Daily Archives: 21/06/2012
Nigeria: Boko Haram, ennemi public numéro 1
Boko Haram signifie «l’éducation occidentale est un péché» en langue haoussa, la plus parlée dans le nord du Nigeria, majoritairement musulman. C’est également une des langues les plus importantes au Niger voisin.
Cela reflète la vive opposition du mouvement aux autorités d’Abuja, la capitale, accusées de promouvoir un Etat laïque, de ne pas faire appliquer la charia (loi islamique) d’une manière stricte dans les 12 Etats du Nord qui l’ont déjà réintroduite, et enfin d’être un allié des Occidentaux, notamment des Américains, dans leur guerre contre al-Qaida.
Quand le mouvement-a-t-il été créé?
Le mouvement a été créé en 2002 dans le nord-est du Nigeria, dans les Etats de Yobe et de Borno, qui comptent parmi les plus pauvres du pays. Il est particulièrement actif dans ce dernier, frontalier du nord du Cameroun et du Tchad. N’Djamena n’est d’ailleurs qu’à 200 km à vol d’oiseau de Maiduguri, capitale du Borno.
Mais à cette époque, les combattants islamistes de cette région sont connus sous le nom de «Talibans nigérians» en raison de leur modèle afghan, alors en guerre contre les Américains après les attentats du 11 septembre 2001.
Ces «Talibans» font très vite parler d’eux. En 2003 et 2004, ils lancent des attaques contre des postes de police, notamment pour s’emparer des armes et munitions. Un déploiement massif de militaires et de policiers dans la région gèle la situation pendant environ deux ans. Mais les islamistes sont réapparus en 2006, cette fois sous le nom de «Boko Haram». Et surtout en se dotant d’un chef, Mohammed Yusuf, né en janvier 1970 dans l’Etat de Yobe, selon une étude très complète réalisée par l’organisation International Crisis Group (ICG). Ce leader religieux, passé par des écoles coraniques au Tchad et au Niger, a enclenché en juillet 2009 une véritable insurrection dans quatre Etats du nord.
Si une grande partie de la région s’embrase, faisant craindre une guerre civile, les pires violences entre les islamistes et les forces de sécurité ont lieu dans la ville de Maiduguri, peuplée d’un million d’habitants.
Policiers et militaires emploient les grands moyens: ils lancent l’assaut contre une mosquée de Maiduguri servant de quartier-général à la secte; arrêtent le chef de Boko Haram et rasent l’édifice religieux. Le leader islamiste est tué lors de sa garde à vue.
Aucun bilan officiel n’a été publié, mais la Croix-Rouge a fait état de 780 corps enterrés dans des fosses communes de Maiduguri.
Comment expliquer la recrudescence des attaques?
Les autorités croyaient en juillet 2009 avoir exterminé Boko Haram. Mais ils ont transformé le chef de la secte en véritable martyr, que les combattants ont immédiatement voulu venger. Ils ont d’abord trouvé refuge au Niger et au Tchad voisins ou ont simplement fait profil bas à Maiduguri, selon ICG.
Ils se sont progressivement réorganisés, et, en septembre 2010, ont attaqué la prison de Bauchi, libérant plus de 700 prisonniers dont 150 de leurs combattants. Boko Haram avait plié un an plus tôt mais venait de relever la tête. La secte multiplie les attaques de commissariats, élimine les responsables politiques et religieux qui barrent sa route.
Depuis le début de l’année, le mouvement islamiste est passé à la vitesse supérieure: les attaques se font de plus en plus fréquentes et visent majoritairement les bars en plein air, souvent installés près ou même à l’intérieur des campements militaires. Le message est clair: boire de l’alcool, même une simple bière, est un crime ici, puisque la charia l’interdit.
Les victimes civiles sont donc de plus en plus nombreuses. La police est dépassée et, en juin 2011, l’armée a pris les choses en main en créant des unités spéciales.
Il est vrai que les forces de sécurité venaient de subir un affront majeur.
