Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: May 2012

Affaire Biram: Communiqué du TPMN

altDepuis le 28 Avril le président de l’IRA Biram Dah est en état d’arrestation. Nous venons d’apprendre qu’il a été transféré à la prison civile après une période de garde à vue démesurée. De cette situation nous tirons les conclusions  suivantes:

 

-L’arrestation de Biram Dah est injuste et non fondée et que l’esclavage est un fait réel en Mauritanie

 

-Touche pas à ma nationalité réaffirme son soutien à IRA et à son président Biram Dah

 

– Que le régime du général Ould A bdel Aziz instrumentalise une justice partiale contre les noirs

  Touche pas à ma nationalité met les autorités en garde contre toute manipulation de la justice pour un règlement de compte et s’engage à soutenir les militants abolitionnistes dans leurs actions pour la libération de Biram.

  Nous exigeons la libération sans condition de Biram Dah dont l’innocence n’est plus à prouver . 

 

 

                                                               La cellule de communication

TPMN : “Les négro-mauritaniens sont condamnés à l’unité, sinon les futures générations hériterons le bilan catastrophique des noirs de ce pays”

altTouche Pas à Ma Nationalité s’est dit être à pied d’œuvre pour la mise en place, au niveau national et international, d’un pôle qui sera un point de chute de toutes les forces noires de Mauritanie.

«La mise en place de ce pôle, composé de partis politiques et de mouvements des noirs, et l’intensification de la lutte sur le terrain pour le droit des noirs, constituent la nouvelle orientation de TPMN», a déclaré son coordinateur Abdoul Birane Wane, au cours d’une conférence de presse mardi après-midi à Nouakchott.

Expliquant les raisons d’une telle orientation, Abdoul Birane Wane a prédit que «toute solution au problème de la Mauritanie passera par des négociations entre ses communautés. Et celle qui reste en marge perdra parce qu’elle sera représentée par d’autres.»

«Sans unité, le système raciste mauritanien fera de nous pire que des esclavages, alors que nous devons avoir accès aux centres de décision, être représentés à l’Assemblée nationale, occuper des mairies et autres», a-t-il ajouté.

Pour Wane, «les négro-mauritaniens sont condamnés à l’unité, sinon les futures générations hériterons le bilan catastrophique des noirs de ce pays. Un bilan entaché de concours arbitraires pour accéder à la fonction publique, de nominations racistes, de confiscation de nos terres au profit d’hommes d’affaires arabes, etc. Nous n’avons même plus de cimetières ; pour enterrer nos morts, il nous faut traverser la frontière et se rendre au Sénégal.»

Par ailleurs, ledit coordinateur a dénoncé «l’acharnement des autorités mauritaniennes sur Birame Ould Abdeid, président de IRA-Mauritanie, ce au moment où des généraux, qui ont marché sur des cadavres, bénéficient de tous les honneurs: ils sont au sommet de l’Etat et à la Vice-présidence de l’Assemblée nationale.»

Abdoul Birane Wane a en même temps dénoncé la politique internationale de l’Etat mauritanien qui, selon Wane, «œuvre pour le rapprochement avec le monde arabe et néglige ses rapports avec l’Afrique noire. La conséquence directe de cette politique est l’acharnement des forces de l’ordre sur les ressortissants des Etat de l’Afrique de l’Ouest.»

Source : Alakhbar

Menace sur ” l’islam noir”.

altIl y a encore peu, l’Afrique subsaharienne semblait épargnée par l’intégrisme religieux musulman, notamment sous sa forme terroriste. La prise du pouvoir en 2006 par les Chebab en Somalie constituait une exception très localisée.

L’irruption du mouvement armé Ansar Eddine, qui se propose d’instaurer la charia au Mali, vient apporter un démenti préoccupant à cette tranquille certitude. Ainsi, en dépit de l’attention soutenue portée par les pays voisins et amis du Mali (Algérie, Mauritanie, Niger, Tchad et France) au projet de l’ancien Guide libyen de créer un Etat saharien arabe, nul ne s’attendait à une telle accélération et radicalisation sur la voie de l’islamisation politique en plein Sahel.

