Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: March 2012

Ely et son cousin, acte III, scène 1

altEnfin, serait-on tenté de dire, tant l’épisode fut reporté : le président de la République est arrivé, la semaine dernière, à Nouadhibou. Mardi, précisément. Soit moins de 24 heures après la gigantesque marche organisée par l’opposition, qui ne demandait, ni plus ni moins, que son départ. Pour corser l’addition, l’ancien chef de l’Etat, Ely Ould Mohamed Vall, cousin et néanmoins ennemi juré de l’ex-général, est sorti de sa réserve, vieille de plus de deux ans et demi, en se joignant à la marche. Jusqu’à, même, sortir, également, de son mutisme, en prenant la parole au cours du meeting qui l’a suivie. Et de qualifier, en termes peu amènes, le coup d’Etat du 6 août 2008 : une vulgaire « rébellion » ; et la situation générale que vit le pays : ca-tas-tro-phique. Il n’en fallait pas plus pour qu’Ould Abdel Aziz sorte de ses gonds à Nouadhibou. Furieux, il a fait entendre, à ses opposants, des vertes et des pas mûres : ‘’ vieillards incapables de se tenir debout, entourés de gabegistes, […] malfrats qui ont pillé et sevré ce pays, […] aigris qui refusent de voir les progrès réalisés, […] personnes impliquées dans le passif humanitaire », j’en passe et, peut-être, de plus savoureuses encore. Comme si « l’autre camp », celui des « bons rectifiés », ne comprenait ni vieillards, ni gabegistes, ni militaires impliqués dans les événements de 89/91. Notre guide éclairé – mais la lumière, ça aveugle, parfois – serait-il adepte de Sartre et de son célèbre « l’enfer, c’est les autres » ?
Apparemment hors de lui, Ould Abdel Aziz a, semble-t-il, très mal encaissé le subit retour d’Ely sur la scène politique. Sinon, comment expliquer que notre rebelle emprésidentié ait consacré, lors d’un rassemblement populaire prévu depuis plus de trois mois, au moins 80 % de son discours à fustiger une marche de juste la veille ? Si l’opposition n’avait pas marché, n’aurait-il eu que des platitudes à débiter ? On vous le disait la semaine dernière : cette marche était bien l’évènement politique de ce début d’année et le président de la République s’est ingénié, lui aussi, à nous en persuader. De fait, l’ancien chef du CMJD, qui dispose d’un solide réseau de relations à l’extérieur, ne parle pas dans le vide. Briser son silence au moment précis où le pays accumule des difficultés en tous genres, c’était la goutte d’eau apte à faire disjoncter la pile de nerfs Ould Abdel Aziz. Hautain et notoirement dédaigneux de l’opposition civile, l’ex-général nous rappelle sa capacité de fulmination, quand un ancien colonel accepte de se joindre à celle-là. Y flairerait-il un danger potentiel ? Y souffrirait-il le réveil d’une vieille plaie d’ego envers son brillant cousin ? Le voilà, en tout cas, à ce point énervé qu’il s’emmêle les pédales.
On s’interroge, du coup, et c’est bien légitime. Ely aurait-il affermi son réseau de relations ? En dehors du pays, particulièrement en France, l’ancienne puissance coloniale et faiseuse, à gogo, de présidents… Voire, en notre Armée nationale où tout ne va, peut-être pas, non plus, pour le mieux ? Détiendrait-il, notre ancien chef de la Sûreté , des secrets compromettants ? Quels risques fait-il peser sur le pouvoir actuel ? On doit, en tout cas, tenir pour certain qu’Ely a mûrement choisi l’heure et le lieu de son come-back. Roulé, comme les autres, dans la farine du 18 juillet 2009, il n’est pas homme à répéter deux fois la même erreur et aura, n’en doutons pas, très soigneusement préparé son affaire. Ould Abdel Aziz le sait et c’est probablement cela qui le perturbe autant…

AOC-LE CALAME

Passif humanitaire: 15.000 déportés sont toujours au Sénégal (AJD-MR).

altDes informations concordantes font état de l’existence au Sénégal de 15.000 déportés qui, jusqu’ici, n’arrivent pas à être identifiés parmi les volontaires au retour, a indiqué ce mardi l’AJD-MR qui dénonce plusieurs manquements après la clôture officielle de l’opération de rapatriement entamé en 2007. Ces déportés “n’ont pas choisi d’être au Sénégal, mais y ont été déportés par les forces de sécurité de la Mauritanie”. En plus “cette opération d’identification et de rapatriement des déportés n’a pas été étendue aux déportés mauritaniens au Mali” a ajouté le parti dans un communiqué parvenu à Alakhbar. “Quant à ceux sont déjà rentrés, en plus de leurs mauvaises conditions d’existence, ils n’arrivent pas encore à récupérer leurs terres d’habitation et de culture conformément à ce qui était convenu dans l’accord tripartite”, a précisé l’AJD-MR. Concernant les indemnisations des militaires victimes des évènements, le parti a noté que “si la première vague a effectivement été indemnisée, il reste encore une deuxième vague qui n’a pas encore été indemnisée et dans laquelle beaucoup d’omissions ont été notées”.

