Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 18/05/2012

Libérez Biram! par Kodda Ba

altL’information a traversé les dunes de sables mouvants du désert mauritanien :’Birame a incinéré le coran, Birame a incinéré le coran !’ J’ai envie de rajouter et alors? mais je ne le ferais pas. Car je ne voudrais pas pécher à cause des manipulateurs d’opinions pour des visées bassement politiques. Birame est un  musulman pratiquant qui sauve chaque jour qui passe des orphelins, des esclaves, des laissés pour compte et qui combat inlassablement pour des droits humains dans notre cher pays, la Mauritanie. S’il ne sera pas au paradis, je n’y irais pas. Alors s’il brûle des livres du rite Malékite qui font de l’apologie de l’esclavage c’est que ces cris de détresse n’ont jamais été écoutés ni entendus par les autorités de notre pays. Donc son acte de désespoir est compréhensible et est tout à fait logique. Cet acte aurait dû rester une affaire entre lui et son créateur tout simplement. Au lieu de cela on fait une propagande négative et outrancière autour de cette histoire dont le seul but est de réduire Birame et son organisation IRA au silence.

 Je pense que  la meilleure manière de faire taire Birame et son organisation,  Mr Mohamed Ould Abdel Aziz, est de faire disparaitre les pratiques de l’esclavage dans notre pays et son corollaire le racisme d’état. Car ces pratiques moyenâgeuses qui sévissent encore  dans notre pays sont pires que les accusations faites contre Birame. Soyons sérieux Mr Mohamed Ould Abdel Aziz, en 1989 on a assassiné des centaines de Mauritaniens et déportés des milliers de noirs Mauritaniens vers le Mali et le Sénégal et on n’avait même pas constaté la moindre mouche contester cette catastrophe ou barbarie dans le désert de notre pays. Et voilà qu’on assiste à des manifestations soi-disant instantanées même à Atar ville ayant soutenu corps et âme aux massacres commis par Moawiya ould Sidi Ahmed Taya contre les négro-mauritaniens dans les années 1989 à 1991. Soyons sérieux, le cinéma est terminé.

 La détention de Birame est arbitraire et politique car il dérange le régime de Med Ould Abdel Aziz et il fait de l’ombre à nos vieux opposants hommes politiques. C’est ce qui explique les condamnations irréfléchies de toutes parts des barons de la politique nationale de notre pays. Libérez Birame, car sa place n’est pas en prison  mais dans  sa mission de défenseur des droits humains en protégeant et défendant  les plus défavorisés d’entre nous  en Mauritanie.

La lutte continue!

Kodda BA-FLAM-Europé de l´Ouest.

WWW.FLAMNET.INFO

Cridem, le régime du Général, “françafrique”, Bertrand Fessard de Foucault remet les pendules à l´heure

altChers amis, compatriotes d’adoption, je ne pensais pas revenir aussi vite vers vous mais la querelle qui m’est cherchée par un anonyme dans les colonnes de Cridem mérite que je vous donne l’ensemble des pièces.

S’agissant de la composition du nouveau gouvernement français, il est excellent que la Coopération disparaisse des intitulés ministériels. De Gaulle et Couve de Murville, son grand ministre des Affaires étrangères, n’avaient pas voulu de particularisme, si récentes et encore fragiles que fussent alors les indépendances, et le secrétaire d’Etat qui en avait la charge sous l’autorité du ministre, n’était qu’aux Affaires étrangères. Il en va de même aujourd’hui et Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, que j’ai eu l’honneur de pratiquer depuis 1988, et à qui j’avais en temps communiqué une note sur le déracinement souhaitable et possible de la “françafrique”, à partir de l’exemplarité mauritanienne, est chargé du Développement. Ce retour à la source et cet intitulé désenclavant les pays dits du “champ” confirment – me semble-t-il – tout ce que nous pouvons mettre de confiance dans le message de Tulle.

 To: Claude K. – Cridem

Cc: Cridem

Sent: Thursday, May 17, 2012 11:53 PM

Subject: expression anonyme contre moi m’exprimant librement et à découvert

Cher Directeur, déjà au début de Juin 2010, vous aviez publié dans vos colonnes une soi-disant repentance de mes propos au moment où se préparait une importante table ronde avec les bailleurs de fonds : c’était un faux dont vous n’aviez pas vérifié l’origine usurpant ma signature. Aujourd’hui, vous publiez une libre expression – ce qui est tout à fait légitime. Mais d’une part, cette expression se fonde sur un courriel au président de la République française que je ne vous avais communiqué que pour son éventuelle publication dans vos colonnes et que vous avez au contraire fait parvenir soit aux autorités actuelles soit à une plume complaisante à leur égard. Vous auriez pu me demander si cette communication à un tiers, sans doute avant que vous me publiiez, m’agréait. D’autre part, et surtout, cette expression est anonyme.

