Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 19/06/2012

Mauritanie, l’ecole echafaud de la nation.

L’année scolaire qui s’acheve est une occasion de jetter un regard critique sur notre systeme educatif; qui, apres un demi siecle n’arrive toujours pas a jouer le role qui aurait du etre le sien. Le rudiment d’ecole herite de la periode coloniale a ete detourne de sa mission a coup de reformes plus saugrenues les unes que les autres. En effet, de l’independance a nos jours, notre pays a connu au moins cinq reformes educatives avec les resultats catastrophiques que l’on connait.
La Mauritanie est l’un des rares, sinon l’unique pays au monde ou l’ecole a produit exactement l’effet contraire.
Sensee raffermir la cohesion sociale, elle est le lieu d’exacerbation de toutes les differences. Supposee inculquer les vertues de la dure labeur, on y cultive le nepotisme le plus primaire. Au lieu de l’ideal republicain, on y initie aux ideologies les plus abjectes.

Sensée raffermir la cohésion sociale, elle est le lieu d’exacerbation de toutes les différences. Supposée inculquer les vertus de la dure labeur, on y cultive le népotisme le plus primaire. Au lieu de l’idéal républicain , on y initie aux idéologies les plus abjectes.
Si les differentes reformes n’ont pas permis a l’ecole de remplir pleinement sa mission, on est en droit de se demander si le probleme
Pour apprehender la problematique de systeme educatif mauritanien, on ne doit pas faire fi de sa dimension politique et ideologique. Elle doit être la pierre angulaire de toute reforme. En effet, le produit final que l’école met sur le marche découle d’une intention émise par l’autorité politique a travers sa profession de foi . Laquelle intention est transformée en plan par l’exécutif puis en programmes par le département de l’éducation et enfin en objectifs par les enseignants. Il y a donc tout un cheminement qui met en jeux plusieurs protagonistes et aucune révision ne peut prospérer sans s’attaquer à la source du problème. Il s’agit dans un premier temps de se poser toute une série de questions liées les unes aux autres. Quel type de citoyen veut- on forger ? Quel pays veut on bâtir ? Et enfin dans quel environnement évoluons-nous ?  Or , en Mauritanie après un demi siècle, notre société n’a connu aucune mutation: elle reproduit de génération en génération les mêmes particularismes et réplique les mêmes contradictions. 

a une fois ,été bien pose. En effet, le mal de l’école mauritanienne ne se pose pas seulement en terme de moyens, motivation des enseignants ou de contenu des programmes… Des pays a niveau de développement comparable au notre ont réalisé des prouesses en matière d’éducation; jusqu’aux années 80, le système éducatif malien était parmi les plus performant de la sous-région.

Pour l’UNESCO: ” l’ecole doit etre un moyen de permettre aux enfants comme aux adultes de devenir des participants actifs dans la transformation des societes dans lesquels ils vivent“.

En réalité, chez nous, plus que partout ailleurs l’école est seulement un moyen de promotion sociale avec cette particularité en Mauritanie, d’être en plus un terreau du chauvinisme arabe.

Reformer notre système éducatif est une urgence ; mais pour ne pas retomber dans les mêmes travers, un diagnostic sans complaisance s’impose. De prime abord il faudra faire un état des lieux .Dans un second temps définir une politique éducative efficiente, sans arrière-pensées hégémonistes, mue seulement par la volonte de

relever les défis qui nous interpellent. Cest à dire penser une école capable de combler le déficit citoyen , produire des compétence aptes a nous sortir du sous-développement et prêtes a competir dans le contexte de la mondialisation.

Les différentes reformes déjà opérées sont caractérisées par la place de plus en plus prépondérante accordée a la langue arabe. Et vu le résultat obtenu, ne serait il pas temps de remettre en cause cette prééminence? Il est toute a fait légitime qu’une communauté défende l’enseignement de sa langue mais il faut faire preuve de pragmatisme. Dans ce monde globalisé ; l’arabe en depit de son passé glorieux n’est plus une langue de savoir. Elle est tout au plus un identifiant culturel ou religieux. A ce titre elle doit être traitée au même titre que les autres langues nationales: le bamana,le soninko,le pulaar et le wolof. C’est a dire instrument d’acquisition de savoir-être. 

Pretexter une reforme educative pour consacrer une culture sur les autres ne fera que nous ramener a la case de départ.
Aujourd’hui ,la chute de Saddam, la révolution libyenne et la révolte syrienne ont sonne le glas du panarabisme, il serait judicieux pour nos décideurs de cesser de s’accrocher a des chimeres.La pertinence leur recommande de recentrer leur énergie pour rendre à la Mauritanie sa véritable identité : un pays africain ou cohabitent des Négro-Africains et des Arabo-Berbères à l’instar du Mali ,du Niger ,du Tchad…
 

Abou H. Sy
Tampa,FL

Nord Du Mali: Une délégation d’Ançar Dine attendue en Mauritanie .

altUne délégation du mouvement armé Ançar Dine est attendue à Nouakchott dans les jours à venir où elle s’entretiendra avec les responsables mauritaniens, ont fait savoir à Alakhbar des sources bien informées.

Le mouvement qui contrôle la ville historique de Tombouctou a envoyé des délégations à d’autres pays de la sous-région dont le Burkina Fasso.

