Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 29/05/2012

Racisme d´Etat à travers la nomination du président et des membres du Conseil du Haut Conseil de la Fatwa

altNouakchott,  28/05/2012  –  La Présidence de la République a rendu public lundi le décret portant nomination du Président et des Membres du Haut Conseil de la FATWA et des Recours gracieux. En voici la composition: – Mohamed El Moctar Ould M’Balla, Président
– Hamden Ould Tah, Membre
– Ebyne Ould Bebana, Membre,
– El Yedaly Ould El Hadj Ahmed, Membre,
– Ebah Ould El Housseyne, Membre,
– El Kory Ould Mohamed Abd El Kader, Membre,
– Bal Mohamed El Bechir, Membre,
– Taleb Ekhyar Ould Mamine, Membre,
– Mohamed Ould Youssouf, membre.

AMI

Mauritanie: L’islam de 1989 … n’est pas celui de 2012 …

altIl y a quelques semaines, Biram Dah Abeida été arrêté, accusé d’avoir mis le feu sur les livres de rite malikite. Les rumeurs avaient laissé entendre, en premier lieu, qu’il s’agissait du Coran, dans un second temps, ces même rumeurs ont été rectifiées pour dire qu’il s’agissait des premiers livres cités.

L’autodafé de ces livres, d’après les rumeurs subséquentes, et auprès des citoyens auxquels la parole a été donnée a suscité un tollé d’indignation.

Les raisons qui ont poussé Biram à ce geste est la justification de l’esclavage soutenue par l’Imam Malik dans ces écrits. Or il se trouve que Biram dénonce et lutte fermement pour corriger cette injustice sociale toujours en cours dans ce pays, c’est indéniable.

Son geste peut être compris comme une réaction face à l’interprétation qu’il a faite par rapport à ces écrits. En brulant ces livres, Biram ne s’en prend pas à l’Islam, mais il manifeste sa vision par rapport à une opinion exprimée par le commun des mortels.

Je prends la plume pour m’empêcher de taire et d’étouffer un certain nombre de questions :

En 1989, une large frange de la population a subi les plus atroces sévices de l’armée et des forces de l’ordre soutenues et encourages par un régime déchu. Cet Islam qui s’est réveillé en sursaut aujourd’hui était – il là et qu’est ce qui l’avait muselé ? Les livres que IRA avait brulés valent –ils mieux que des milliers de citoyens humiliés, meurtris, exclus, massacrés et ensevelis dans des fosses communes comme des bêtes atteintes de peste ?

Je me situe mal entre l’islam de 1989 : muet, indifférent, et celui de 2012 avant–gardiste et patriote. La justice des hommes n’est pas forcément la justice de Dieu !

 

Nouakchott le 12 Mai 2012

M’Bodj Amadou Lamine

Professeur à la retraite.

www.flamnet.info

 

Aziz militairement armé, politiquement pas !

altLe président Aziz a en deux ans de mandat encore du mal à assoir un pouvoir politique capable de résister longtemps aux vents de revendications sociales et politiques. Il a voulu bâtir un édifice avec du matériel recyclé, altérable par les souffles révolutionnaires qui n’ont pas fini d’ébranler plus d’un régime arabe. Cela pouvait il y a quelques années fonctionner et lui donner la chance de briguer encore d’autres mandats sans trop de soucis. Avant lui, Taya a pu se maintenir en dépit de ses limites et de ses nombreuses erreurs. Aziz n’était pas encore prédestiné à cette époque à prendre les commandes du pays, et on est même tenté de dire qu’il n’en avait jamais rêvé. Mais le destin est le seul maitre qui conduit l’homme à la tête d’un pays. L’étoile « Azizienne » était dans le champ de la galaxie de ceux allaient diriger ce pays. Ce coup de chance ou coup de sort qui peut faire le bonheur peut aussi mener vers l’inconnu. L’histoire de cet homme aux airs chevaleresques est en train d’être écrite.

 La première page n’est pas encore remplie mais elle est déjà émaillée d’épisodes qui présagent d’un mandat difficile qui s’écoule dans un environnement hostile où les ambitions les plus fortes sont soumises à une accélération des événements. Le contexte actuel est très mouvant pour qu’un pouvoir si fort soit-il puisse être à l’abri de séismes de haute amplitudes. Même en démocratie les armes pacifiques doivent pouvoir tenir la bataille. Sinon c’est le naufrage. Le président élu démocratiquement, Sidi Ould Cheikh Abdallahi , n’aura pas encore fini de méditer cette leçon. Pourtant, pour autant que cela paraisse trompeur, les armes politiques en la possession du président sont de faible portée pour mettre Ko tous les mouvements de contestation qui montent au gré des situations. Il ne dispose pas d’hommes politiques en mesure de lui servir de rempart contre les pressions exercées par ses adversaires qui multiplient les stratégies pour le fragiliser, ni de fins politiques capables de convaincre ses opposants de la COD. Ses députés, ses sénateurs ont certes les voix majoritaires pour faire passer ses instructions, voter les lois. Mais cela n’est pas une garantie de protection de tout le système qui présente déjà des failles nombreuses. Toute l’armée politique de la majorité avec ses milliers d’opportunistes n’est qu’une boule de neige qui peut fondre à la moindre élévation de température. De loin il entrevoit certainement la précarité de son système mais les méthodes par lesquelles il essaie de colmater les brèches ne sont plus en mesure de résister aux changements en cours dans le monde. Quand bien même le besoin d’user de la force pour mater les contestataires devient l’arme de lutte contre les agitateurs qui menacent son palais, cela ne va pas dissuader les manifestants à intensifier les pressions. Les méthodes d’hier sont devenues anachroniques dans une démocratie qui défend des valeurs de liberté et de justice. Au demeurant il y a deux dangers qui planent sur le mandat du Président : l’absence d’ouverture réelle à toutes les forces du changement sans distinctions, la gestion solitaire et « casernienne » du pays . L’homme fort du pays a encore la possibilité de s’adapter aux exigences du contexte actuel sinon ce sera bien trop tard !

Cheikh Tidiane Dia-Le Rénovateur

TPMN : Coup dur pour l’union sacrée

altPlusieurs militants de Touche à ma nationalité groupés autour des ténors de l’organisation comme le docteur Dia Alassane, Youssouf Sylla et Abass Diagana ont dénoncé, ce lundi 28 mai, les menées qu’ils prêtent à Wane Aboul Birane. Dans une déclaration  dont copie est parvenue à Taqadoumy le docteur Dia qui n’est autre que le porte-parole de TPMN et ses amis ont laissé entendre que le communiqué rendu public le dimanche 27 mai annonçant leur exclusion des rangs de TPMN n’engage que la personne de Wane Abdoul Birane. Dia et ses amis ont réaffirmé «leur loyauté et leur  attachement au combat pour la réhabilitation du Negro-Mauritanien dans ses droits», en signalant au passage que nul ne peut s’approprier la paternité du combat de TPMN.
Par ailleurs Yakhouba Diakité secrétaire à l’organisation au sein de TPN a affirmé n’avoir signé aucun communiqué annonçant la recomposition du bureau de Touche pas à ma nationalité. Pour lui les accusations portées contre certains  militants – qualifiés d’infiltrés de l’Etat par le communiqué annonçant un nouveau bureau pour TPMN – ne sont rien d’autres que calomnies. Vrai ou faux, quoiqu’il en soit la mésentente entre Wane et ses compagnons de lutte ne font pas l’affaire de Touche pas à ma nationalité.

TAQADOUMY