Début juin, le chef de la police nigériane Hafiz Ringim fanfaronnait que les jours de Boko Haram étaient comptés et qu’il les exterminerait en 10 jours. Peu après, une bombe a explosé devant le quartier-général de la police à Abuja, tuant deux personnes. C’était la première attaque de Boko Haram dans la capitale fédérale.
La secte est-elle liée à al-Qaida?
Selon les services de sécurité, des liens existent entre Boko Haram et la nébuleuse d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), très actif dans la bande sahélienne, de la Mauritanie au Niger. Ces derniers mois, Aqmi a enlevé plusieurs occidentaux à Arlit, la grande cité nigérienne de l’uranium, et même dans la capitale Niamey.
Des camps de formation d’Aqmi sont installés dans le nord du Mali et attirent de plus en plus de ressortissants ouest-africains, notamment des Nigérians. Et l’organisation terroriste a réussi à mettre la main sur des armes lourdes libyennes à la faveur de la guerre contre Kadhafi. Ces armes pourraient être revendues dans le nord du Nigeria.
Boko Haram est également liée aux shebab somaliens, eux-mêmes liés à al-Qaida et qui contrôlent une partie de la capitale Mogadiscio et du sud du pays. Mi-juin, le mouvement nigérian avait annoncé que certains de ses membres, formés en Somalie, venait de rentrer au Nigeria pour intensifier le «jihad», la guerre sainte.
Des liens avec des cellules d’al-Qaida au Pakistan, pays où s’était réfugié Oussama Ben Laden et où il a été tué par un commando américain le 2 mai 2011, existeraient également.
Va-t-on vers une guerre civile?
Les attaques de Boko Haram dans le Nord-Est, mais aussi jusqu’au centre de la capitale Abuja, gagnent en intensité semaine après semaine. Mais elles ne semblent toutefois pas, à ce stade, pouvoir faire basculer le géant démographique du continent (plus de 160 millions d’habitants) dans la guerre civile.
Les raids du mouvement islamiste appuient toutefois là où ça fait mal. Le Nigeria est un colosse aux pieds d’argile, avec de vives tensions entre le Nord majoritairement musulman et le Sud, en grande partie chrétien.
Les affrontements interreligieux et intercommunautaires enflamment régulièrement la région des Plateaux, dans le centre du pays, notamment autour de la ville de Jos. Les morts se comptent à chaque fois par centaines.
La brutalité de la répression des forces de sécurité, accusées de faire des victimes parmi des civils supposés soutenir les islamistes, n’arrange pas les choses. Elle risque de faire basculer les nombreux jeunes sans emploi vers une radicalisation religieuse et politique, favorisée par la pauvreté et la corruption.
Des millions de Chrétiens vivent dans le Nord. Si les violences s’étendent, ils risquent de fuir vers le Sud, provoquant d’importants mouvements de population. Et dans le Sud, ceux-ci pourraient se venger à leur tour sur la minorité musulmane. Une meurtrière spirale de vengeance s’enclencherait alors.
Il ne manque pas grand-chose pour faire exploser la poudrière nigériane. Boko Haram a allumé une mèche. Il n’est pas trop tard pour l’éteindre.
Adrien Hart
Source: SlateAfrique
Les dirigeants de Tawassoul appellent à la mobilisation pour le départ d’Ould Abdel Aziz.
Le parti Tawassoul a organisé, mercredi soir, un meeting populaire à Arafat sous le slogan « les signes précurseurs du départ » du pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Ils ont également appelé les sympathisants de leur parti à « venir massivement » prendre au meeting « décisif » que devra organiser la coordination de l’opposition le samedi 23 juin prochain.
Au cour de ce meeting, qui s’est poursuivi pendant trois heures de temps, les orateurs de Tawassoul, dont son président Mohamed Jemil Mansour se sont succédés à la parole pour fustiger la politique du régime qu’ils ont accusé de vouloir porter atteinte à l’unité nationale à travers« les dissension semés au sein des différentes composantes de la société ».