Si rien ne permet d’affirmer l’existence d’un lien organique entre Al-Qaida et Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), on peut toutefois constater que la région fait face à des mouvements islamistes structurés et puissants : Boko Haram au Nigeria, un pays dont certains Etats réclament également l’instauration de la charia, au point de menacer la stabilité du pouvoir central ; la montée des périls entre les deux Soudans qui exacerbera, sans nul doute, les violences entre Noirs chrétiens du sud et Arabo-Musulmans du nord ; sans oublier les effets collatéraux des circonstances de la chute du Guide libyen Kadhafi et l’incommensurable circulation d’armes qui en résulte.

Bref, en atteignant le nord du Mali, dans un Sahel frappé par la sécheresse et une sévère crise alimentaire, les groupes armés islamistes sont désormais la principale menace de déstabilisation de la région. Si l’urgence reste bien de rétablir durablement l’Etat du Mali dans son intégrité territoriale, il faut également reconnaître qu’une autre menace se profile à l’horizon, celle qui pèse sur l’islam noir.

Historiquement, l’islamisation de l’Afrique noire s’est construite sur la rencontre entre des sociétés aux traditions sociales et spirituelles indigènes avec des valeurs nouvelles, différentes et d’origine arabo-berbère, véhiculées par le commerce caravanier, mais qui parviendront à un syncrétisme religieux tout à fait original. Ces sociétés préislamiques sont caractérisées par une conception de l’univers, la “weltanschauung”, fondée sur l’animisme, la force et la présence des esprits, la possibilité d’un dialogue avec les morts, d’où le culte des ancêtres, et la capacité d’agir sur les événements grâce aux pouvoirs supposés “surnaturels” détenus par certains membres de la communauté (chamans ou marabouts). Mis ensemble, tous ces éléments seront incorporés dans l’acceptation de la soumission à l’islam dont la foi est simple, claire et solide.

Cette africanisation de l’islam favorise l’expansion de cette religion entre 680 et 1840 (arrivée des premiers Portugais) pour en faire un instrument de résistance face au christianisme, religion des envahisseurs étrangers véhiculée par les administrateurs coloniaux et les missionnaires.

Ainsi, si l’islam a pu épouser les valeurs et pratiques antéislamiques des sociétés spirituelles traditionnelles des Africains, cela tient précisément à sa souplesse d’adaptation qui n’entraînait pas de rupture avec la coutume. Tolérance de la polygamie, maintien de l’esclavage, des rites funéraires locaux, les lignages matrilinéaires et des croyances non systématiques, y compris les fétiches.

S’y ajoutent le sentiment coreligionnaire qui rejoint l’esprit communautaire africain et surtout la propagation par des Africains eux-mêmes qui contribua à ôter à l’islam son caractère étranger.

Si l’islam s’est imposé sans mal, c’est parce qu’il apportait une plus-value au corps social endogène, par empilement et non par substitution. Aujourd’hui encore en Afrique, on voit même des marabouts se consacrer autant à la prière qu’à certaines pratiques animistes. De même, en Afrique du Nord, les confréries religieuses noires continuent de se livrer à des danses de possession tout en portant des vêtements musulmans. Aussi substrat et emprunt sont-ils difficiles à distinguer tant la symbiose entre animisme et islam a enraciné l’un dans l’autre.

La crise du nord du Mali met certes en lumière la revendication touareg, une communauté portée par le sentiment d’être des citoyens maliens de seconde classe. Sans être à proprement parler des Arabes, les Touareg sont des produits du fait colonial qui a confiné ces anciens seigneurs du désert dans des frontières ressenties comme limitatives de leur nomadisme. Il n’y a pas d’évidence que les Touareg soient soudainement devenus des partisans fanatiques d’un islam politique radical.

En revanche, ils ont toujours revendiqué plus de liberté et une autonomie accrue. Il appartient à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et au Mali de trouver des réponses adéquates à cette vieille revendication.

Reste la réponse au fondamentalisme musulman et au projet d’instauration de la charia par le mouvement Ansar Eddine. Face au risque de disparition ou de renoncement à leur identité, les leaders d’opinion et intellectuels africains du Sahel doivent d’urgence revendiquer leur attachement à leur islam au nom de l’unité du corps social africain. La mondialisation des conflits et la faiblesse institutionnelle de nombreux pays africains devraient inciter, pour leur part, les leaders politiques négro-africains et ceux du monde arabo-berbère à s’atteler à créer un cadre nouveau de débat et de dialogue qui va au-delà de la sempiternelle distribution de pétrodollars pour se pencher sur leurs urgences sociétales et civilisationnelles.

