Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 27/03/2012

Macky Sall, Plébiscité par le peuple

altLe Sénégal était donné par les occidentaux comme le meilleur modèle du multipartisme à suivre dans le continent africain. Ce capital démocratique, qui semble être resté toujours intact, comme un rocher dur devant les forces érosives, a failli se fondre et plonger cet Etat dans le chaos, après cette fermeté de Wade, de briguer un troisième mandat présidentiel. Mais, en reconnaissant très tôt sa défaite et en félicitant son tombeur, le président élu Macky Sall, Me Abdoulaye Wade s’en sort, après ses déboires politiques, la tête haute, donnant à son pays une exemplaire leçon de démocratie.
« Moi ou le déluge ». Cette expression collait parfaitement à l’ancien chef d’Etat sénégalais Me Abdoulaye Wade, qui a tenu avec une main de fer, contre la volonté de ses concitoyens, de ses opposants, de la loi fondamentale de son pays et même de l’Occident, à postuler à un troisième mandat présidentiel très contesté.
En jetant les manifestants , d’ illustres et défenseurs des droits de l’homme contestataires de sa candidature à l’instar d’Alioune Tine dans les prisons, il était inadmissible pour les observateurs les plus avertis que Gorgui accepte sa défaite. Le Sénégal était même entré dans un tourbillon d’insécurité inquiétant depuis les résultats du premier tour, où les ralliements en faveur de son challenger Macky Sall n’ont cessé de grimper en flèche, compromettant sérieusement son élection et exposant le pays à ce que les sénégalais eux-mêmes avaient comparé à une « wade-mania » qui n’a d’égal que le chaos. Mais, voilà, qu’à la surprise générale, qu’aux premières heures des décomptes des urnes dont il est mis au parfum, le président sortant prend conscience de sa défaite démocratique et se résout courageusement à sauver l’honneur, se pressant de féliciter le nouveau président élu Macky Sall. «Les choses se précisent. Tu vas gagner. Je te félicite» aurait-t-il dit au téléphone à son challenger. Une sortie vivement saluée à l’intérieur et à l’étranger qui à rendu à César ce qui appartient à César (au Sénégal sa démocratie triomphante).
Réaction du nouveau président
«Mes pensées vont d’abord aux martyrs de la démocratie», a pour sa part réagi celui qui s’apprête à devenir le quatrième président du pays, évoquant les six personnes tuées au cours de manifestations pré-électorales ayant succédé la validation, par le Conseil constitutionnel, de la candidature du dirigeant de 85 ans. «Le grand vainqueur reste le peuple sénégalais», a ajouté Macky Sall. Après avoir voté, ce dernier avait déjà félicité le bon déroulement du scrutin, alors que l’on craignait une recrudescence de violences. «Ceci montre que notre pays est une démocratie majeure, s’était-il réjoui. Nous avons une population mature qui est capable de choisir de manière lucide et responsable, et cela est un encouragement pour moi.»
Amadou Diaara -le rénovateur.

