Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 28/03/2012

Ely et son cousin, acte III, scène 1

altEnfin, serait-on tenté de dire, tant l’épisode fut reporté : le président de la République est arrivé, la semaine dernière, à Nouadhibou. Mardi, précisément. Soit moins de 24 heures après la gigantesque marche organisée par l’opposition, qui ne demandait, ni plus ni moins, que son départ. Pour corser l’addition, l’ancien chef de l’Etat, Ely Ould Mohamed Vall, cousin et néanmoins ennemi juré de l’ex-général, est sorti de sa réserve, vieille de plus de deux ans et demi, en se joignant à la marche. Jusqu’à, même, sortir, également, de son mutisme, en prenant la parole au cours du meeting qui l’a suivie. Et de qualifier, en termes peu amènes, le coup d’Etat du 6 août 2008 : une vulgaire « rébellion » ; et la situation générale que vit le pays : ca-tas-tro-phique. Il n’en fallait pas plus pour qu’Ould Abdel Aziz sorte de ses gonds à Nouadhibou. Furieux, il a fait entendre, à ses opposants, des vertes et des pas mûres : ‘’ vieillards incapables de se tenir debout, entourés de gabegistes, […] malfrats qui ont pillé et sevré ce pays, […] aigris qui refusent de voir les progrès réalisés, […] personnes impliquées dans le passif humanitaire », j’en passe et, peut-être, de plus savoureuses encore. Comme si « l’autre camp », celui des « bons rectifiés », ne comprenait ni vieillards, ni gabegistes, ni militaires impliqués dans les événements de 89/91. Notre guide éclairé – mais la lumière, ça aveugle, parfois – serait-il adepte de Sartre et de son célèbre « l’enfer, c’est les autres » ?
Apparemment hors de lui, Ould Abdel Aziz a, semble-t-il, très mal encaissé le subit retour d’Ely sur la scène politique. Sinon, comment expliquer que notre rebelle emprésidentié ait consacré, lors d’un rassemblement populaire prévu depuis plus de trois mois, au moins 80 % de son discours à fustiger une marche de juste la veille ? Si l’opposition n’avait pas marché, n’aurait-il eu que des platitudes à débiter ? On vous le disait la semaine dernière : cette marche était bien l’évènement politique de ce début d’année et le président de la République s’est ingénié, lui aussi, à nous en persuader. De fait, l’ancien chef du CMJD, qui dispose d’un solide réseau de relations à l’extérieur, ne parle pas dans le vide. Briser son silence au moment précis où le pays accumule des difficultés en tous genres, c’était la goutte d’eau apte à faire disjoncter la pile de nerfs Ould Abdel Aziz. Hautain et notoirement dédaigneux de l’opposition civile, l’ex-général nous rappelle sa capacité de fulmination, quand un ancien colonel accepte de se joindre à celle-là. Y flairerait-il un danger potentiel ? Y souffrirait-il le réveil d’une vieille plaie d’ego envers son brillant cousin ? Le voilà, en tout cas, à ce point énervé qu’il s’emmêle les pédales.
On s’interroge, du coup, et c’est bien légitime. Ely aurait-il affermi son réseau de relations ? En dehors du pays, particulièrement en France, l’ancienne puissance coloniale et faiseuse, à gogo, de présidents… Voire, en notre Armée nationale où tout ne va, peut-être pas, non plus, pour le mieux ? Détiendrait-il, notre ancien chef de la Sûreté , des secrets compromettants ? Quels risques fait-il peser sur le pouvoir actuel ? On doit, en tout cas, tenir pour certain qu’Ely a mûrement choisi l’heure et le lieu de son come-back. Roulé, comme les autres, dans la farine du 18 juillet 2009, il n’est pas homme à répéter deux fois la même erreur et aura, n’en doutons pas, très soigneusement préparé son affaire. Ould Abdel Aziz le sait et c’est probablement cela qui le perturbe autant…

AOC-LE CALAME

Passif humanitaire: 15.000 déportés sont toujours au Sénégal (AJD-MR).

