Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: June 2012

EN GREVE DE LA FAIM DEPUIS LE 19 JUIN DERNIER: Des réfugiés mauritaniens demandent leur réinstallation

altPlus de 150 réfugiés Mauritaniens observent une grèven de la faim depuis le 19 juin dernier. Ces gens qui se disent « apatrides »résident au Sénégal depuis 1989, à la suite aux évènements Sénégalo-mauritaniens. Vivantn dans des conditions jugées « extrêmement difficiles » ces déportés souhaitent obtenir une autre terre d’accueil que le Sénégal

En effet plus de 150 réfugiés mauritaniens ont élu domicile depuis le 19 juin dernier dans un bâtiment en construction à la Sicap libert6, en face de l’Immeuble du célèbre footballeur sénégalais Ferdinand Coly, abritant le siège du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Ils réclament, entre autres, des pièces d’identification, de la prise en charge médicale, de meilleures conditions de vie et le règlement de leur épineux problème de réinstallation. Ce dernier point constitue une des priorités de leurs revendications.

Selon Aldiouma Cissokho, âgé de 61 ans et Coordonnateur des organisations des refugiés mauritaniens au Sénégal et ancien fonctionnaire du ministère
mauritanien : « la Mauritanie n’est pas un Etat de Droit et les compatriotes qui ont pris le goût amer de retourner en Mauritanie dans le cadre du programme de retour, vivent des conditions effroyables, honteuses, inadmissibles. Ce sont eux-mêmes qui nous disent que s’ils savaient, ils n’auraient pas accepté ce retour en Mauritanie. Ainsi compte tenu de la réalité géopolitique en Mauritanie et la situation de sécurité qui prévaut là-bas, nous, nous ne voulons plus retourner en Mauritanie. Le gouvernement sénégalais a vidé toutes ses cartouches pour arriver au règlement du problème. »

Mais vu les moyens importants exigés pour ce retour, il pense que « l’Etat du Sénégal doit prendre contact avec ses partenaires pour leur faire comprendre qu’il ne peut plus nous retenir ici. » Ainsi la seule solution qui s’impose c’est celle de la réinstallation. « Totalement désespérés il ne nous reste plus que la seule arme de grève de la faim ». Le Coordonnateur se désole de l’attitude des sapeurs pompiers qui, selon lui, refusent même de répondre aux appels au secours des grévistes dont les conditions de santé se détériorent de jour en jour.

Malgré la rencontre tenue ce 26 juin dans les locaux du Haut Commissariat entre l’Etat du Sénégal représenté par le Colonel Samba Fall, les agents du ministère de la Justice, de l’éducation et de la santé, les autorités du Hcr et les représentants des refugiés, les grévistes sont toujours restés sur leur faim.
Les autorités du Hcr et de l’Etat du Sénégal ne sont pas pour le moment en mesure de satisfaire aux revendications des grévistes et ces derniers campent
toujours sur leur position. S’adressant aux autorités l’un des grévistes tonne : « si vous ne pouvez pas régler nos problèmes, laissez nous mourir ici ».

Hamadou Adama BA-Sud quotidien

Redéploiement des FLAM en Mauritanie pour “se muer en parti politique”

altALAKHABR (Nouakchott)- Après 29 ans d’exil en Europe, les Forces de libération africaines de Mauritanie(FLAM) ont annoncé leur redéploiement officiel en Mauritanie pour se «muer en parti politique». L’annonce a été faite tout à l’heure lors d’une conférence de presse à Nouakchott par Mamadou Wane, secrétaire chargé de la Jeunesse et des Droits de l’homme au sein du mouvement.

Selon Mamadou Wane, toutes les conditions n’étaient pas réunies pour ce retour, mais les FLAM l’ont jugé nécessaire après constat d’un minium de dialogue et un apaisement social. Et même si le mouvement a choisi le camp de l’opposion, Mamadou Wane a précisé que les FLAM ont d’autres priorités que celles définies par la COD. La Coordination de l’opposition démocratique demande le départ, sans conditions, de Mohamed Ould Abdel Aziz du pouvoir.