Selon le parti, le dossier des fonctionnaires de 1986 à 1991, victimes des licenciements abusifs n’est pas encore traité, de même que celui des nombreux villageois qui, pendant ces évènements ont été fusillés à proximité de leurs villages par les militaires mauritaniens. “A tous ces manquements vient s’ajouter l’impérieuse nécessité du devoir de mémoire”, a-t-il indiqué.

“La prière de Kaédi devait être le prélude à la réhabilitation de tous les martyrs de Walata (de 1986 à 1987), des pendus d’Inal, des officiers exécutés en 1987. L’épilogue de ce travail de mémoire et de vérité devra être l’identification des bourreaux et leur traduction devant la Justice”, a souhaité le parti.

“L’AJD/MR ne comprendrait pas que le premier responsable de l’Etat se limite à la seule dénonciation des présumés acteurs de ce drame national”, a estimé le parti, en commentaire au discours du Président de la République à Nouadhibou, où il a déclaré avoir identifié des individus responsables du génocide des négro- africains. “Ces indications nous autorisent à penser que des poursuites judiciaires devaient être engagées contre ces individus” selon le parti.

 

LE CALAME

Passif humanitaire: 15.000 déportés sont toujours au Sénégal (AJD-MR).

Des informations concordantes font état de l’existence au Sénégal de 15.000 déportés qui, jusqu’ici, n’arrivent pas à être identifiés parmi les volontaires au retour, a indiqué ce mardi l’AJD-MR qui dénonce plusieurs manquements après la clôture officielle de l’opération de rapatriement entamé en 2007.

Ces déportés “n’ont pas choisi d’être au Sénégal, mais y ont été déportés par les forces de sécurité de la Mauritanie”. En plus “cette opération d’identification et de rapatriement des déportés n’a pas été étendue aux déportés mauritaniens au Mali” a ajouté le parti dans un communiqué parvenu à Alakhbar.

“Quant à ceux sont déjà rentrés, en plus de leurs mauvaises conditions d’existence, ils n’arrivent pas encore à récupérer leurs terres d’habitation et de culture conformément à ce qui était convenu dans l’accord tripartite”, a précisé l’AJD-MR.

Concernant les indemnisations des militaires victimes des évènements, le parti a noté que “si la première vague a effectivement été indemnisée, il reste encore une deuxième vague qui n’a pas encore été indemnisée et dans laquelle beaucoup d’omissions ont été notées”.

Selon le parti, le dossier des fonctionnaires de 1986 à 1991, victimes des licenciements abusifs n’est pas encore traité, de même que celui des nombreux villageois qui, pendant ces évènements ont été fusillés à proximité de leurs villages par les militaires mauritaniens. “A tous ces manquements vient s’ajouter l’impérieuse nécessité du devoir de mémoire”, a-t-il indiqué.

“La prière de Kaédi devait être le prélude à la réhabilitation de tous les martyrs de Walata (de 1986 à 1987), des pendus d’Inal, des officiers exécutés en 1987. L’épilogue de ce travail de mémoire et de vérité devra être l’identification des bourreaux et leur traduction devant la Justice”, a souhaité le parti.

“L’AJD/MR ne comprendrait pas que le premier responsable de l’Etat se limite à la seule dénonciation des présumés acteurs de ce drame national”, a estimé le parti, en commentaire au discours du Président de la République à Nouadhibou, où il a déclaré avoir identifié des individus responsables du génocide des négro- africains. “Ces indications nous autorisent à penser que des poursuites judiciaires devaient être engagées contre ces individus” selon le parti.