 

Je ne réponds pas aux ombres. Je ne dialogue que dans la lumière et regrette que vous vous soyez prêté au troisième acte de la mise en scène que je dénonçais dans mes deux courriels.

 

Le président Nicolas Sarkozy avait usé du même subterfuge, une conversation téléphonique prétendue avec son homologue mauritanien – le légitime – dès son renversement. Le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi me fit part de son profond embarras à entendre ainsi mentir (c’était en conférence presse conjointe avec le président nigérien de l’époque… Mars 2009) et je le fis donc savoir à l’Elysée par courriel.

From: Bertrand Fessard de Foucault

To: François Hollande – cabinet ; François Hollande – Assemblée nationale

Monsieur le Président de la République,

 

écoutant en direct sur France 2, votre discours à Tulle, j’ai été saisi par une phrase que j’ai aussitôt retransmis en Afrique et particulièrement à mes amis mauritaniens, dont je suis les faits, gestes et personnages – les malheurs depuis trente quatre ans – après avoir commencé ma vie d’homme par un service national accompli chez eux à mes vingt ans.

 

citation – Nous ne sommes pas n’importe quel pays, nous sommes la France, la paix, la liberté, le respect, la capacité de donner aux peuples de s‘émanciper des dictatures et des règles illégitimes de la corruption. – fin de citation

 

Des dizaines de messages courriel me sont aussitôt revenus, en pleine nuit de votre victoire tandis que vous rouliez vers la Bastille. Espoir d’un changement de cours, c’est peu vous écrire.

 

Or, il paraît que le général Mohamed Ould Abdel Aziz, président en fonction de la République Islamique de Mauritanie, s’apprête à venir à Paris pour les cérémonies de votre investiture après-demain, mardi 15.

 

Puis-je vous faire observer que

 

1° vous donnez, si l’invitation est faite en votre nom, un signe de contradiction totale avec votre message de Tulle. Le paroxysme de la “françafrique” c’est précisément ce putschiste, légitimé par un scrutin dont la tenue a été forcée et le résultat truqué. Le putsch qui a renversé le premier président de ce pays à être élu par un scrutin pluraliste et à deux tours, observé par des centaines d’experts dépêchés par plusieurs organisations ad hoc, a été d’abord condamné par Sarkozy, ce qui est banal. Mais ce qui est exceptionnel, c’est que le revirement de la France – celui de l’Elysée, seul contre le Quai d’Orsay, la Coopération et même à l’Elysée par le seul Claude Guéant en convainquant votre prédécesseur contre Jean-Daniel Lévitte, le conseiller diplomatique et ses collaborateurs – a été acheté. Un déjeuner entre l’alter ego du putschiste en Septembre 2008, un mois après l’attentat antidémocratique, a été payé – de l’ordre de 100.000 euros – via Karim Gaye à Robert Bourgi, lequel a introduit le général El Ghazouani dans le bureau de Claude Guéant, alors même qu’en sanction contre le putsch l’Union européenne, observant l’article 96 du traité de Cotonou, refusait tout visa aux putschistes. Peuvent en attester les directeurs de cabinet au Quai et à la Coopération, en fonctions alors aujourd’hui respectivement à Bruxelles et en fin de mission à Tananarive, et l’avocat françafricain également.

 

2° votre prédécesseur a soutenu qu’il n’y avait pas eu de résistance au putsch (27 Mars 2009 à Niamey) et dans son dernier dire de candidat, devant vous le 4 Mai, que l’élection de Juillet 2009 avait été régulière. Vous conforteriez donc l’analyse qui prévaut sur la Mauritanie. Notre actuel ambassadeur en fonctions depuis plus de six mois n’a toujours pas rendu une visite au moins de courtoisie à l’ancien président de la République, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, à qui Nicolas Sarkozy était censé avoir téléphoné après son renversement. Mensonge avéré, du même genre que l’histoire du mur de Berlin ou de Fukushima. J’ai dû protester auprès de Christian Frémont au nom du président mauritanien et à la demande de ce dernier.

