Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 01/04/2012

Mali: le chef de la junte annonce “rétablir” la Constitution et les institutions

altLe chef de la junte au pouvoir au Mali, le capitaine Amadou Sanogo, a annoncé dimanche “rétablir” la Constitution et les institutions, tout en promettant des “consultations avec les forces vives du pays” dans le cadre d’une “transition” dont il n’a pas précisé la durée.

“Nous prenons l’engagement solennel de rétablir à compter de ce jour la Constitution de la république du Mali du 25 février 1992, ainsi que les institutions républicaines”, a déclaré à la presse le capitaine Sanogo, dans un texte lu à la presse à son quartier général de Kati, en banlieue nord de Bamako.

“Toutefois, compte-tenu de la situation de crise multi-dimensionnelle que vit notre pays, et afin de permettre une transition dans de bonnes conditions et de préserver la cohésion nationale, (nous) décidons d’engager, sous l’égide du médiateur, des consultations avec toutes les forces vives du pays dans le cadre d’une convention nationale (…)”, a-t-il expliqué.

Ces consultations devront permettre “la mise en place d’organes de transition en vue de l’organisation d’élections apaisées, libres, ouvertes et démocratiques auxquelles nous ne participerons pas”, a ajouté le capitaine Sanogo, qui n’a pas précisé la durée ou les termes exacts de cette transition.

Le chef de la junte s’exprimait avec à ses côtés le chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé, présent à Bamako depuis samedi pour négocier avec les mutins des modalités d’un retour de l’ordre constitutionnel, exigé par les pays d’Afrique de l’Ouest.

Après avoir brandi la menace d’un “embargo diplomatique et financier” d’ici lundi, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), a mis samedi une force d’intervention de 2.000 hommes en “alerte”, alors que les rebelles touareg ont pris le contrôle en trois jours de la quasi-totalité du nord-est du Mali, et assiégeaient dimanche la ville de Tombouctou.

AFP

Tombouctou menace de tomber

Tout s’accélère dans le Nord du Mali. Samedi matin, l´attaque de Gao (1 200 km de Bamako) a commencé et on s’y bat encore. Mais plus à l’ouest, la grande ville de Tombouctou (900 km de la capitale) est aussi sur le point de tomber.Vendredi, les forces régulières de Nyafunke ont abandonné leur camp pour se replier vers Tombouctou, située à une centaine de kilomètres. Ce mouvement précipité a comme un avant-goût de défaite, car Nyafunke est un camp important. Dans la foulée, de nouvelles négociations (celles des semaines passées avaient échoué) ont eu lieu entre des dignitaires de cette ville et des responsables du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Les grands commerçants des groupes dits “arabes”, très influents dans Tombouctou, veulent obtenir des garanties pour leurs propriétés si la ville venait à être prise par les rebelles. En substance : pas de pillages. En échange, Tombouctou serait “ville ouverte”. Ces négociations, qui ont duré jusqu’à quatre du matin, ont à nouveau échoué. La ville va donc être attaquée. Quel sera le niveau de résistance ? Les rebelles ont-ils les moyens de l’emporter ?

Un habitant de la ville, joint au téléphone dans son jardin tout proche du camp militaire donne la réponse : “tout ce qui porte uniforme est en train de quitter la ville, de même que les familles. Tout le monde essaye de fuir en direction de Douentza”. Cette dernière localité se trouve sur la route qui mène vers Mopti, puis Ségou, et enfin Bamako. “D’un moment à l’autre les rebelles vont entrer dans la ville”, conclut l’habitant interrogé.

L’offensive rebelle est foudroyante. Hier, les forces combinées d’Ansar Dine, le mouvement d´Iyad Ag Ghali alliées au MNLA prenaient Kidal, ce qui représente une grosse prise et un choc psychologique important pour la junte au pouvoir à Bamako comme pour le pays tout entier.

A présent, les rebelles semblent progresser en profitant de l’état de désorganisation de l’armée encore accentuée par le coup d’état. Des officiers supérieurs ont été mis à l’écart lors du putsch, parfois arrêtés. D’autres, à qui il arrivait d’avoir trempé dans des projets concurrents de renversement du régime, hésitent à associer leur nom au groupe de jeunes officiers subalternes qui a réussi à s’emparer du pouvoir le 22 mars.

Dans ce contexte, la rébellion bénéficie d’un terrain favorable. La classe politique, à Bamako, tente à présent de réaliser une “union sacrée”, pro et anti-putsch de toutes tendances confondues, pour essayer de prendre part à un sursaut national. Mais personne n’est en mesure de dire à présent jusqu’où iront les rebelles, même s’ils n’avaient jusqu’ici jamais parlé d’opérer au-delà de leur “région”, l’Azawad, au Nord du Mali.