altDes informations concordantes font état de l’existence au Sénégal de 15.000 déportés qui, jusqu’ici, n’arrivent pas à être identifiés parmi les volontaires au retour, a indiqué ce mardi l’AJD-MR qui dénonce plusieurs manquements après la clôture officielle de l’opération de rapatriement entamé en 2007. Ces déportés “n’ont pas choisi d’être au Sénégal, mais y ont été déportés par les forces de sécurité de la Mauritanie”. En plus “cette opération d’identification et de rapatriement des déportés n’a pas été étendue aux déportés mauritaniens au Mali” a ajouté le parti dans un communiqué parvenu à Alakhbar. “Quant à ceux sont déjà rentrés, en plus de leurs mauvaises conditions d’existence, ils n’arrivent pas encore à récupérer leurs terres d’habitation et de culture conformément à ce qui était convenu dans l’accord tripartite”, a précisé l’AJD-MR. Concernant les indemnisations des militaires victimes des évènements, le parti a noté que “si la première vague a effectivement été indemnisée, il reste encore une deuxième vague qui n’a pas encore été indemnisée et dans laquelle beaucoup d’omissions ont été notées”.

Selon le parti, le dossier des fonctionnaires de 1986 à 1991, victimes des licenciements abusifs n’est pas encore traité, de même que celui des nombreux villageois qui, pendant ces évènements ont été fusillés à proximité de leurs villages par les militaires mauritaniens. “A tous ces manquements vient s’ajouter l’impérieuse nécessité du devoir de mémoire”, a-t-il indiqué.

“La prière de Kaédi devait être le prélude à la réhabilitation de tous les martyrs de Walata (de 1986 à 1987), des pendus d’Inal, des officiers exécutés en 1987. L’épilogue de ce travail de mémoire et de vérité devra être l’identification des bourreaux et leur traduction devant la Justice”, a souhaité le parti.

“L’AJD/MR ne comprendrait pas que le premier responsable de l’Etat se limite à la seule dénonciation des présumés acteurs de ce drame national”, a estimé le parti, en commentaire au discours du Président de la République à Nouadhibou, où il a déclaré avoir identifié des individus responsables du génocide des négro- africains. “Ces indications nous autorisent à penser que des poursuites judiciaires devaient être engagées contre ces individus” selon le parti.

 

LE CALAME

Passif humanitaire: 15.000 déportés sont toujours au Sénégal (AJD-MR).

Des informations concordantes font état de l’existence au Sénégal de 15.000 déportés qui, jusqu’ici, n’arrivent pas à être identifiés parmi les volontaires au retour, a indiqué ce mardi l’AJD-MR qui dénonce plusieurs manquements après la clôture officielle de l’opération de rapatriement entamé en 2007.

Ces déportés “n’ont pas choisi d’être au Sénégal, mais y ont été déportés par les forces de sécurité de la Mauritanie”. En plus “cette opération d’identification et de rapatriement des déportés n’a pas été étendue aux déportés mauritaniens au Mali” a ajouté le parti dans un communiqué parvenu à Alakhbar.

“Quant à ceux sont déjà rentrés, en plus de leurs mauvaises conditions d’existence, ils n’arrivent pas encore à récupérer leurs terres d’habitation et de culture conformément à ce qui était convenu dans l’accord tripartite”, a précisé l’AJD-MR.

Concernant les indemnisations des militaires victimes des évènements, le parti a noté que “si la première vague a effectivement été indemnisée, il reste encore une deuxième vague qui n’a pas encore été indemnisée et dans laquelle beaucoup d’omissions ont été notées”.

Selon le parti, le dossier des fonctionnaires de 1986 à 1991, victimes des licenciements abusifs n’est pas encore traité, de même que celui des nombreux villageois qui, pendant ces évènements ont été fusillés à proximité de leurs villages par les militaires mauritaniens. “A tous ces manquements vient s’ajouter l’impérieuse nécessité du devoir de mémoire”, a-t-il indiqué.

“La prière de Kaédi devait être le prélude à la réhabilitation de tous les martyrs de Walata (de 1986 à 1987), des pendus d’Inal, des officiers exécutés en 1987. L’épilogue de ce travail de mémoire et de vérité devra être l’identification des bourreaux et leur traduction devant la Justice”, a souhaité le parti.

“L’AJD/MR ne comprendrait pas que le premier responsable de l’Etat se limite à la seule dénonciation des présumés acteurs de ce drame national”, a estimé le parti, en commentaire au discours du Président de la République à Nouadhibou, où il a déclaré avoir identifié des individus responsables du génocide des négro- africains. “Ces indications nous autorisent à penser que des poursuites judiciaires devaient être engagées contre ces individus” selon le parti.