Les intervenants ont également expliqué devant les foules que le régime du président Ould Abdel Aziz n’a fait qu’enregistrer « des échecs successifs sur le plans politique, sécuritaire économique et sociales et qu’il doit impérativement quitter le pouvoir ».
« Aziz ne peut plus terminer ce mandat, car le peuple en a assez de l’improvisation et de la dictature » ont-ils répété au cours de ce meeting.
Il faut noter qu’au cours de ce rassemblement, les dirigeants de Tawassoul se sont rejouis de la victoire du candidat des fréres musulmans en Egypte etsimant qu’il s’agit de leur propre victoire.
Source: ANI
Décryptage – Ousmane Ngom a bien cherché,… l’humiliation
On ne pensait pas si bien dire dans l’édition du Quotidien du11 juin dernier, quand on mettait en garde Me Ousmane Ngom et compagnie que «force resterait à la loi». Nous écrivions notamment que «tout ancien ministre ou Premier ministre qui défierait la police ou la gendarmerie, pour ne pas déférer à leur convocation, s’exposerait à y être conduit, manu militari, sans qu’aucune loi ne soit violée». Mais Ousmane Ngom, ancien ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, poussait la provocation jusqu’à inciter ses camarades de parti à ne plus déférer à ces convocations avant la fin de la campagne électorale et que lui prêcherait par l’exemple.
Le procureur général près la Cour d’Appel de Dakar, Youssoupha Mbodji, qui avait personnellement servi une convocation à Me Ousmane Ngom, s’est alors rendu compte que l’homme ne méritait pas les égards que les autorités judiciaires voudraient lui réserver. En effet, quand les autres dignitaires du régime de Abdoulaye Wade tels Cheikh Tidiane Sy, Samuel Sarr, Awa Ndiaye, Farba Senghor entre autres, avaient répondu, sans y être priés à deux fois, aux policiers et gendarmes chargés des enquêtes sur des affaires les concernant, lui Ousmane Ngom, comme Me Madické Niang avaient bénéficié d’un traitement de faveur. Le procureur général avait voulu tenir compte de leur statut d’avocat pour leur accorder un privilège. Madické Niang n’a posé aucune difficulté pour répondre au Parquet général. Ousmane Ngom, lui, continuait de plus belle à fanfaronner dans les médias.
Le procureur général, excédé par ce comportement qui sape l’autorité de l’Etat et de la justice, s’est résigné à y mettre un terme. Il a d’abord adressé une lettre à Me Alioune Badara Fall, bâtonnier de l’Ordre des avocats, pour l’informer que les faits pour lesquels Me Ousmane Ngom devrait être entendu n’ont rien à voir avec sa qualité d’avocat et que donc les règles observables pour les auditions d’avocats ne sont pas de mise dans le cas d’espèce. Le bâtonnier a naturellement pris acte de la lettre du procureur général. Ce dernier a alors transmis au procureur de la République près le Tribunal régional de Dakar, Ousmane Diagne, le dossier de la procédure pour toute diligence à entreprendre. Ousmane Diagne, de délivrer un mandat d’amener et d’instruire alors la Brigade d’intervention polyvalente (Bip) de la police d’aller chercher Ousmane Ngom à Kolda. Ironie du sort, c’est cette même Bip qui avait exfiltré le ministre de l’Intérieur d’alors du domicile du Khalife général des tidianes à Tivaouane, il y a moins de trois mois de cela, où il était séquestré par des fidèles en furie après la profanation de la Zawiya El Hadji Malick Sy de Dakar. C’était, faut-il le rappeler, suite à la répression policière des manifestations de l’opposition contre la candidature de Abdoulaye Wade pour la Présidentielle de 2012.
