiqué également que matériellement qu’ils ont été assistés par le Gouvernement du pays hôte, le Haut Commissariat des Refugiés (HCR) et la communauté internationale.

 Le rénovateur.

 

 

 

 

 

Mali: Amadou Toumani Touré a démissionné et la transition peut s’ouvrir

altCe dimanche soir 8 avril à Bamako, le président Amadou Toumani Touré a officiellement démissionné. Dans la maison d’un de ses proches, dans la capitale malienne, il a présenté sa lettre à la médiation burkinabè de la Cédéao. Avec cette démission d’Amadou Toumani Touré s’ouvre une nouvelle phase politique pour le Mali. Le récit des dernières heures de la présidence ATT et les prochaines étapes avec nos correspondants et envoyés spéciaux. Le président malien Amadou Toumani Touré, renversé par un putsch le 22 mars, a officiellement démissionné ce dimanche 8 avril, ouvrant la voie au départ de la junte installée au pouvoir depuis sa chute.

C’est Alassane Ouattara qui le premier décroche son téléphone pour joindre le président Amadou Toumani Touré. «Trouvons rapidement une solution» aurait déclaré l’Ivoirien à celui qui, théoriquement, était toujours son homologue. ATT a alors une chose en tête : la menace de le juger proférée par la junte. Selon son entourage, il a voulu un moment s’expliquer devant le peuple via les médias publics. C’est «non», répond la junte. Deux visages désormais très appréciés des Maliens entrent alors en scène : Djibril Bassolé ministre des Affaires étrangères du Burkina, et représentant du médiateur Blaise Compaoré, et Adama Bictogo, ministre ivoirien de l’Intégration africaine, représentant du président en exercice de la Cédéao. Ils vont parler à la junte pour calmer le jeu. Le message passe. Mais ATT lui persiste dans sa volonté de s’expliquer avant de jeter l’éponge.

Blaise Compaoré appelle alors par téléphone le président Touré qui finit par accepter d’alléger la procédure de son départ. Amadou Toumani Touré prend alors contact avec celui qui doit assurer son intérim, Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée nationale pour lui annoncer qu’il démissionne.

Quelques heures plus tard, ATT quitte son refuge et donne rendez-vous aux représentants de la médiation pour une brève cérémonie au cours de laquelle il annonce sa démission.

La démission d’Amadou Toumani Touré enclenche concrètement la période de transition politique. ATT l’a dit : son départ permet d’appliquer l’article 36 de la Constitution. La cour constitutionnelle devrait donc rapidement se réunir pour constater la vacance officielle du pouvoir et annoncer dans la foulée que l’intérim à la tête de l’Etat malien est assuré par Dioncounda Traoré, le président de l’Assemblée nationale.

Les discussions déjà engagées par Blaise Compaoré, le président burkinabè vont s’accélérer entre la junte, la Cédéao et la société civile malienne pour doter rapidement le Mali d’un Premier ministre qui aura les pleins pouvoirs et d’un gouvernement de transition. Des institutions temporaires qui auront deux priorités : gérer la crise dans le nord du pays en négociant avec les groupes rebelles ou en utilisant la force en cas d’échec des pourparlers et organiser dans les prochains mois une nouvelle élection présidentielle.

RFI

Déclaration “d’indépendance” de l’Azawad (le texte intégral)

altLe Mouvement national de Libération de l’Azawad (MNLA, rébellion armée) qui occupe militairement le nord du Mali a proclamé ce 6 avril 2012 “l’indépendance” de cette partie du territoire malien. Une proclamation d’indépendance immédiatement jugée nulle et de non effet par les institutions internationales africaines. Ouestaf.com vous fournir ci-dessus l’intégralité du texte signé du MNLA à cette occasion.

 

NOUS, PEUPLE DE L`AZAWAD,

Par la voix du Mouvement National de Libération de L’Azawad après concertation avec :

Le Comité Exécutif,
Le Conseil Révolutionnaire,
Le Conseil Consultatif,
L’Etat-Major de l’Armée de Libération,
Les bureaux régionaux

Rappelant les principes du droit international et les principaux instruments juridiques internationaux régissant le droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes, notamment, la charte des Nations Unies en ses articles 1 et 55, les dispositions pertinentes de la déclaration internationale des droits des peuples autochtones;

Considérant, la volonté explicitement exprimée dans la lettre datée du 30 mai 1958 adressée au président français par les notables, guides spirituels de toutes les composantes de l’AZAWAD;

Considérant qu’en 1960, à l’occasion de l’octroi de l’Indépendance aux peuples Ouest-Africains, la France a rattaché sans son consentement l’AZAWAD à l’Etat malien qu’elle vient de créer;

Rappelant les massacres, les exactions et humiliations, spoliations et génocides de 1963, 1990, 2006, 2010 et 2012, qui ont visé exclusivement le peuple de l’AZAWAD jusqu’au 1er avril 2012;

Rappelant, le comportement inhumain du Mali qui a utilisé les différentes sécheresses (1967, 1973, 1984, 2010….) pour faire disparaitre notre peuple par anéantissement alors même qu’il a sollicité et obtenu une aide humanitaire généreuse;

Considérant l’accumulation de plus de 50 ans de mal gouvernance, de corruption et de collusion militaro politico financière, mettant en danger l’existence du peuple de l’AZAWAD et en péril la stabilité sous-régionale et la paix internationale;

Considérant, la libération complète du territoire de l’AZAWAD;

Proclamons irrévocablement, L’ETAT INDEPENDANT de l’AZAWAD à compter de ce jour Vendredi 06 Avril 2012.

DECLARONS:

La reconnaissance des frontières en vigueur avec les états limitrophes et sont inviolabilité;
L’adhésion totale à la charte des Nations Unies;

L’engagement ferme du MNLA à créer les conditions de paix durable, à initier les fondements institutionnels de l’Etat basés sur une Constitution démocratique de l`Azawad indépendant.

Le Comité Exécutif du MNLA invite l’ensemble de la Communauté Internationale dans un élan de justice et de paix à reconnaitre sans délais l’Etat de l’AZAWAD Indépendant.

Le Comité Exécutif du MNLA jusqu’à la mise en place de l’Autorité du Territoire de l’AZAWAD continuera à assurer la gestion de l’ensemble du territoire.

GAO
06/04/2012