Est-ce qu’à la faveur du désordre, leurs plans auraient changé ? A Bamako, les putschistes espèrent tirer parti de cette situation pour convaincre l’organisation des Etats de la région, la Cédéao, de suspendre leur ultimatum exigeant de rétablir la constitution et un pouvoir civil d’ici lundi, faute de quoi le pays serait victime de sévères sanctions de ses voisins qui l’enfermeraient pratiquement dans ses frontières. La junte du capitaine Sanogo peut espérer gagner du temps sur le terrain diplomatique, trois de ses envoyés se trouvent du reste à Ouagadougou (au Burkina Faso, dont le président est désigné comme médiateur par la Cédéao) pour tenter de négocier un répit sur le terrain des éventuelles sanctions. Mais ce n’est pas ce qui, à ce stade, sauvera une armée en plein naufrage sur le terrain du nord, même si à Bamako, des responsables politiques feignent de croire qu’il suffirait que la Cédéao oublie ses sanctions, laisse les capitaines au pouvoir, et donne du matériel aux forces régulières pour permettre de renverser la vapeur militaire face aux rebelles. En réalité, la situation est bel et bien d’une extrême gravité, l’armée donne l’impression de s’effondrer, et seules des pressions internationales sur certains acteurs peuvent éventuellement bloquer l’effet boule de neige de l’avance rebelle.

AFP

 

Nouakchott : Les étudiants manifestent demandant la levée des poursuites sur son SG

altALAKHBAR (Nouakchott)- A Nouakchott, les forces de l’ordre barrent en ce moment(11:15 GMT) l’accès au Ministère de  l’Intérieur et de la Décentralisation à des centaines d’étudiants, qui demandent la lavée des poursuites sur Batchily, secrétaire général du SNEM, syndicat national des étudiants mauritaniens. Déjà brutalisé par la police, suite à une manifestation de TMPN à Kaédi (Sud-Mauritanie), Batchily est aujourd’hui accusé d’être «le cerveau instigateur» du SNEM, qui a mené une série de grèves et boycotté les examens, pour demander, entre autre, la généralisation et l’augmentation des bourses. Plusieurs étudiants ont été ainsi arrêtés tandis que Batchily est toujours recherché.

Mali: la violence continue de s’étendre dans le Nord

 

altCe dimanche 1er avril dans la matinée, les rebelles touaregs du MNLA affirment « cerner » Tombouctou, dernière ville du Nord du Mali encore contrôlée par l’armée malienne, après s’être emparés samedi de la ville de Gao. Dans un communiqué, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) « informe que son état-major cerne la ville de Tombouctou pour déloger le reste de l’administration politique et militaire malienne pour le bonheur du peuple de l’Azawad [la région du Nord du Mali] ».

Des tirs ont été entendus ce dimanche matin à Tombouctou où l’agitation règne actuellement. De nombreux militaires de l’armée régulière se sont habillés en civils pour quitter leur garnison et se mettre à l’abri. Les boutiques sont fermées. On entend des coups de feu dans des quartiers. On voit aussi, selon des témoins, des miliciens arabes, les bérabiches, qui ont pris la défense de la ville en mains. Ils sont épaulés par des militaires de l’armée régulière issus de la même communauté arabe. Tous sont armés. Certains de ces miliciens ont tenté de prendre de force des véhicules de l’Etat. Aucun rebelle n’est visible dans la ville. Il ne sont pas non plus vers le camp militaire comme on le pensait, en tout cas pas pour le moment. Le MNLA a pris ce samedi le contrôle de Gao, avec l’appui du mouvement islamiste Ansar Dine. Gao, une ville stratégique, qui abritait l’état-major pour tout le Nord du pays.

Dans un premier communiqué lu par la radio-télévision nationale, le chef des mutins au pouvoir à Bamako avait pourtant affirmé que les soldats avaient repoussé l’attaque. Mais dans un second texte, diffusé dans la foulée, le capitaine Sanogo a finalement ordonné aux militaires d’abandonner leurs positions. La prise de Gao intervient à quelques heures de la fin de l’ultimatum lancé à la junte par la Cédéao. La Communauté Ouest-africaine a donné aux mutins jusqu’à ce lundi pour rétablir l’ordre constitutionnel dans le pays. A défaut, elle mettra en place un embargo diplomatique et financier. Entre autres mesures prévues, des interdictions de voyager, le gel d’avoirs, le rappel d’ambassadeurs, la fermeture de ports ou encore la fermeture des frontières.

En attendant l’application de l’embargo, le dialogue continue. Ce samedi, une délégation de la junte s’est rendue à Ouagadougou pour rencontrer le médiateur, le président burkinabé Blaise Compaoré. Sur place, la délégation malienne a dit être d’accord pour un rétablissement rapide de la légalité constitutionnelle, sans plus de détails. Dans la foulée, le chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé s’est déplacé à Bamako, où il a rencontré le capitaine Sanogo.