La réaction des autorités judiciaires constitue un geste fort symbolique. Elle a le mérite de restaurer l’autorité de l’Etat car force est de constater que depuis un certain temps, celle-ci est piétinée par des personnalités qui ont eu à exercer de hautes fonctions au sein de l’appareil de l’Etat. Des anciens ministres de la Justice ou de l’Intérieur, se permettent de toiser sans retenue le chef de l’Etat sous les ordres duquel ils ont pourtant eu à servir dans un gouvernement. Un ancien chef de l’Etat méprise son successeur qu’il avait pourtant nommé Premier ministre et fait désigner comme président de l’Assemblée nationale jusqu’à refuser de prononcer son nom ! Et qu’un Bara Gaye se permette de traiter de yambar (Ndlr : vaurien) le président de la République élu par plus de 65% des citoyens. L’arrestation de Cheikh Bethio Thioune avait été un acte fort pour la restauration de l’Etat de droit, mais la descente de la police à Kolda pour cueillir Ousmane Ngom n’est pas moins significative dans la perspective de consolidation de l’Etat de droit.
On voit d’ici des gens dire que Ousmane Ngom était en campagne pour les élections législatives. Soit ! Le même Ousmane Ngom n’avait-il pas envoyé la même Bip au Ranch de Dolly cueillir la garde rapprochée de Idrissa Seck candidat à la Présidentielle ? Ousmane Ngom se gaussait de Idrissa Seck qui avait, ce jour-là, échappé à dos de cheval, déguisé en paysan. Ousmane Ngom avait boudé il y a quelques semaines, las d’attendre d’être reçu par le procureur général qui l’avait convoqué. Il est interdit de rire ! Combien d’honnêtes citoyens avaient été laissés sur des chaises pendant des journées à la police pour attendre que Ousmane Ngom, ministre de l’Intérieur, daigne lire un procès verbal d’audition et se décider à ordonner que la personne soit relâchée. Combien d’honnêtes citoyens avaient été placés en garde à vue sur ordre de Ousmane Ngom et contre l’avis du procureur de la République ? Est-ce que Ousmane Ngom a plus de dignité ou de respectabilité que les personnes victimes de ses abus d’autorité ? Il doit s’estimer heureux que la monnaie de sa pièce ne lui soit pas rendue lors de son arrestation. Et il est heureux qu’il en soit ainsi. Ceux qui incarnent l’autorité de l’Etat n’ont pas à se venger de qui que ce soit. Les hommes sous les ordres de Ousmane Ngom brutalisaient les responsables politiques qu’ils arrêtaient. Les images de Ibrahima Fall ou de Cheikh Bamba Dièye, candidats à la Présidentielle et en pleine campagne électorale, chargés par la police jusqu’à être traînés sur l’asphalte de la Place de l’Indépendance sont encore là pour en attester. L’homme Ousmane Ngom est peut-être peu respectable mais malgré tout, la police lui a réservé un traitement digne. Par ailleurs, en ville, Cheikh Tidiane Sy, passait pour une «bombe ambulante», et menaçait de secousse tellurique le régime de Macky Sall si jamais on s’en prenait à lui. Les gendarmes l’ont entendu mardi dernier, comme tout le monde, sans que la face de Dakar en soit changée. Qui ne respire pas mieux dans un Etat de droit où les citoyens sont logés à la même enseigne ?
Madiambal Diagne.
Pour obtenir une autre terre d’accueil : Les refugiés mauritaniens au Sénégal entament une grève de faim
Comme le personnage principal du roman éponyme de Abdoulaye Sadji, les refugiés mauritaniens sont devenus des Nini. Ils ne sont ni des mauritaniens, ni des Sénégalais, et ne veulent plus d’aucun de ces deux pays. Telles des âmes errantes, ils sont à la recherche de terre d’accueil. Ce que ne leur facilitent pas les autorités chargées de la question. D’où leur grève de la faim entamée depuis hier.
Des no man’s land ! Voilà comment se définissent les réfugiés mauritaniens au Sénégal. La raison est simple, ils ne veulent d’aucune des deux alternatives qui leur sont offertes. Se faire naturaliser au Sénégal, leur terre d’accueil. Il n’en est pas question. Retourner en Mauritanie, leur terroir d’origine et contrée de cœur. «Qu’est-ce que nous allons y faire ?», se demande Mamadou Ba, l’un d’eux. Ce qui leur reste, c’est donc de leur trouver un autre pays. Et c’est justement pour cette raison qu’ils ont entamé une nouvelle bataille.
