Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 08/06/2012

Mauritanie: A la COD d’oeuvrer pour l’écroulement de tout le système Aziz (TPMN)

altALAKHABR (Nouakchott)- Le coordinateur de Touche Pas à Ma Nationalité, Abdoul Birane Wane, a demandé à la Coordination de l’opposition démocratique (COD), qui réclame le départ de Ould Abdel Aziz, «d’œuvrer pour l’écroulement de tout le système raciste de ce dernier; car, le mal de la Mauritanie, a-t-il affirmé, c’est qu’elle est un Etat fondé sur le racisme.». Il également dénoncé, lors d’un meeting tout à l’heure à Nouakchott, ce qu’il a qualifié «d’altitude lâche et irresponsable de Ely Ould Mohamed Vall, qui a osé dire qu’aucun mauritanien n’a été déporté pendant les événements de 1989. Nous dénonçons de même les nègres de services qui sont les premiers fossoyeurs de notre cause.»
Abondant dans le même sens, Lô Souleymane, président du Reve, regroupement des victimes de 1989, a demandé à Ely «de revoir sa copie» suite à ses déclarations sur le dossier du Passif humanitaire. «Si c’est Ely qui a dit qu’aucun mauritanien n’a été déporté en 1989, il a commis un crime contre l’humanité et contre le peuple mauritanien. Je demande à Ely, qui était directeur de la Sûreté nationale en 1989, combien de policiers, sous ses commandes, ont-ils été déportés à l’époque ? Ceux-ci sont-ils mauritaniens ou étrangers ? Moi-même j’ai été déporté par la police ; c’est la police qui mettait les gens dans des véhicules pour les déporter», a-t-il précisé.

Par ailleurs, Abdoul Birane Wane a réaffirmé «l’engagement de TPMN de lutter jusqu’à que justice soit faite sur la mort de Lamine Mangane», tué à Maghama (sud-Mauritanie) par une balle de la Gendarmerie, au cours d’une manifestation contre l’enrôlement controversé des populations à l’état civil. «Nous sommes contre toutes formes de racisme, vise-t-il des blancs ou des noirs ; nous sommes du côté des victimes», a ajouté Abdoul Birane Wane.

Le député de l’UFP Samba Sy, présent au meeting, a, lui, déploré «l’existence de deux Mauritanie : celle des nantis et l’autre des misérables, précisant que c’est cette dernière qui engorge les noirs.»

Etaient aussi présents Ba Mamadou Alassane, président du parti PLEJ et Yacoub Ould Moine député du RFD, tous de l’opposition.

Mise au point du colonel Ely Ould Mohamed Vall

altUne vaste campagne de désinformation s’est enclenchée depuis quelques jours m’attribuant des propos inauthentiques relatifs aux douloureux événements vécus sur notre territoire et entre le Sénégal et la Mauritanie. Contrairement à l’orientation sciemment dévoyée donnée à ces propos diffusés sur les ondes de Radio Mauritanides, mes réponses aux questions posées et toujours disponibles en archives pour la consultation, étaient explicites et sans équivoque aucune.
En toute vraisemblance, on a mis en exergue la question du journaliste au détriment de ma réponse qui a été complètement occultée au profit d’une réplique entièrement confectionnée dans la rue ou dans les officines de fabrique de la rumeur et de la propagande malveillante et intéressée.
Pour dessiller les yeux de ceux qui ne perçoivent pas la vérité, il aurait tout simplement suffi de revenir à mes propos tels qu’ils ont été livrés. Dans l’interview , objet de cette clarification, le journaliste me pose, sans lien direct avec l’architecture globale du propos, la question ou plutôt l’affirmation que ceux qui étaient revenus, n’étaient donc pas de la nationalité mauritanienne. Ce à quoi, j’avais répondu que, n’étant pas en charge de ces dossiers, il fallait s’adresser à ceux qui avaient rapatrié ces compatriotes.

Corrélativement à ce point, ce que j’ai par ailleurs ajouté, se rapportait au dossier du passif humanitaire où j’ai précisé que sur les volets le composant, la police que je dirigeais à l’époque en ma qualité de Directeur Général de la Sûreté, un seul la concernait : celui de l’enquête de nationalité. Là-dessus, des enquêtes minutieusement menées ont été diligentées dans le strict respect des procédures pour identifier les personnes de nationalité sénégalaise qui ont été par la suite acheminées vers leur pays d’origine.

Je peux comprendre que des propos tenus dans un salon ou en aparté, puissent subir une telle altération, mais quand ils sont diffusés sur les ondes d’une radio, il faudrait une grande dose de mauvaise foi ou poursuivre un dessein inavoué pour pouvoir les déformer.

Aussi, saurais-je gré à Radio « Mauritanides FM » de rediffuser avec traduction en français et dans les langues nationales de la partie dénaturée de mon interview. La TVM et Radio Mauritanie, ayant alimenté et poursuivi cette entreprise de diffamation devront faire de même aussi.