Macky Sall, Plébiscité par le peuple

altLe Sénégal était donné par les occidentaux comme le meilleur modèle du multipartisme à suivre dans le continent africain. Ce capital démocratique, qui semble être resté toujours intact, comme un rocher dur devant les forces érosives, a failli se fondre et plonger cet Etat dans le chaos, après cette fermeté de Wade, de briguer un troisième mandat présidentiel. Mais, en reconnaissant très tôt sa défaite et en félicitant son tombeur, le président élu Macky Sall, Me Abdoulaye Wade s’en sort, après ses déboires politiques, la tête haute, donnant à son pays une exemplaire leçon de démocratie.
« Moi ou le déluge ». Cette expression collait parfaitement à l’ancien chef d’Etat sénégalais Me Abdoulaye Wade, qui a tenu avec une main de fer, contre la volonté de ses concitoyens, de ses opposants, de la loi fondamentale de son pays et même de l’Occident, à postuler à un troisième mandat présidentiel très contesté.
En jetant les manifestants , d’ illustres et défenseurs des droits de l’homme contestataires de sa candidature à l’instar d’Alioune Tine dans les prisons, il était inadmissible pour les observateurs les plus avertis que Gorgui accepte sa défaite. Le Sénégal était même entré dans un tourbillon d’insécurité inquiétant depuis les résultats du premier tour, où les ralliements en faveur de son challenger Macky Sall n’ont cessé de grimper en flèche, compromettant sérieusement son élection et exposant le pays à ce que les sénégalais eux-mêmes avaient comparé à une « wade-mania » qui n’a d’égal que le chaos. Mais, voilà, qu’à la surprise générale, qu’aux premières heures des décomptes des urnes dont il est mis au parfum, le président sortant prend conscience de sa défaite démocratique et se résout courageusement à sauver l’honneur, se pressant de féliciter le nouveau président élu Macky Sall. «Les choses se précisent. Tu vas gagner. Je te félicite» aurait-t-il dit au téléphone à son challenger. Une sortie vivement saluée à l’intérieur et à l’étranger qui à rendu à César ce qui appartient à César (au Sénégal sa démocratie triomphante).
Réaction du nouveau président
«Mes pensées vont d’abord aux martyrs de la démocratie», a pour sa part réagi celui qui s’apprête à devenir le quatrième président du pays, évoquant les six personnes tuées au cours de manifestations pré-électorales ayant succédé la validation, par le Conseil constitutionnel, de la candidature du dirigeant de 85 ans. «Le grand vainqueur reste le peuple sénégalais», a ajouté Macky Sall. Après avoir voté, ce dernier avait déjà félicité le bon déroulement du scrutin, alors que l’on craignait une recrudescence de violences. «Ceci montre que notre pays est une démocratie majeure, s’était-il réjoui. Nous avons une population mature qui est capable de choisir de manière lucide et responsable, et cela est un encouragement pour moi.»
Amadou Diaara -le rénovateur.

Fin des opérations de rapatriement : entre satisfaction et regrets

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a présidé dimanche dernier à Rosso, une cérémonie de clôture de l’opération qui a permis le rapatriement de plus de 20 000 réfugiés mauritaniens du Sénégal.Si pour l’homme fort de Nouakchott, cet événement constitue une fin heureuse d’une épreuve qui a failli ébranler la cohésion nationale, certains pensent que beaucoup reste encore pour le succès de ce long processus de retour, d’insertion dans la vie socioéconomique du pays.
Au cours d’une conférence de presse organisée dimanche dernier, le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), António Guterres s’est félicité d’avoir assisté à une cérémonie émouvante « pendant laquelle nous avons célébré ensemble la clôture du rapatriement volontaire, organisé des mauritaniens qui étaient au Sénégal. Ils sont revenus dans la sécurité et la dignité chez eux ». Et d’ajouter : « grâce au travail conjoint des gouvernements mauritanien et sénégalais avec l’appui du HCR, nous avons réussi à faire rentrer chez eux plus de 24 000 mauritaniens qui vont participer à la construction du futur de leur pays. » Il a ajouté « je tiens surtout à féliciter le gouvernement mauritanien pour ce programme de réintégration de tous ces mauritaniens dans leur pays. »
Pour Guterres, le gouvernement mauritanien n’a épargné aucun effort, aucune ressource pour donner à tous ceux qui sont revenus chez eux les conditions d’une intégration harmonieuse dans leur société. « Le rapatriement est un succès et 24 000 Mauritaniens sont rentrés chez eux, en sécurité et dignité. L’étape la plus importante, c’est le développement économique des régions où ces réfugiés s’insèrent. Et ça, c’est tout le défi de la Mauritanie qui mérite l’appui et l’engagement de la communauté internationale » a-t-il conclu. Au menu des autres réactions, pour Ibrahim Mamadou Ndiaye, président de l’Union nationale des rapatriés mauritaniens du Sénégal (UNRMS), la réinsertion des rapatriés pose de nombreux défis. « La revendication primordiale, c’est d’abord les terres spoliées en 1989. Nous voulons que ces terres soient remises à leur propriétaire. Il y a trois mille hectares qui sont mis à la disposition des rapatriés. Pour moi, ces trois mille hectares sont très insuffisants par rapport à ce que possédaient ces rapatriés » indique-t-il, soulignant par ailleurs qu’il reste des gens à rapatrier. « Tout le monde n’est pas rentré. Il y a ceux qui restent au Sénégal et qui ont manifesté leur désir de rentrer et qu’ils ne sont pas rentrés. Il y a encore des milliers qui sont restés là-bas. Il y a nos confrères du Mali qui veulent rentrer et je ne sais pas quel est leur sort ? » s’est-il interrogé, estimant que la question des Mauritaniens réfugiés au Mali reste encore en suspens. Concernant l’aménagement des terres agricoles, à propos desquels, le président Ould Abdel Aziz a promis de renforcer les efforts entrepris par l’Etat, Ibrahim Mamadou Ndiaye dit réitérer la détermination de son Ong à aller de l’avant dans le règlement de toutes les séquelles du passif humanitaire.
Rfi