 

3° Mohamed Ould Abdel Aziz depuis sa “légitimation” dont nous nous sommes portés forts devant l’Union européenne et devant l’Union africaine, a réveillé tous les démons nationaux, le débat ethnique et linguistique, le débat sur l’esclavage en montant les étudiants de l’Université de Nouakchott les uns contre les autres et en protégeant les esclavagistes contre les abolitionnistes, régulièrement mis en taule. Il a ajourné sine die le renouvellement de l’Assemblée nationale, saboté les listes électorales en contestant en sus la nationalité mauritanienne à une partie de ses concitoyens (jeu qui a couté dix ans de guerre à la Côte d’Ivoire).

 

4° Mohamed Ould Abdel Aziz est actuellement en grave difficulté intérieure avec des manifestations hebdomadaires réclamant son départ et d’une ampleur sans précédent dans le pays. Le soutenir est du genre de Jacques Chirac venant visiter le pays juste trois mois avant une élection présidentielle anticipée par le précédent dictateur militaire (Septembre-Décembre 1997).

 

5° l’actuel dictateur se fait valoir depuis ses débuts comme le point fort de notre lutte contre le terrorisme et Aqmi au Sahel, et d’une totale disponibilité aux plus folles entreprises des “services” sous votre prédécesseur, ce qui  a coûté la vie à l’admirable Michel Germaneau, a contribué à déstabiliser le Mali d’ATT dont les Mauritaniens ont violé au moins deux fois, et en profondeur, le territoire sans résultats.

 

Le parti Rassemblement des forces démocratiques RFD – présidé par mon ami Ahmed Ould Daddah – fait partie de l’Internationale socialiste, il a suivi plusieurs de vos congrès, admiré personnellement le sauvetage que vous avez su opérer pour le Parti à la suite de 2002. Il peut attester cette immoralité de l’homme en place et combien l’influence de la France si elle change d’application et de manière peut transformer la donne en Mauritanie-même et dans toute l’Afrique anciennement nôtre. Peut-être intervient-il auprès de vous en ce moment ? à la suite des dires de votre adversaire devant vous le 4 Mai, je vous ai transmis le communiqué de la Coordination de l’opposition démocratique dont Ahmed Ould Daddah fait partie.

 

Le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi peut confirmer l’ensemble de ces cinq points.

 

Il est possible que – très proche de vous – Michel Sapin qui a toute mon estime puisqu’il avait celle de notre cher Pierre Bérégovoy et que j’ai pu vérifier sa capacité d’accueil pour une affaire que je lui soumettais (corruption de l’ancienne Commission des opérations de bourse, avant que Jean-Pierre Jouyet n’y vienne), ait opiné en faveur de Mohamed Ould Abdel Aziz et argué de sa propre connaissance du terrain, puisque la région Centre est jumelée avec le Gorgol une des régions mauritaniennes. Il a été tout simplement intoxiqué, ce qui peut se comprendre car le pays et ses moeurs, surtout quand on y passe peu de temps, a le charme du tout autre mais dans la pratique de notre langue et de nos références : l’hospitalité parfaite peut tromper.

 

Permettez-moi d’insister vivement pour que cette invitation soit retirée. ce sera très positivement reçu en Mauritanie et accélèrera très heureusement la chute d’un régime qui doit sa naissance et son crédit à votre prédécesseur, non à la France telle qu’elle est attendue en Afrique et que vous avez promis d’incarner.

 

Sans grandiloquence, il en va de votre crédibilité à propos de la “françafrique”.

 

Vous savez bien mes sentiments de confiance, d’espérance, et ma disponibilité.

Kaëdi : Atelier de formation sur les mécanismes de la justice transitionnelle

altL’Ong SEEPT a organisé, en partenariat avec le commissariat aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile (CDHAHSC) et le haut commissariat des nations unies aux droits de l’homme (HCNUDH), un atelier de formation sur les mécanismes de la justice transitionnelle, au profit de représentants de l’administration, des services de sécurité et de la société civile.