A mes compatriotes qui ont manifesté leur indignation face à mes propos ainsi tronqués, tout en leur assurant ma sensibilité à leur attitude, je leur demanderais de revenir à la source et consulter les archives sonores de la radio. Ce faisant, ils seront édifiés et fixés sur la provenance de cette manipulation de bas étage à laquelle ceux qui l’ont fomenté nous ont habitués. Ceux-là qui dénaturent toutes les vérités en assimilant une rébellion d’un individu à une rectification salvatrice, un coup d’Etat à la sauvegarde de la démocratie et empiètent sans vergogne sur les compétences constitutionnelles des pouvoirs judiciaire et législatif.

De telles œuvres ne peuvent provenir que d’un pouvoir balbutiant et aux abois, empêtré dans les difficultés, naviguant à vue, sans boussole. Pour se dépêtrer de l’impasse politique sans issue, avec lui, dans laquelle il a plongé le pays, il cherche à détourner l’opinion ici et ailleurs en semant la haine et la discorde entre nos communautés.

Quant au volet de ce dossier concernant le manifeste du négro mauritanien, le rôle de la police s’est limité à ouvrir une enquête, déterminer les responsables et déférer les auteurs de la publication à la justice. Ce qui a pu se produire, par la suite, ne relevait plus du service de la police.

S’agissant des événements consécutifs à la tentative de coup d’Etat à caractère ethnique survenu dans les années 90 et leurs conséquences au sein des Forces Armées, je rappelle que je n’étais nullement concerné, car j’avais quitté toutes responsabilités militaires depuis 1985.

Pour ma part, et les Mauritaniens le savent, je demeure convaincu que la solution de tous nos problèmes réside dans la mise en place des bases solides et bien ancrées d’une démocratie véritable d’où seront bannis le mensonge, les contre-vérités et la mésentente entre nos différentes communautés. C’est l’unique voie pour nous permettre de nous réconcilier entre nous, avec l’Histoire et avec nous-mêmes. Et c’est à cela que nous nous sommes attelés durant la phase de transition que j’ai eu l’honneur de diriger. Je demeure serein, car convaincu que le mensonge et la manipulation sont de mauvaises herbes qui croissent dans les terres incultes de la dictature et la transparence et la vérité fleurissent dans les vertes prairies de la démocratie.

Il me reste à préciser, qu’afin d’éviter une nouvelle déformation de mon propos de la part de ceux qui n’ont pas une maîtrise parfaite du français, je publierai en langue arabe une traduction du texte de ce communiqué.

Ancien Président
Ely Ould Mohamed Vall

Flamnet-Agora: La sortie d’Ely ou la moisson d’Aziz !

altEly O/Mohamed Vall a eu sa sortie. Celle qui visiblement avait pour dessein de le replacer dans un champ politique qu’il avait quitté de la moins belle des manières. Pour revenir il lui fallait son scoop. Une de ces choses suffisamment « tordues » pour marquer les esprits et le remettre aux bons souvenirs des mauritaniens. Il eut donc sa virée, sur les déportations. Il en nia l’existence dit–on. Et le tollé fut général ou presque.
Celui d’abord de ceux qui ont intérêt à contrecarrer les velléités résurgentes de ce colonel aigri et conquérant. Ils étaient à l’affût d’un cadeau du ciel Celui là même qui ternit une image, achève son auteur en lui ôtant toute légitimité et toute crédibilité. L’occasion était trop belle Comme l’était celle de Biram et ses compagnons de l’IRA. Grosse moisson pour un pouvoir acculé ! O / Abdel Aziz ne pouvait espérer mieux !
Par sites interposés, l’exploitation médiatique fut totale. Il fallait tirer le maximum de prébendes de cette bévue langagière ; si tenté que c’est en une !

Il faut la présenter comme une opinion, une conviction qui doit heurter les consciences, raviver les plaies, justifier les ruptures et les postures. Celui ensuite de ceux dont les douleurs ont servi à construire des carrières, forgé des renommées. Cette vraie fausse sortie est pour les négro-africains une énième offense. Celle d’un vulgaire déni de réalité. Un déni qui sert, promeut.

Pour beaucoup hélas, déportations, exactions et exécutions ne sont que de simples « points » de politique générale brandis pour justifier des postures et solder des comptes.. Pour beaucoup, il ne s’agit là que de simples slogans, de vulgaires mots creux destinés à alimenter la liturgie de l’unité nationale .Que de la littérature politique pour public en quête « d’attaches » face à un déficit de sens et d’idées. La politique dans toute sa cruauté.

Le cynisme des hommes, la froideur des convictions. On en oublie presque Inal, Jreida ,les fosses communes de sori malé, les viols de fin de soirées, les convois de départs forcés, les états de siége, les nuits blanches,la terre rouge de sang… Pour nous cette souffrance porte des noms, des visages, des espoirs et des affections. Ce ne sont pas des numéros, pas des slogans, surtout pas des faire- valoir .

C’est le prix que des hommes et des femmes ont injustement payé sur la terre natale. Le prix du sang. Le sang de nos martyrs. Avant d’être un passif, il est donc l’expression d’une souffrance endurée, d’une injustice subie et d’une réparation qui tarde à se faire… Alors qu’importe ce qu’en dira ou ne dira pas Ely ! Q’importe l’utilisation qu’on en fera. Il apparaîtra toujours puéril à nos consciences meurtries de devoir compter sur des morts pour asseoir des carrières et forger (forcer) des destins….

Ibrahima Falilou
Professeur