Selon les sources consultées par Alakhbar, la délégation du mouvement attendue à Nouakchott est composée de:

– Alaghabass Ag Intalla
– Cheikh Ag Awissa
– Inawelane Ag Ahmed
– Adaya Ag Sidaya
– Moussa Ag Ghali
– Attayoub Ag Ahanga
– Meti Ag Mohamed Rissa

Dans une interview accordée au journal “Le Monde”, février 2012, le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz avait pourtant accusé le mouvement Ançar Dine d’avoir “noué des alliances avec les groupes terroristes”.

Cette rencontre sera le premier contact officiel entre la Mauritanie et ce mouvement.

Hier lundi, le vice-président de l’UFP (opposition) Mohamed El-Mostapha Ould Bedredine a accusé Ould Abdelaziz d’assurer “d’une manière ou d’une autre, l’appui militaire” à AQMI.

Les mains de Nouakchott sont “visibles” partout au nord du Mali depuis le coup d’Etat. “Le régime assure un appui matériel et logistique aux mouvements rebelles”, a-t-il indiqué.

Source: Al Akhbar.

Nord du du Mali: Aziz soutient “d’une manière ou d’une autre” le terrorisme (UFP).

altLe président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz “assure, d’une manière ou d’une autre, l’appui militaire” à AQMI, a estimé lundi à Nouakchott Mohamed El-Mostapha Ould Bedredine, vice-président de l’UFP (opposition).

Ould Bedredine s’est dit “surpris” que le gouvernement mauritanien s’engage dans une aventure militaire au nord du Mali “alors qu’il avait joué un mauvais rôle sous le prétexte de la guerre contre le terrorisme”.

Les mains de Nouakchott sont “visibles” partout au nord du Mali depuis le coup d’Etat. “Le régime fournit un appui matériel et logistique aux mouvements rebelles”, a-t-il indiqué.

Ould Bedredine a par ailleurs affirmé que son parti a senti “la bonne intention” de Messoud Ould Boukheïr, qui tente une médiation politique entre le régime et la COD. Toutefois, “Aziz ne comprend pas le langage du dialogue. Il a trahi l’accord de Dakar, parmi plusieurs autres”.

 

Source: Al Akhbar.

Biram Ould Dah sera jugé le 27 juin prochain

altBiram Ould Dahh, en prison prison depuis début mai dernier, sera jugé le 27 juin prochain, a annoncé, mardi un communiqué de l’initiative abolitionniste.
 

Selon ce communiqué, l’IRA a exprimé , par principe, par rapport à toute issue du procès attendu, en considération des menaces de sanction déjà brandie par la plus haute autorité de l’exécutif.
Des députés de l’opposition ont récemment demandé au cours d’une plénière de l’assemblée nationale au ministre de la justice la remise en liberté de Biram Ould Dah et de ses codetenus.

Source: ANI

Sénégal/Mauritanie : Dangereuse pente

altPreuve des relations exécrables entre Mohamed Ould Abdel Aziz et Macky Sall, tombeur du mentor sénégalais de notre président? Le refus de donner suite à la demande d’extradition d’Ould Chaafi, déposée, jeudi, par notre ministre de l’Intérieur, Mohamed Ould Boïlil, auprès de son homologue sénégalais, Mbaye Ndiaye, était, certes, prévisible. Moustapha Ould Limam Chaafi est un personnage beaucoup trop écouté, en Afrique de l’Ouest, depuis de trop longues années, pour donner prise aux accusations d’«appartenance à AQMI», «financement du terrorisme» et «appui à des groupes terroristes» dont l’a chargé le mandat d’arrêt international lancé par le Parquet de Nouakchott le 28 décembre 2011, et sur lequel s’appuyait la récente requête de notre ministre de l’Intérieur. Dans toutes les capitales de la sous-région, la cause est entendue: Ould Abdel Aziz instrumentalise la lutte contre le terrorisme, pour tenter d’abattre un opposant notoire – et influent – à son régime. Et Mint Dèye, la porte-parole du RFD, d’abonder en ce sens, dans une déclaration à Saharamédias: «[…] le gouvernement mauritanien s’est mis dans une situation embarrassante et en a fait de même pour ses voisins; [les autorités sénégalaises ayant refusé], en toute responsabilité, cette demande d’extradition qu’elles placent dans le cadre d’une chasse aux opposants politiques du pouvoir».
Mais il y a manière et manière. Un simple «L’homme en question n’est plus sur notre territoire» aura éludé, poliment, la question et l’on serait passé à autre chose. En place de cela, Macky Sall a reçu, chez lui, l’opposant, lui offrant couvert et nuitée, avant de lui avancer, le lendemain, un avion pour se rendre où bon lui souhaitait. Un vrai camouflet pour notre ex-général, toujours vif sous sa panoplie civile. On entend dire, il est vrai, que la menace d’un enlèvement par les services spéciaux mauritaniens n’était pas mince et que la mesure du président sénégalais n’avait pour but que prévenir toute complication diplomatique ultérieure. Peut-être. Mais les relations entre les deux pays auraient dû être placées avant toute autre considération. C’est le minimum de bon sens qui le dicte.
Cependant, sans présumer de racines plus profondes dans les relations pré-présidentielles des deux chefs d’Etat, il est probable que la gestion, remarquablement déplorable, du quotidien entre les deux nations-sœurs, au moins depuis l’avènement du président sénégalais – mais la dégradation était déjà notable, l’an dernier – soit une des causes, directes, de cet affront public. Ould Abdel Aziz ne s’est pas fait beaucoup d’amis, à l’intérieur du pays, dans sa manière autocrate. Il eût été surprenant qu’il en fût autrement avec ses voisins. Dangereux isolement…et dangereuse pente pour les relations entre les deux pays.

Ahmed Ould Cheikh-LE CALAME