La tenue de cet atelier, a indiqué le représentant adjoint du haut commissariat des nations unies (HCDH) aux droits de l’homme, M. Paul JATHO vise entres autres à renforcer les capacités des participants dans leur mission de surveillance et d’enquête, mais aussi à les aider à mieux argumenter leurs propositions pour les réparations des violations des droits civiles, politiques, économiques, sociaux et culturels des individus et des populations, à travers une commission vérité (CV). C’est ainsi, a ajouté le fonctionnaire onusien que le présent atelier donnera aux participants la connaissance et l’information appropriée sur le rôle, le mécanisme et le fonctionnement de la justice transitionnelle dans le cas de violations des droits de l’homme, leur permettra d’échanger d’une manière structurée en vue de développer davantage leur approche et de dégager des stratégies efficaces et réalistes susceptible de mettre fin à l’impunité. Il s’agit aussi d’offrir des informations sur les différents mécanismes régionaux et internationaux qui ont été développés de par le monde afin de faire face aux violations des droits de l’homme en vue de dégager leurs forces et faiblesses et se prononcer sur leur adaptation et leur applicabilité en Mauritanie. M. JATHO s’est également félicité de l’ouverture d’un bureau de son institution en Mauritanie depuis près d’une année ; ce qui dira-t-il est une preuve de l’existence d’une volonté politique des pouvoirs publics pour mettre un terme à l’impunité et à résoudre les problèmes liés aux graves violations des droits de l’homme, héritage des pouvoirs précédents. Il a conclut son propos par l’annonce des attentes de l’atelier qui se présentent en l’établissement d’un mécanisme d’un mécanisme de la justice traditionnelle qui fonctionne selon des normes et standards internationaux des droits de l’homme, la création et le fonctionnement normal d’une structure nationale chargée de coordonner la réparation des victimes des violations des DH, l’amélioration de l’accès à la justice pour tous les groupes marginalisés victimes des violations des DH, une évaluation critique sur la situation des DH, le renforcement des capacités des participants afin de leur permettre de mieux œuvrer dans le domaine de la protection des DH.

Rôle, mécanisme et fonctionnement d’une justice transitionnelle

Pour Me Bâl Amadou Tidjane, consultant international des NU, ancien ministre de la justice et ancien président de la HAPA, le présent atelier s’inscrit dans un processus global qui vise à recueillir les avis des uns et des autres en vue de perfectionner le règlement définitif des questions liées aux rapatriés et des conditions de leur insertion ainsi que le règlement définitif du passif humanitaire. Me Bâl, qui jouit d’une grande expérience dans le domaine des droits de l’homme car ayant participé à titre d’avocat au procès organisé par la CPI pour juger les auteurs des crimes et autres violations des DH, consécutifs aux conflits interethniques entre Hutus et Tutsi au Rwanda, a à cet effet indiqué que la prière de l’absent organisée à Kaédi, il y a deux ans (en mémoire aux victimes des évènements de 1989 et de la purge ethnique de la composante négromauritanienne, opérée alors dans les rangs de l’armée), n’était qu’un élément parmi tant d’autres et qui contribue à apporter une solution définitive garantissant la paix sociale en Mauritanie. Le consultant onusien, en charge du dossier, a déclaré que l’Etat mauritanien estime qu’aucun sujet n’était tabou, tout en reconnaissant le problème de moyens pour une indemnisation massive et des défaillances constatées dans le processus de retour et d’insertion des rapatriés, et recommande par ailleurs de ne pas se focaliser sur les structures mais plutôt sur une voie menant vers la mise sur pied d’une commission de vérité qui s’appuie sur nos réalités et nos valeurs islamiques tout en s’ouvrant sur d’autres expériences (Afrique du Sud, Maroc, Bénin), à travers une justice transitionnelle.

Plaidoyer pour la mise sur pied d’une CV !

