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Un député prône l’utilisation de la langue arabe dans “tous les domines
ALAKHBAR (Nouakchott) – Le député du parti au pouvoir (UPR) Khalil Ould Teyib a proposé au gouvernement mauritanien « la mise en place d’une stratégie visant à promouvoir l’utilisation de la langue arabe dans tous les domaines (de la vie) en Mauritanie ». En mars 2014, le député Khalil Ould Teyib s’était attiré les foudres d’une partie de l’opinion mauritanienne en déchirant un procès verbal de la commission des finances de l’Assemblée Nationale qui était écrit «uniquement » en Français. Ould Teyib, qui intervenait lors d’une plénière ce jeudi à l’Assemblée Nationale, a par ailleurs suggéré au gouvernement de faire de 2016 « l’année de l’éducation administrative».
Clôture de la première session ordinaire parlementaire pour l’année 2016 –
La première session ordinaire parlementaire pour l’année 2016 a été clôturée jeudi soir à Nouakchott, en présence de certains membres du Gouvernement.
La cérémonie de clôture a été marquée par un discours du président de l’assemblée nationale, Monsieur Mohamed Ould Boïlil dont voici le texte intégral:
”
Messieurs les ministres ;
Collègues députés ;
Mesdames, Messieurs ;
Nous voilà arrivés au terme de la présente session pendant laquelle deux mois durant, nous avons poursuivi notre travail parlementaire tant au niveau de la conférence des présidents, du bureau de l’Assemblée nationale, des commissions spécialisées ainsi que des séances plénières au cours desquelles nous avons discuté les projets de lois qui nous été soumis soit en les adoptant ou en procédant à leur amendement conformément aux dispositions de la Constitution et du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Au niveau du contrôle de l’action gouvernementale, certains de nos collègues ont adressé à des membres du gouvernement des questions orales qui ont été discutées de façon démocratique.
Je me plais ici, en votre nom à tous, de féliciter le gouvernement pour le sérieux et la constance avec lesquels les projets de lois nous ont été soumis, tout en le remerciant des réponses, qu’il a, en temps opportun, apporté aux questions orales qui lui ont été adressées par les honorables députés.
Collègues députés,
Mesdames Messieurs ;
Notre session, à l’image de celles qui l’ont précédé a été marquée non seulement par des échanges fructueux entre la majorité et l’opposition de façon libre et démocratique, mais surtout par la déclaration de politique générale présentée devant le Parlement par Son Excellence Monsieur Le Premier ministre.
Cette déclaration qui, chiffres à l’appui, a, de manière
convaincante, apporté la preuve indéniable, que le processus du développement et de la construction nationale entamé sous l’égide se Son Excellence le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz est bel et bien parvenu à bon port.
Les projets prometteurs en relation avec la vie du citoyen ont vu le jour ici et là à travers le pays qu’il s’agisse de projets
d’électrification, d’ouvrages hydrauliques, d’infrastructures routières, d’écoles et de dispensaires construits dans des zones qui étaient par le passé des ilots de pauvreté et d’exclusion ; tous ces efforts sont dignes de confiance et inspirent sérénité et
considération.
Cette session a été également marquée par l’adoption du budget 2016 que nous avons discuté rubrique par rubrique, notre attention ayant été particulièrement attirée par les montants exorbitants alloués à la lutte contre la pauvreté, au soutien et à l’appui des couches les plus démunies ainsi qu’à la lutte contre les séquelles de l’esclavage C’est en raison de toutes ces considérations que nous avons adopté ce budget dans des proportions qui dépassent 98% des voix des honorables députés ici présents
Enfin, je déclare clos les travaux de la première session ordinaire parlementaire pour l’année 2016 conformément à l’article 56 de la Constitution.
AMI
Bref bilan de l’année 2015 : Compromis impossible
L’année 2015 vient de s’achever sur une note douloureuse. Le fils du président de la République et deux journalistes décèdent dans un accident de circulation ; une commerçante est exécutée, en plein jour, au marché central de Nouakchott. Des citoyens bardés d’avenir et d’ambition ainsi fauchés, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Que la terre leur soit légère ! Amen.