Les élites des deux parties doivent ensemble ouvrir le débat de l’islam sur sa propre diversité et reconnaître, enfin, l’exception religieuse négro-africaine au même titre qu’il existe un islam turc, irano-indien, malaisien, pakistanais, etc. Car le projet de charia engage dans son sillage des règles juridiques importées d’une autre ère de l’islam, d’une autre culture, ainsi que des valeurs, un modèle de société et de développement.

A cet égard, il y a lieu, de la part des pays arabes qui accordent des libéralités importantes aux institutions religieuses d’Afrique de reconsidérer leur générosité dès l’instant où elle est détournée de son objet.

Enfin, l’Afrique subsaharienne ne doit pas se laisser divertir de ses propres urgences de développement face aux défis contemporains, au moment où elle entre dans sa propre période d’invention de sa place dans le monde. Face aux risques de division entre coreligionnaires musulmans, elle doit, au contraire, renouveler la prophétie de Mahomet – le fatum mahometum – et reprendre à son compte l’engagement initial de l’islam par un code social nouveau qui prône l’égalité entre tous les êtres humains, protège l’honneur des femmes, met fin à toute forme d’esclavage, en vue de développer des postures dynamiques inclusives inspirées des principes de base de l’islam.

Oui, l’Afrique des “Lumières” doit savoir dire non à un islam qui se poserait comme un frein à l’épanouissement des libertés et serait facteur de choc des cultures.

Ousman Blondin Diop,

sociologue, diplomate sénégalais

 en poste auprès de l’Unesco.

Source:seneweb.

Les imams Haratines remontés contre le Conseil de la Fatwa

altDes imams Haratines ont déclarés être “déçus” par la composition du Conseil de la Fatwa et des Recours Gracieux, annoncée jeudi par le Conseil des Ministres en Mauritanie.
Plusieurs imams, qui se sont confiés à Alakhbar, ont avancé que les anciens esclaves en Mauritanie “sont la frange la plus visée par les injustices de toutes sortes. Leur exclusion de cet organe ne peut être interprétée comme une volonté de rendre la justice”.
“Comment convaincre les anciens esclaves que leurs doléances seront écoutées par ce conseil où ne siègent que les représentants des anciens maitres?”, se sont-ils interrogés.
Le conseil de la Fatwa et des Recours Gracieux est un “organe scientifique chargé d’émettre des fatwas et recevoir tout recours gracieux, afin de participer aux règlements de tous les contentieux qui surviendraient entre toute entité de droit public ou privé dans leurs rapports directs ainsi que dans leurs rapports avec les citoyens”.
La Présidence de la République a rendu public lundi le décret portant nomination du Président et des Membres du Haut Conseil de la FATWA et des Recours gracieux. En voici la composition:
– Mohamed El Moctar Ould M’Balla, Président
– Hamden Ould Tah, Membre
– Ebyne Ould Bebana, Membre,
– Yedaly Ould El Hadj Ahmed, Membre,
– Bâh Ould El Housseyne, Membre,
– El Kory Ould Mohamed Abdel Kader, Membre,
– Ball Mohamed El Bechir, Membre,
– Taleb Ekhyar Ould Mamine, Membre,
– Mohamed Ould Youssouf, membre.

Source: Al Akhbar

 

 

Le collectif de défense des détenus d’IRA déplore « la soumission de la Justice à l’exécutif »

altLe collectif de defnese de Biram Ould Dah et ses compagnons de l’IRA a déploré ce qu’il a appelé la soumission de la justice au vouloir de l’exécutif pour maintenir ses clients dans une situation de détention illégale.
Le coordinateur de ce collectif, Me Yahya Ould Dihi a, au cours d’une conférence de presse tenue, lundi au siège de l’AFCF, a précisé que « la durée de détention préventive , prévue par la loi est seulement de 15 jours, alors que les militants de l’IRA sont détenus depuis plus d’un mois »
Me Dihi a ajouté que la loi prévoit également des rencontres entre les détenus et leurs famille, ainsi qu’avec leurs avocat, ce qui a-t-il dit « n’a pas eu lieu, surtout que le collectif a présenté une demande en ce sens qui a été ignorée par le parquet ».

Source : ANI