Fin des opérations de rapatriement : entre satisfaction et regrets

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a présidé dimanche dernier à Rosso, une cérémonie de clôture de l’opération qui a permis le rapatriement de plus de 20 000 réfugiés mauritaniens du Sénégal.Si pour l’homme fort de Nouakchott, cet événement constitue une fin heureuse d’une épreuve qui a failli ébranler la cohésion nationale, certains pensent que beaucoup reste encore pour le succès de ce long processus de retour, d’insertion dans la vie socioéconomique du pays.
Au cours d’une conférence de presse organisée dimanche dernier, le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), António Guterres s’est félicité d’avoir assisté à une cérémonie émouvante « pendant laquelle nous avons célébré ensemble la clôture du rapatriement volontaire, organisé des mauritaniens qui étaient au Sénégal. Ils sont revenus dans la sécurité et la dignité chez eux ». Et d’ajouter : « grâce au travail conjoint des gouvernements mauritanien et sénégalais avec l’appui du HCR, nous avons réussi à faire rentrer chez eux plus de 24 000 mauritaniens qui vont participer à la construction du futur de leur pays. » Il a ajouté « je tiens surtout à féliciter le gouvernement mauritanien pour ce programme de réintégration de tous ces mauritaniens dans leur pays. »
Pour Guterres, le gouvernement mauritanien n’a épargné aucun effort, aucune ressource pour donner à tous ceux qui sont revenus chez eux les conditions d’une intégration harmonieuse dans leur société. « Le rapatriement est un succès et 24 000 Mauritaniens sont rentrés chez eux, en sécurité et dignité. L’étape la plus importante, c’est le développement économique des régions où ces réfugiés s’insèrent. Et ça, c’est tout le défi de la Mauritanie qui mérite l’appui et l’engagement de la communauté internationale » a-t-il conclu. Au menu des autres réactions, pour Ibrahim Mamadou Ndiaye, président de l’Union nationale des rapatriés mauritaniens du Sénégal (UNRMS), la réinsertion des rapatriés pose de nombreux défis. « La revendication primordiale, c’est d’abord les terres spoliées en 1989. Nous voulons que ces terres soient remises à leur propriétaire. Il y a trois mille hectares qui sont mis à la disposition des rapatriés. Pour moi, ces trois mille hectares sont très insuffisants par rapport à ce que possédaient ces rapatriés » indique-t-il, soulignant par ailleurs qu’il reste des gens à rapatrier. « Tout le monde n’est pas rentré. Il y a ceux qui restent au Sénégal et qui ont manifesté leur désir de rentrer et qu’ils ne sont pas rentrés. Il y a encore des milliers qui sont restés là-bas. Il y a nos confrères du Mali qui veulent rentrer et je ne sais pas quel est leur sort ? » s’est-il interrogé, estimant que la question des Mauritaniens réfugiés au Mali reste encore en suspens. Concernant l’aménagement des terres agricoles, à propos desquels, le président Ould Abdel Aziz a promis de renforcer les efforts entrepris par l’Etat, Ibrahim Mamadou Ndiaye dit réitérer la détermination de son Ong à aller de l’avant dans le règlement de toutes les séquelles du passif humanitaire.
Rfi

Aziz, les réfugiés et la réconciliation

altLes négro-africains mauritaniens n’ont pas fêté la fin de l’opération retour des réfugiés, bouclée en même temps que la réduction des points de passage entre les deux rives du fleuve au nom d’une approche sécuritaire, financée par l’Union Européenne, qui ignore le mode de vie des populations, obligées désormais de limiter leurs déplacements à travers les nouveaux check points ultra-équipés . Ce retour des 25 000 mauritaniens au terme d’une opération entamée en 2007 sous l’ère de Sidi Ould Cheikh Abdallahi rassemble à une opération de marketing. Un traitement de surface qui ne va pas jusqu’au fond du probléme, à savoir le problème foncier, la question de l’état civil.

Non seulement, le dispositif n’a pas concerné tous les réfugiés (ceux du Mali ont été ignorés) mais aussi, il a été stoppée de maniére spectaculaire, un 25 mars sans possibilité de prolongations. Hasard du calendrier ou volonté de marquer les esprits, la décision d’arrêter ces contingents est tombée à la date anniversaire de la fameuse prière de Kaédi qui a vu le président reconnaître le passif humanitaire, demander le pardon au nom de l’Etat, et lancer les chantiers de la réconciliation. Depuis les déceptions se multiplient.

C”est pourquoi l’opération retour des réfugiés , qui s’inscrit dans ces chantiers de réconciliation à côté de l’indemnisation des veuves et ayant droits, n’a pas été l’occasion d’une joie particulière dans une communauté visée par un recensement inique aux pratiques honteuses. Les excuses et les arguments rodés n’enlèvent pas ce sentiment d’une certaine fuite en avant dans l’option dangereuse, irresponsable et insensée de la Mauritanie mono culturelle et mono colore. Il est temps que les démocrates de tous bords sortent de leurs silences stériles et soutiennent la Mauritanie réelle, historique et fédératrice de toutes ses communautés.

Force est de le dire, aucune de ces opérations de marketing politique ne semble aujourd’hui convaincre. Pour beaucoup de familles de victimes de la purge des officiers négro-africains, le deuil est impossible. on leur propose l’argent contre leur silence, l’oubli et la renonciation jusqu’à la sépulture de leurs chers disparus.

La justice mauritanienne aux ordres de l’Etat a choisi de faire l’impasse sur le sujet. A quelques mois des législatives encore floues, ce serait un doux euphémisme de dire que Mohamed Abdel Aziz a échoué sur le dossier de la cohabitation nationale.

Mauritanies1

Comment Abdoulaye Wade a-t-il tenu ses troupes pour éviter tout dérapage ?