En outre, les Flam se félicitent que d’autres mouvements négro-mauritaniens, à l’image de TPMN ont, durant son absence, continué le même discours qu’elles avaient commencé. «Je pense qu’il n’y aura pas de conflits entre nous», a rassuré Mamadou Wane. Il a toutefois esitmé que même si «l’importance est de réunir toutes nos forces en faveur de la légalité et de la justice, personne n’a le monopole de la lutte». Mamadou Wane a par ailleurs rappelé que le combat des FLAM n’est pas destiné contre une personne ou une communauté, mais contre un système. «Dans la communauté maure, il y a des hommes épris de paix et de justice qui sont honnêtes et soucieux de l’intérêt de la Mauritanie», a-t-il dit. L’absence de justice et d’égalité des Mauritaniens face à l’autorité de l’Etat était à l’origine de la création des FLAM en Mars 1983, produit de la fusion de plusieurs organisations, selon le communiqué de presse distribué à l’occasion et dont Alakhbar a reçu une copie.

Le communiqué rappelle que pour avoir constaté et dénoncé le traitement inégalitaire de la citoyenneté mauritanienne et demandé l’ouverture d’un débat national sur la cohabitation en Mauritanie, le régime dictatorial de Maaouiya Ould Taya usa de la plus sévère répression pour démanteler notre organisation, obligeant ainsi ses dirigeants qui n’étaient pas embastillés à s’exiler dès 1986. Ceux-ci seront d’ailleurs rejoints plus tard, en 1990 par beaucoup de leurs camarades sortis après 4 ans d’emprisonnement et qui choisirent de poursuivre la lutte à l’extérieur, plutôt que de capituler.

Grève des déportés mauritaniens: la suite des évènements

altAu 9ème jour de la grève de la faim des réfugiés mauritaniens,quatre autres personnes ont été évacuées aujourd hui à l´hôpital de Grand Yoff ex Cto; parmi celles ci figure Aldiouma Cissokho le président de la coordination  des réfugiés mauritaniens. Ce sexagénaire, en dépit de sa détermination et sa bravoure n a pas pu résister aux affres de la diète prolongée. Les sapeurs pompiers alertés depuis la veille n´ont pas voulu réagir, ll a fallu qu´on téléphonât au secrétariat général de la présidence de la République pour que les secours viennent enfin. Les autorités étatiques et celles du Hcr sont averties:ces pauvres réfugiés ne céderont ni au chantage ni aux intimidations tant qu´il y a pas satisfaction totale de leurs doléances, la grève se poursuivra advienne que pourra………………..La lutte continue!

Depuis Dakar Moctar Sy pour FLAMNET.

La mémoire de l’à-venir…par Abdallahi Bah Nagi Kebd

altAutant il ressentait l’irresistible envie de faire le vide autour, autant le désir de compagnie l’étranglait souvent. Autant il savourait jalousement la liberté , autant la solitude lui était lourde à porter par moments. Il a appris, ces derniers mois , à apprivoiser ces va et vient de son humeur aussi changeante que le climat du troisième millénaire. Il est difficile de s’avouer versatile, instable et un brin caractériel. Mais au bout de si nombreux tête-à-tête avec lui-même , il a aidé son discernement à dompter cet amour propre , cette self démagogie.

Il est vrai, se disait-il souvent , qu’on vit assez mal de perdre ses illusions , un peu mieux si on s’en délestait consciemment et volontairement. Surtout si en perdant ces chimères bienfaitrices, on découvre les certitudes essentielles. Celles qui pointent toujours vers le nord, la Qibla disent les musulmans…

Ce soir là, il avait décidé de flâner dans les rues du centre ville. Le Nouakchott de ces années 80 est une petite bourgade agréable, proprette, aux formes géométriques si régulières, aux avenues si bien rangées. Une ville svelte , presque au régime , à la fière allure , au port altier , celui des mauritaniens qui sont l’un des rares peuples (peut-etre les seuls?) à avoir inscrit ”L’Honneur” au fronton de la République , en dévise nationale.

Les habitants sont encore peu nombreux, très affables et même charmants. Fraichement debarqués de leur univers rural , certes fruste mais convivial . La propreté et la civilité des gens doivent certainement etre imputées à une volonté de vertue collective mais aussi banalement au sous peuplement : les petites sociétés sont plus enclines à s’auto-réguler.

Une ville en damier , des logements sagement alignés , ordonnés autour et vers le centre ville , des pavés , des arrets de bus , des goudrons aussi épais que des steaks argentins , des kiosques à journaux en bordure , des arbres plantés là comme pour décorer , des taxis flambants neufs (la peinture au moins) … Tout est si bien agencé qu’on dirait un manège , un jeu (Lewzar , ces jeux pour jeunes filles qui representent le foyer ).