Depuis hier, ils observent une grève de la faim afin que le dossier soit rouvert. Combat qu’il ne compte pas cesser avant la satisfaction des doléances. Installés en face de l’immeuble qui abrite les locaux du Haut commissariat des refugiés (Hcr) au Sénégal, ils sont des hommes et des femmes. A travers leur visage, on lit leur détermination à aller jusqu’au bout. Certains sont assis à même le sol, à l’ombre d’un immeuble en construction. D’autres, les dames particulièrement, ont décidé d’affronter les rayons d’un soleil de plomb. Recevant directement sur la peau la lumière solaire, ils sont entre deux tas de sable et de pierres qui servent à l’achèvement de l’immeuble. Ils affichent tous une mine de fatigue, par-dessus un regard triste.
Au Sénégal depuis 1989, les refugiés ont longtemps attendu, sans jamais voir le bout du tunnel. Aujourd’hui leur situation est plus que jamais difficile. Tout ce qu’ils souhaitent, c’est de quitter le Sénégal sans retourner en Mauritanie. S’ils ne veulent point d’un retour au pays natal, ce n’est pas parce qu’ils n’aiment pas le pays de Abdel Aziz, explique le coordonnateur de l’Organisation des refugiés mauritaniens, mais parce que tout simplement les conditions ne sont pas réunies. «Ceux qui sont déjà partis nous servent de baromètre. Or, à chaque fois ces gens-là nous appellent pour nous dire que si c’était à refaire ils ne partiraient jamais. Ils n’ont ni terre ni pièces, par conséquent ni droit en Mauritanie, et ils ont perdu leur statut de refugié», s’indigne Aldiouma Cissokho. Ils sont donc devenus en quelque sorte des nini ; ni mauritanien, ni refugiés au Sénégal.
23 ANS D’EXIL
Quant au refus de prendre la nationalité sénégalaise, il relève plus d’un problème psychique et psychologique et non à des questions d’ordre matériel. Ce que les autorités ne comprennent pas, d’après M. Cissokho. Selon lui, accepter la nationalité sénégalaise serait synonyme de reniement de leur patrie, car ils ont été exilés parce que considérés comme des Sénégalais. «Allez au Sénégal saluer Abdou Diouf» ! Cette phrase prononcée à leur encontre par les arabes leur est toujours restée en travers de la gorge, en dépit des 23 ans passés au pays de la teranga. «Si nous acceptons de rester au Sénégal, nous donnons raison à ceux qui nous ont fait sortir de notre pays», clarifie-t-il, lui qui ajoute que rien que l’évocation de pièce d’identité au Sénégal fait resurgir des souvenirs douloureux, l’écho de voix insupportables. Cela, sans compter les difficultés de santé et d’emploi dont ils sont sujets au Sénégal.
Ceci étant, la seule solution qu’ils acceptent d’envisager est un envol vers des cieux plus cléments. Etats-Unis, Angleterre, Canada, Australie, c’est tout ce qu’ils demandent. A défaut, «tout pays africain qui remplirait les conditions». Le seul hic, c’est qu’ils n’émettent pas sur la même longueur d’onde que les décideurs. Car, ceux-ci, explique le coordonnateur M. Cissokho, au lieu d’étudier sérieusement la question, en font une affaire de prestige. «Nous avons résolu un ancien et difficile problème. Voilà ce qu’ils cherchent à dire.» Une critique qui n’épargne aucune des trois parties, à savoir l’Etat du Sénégal, celui de la Mauritanie et le Haut commissariat des refugiés. C’est pourquoi n’ayant aucun soutien à côté d’eux, ils ont décidé de prendre leur sort en main, même à leurs risques et périls.
bwillane@lequotidien.sn LE QUOTIDIEN.