DAKAR- ACTU.COM: Contrairement à ce qui s’est passé au premier tour, lorsque Farba Senghor et Serigne Mbacké Ndiaye ont fait des sorties pour déclarer la victoire du candidat de Fal 2012, Abdoulaye Wade a décidé, hier, d’interdire à tous ses collaborateurs de parler jusqu’à ce qu’il leur en donne l’autorisation. Voici ce qui explique l’absence de représentant de la coalition Fal 2012 sur les plateaux de radio et de télévision en début de soirée. 
Quand Wade décide, au vu des tendances, d’appeler Macky Sall pour le féliciter, ne sont dans la confidence que son épouse Viviane, son fils Karim, son conseiller financier Samuel Sarr… Mais aussi son ministre de l’Intérieur qui lui a fourni les résultats des 500 bureaux-test et des fiches de renseignements établissant sa défaite de façon incontestable. 
Après son coup de fil de félicitation à Macky, Abdoulaye Wade a remis le communiqué y afférent à Babacar Diagne, avant de lever l’embargo sur la parole qu’il avait imposé à son entourage.  
C’était l’unique manière de gérer cette soirée pour empêcher tout dérapage. Un peu comme Abdou Diouf avait fait en 2000, qui avait pris son monde de court pour féliciter Abdoulaye Wade, son tombeur au second tour de la présidentielle qui a donné lieu à la première alternance démocratique à la tête du pays.

Déclaration du regroupement des victimes des évènements89/91

Bientôt vingt trois années après les déportations de 1989/91, des milliers de mauritaniens continuent de vivre les misères de la déportation.

 

 Aujourd’hui le “REVE 89/91” conscient de ses objectifs, s’adresse au peuple mauritanien, à ses instances dirigeantes pour leur rappeler que des mauritaniens, dont le seul tort en 1989, a été d’être « noirs» continuent de vivre dans l’indifférence, le mépris, l’arbitraire, l’injustice et la misère chez eux.Le REVE 89/91 attire encore une fois l’attention du pouvoir sur le sort de ces milliers de mauritaniens constitués de :

–          des auto-rapatriés de 1996-2005 : plus de 35.000,

–          des rapatriés sous l’égide du H.C.R. et l’Etat : près de 25 000

–          des révoqués et licenciés : plus d’un millier, issus de tous les secteurs.

 Et qui vivent la même situation douloureuse et continuent d’être des déportés, réfugiés chez eux; aucune action respectant le droit n’a été entreprise à leur égard, à savoir :

 

–          La restitution de l’ensemble des terres confisquées,

–          La restitution du bétail spolié ou indemnisation,

–          La réintégration dans leurs droits de tous les travailleurs victimes,

–          La réhabilitation des villages détruits,

–          L’insertion des jeunes

–          Le retour des 15000 réfugiés au Mali

Ces victimes, dans leur ensemble, ont montré à l’opinion nationale et internationale, par leur comportement pacifique, leur degré de maturité, de patience, de nationalisme. Ils ont entrepris de multiples démarches auprès des différents pouvoirs qui se sont succédés pour trouver des solutions consensuelles dans le droit et la justice afin d’épargner un climat d’insécurité au peuple.

 Face à cette situation, le REVE s’engage à poursuivre son plan d’action pour que Justice soit rétablie par:

–          La libération de toutes les terres confisquées,

–          L’intégration de tous les travailleurs du Public et Para public, avec la reconstitution de leur carrière

–          L’instauration d’un programme d’insertion rapide pour le secteur Privé et le secteur informel victimes,

–          L’insertion des diplômés, étudiants et élèves victimes,

–          L’établissement des pièces d’Etat – Civil pour l’ensemble des victimes,

–          Un programme d’insertion pour les agriculteurs et éleveurs,

–          Le rapatriement des réfugiés restés encore au Sénégal et au Mali.

 En ces moments de turbulences sous- régionales et pour éviter le pire, nous aurions souhaité que l’Etat revoit dans la plus grande lucidité avec l’ensemble des concernés  le règlement raisonnable et définitif du passif au lieu de clôturer prématurément, donc activement ce lancinant dossier.

 La Mauritanie mérite que ses fils, dans leurs diversités, se retrouvent et se réconcilient.

 

                                                                                                                       Fait à Nouakchott, le 24 Mars 2012

 

                                                                                                                                                                                                                   Le Président

                                                                                                                                                                                                              Lô Souleymane