L’année aura été très difficile pour le pays, même si le gouvernement, au sommet de l’Etat, s’est ingénié à prétendre qu’en Mauritanie, « tout baigne », selon une expression familière. Caisses publiques pleines, devises à revendre… Et le panier de la ménagère ? Il vient d’accuser, lui, un sérieux revers, avec les brutales augmentations inexpliquées, voici quelques jours, des produits vitaux (riz, huile, sucre…). On s’y attendait, depuis que l’ex-ministre des Finances, Thiam Diombar, avait annoncé, avant de quitter son poste, l’augmentation de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), passant de 14 à 16%, sur certains produits. Et de justifier la mesure par la baisse des recettes minières du pays. La tonne de fer a dégringolé, sur le marché international, occasionnant un manque à gagner estimé à quelques milliards d’ouguiyas. Le secteur de la pêche n’étant pas mieux lotie, la Mauritanie – plus précisément, son bas-peuple – doit donc se resserrer la ceinture.
Au plan politique, l’année écoulée a été marquée par l’incapacité des acteurs politiques du pouvoir et de l’opposition à trouver un compromis afin d’amorcer le dialogue politique tant attendu. En dépit de son appel en ce sens depuis Chinguetti, où il présidait le festival des villes anciennes, le président de la République est resté très évasif sur ses intentions. Dans une Afrique marquée par le « tripatouillage » des constitutions, en vue de briguer un troisième mandat, l’opposition mauritanienne se méfie et n’entend pas signer un chèque en blanc à Ould Abdel Aziz. Aussi a-t-elle justement exigé un engagement écrit de la part du pouvoir avant de s’avancer elle-même. Au final, toutes les tentatives d’amorcer le dialogue ont échoué, les uns et les autres s’en rejetant la responsabilité. La situation politique demeure donc bloquée, alors même que le pouvoir et l’opposition réclament, de concert, le dialogue. Ubuesque.
Mais, surtout, calculs. En refusant de se prononcer, par écrit, sur la plateforme du FNDU, remise en Septembre dernier, le pouvoir semble miser, au-delà du pourrissement de la situation, sur l’éclatement du Forum. Et le RFD, hostile à tout « semblant » de dialogue avec le pouvoir, semble la première victime des SCUD présidentiels. Après la participation de certains de ses membres aux journées préliminaires de dialogue, organisées fin-Septembre, début-Octobre, le RFD enregistre ses premières sérieuses défections, avec le départ de la famille Ould Moine. Dans la foulée du refus daddahien de cautionner la rencontre entre le président du FNDU et une délégation du pouvoir, Yacoub ould Moine a fondé son propre parti… aussitôt reconnu par les services du ministère de l’Intérieur. Cela dit, l’essentiel des pôles de l’opposition (FNDU et CUPAD) campe sur ses positions : exigence d’un dialogue « sincère et inclusif », pour « sortir le pays de la crise multiforme » qu’il subit, depuis des années. Même si le RFD et les partis de la CUPAD n’ont pas pris part à la dernière marche du 9 Décembre, le FNDU peut se vanter d’avoir réussi sa sortie car ses militants et sympathisants ont répondu, massivement, à son appel, pour dénoncer l’« incapacité des pouvoirs publics à assurer la sécurité des citoyens, à améliorer leur condition de vie et celles des étudiants …». Un signal fort de l’opposition à l’endroit du pouvoir. Celui-ci « doit se rendre à l’évidence : l’opposition peut faire bouger la rue », ont souligné plusieurs responsables du Forum lors de l’évènement.
Entorses
Au plan des droits de l’homme, on aura noté une avancée, significative, dans l’élaboration et l’adoption des lois incriminant l’esclavage. Désormais, la Mauritanie dispose d’un important arsenal juridique, pour lutter contre les « séquelles » de l’esclavage dont le pouvoir s’acharne, cependant, à nier la pratique abominable, alors que les organisations de défense des droits de l’homme en exhibent, régulièrement, de « présumés » cas, à l’intérieur du pays. Pour Samory ould Bèye, il existe un gap entre ce que dit le pouvoir aux partenaires étrangers et la réalité que vivent les Harratines, dans les adwabas. « Les lois réprimant l’esclavage ou ses séquelles ne servent qu’à tromper les partenaires au développement. Les Harratines sont marginalisés et réduits à l’état de peuple maudit », selon lui.
On aura également noté, en cette année 2015, le refus des pouvoirs publics de reconnaître les Forces Progressistes du Changement (FPC), fondées, par les ex-FLAM, afin de « sortir de leur illégalité » et de jouer, comme les autres partis politiques, « leur rôle dans l’arène nationale ». « Une entorse à la liberté d’expression et d’opinion », dénonce un cadre du FPC qui relève la rapidité avec laquelle le parti d’Ould Moine aura, lui, été reconnu.