Le climat en ce ”sweet november” est un bel automne, une autre espèce du mythique été indien : pas de pluie , un froid savoureux aux températures modérées , une humidité bienfaitrice agissant comme une douce crème hydratante, une fraicheur aux odeurs de terre et d’océan , des rues si longues , presque effilées , telles ces belles silhouettes en mela7fa (le voile local , sorte de sari indien avec des pans plus longs)qui en égayent le déroulement monotone.

Nouakchott sur atlantique est un joyau : un endroit béni où la mer a rencontré les rugueux sols argileux ornés de majestueuses dunes aux couleurs arc-en-ciel. Un lieu où une orgie des éléments a enfanté un site magnifique. Le désert sur océan. Une alliance du sec et de l’humide, se frottant malicieusement, s’enlaçant parfois, se jetant l’un vers l’autre mais se tenant toujours à distance. Ce n’est pas pour rien que les cotes nationales sont réputées etre ”les plus poissonneuses du monde”. Explication scientifique : c’est la rencontre des courants marins ( chaud venant du sud et froid venant du nord ) qui crée ainsi un climat modéré propice à la reproduction des invertebrés . Les poissons y viennent donc joyeusement , massivement , en amoureux opportunistes et inspirés. Les oiseaux aussi convergent de toute l’Europe pour se poser quelques mois(de vacances?) chez nous. Ils se montrent et festoient sur le Banc d’Arguin . Ils s’y cachent pour s’épanouir . Ils y sont au rendez-vous mondial du bien etre .

Nous sommes sur les cotes du ”meeting point cosmique”. L’endroit le plus naturellement dense en romantisme sur terre . Il se savait privilégié d’y être, d’en être.

Lors de sa promenade, il ne croisait que des passants courtois et des femmes qui à sa vue pressaient le pas. Une prudence et une coquetterie aussi. Ses rêveries le ramènent souvent à la condition humaine et ses tourments et turpitudes, ses mystères et ténèbres, ses bonheurs et élévation …

Il a pratiqué l’amitié. Quel délice. Il s’est conçu amoureux. Quelle aubaine. Ces expériences ont rempli son existence. Puis le vide a tout vidé alentour.

Pourtant la souffrance, la peine et le chagrin ainsi rencontrés n’effacent pas les plaisirs accumulés hier.

Il n’y a pas encore beaucoup de voitures et en posseder une est un signe extérieur de richesse . et devient , un excellent argument de drague surtout . Lui marchait pour le plaisir. D’autres par necessité. Certains par atavisme nomade. d’autres encore par desoeuvrement , errant sans but , ni destination.

Marcher est un acte essentiel , existentiel , absolu , impératif , catégorique … Il peut porter à toutes les significations. Il partage la
racine d’un lieu central du quotidien , le ”marché”.
Il se rappela que lors de l’une de ces promenades-flaneries en solitaire ,
il fit une rencontre décisive… ( à suivre ).

Mauritanie: Deux députés s’attaquent en pleine session parlementaire

altLe député de l’opposition , Saleh Ould Hanane(Hatem) n’a pas hésité à rendre au député de la majorité Khalil Ould Teyib, ce qui lui appartient , qui lors de son intervention, mercredi 27 juin, devant les parlementaires a qualifié ses camarades de la Coordination de l’opposition démocratique “d’ingrats”.

Khalil avait dit dans son mot , que “les députés de la COD ne cessent de nier et de minimiser les grandes réalisations faites par le président de la République et son gouvernement”.

Cette attaque pousse Saleh Ould Hanena à lui dire “d’éviter de dénigrer les autres et de passer son temps à applaudire l’autorité et lui faire des éloges pour tout simplement lui plaire”, car dira Ould Hanena que ce sont “ses attitudes mensongères et ses comportements de Beni Oui-Oui qui ont ruiné la Mauritanie et son peuple”.

Il a fallu l’intervention des autres députés pour que le calme revienne dans l’hémicycle et que les activités continuent.

Nous signalons que le député Khalil Ould Teyib est élu sous les couleurs de l’APP en 2008 , avant qu’il ne lui claque la porte en 2011 , pour aller se faire de la place au sein de la majorité présidentielle.

Source: Al Akhbar