L’autre thématique de l’atelier était justement la commission de vérité (CV), une discipline récente indique, Mme Madina Athié qui précise le rôle de la justice transitionnelle après une situation de violations flagrantes des droits de l’homme. La chargée de programmes au HCDH en Mauritanie ajoute que la CV assure les mécanismes de réponse aux droits de l’homme dans des pays où de graves violations des droits de l’homme ont eu lieu.Et d’ajouter que dans ce cas, l’Etat en question à l’obligation d’enquêter sur les violations des droits de l’homme qui y sont commises. Elle a par ailleurs énumérer les objectifs d’une CV dont on peut citer : vecteurs de transition vers un Etat de droit, contribuer à établir un espace public de débat national, conception d’une CV avec une commission de recrutement des commissionnaires, établissement d’une CV par une loi ; Elle a étayé son propos par l’exemple du Maroc qui a mis sur pied une commission « vérité et réconciliation » dans l’optique du renforcement de l’unité nationale, fondement d’un Etat de droit. Mme Athié a en outre livré un paquet de critères pour la mise sur pied d’une CV, qui s’inspirent des expériences d’autres pays (Afrique du Sud, Pérou, Argentine, Maroc, Bénin) ayant connus de graves violations de droits de l’homme et qui sont parvenus à les régler sans anicroches. Il s’agit entre autres de : commission d’enquête, autorisation officielle du mécanisme par l’Etat, autonomie structurelle et financier, organe temporaire, compétence sur les graves violations des droits de l’homme, ne pas avoir pour objectif un évènement particulier, avoir un siège national et un mécanisme national, production d’un rapport final avec des recommandations pour un redressement des violations passées. Elle a en fin donné des indications sur les perspectives d’une telle démarche, à savoir : poser les jalons, connaitre les obligations de l’Etat, appui au CDH, tenir compte des doléances et plaidoyers de la société civile. Dans leurs interventions, certains participants ont formulé des recommandations et émis des critiques toutes jugées constructives par les animateurs de l’atelier, pour la recherche de la paix civile, gage de l’unité nationale dont la Mauritanie a grandement besoin en ces temps qui courent. Un participant fait toutefois observer l’absence aux travaux de l’atelier, des autorités administratives et sécuritaires en ces termes : « Ils étaient là juste pour les besoins de la cérémonie protocolaire, comme il est de coutume alors que le thème, si important sur la voix devant mener à la reconstruction de l’unité nationale largement ébranlée, les concerne au premier chef». Il faut noter qu’en marge de l’atelier, la SEEPT a organisé un atelier de sensibilisation sur la loi 2007-048 portant criminalisation de l’esclavage et des pratiques esclavagistes ainsi qu’un meeting à la maison des jeunes au profit des femmes, des enseignants, des jeunes et de la société civile, animés par MM. JATHO, Me BAL et Mme ATHIE. Quand à M. Bakar O. Dieh, président de l’Ong SEEPT, il s’est réjouit de l’engouement suscité par les thèmes des deux ateliers avant de se féliciter du niveau élevé des débats auxquels ont contribué des élus locaux, des représentants de services déconcentrés de l’Etat, des syndicalistes, des journalistes et des représentants d’Ongs locales actives dans la défenses des DH.

 


Vieux GAYECp/ Gorgol -QDN

 

 

 

 

Ould Abdel Aziz, Ould Boulkheir Et Ould Daddah: Je t’aime moi non plus!

altNotre démocratie va mal ! Très mal même. On s’attendait à l’enrichissement de notre expérience démocratique, mais hélas le vécu quotidien, montre que nous sommes dans une impasse politique. Pourquoi ? Pour répondre à cette question il bon de faire un retour en arrière ?