Alida Jay Boye

Par RFI

 

Abdoul Birane Wane : «Nous n’avons jamais rejeté les intellectuels négro-mauritaniens»

altALAKHBAR (Nouakchott)- TPMN n’a jamais rejeté nos intellectuels, certains parmi eux font un important travail en coulisse, a déclaré le coordinateur du mouvement. Abdoul Birane Wane ajoute, dans cette interview à Alakhbar, que le véritable problème de l’enrôlement éclatera au moment de l’émission des pièces d’identité, et c’est en ce moment que plusieurs négro-Mauritaniens se rendrons compte qu’ils n’ont jamais été recensés.

ALAKHBAR : Avez-vous de cas récents de négro-mauritaniens, rejetés à l’enrôlement, ou qui ont peur de se présenter devant la commission concernée ?

Abdoul Birane Wane : Oui, nous avons toujours dit que le problème de l’enrôlement est loin d’être résolu. Les négro-Mauritaniens sont toujours victimes de cette discrimination. Nous avons reçu des plaintes des populations du 6ème arrondissement, qui sont systématiquement rejetées par des agents racistes et zélés qui sont déterminés à accomplir leur ignoble besogne. Par rapport à ce problème particulier nous prendrons des mesures adéquates. Ce n’est pas tout, on nous signale que le Cadi lui même délivre des certificats de décès avec parcimonie, deux fois par semaine, soit trente certificats le lundi et trente le mercredi, avec toute la population d’Elmina. Nous comprenons, il s’agit de populations noires, donc tous les moyens sont bons pour rejeter.

ALAKHBAR : Certains accuse TPMN de mouvement non structuré. Etes-vous du même avis ?

Abdoul Birane Wane : Le chien aboie la caravane passe. Qui peut dire que le mouvement n’est pas structuré! Nous avons un bureau de la coordination, un mouvement des femmes, et des cellules qui sont représentées dans nos réunions par leurs délégués.

ALAKHBAR : Pourquoi êtes-vous réticent par rapport aux intellectuels noirs et ONG de droit de l’homme qui veulent se rapprocher de TPNM ?

Abdoul Birane Wane : Nous n’avons jamais rejeté nos intellectuels, certains parmi eux font un important travail en coulisse, le combat que nous menons, nous savons qu’il doit impliquer toutes les catégories. Quant aux ONG des droits de l’homme dont vous parlez , j’aurais bien voulu que vous m’en donniez un exemple, c’est nous qui avons par contre tendu la main aux mouvements négro-Mauritaniens, à l’intérieur et à l’extérieur en perspective d’une large coalition. Et ce communiqué a même été publié par Al akhbar. Nous avons prouvé que nous sommes disposés à travailler avec les autres car nous n’avons aucun complexe. Les 24 et 25 Mars(meeting et marche), nous avons associé le Collectif des veuves et le Regroupement des victimes des évènements de 1989, n’est-ce pas une preuve d’ouverture?

ALAKHBAR : Aujourd’hui vous sautez sur tout les événements, (langues nationales, passif humanitaire…) cela veut-il dire que vous n’avez plus rien à dire sur l’enrôlement ?

Abdoul Birane Wane : Nous avons des revendications qui sont toutes légitimes. Le problème de l’enrôlement reste encore sans solution, mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas parler de l’officialisation de nos langues, de nos terres spoliées, du partage des richesses et du pouvoir, de l’égalité des chances…Alors toutes ces revendications sont liées aux droits de l’Homme, nous devons en parler, sinon c’est comme si on ne reconnaissait pas l’existence de ces injustices.

ALAKHBAR : TPMN n’est-il pas affaibli par les dernières mesures du gouvernement de forcer les populations, surtout les fonctionnaires, à aller se faire enrôler ?

Abdoul Birane Wane : Non l’attitude du gouvernement nous renforce car elle démontre que ces recensements constituent un échec, c’est maintenant qu’on peut vraiment parler d’enrôlement, c’est comme un enrôlement de soldats, l’Etat oblige les fonctionnaires à se recenser .C’est du chantage. Le véritable problème éclatera au moment de l’émission des pièces d’identité, et c’est en ce moment que plusieurs négro-Mauritaniens se rendrons compte qu’ils n’ont jamais été recensés.

ALAKHBAR : Y a-t-il une partie tiers qui apport un soutien financier à TPMN ?

Abdoul Birane Wane : Touche pas à ma nationalité fonctionne avec ses moyens, nous voulons démontrer que la volonté est à la base de tout combat pour la libération.

ALAKHBAR : Que vous inspire-t-il la journée de réconciliation nationale du 25 mars

Abdoul Birane Wane : La journée du 25 Mars nous inspire la honte, un régime de criminels soutenu par des nègres de service qui veut faire table rase des crimes commis au mépris des victimes. Nous dénoncerons avec vigueur.