Daily Archives: 20/05/2012
Les leaders de la COD devant le commissariat de police de Tevragh Zeina 1 pour la libération de leurs camarades
ALAKHBAR(Nouakchott)-C’est après concertation que les chefs des principales formations politiques de la Coordination de l’opposition démocratique se sont retrouvés samedi en milieu de journée,pour un quart d’heure à peu près, devant le commissariat de police de Tevragh Zeina 1, où sont détenus leurs camarades, militants et sympathisants,suite à la manifestation du vendredi 18 Mai.
Ces interpellations ont été précédées d’une violente répression dont les leaders de la COD accuse, le président Ould Abdel Aziz d’être le premier responsable. Et selon les présidents des ces partis d’opposition, ils dresseront la liste des autres responsables de cette intervention qu’ils qualifient de “barbare, inhumaine et répressive”.
Les chefs des partis de la COD ont déclaré qu’ils continueront leur revendication jusqu’à la réussite de leur principal objectif qui est le départ d’Aziz du pouvoir.
S’agissant de la répression de la manifestation du vendredi 18 Mai, le bilan était lourd,selon les sources proches de la COD, plusieurs blessés suite aux explosions et éclats de grenades et plusieurs dizaines d’ arrestations.
Les mémoires de Taya
L’ancien président Maouwiya nous dit-on, de son exil qatari écrit ses mémoires ! Si l’on ne peut refuser à aucun citoyen le droit d’exprimer ses opinions ni même de donner sa propre lecture des événements dont il a été témoin, l’on est en droit tout de même de s’interroger, venant de l’homme, sur l’opportunité et la pertinence de l’acte. Les mémoires, de ce qu’on en sait, consacrent le plus souvent le couronnement d’une vie pleine d’enseignements, riche en expériences. Une vie mise au service d’un idéal, d’un projet et dont on cherche à retracer les péripéties, à redéfinir les contours et à mettre en relief les faits saillants afin de servir d’exemples, de repères, de leçons. C’est le condensé paraphé d’un itinéraire riche, d’un vécu noble et d’une histoire glorieuse. Le passage de O/ Taya à la tête de ce pays, en dépit des contorsions nostalgiques de quelques caciques, n’a rien de particulièrement remarquable pour mériter d’être consigné.
L’homme n’a ni incarné un idéal, ni façonné un projet de société digne de reconnaissance . Sous son magistère, nous avions vécu l’une des périodes les plus abominables de notre histoire politique. Avec lui, les pires entorses à la vie, au Droit et à la bonne gouvernance. Que d’hommes massacrés, de femmes violées, de villages rasés, de familles meurtries, de générations forcées à l’exil, de communautés bâillonnées. De lui ne nous reste que le vivace souvenir d’un tyran qui a sacrifié la vie sous l’autel d’une ravageuse pulsion narcissique ; celle d’une platitude vénérée, d’une négation -de toutes les négations- valorisée, promue, célébrée. De l’époque, nous portons hélas encore les stigmates d’une décrépitude sociale où la subordination et la flagornerie ont enfoncé la société dans la plus funeste corruption des hommes et des valeurs. L’ère des sujétions rigoureuses, des postures douteuses, de l’appétence pour la facilité et les facilités.
De cette période nous gardons, par delà les blessures immondes, le triste regret d’un gâchis collectif ; l’inamovible souvenir d’un engourdissement général. Rien qui vaille un mot d’éloge, une larme de repentance ! De ce legs nous cherchons depuis, à nous émanciper, à nous affranchir. Nous en colmatons les brèches, difficilement, au quotidien ; mus par l’ultime conviction que pour nous, plus que des mémoires, ce qu’il nous faut c’est une mémoire….celle qui nous rappellera à chaque fois que sur cette terre l’on a déjà payé le prix fort… de la déraison.
Ibrahima Falilou, professeur.
Génocide en Mauritanie : non à l’oubli !
On se demandait ce qu’il pouvait bien faire là où il vit dans son exil doré, et voilà que nous apprenons qu’il va écrire ses mémoires, mais que va-t-il raconter de glorieux dans sa vie? Je parle bien sûr de ould Taya le pire président que l’Etat Mauritanien ait connu, ce génocidaire qui n’a pas eu le courage de revenir dans son pays affronter son passé peu élogieux. Cet homme venu au pouvoir à la suite d’un putsch à commencer à s’entourer de baathistes qui l’ont aidé à planifier le génocide des négro-mauritaniens, 1986 fut la première tentative, elle échoue car l’équilibre des forces ne permettait pas au Botha maure de réaliser son projet cynique, et pourtant il n’a pas renoncé.
En 1987, il revient à la charge en arrêtant des officiers négro-mauritaniens qu’il fait exécuter sous prétexte qu’ils ont imaginé l’inimaginable, prendre le pouvoir en tant que noirs, la sanction fut exemplaire comme on le sait. C’est en 1989 que la folie meurtrière de cet homme entouré d’extrémistes maures atteint son paroxysme, il planifie le massacre des noirs à grande échelle et leur déportation par dizaines de milliers, 120000 en tout entre le Sénégal et le Mali et qui se sont retrouvés sans patrie qui, avec le temps sont devenus encombrants pour le Sénégal, le pays qui les a accueillis. Pour le Botha maure, il restait encore aux noirs un souffle qu’il fallait couper, il s’en prend cette fois-ci aux soldats négro-mauritaniens.
Emmenés de tous les coins du pays, de Sélibaby à Zoueratt, de Néma à Rosso, ils sont soumis à des tortures, leurs tortionnaires rivalisaient de cruauté. La mémoire collective des négros mauritaniens retient les désormais tristement célèbres camps de Jreida, Inal Azlatt et le mouroir de Oualata. A cet épisode macabre de l’histoire de la Mauritanie, on associe également des noms, Boylil, Ely ould Dah, ould Meguett, Ould Hadi, Arbi ould jidein vice-président de l’assemblée, ils sont nombreux à avoir souillé la terre mauritanienne. Que sont-ils devenus? des hommes qui bénéficient des largesses du régime avec tous les honneurs.
Aujourd’hui les familles des victimes ne demandent que la justice, il est évident qu’aucune autre solution ne peut être acceptée. c’est avant tout le devoir de vérité, ensuite le devoir de justice, le devoir de réparation, le devoir de mémoire et probablement le devoir de pardon, et ce dernier revient seulement aux seuls proches des victimes contrairement à ce que croit le l’Etat raciste qui a fait voter sa scélérate loi d’amnistie de 1993, un pardon ne peut être imposé. Aujourd’hui, nous attendons tout simplement le jugement de tous ceux qui ont participé de près ou de loin à ce génocide des négro-mauritaniens, et c’est le seul moyen de donner une chance au dialogue, alors JUSTICE DOIT ETRE RENDUE.
Khar Tenguella BA.