Au départ, il y a eu un changement de l’ordre constitutionnel intervenu en août 2008. Ould Abdel Aziz tombeur de Sidi Ould Cheikh Abbellahi, s’installait aux commandes avec le titre de président du Haut Conseil d’Etat (HCE). La suite nous la connaissons. Ahmed Ould Daddah du RFD applaudit le putsch tandis que Messaoud Ould Boulkheïr leader de l’APP et président de l’Assemblée nationale, l’UFP de Mohamed Ould Maouloud, le PNDD (Adil) de Yahya Ould Ahmed Waghef alliés à d’autres formations politiques hostiles au coup de force militaire, créent le Front National de Défense de la Démocratie (FNDD) et le camp du HCE. Leur ambition : mener une lutte sans merci contre les auteurs du putsch en vue du rétablissement de l’ordre constitutionnel. Faut-il le souligner, ce coup d’état intervenait dans une période de tension politique aigue marquée, on s’en rappelle, par l’appel à la démission lancé au président déchu par Mohamed Abdellahi Ould Dellahi président des Partis de la convergence nationale (PCN), une coalition de 7 partis politiques mauritaniens. Pour ces partis politiques, Sidi Ould Cheikh Abdellahi se serait « révélé incapable de mettre en œuvre le programme pour lequel il a été élu ». Aussi, les Mauritaniens, soutenaient ces partis dans leur déclaration, « continuent de souffrir de misère, de marginalisation, de chômage, et des effets néfastes de la hausse des prix des denrées ». Mohamed Abdallahi Ould Dellahi accusait également le pouvoir qui était en place à l’époque d’avoir détourné les deniers publics, notamment « les fonds de solidarité destinés aux sinistrés de la ville de Tintane (suite aux inondations de septembre 2007) » et ceux « consacrés au Programme spécial d’intervention (PSI), destiné à atténuer les effets de la hausse des prix des denrées alimentaires ». Mais avant Dellahi, des raisons similaires avaient été évoquées par les 25 députés et 23 sénateurs qui avaient démissionné du Pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD), parti au pouvoir. Les parlementaires avaient notamment affirmé leur intention de créer une autre formation politique à même d’apporter « le changement escompté ». En juillet 2008, le chef de l’Etat avait menacé de dissoudre le Parlement suite à la motion de censure déposée contre le gouvernement par 39 députés de la formation présidentielle. La plupart des députés frondeurs étaient proches à la fois de l’ancien président Maaouya Sid Ahmed Taya et de la junte militaire qui l’a renversé en 2005. Le Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD) de Ely Ould Mohamed Vall avait dirigé le pays jusqu’en 2007. Deux de ses anciens membres, les généraux Ould Cheikh Mohamed Ahmed et Ould Abdel Aziz, respectivement chef d’état-major de l’armée et chef d’état-major particulier du président mauritanien, étaient accusés dêtre à l’origine du bras de fer entre les parlementaires et le pouvoir. Leur limogeage par Sidi Ould Cheikh Abdellahi venait d’être annoncé à la radio nationale. Selon le communiqué du ministre de la Communication, ces nominations ont été déclarées « sans effet » par les nouveaux maîtres de Nouakchott réunis au sein d’un “conseil d’Etat” à la tête duquel se trouve le général Mohamed Ould Abdel Aziz élu pour cinq ans.
Mais beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis les élections présidentielles à nos jours. Ould Daddah qui avait soutenu le coup d’Etat, s’est ravisé huit mois après pour changer son fusil d’épaule en reconnaissant et intégrant le FNDD. Non sans avoir mis à mal son parti déchiré par la participation ou non aux élections présidentielles du 6 juin 2009. Le leader du RFD n’en voulait pas alors que la seconde personnalité du parti défendait le contraire. Au finish, les deux hommes ont divorcé. Une bonne partie de l’aile négro-africaine a quitté le parti avec le député « frondeur ». Pourtant Ahmed Ould Daddah, après la signature des accords de Dakar, se décidera à participer aux élections présidentielles dont la date est repoussée au 18 juillet 2009. Deux candidats négro-africains, Kane Hamidou Baba et Ibrahima Moctar Sarr seront sacrifiés sur l’autel de cet accord qui repousse le scrutin présidentiel.
Quant à Messaoud Ould Boulkheïr qui filait jusque là le parfait amour avec le président du RFD au sein de Coordination de l’Opposition Démocratique (COD), il a finit par quitter ses amis politiques du fait des divergences de plus en plus profondes au sujet du dialogue initié par le chef de l’Etat en direction de l’opposition. Mais ce n’est pas tout : Ahmed Ould Daddah et Messaoud Ould Boulkhheïr se sont toujours crêpé les chignons. Apparemment ils ne se supportent pas longtemps, compte tenu de la personnalité que chacun d’entre eux veut incarner. Résultat : ils sont opposés aujourd’hui. Messaoud Ould Boulkheïr est allié à un adversaire qu’il a toujours combattu. Lequel d’ailleurs n’éprouve aucune gêne à défendre le bilan du despote Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya. Position qui heurte bien des consciences négro-africaines. Ould Abdel Aziz qui a combattu tout ce beau monde en maniant la carotte et le bâton, s’est fourvoyé dans une autre politique du diviser pour régner. Or, ce qui était attendu de lui était qu’il mène des actions à même d’instaurer un climat de confiance entre les acteurs politiques mais pas de les diviser les mauritaniens. Si à terme il peut en tirer bénéfice, à plus long terme cette politique comporte beaucoup trop de risques. D’autant que la situation sécuritaire du pays est incertaine dans ce monde agité. Mieux vaut tard que jamais. Les politiques doivent se parler, c’est cela l’intérêt du peuple mauritanien.
Pas autre chose !

Moussa Diop- QDN

Isselmou Ould Sidi El Moustapha, conseiller aux affaires religieuses du Premier Ministre : “La femme n’a pas le droit d’accéder à la Magistrature suprême

alt, conseiller aux affaires religieuses du Premier Ministre mauritanien, a déclaré dans une émission à la radio du Coran, que la femme n’as pas le droit d’occuper la fonction de président de la République dans un pays comme le nôtre.

Il a également signalé que la femme ne doit pas se présenter aux postes qui peuvent éventuellement la conduire à la Magistrature suprême, comme la présidence du sénat.

Pour rappel : Ould Sidi El Moustapha,était le ministre chargé des affaires islamiques sous le règne de Ould Taya. Il a tenu à l’époque des propos qui ont soulevé une grande polémique, en menaçant de transformer certaines mosquées en boulangeries.