Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 13/05/2012

Destruction de livres malekite en Mauritanie, l’ISESCO s’en mele

altL’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO) a exhorté les autorités mauritaniennes à traduire devant la justice les auteurs de la destruction par le feu d’ouvrages de référence réputés du rite malikite, a appris l’APS, vendredi à Dakar.

Dans un communiqué, l’organisation, qui ‘’a fermement condamné la destruction par le feu d’ouvrages qui constituent des références réputées du rite malékite perpétrée par des extrémistes mauritaniens’’, a invité les services compétents en Mauritanie à sévir contre les coupables.

‘’L’ISESCO a exhorté les autorités compétentes mauritaniennes à traduire les auteurs de cet acte devant la justice’’, selon le texte. ‘’Cet acte constitue à tous les égards, un acte incriminé par la loi et les valeurs morales et qui porte atteinte à l’image de l’islam et des musulmans.’’

Le rite malikite tire son essence des enseignements de la plus ancienne école d’exégèse coranique, mais aussi la plus répandue en Afrique Subsaharienne. Malik Ibn Anas, imam de Médine (711-795), fut le fondateur de cette école juridique de l’Islam, une des quatre qui suivent une tradition sunnite.

L’imâm Mâlik fut un disciple direct des successeurs des compagnons du Prophète Muhammad (PSL), notamment Ja’far as-Sâdiq et connut Abû Hanifah.

Selon l’ISESCO, ‘’la Oumma islamique a besoin de faire preuve de solidarité et d’unité dans cette phase critique en vue de faire face aux ennemis de l’islam lesquels œuvrent pour semer la division, les conflits et les divergences entre les musulmans’’.

A Tombouctou, au Mali voisin, des extrémistes sont accusés de ‘’vandalisme’’ et d’‘’agissements inacceptables et en violation des valeurs de tolérance professées par l’Islam’’, pour la profanation du mausolée d’un vénéré, inscrit avec 15 autres sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ces islamistes d’AQMI et d’Ansar Dine ont profané, vendredi dernier, le mausolée de Cheikh Sidi Mahmoud ben Amar, un des grands érudits de la ville de Tombouctou, baptisée la ‘’Cité des 333 saints’’.

‘’Le Mali est signataire de plusieurs instruments internationaux culturels dont la convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, la convention concernant la protection du patrimoine culturel immatériel, la convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.’’

Source: APS

Déclaration des manifestants de Paris pour la libération de Biram Dah Abeid et des militants abolitionnistes et anti-apartheid

altCamarades, militants et humanistes, le samedi 28 avril 2012, la demeure du président d’IRA-Mauritanie est attaquée par des forces de sécurité. Le régime Arabo-berbère prétexte que Biram Dah Abeid et les militants anti-esclavagiste et anti-apartheid auraient brûlé des livres sacrés de l’Islam. Nous Diaspora mauritanienne de France et partenaires associés à notre cause, nous mesurons notre responsabilité face aux méthodes criminelles utilisées par l’Etat mauritanien contre des militants de droits de l’Homme embastillées en raison de leurs opinions subversives.
Nos camarades emprisonnés luttent pour la libération des esclaves et l’émancipation de tous les Noirs opprimés. Leur arrestation et les supplices qu’ils subissent nous rappellent des précédents macabres.

En effet, des Négro-mauritaniens furent pendus, massacrés, déportés, violés en plein mois de ramadan sans émouvoir le moins du monde tous ces imams, théologiens qui trémoussent aujourd’hui sous la barbe en criant au blasphème.

Nous nous rendons compte une fois de plus que l’Etat mauritanien est préoccupé à pérenniser la domination raciale communautaire et confessionnelle.

Nous nous rendons compte une fois de plus que la justice en Mauritanie est faite et taillée sur mesure au bénéfice des Arabo-berbères et à la perte des Négro-mauritaniens.

Nous nous rendons compte une fois de plus que la vie d’un Arabo-berbère reste supérieure à la vie d’un Négro-mauritanien, d’après les muftis acolytes du régime esclavagiste de Mauritanie.

C’est pourquoi nous pensons que notre suprême devoir nous commande d’attaquer les symboles : racial, religieux, économique et militaire incarné par une junte Arabo-berbère historiquement hostile à l’émancipation des Noirs en Mauritanie.

Nous nous rendons compte que les Négro-mauritaniens doivent alors poser des actes encore plus forts de défiance et de rejet de tous les symboles de leur asservissement et leur oppression en Mauritanie.

Voilà pourquoi nous réprouvons l’arrestation de Biram Dah Abeid et des autres compagnons de lutte et appelons :

– A la libération de tous les prisonniers sans condition.

– A la réforme pour une égalité de Droits entre les Communautés en Mauritanie.

Liste des militants des Droits de l’Homme arrêtés par un régime Arabo-berbère esclavagiste et ségrégationniste pour délit d’opinion

Biram Dah ABEID, president IRA-Mauritanie

Obeid Imigine, journaliste

Issa Ould Alib

Leid Ould Lemlih, imam handicapé

Yacoub Diarra

Abidine Ould Maatala

Ahmed Hamdy Ould Hamar vall,

Leid Ould Mbarek

Bilal Ould Samba : Leader politique

Cheybany Ould Bilal

IRA de France-Mauritanie remercie toutes les associations et Organisations présentes pour leur mobilisation et leur engament indéfectibles pour une Mauritanie débarrassée de l’Esclavage et la Ségrégation raciale.

Paris le 12 mai 2012

Mauritanie : 15 arrestations après des heurts

altAFP: La police mauritanienne a arrêté samedi une quinzaine de militants qui manifestaient pour la libération de Birame Ould Dah, chef d’une ONG anti-esclavagiste qui avait incinéré le 4 mai des livres religieux qui, selon lui, “justifie” l’esclavage. Les manifestants ont agi à l’appel de l’Initiative pour la résurgence anti-esclavagiste (IRA) conduite par M. Birame et le mouvement Touche pas à ma nationalité (TPN) en pointe dans la lutte en faveur des droits des populations negro-africaines du pays.”Libérez Birame”, “Non au racisme”, “Non à l’esclavage” ont entonné les manifestants dispersés par la plice, qui ont fait usage de lacrymogènes et de matraques. Une quinzaine de personnes ont été arrêtées par les forces de l’ordre et étaient toujours détenues samedi soir dans différents commissariats de police de la capitale, selon un porte-parole des manifestants qui a requis l’anonymat.L’IRA avait procédé le 4 mai à l’incinération de livres religieux du rite malekite en vigueur en Afrique de l’Ouest et du Nord qu’elle accuse de “justifier” l’esclavage.