Autre entorse, relèvent les organisations de défense des droits de l’homme : la détention « arbitraire » du président d’IRA-Mauritanie et de son vice-président, depuis plus d’une année déjà, pour avoir pris part à une caravane dénonçant l’« esclavage foncier dans la vallée du fleuve Sénégal ». Pour les organisations de défense des droits de l’homme, Biram et Ould Bilal sont détenus « pour leur opinion, non pour avoir enfreint à la loi ».
L’année 2015 s’est achevée par une vague d’insécurité à Nouakchott. La presse n’arrête de la dénoncer. Une marche de l’opposition lui a été consacrée. Tous s’inquiètent de la peur qui s’est emparée de la ville : viols, vols, assassinats sont le lot quotidien des banlieues, alors que les forces de sécurité écument la ville. Des commissariats de police poussent comme des champignons. Et le FNDU de s’alarmer de ce que les forces de sécurité sont détournées ou se sont détournées de leur mission principale.
Autre point faible : l’expropriation des terres dans la vallée et l’arrestation des propriétaires opposées à leur paupérisation. Les affaires de Donaye et de Dar El Barka ont trop longtemps défrayé la chronique, avec l’arrestation et la détention des paysans à Aleg.
Le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz peut, tout de même, se targuer d’avoir édifié de nombreuses infrastructures (aéroport, routes, universités, écoles…). « Une première dans le pays », reconnaissent certains responsables de l’opposition. Mais il peine, manifestement, à éradiquer la pauvreté, malgré d’importants investissements dans l’agriculture, la lutte contre le chômage des jeunes diplômés, l’insécurité et… la gabegie qui n’aurait fait, à en croire le FNDU, que changer de camp.
Note d’espoir, la Mauritanie a vu l’élection de plusieurs de ses cadres à la tête ou au sein de grandes organisations internationales, comme la Banque Arabe de Développement Economique en Afrique (BADEA) ou l’ONU. Nos compatriotes Sidi ould Tah et El Ghasem Wane pilotent, respectivement, la première et le département stratégique du maintien de la paix et de la sécurité de la seconde. Wane s’occupait, depuis quelques années, de ces mêmes questions à l’Union africaine. On peut aussi se réjouir de la fondation et l’installation de quelques banques à Nouakchott, ce qui permet d’élargir l’offre de service pour une certaine catégorie de clients. Mais ce n’est pas le mauritanien lambda : plus des trois quarts de la population en reste, eux, à se serrer la ceinture…
Dalay Lam
le calame
Ferme réaction du Président à la mesure d’interdiction imposée à certaines Mahadras
28 Novembre – Le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz n’a pas caché sa profonde indignation, quant à la mesure administrative surprenante et inattendue, portant l’interdiction et la fermeture des instituts et Ecoles coraniques (Mahadras) qui ne disposent pas de récépissé autorisant leurs activités.
Malgré les efforts énormes déployés par le département de tutelle, en l’occurrence le ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel, pour justifier cette décision, aussi bien sur le plan juridique que religieux, le Président de la République a donné des instructions fermes, demandant à annuler immédiatement et entièrement cette mesure.
L’actuel contexte ne tolère pas une confrontation avec les opposants, à plus forte raison, à ce qui s’apparente à une guerre contre le Saint Coran a indiqué le Président mauritanien, appelant les autorités administratives à se limiter à la surveillance au lieu de recourir à la fermeture et à la persécution.
Non loin de ce sujet, des sources parlent de la réouverture de certaines Ecoles coraniques opérant dans la moughataa de Kobeni, à l’extrême Sud de la wilaya du Hodh Gharbi.
Traduit de l’Arabe par Cridem
Modification de la constitution : La Cedeao oblige Macky Sall à tenir son référendum avant…
Jan 6, 2016 Le chef de l’Etat Macky Sall ne pourra pas indéfiniment cogiter sur la date du référendum et sur tous les mécanismes pouvant l’aider à réduire la durée de son mandat. Le protocole de la Cedeao en matière de modification constitutionnelle l’oblige à accélérer la cadence. Ce qui fait que le temps joue en sa défaveur. Le protocole de la Cedeao en matière de modification constitutionnelle, applicable à ses 15 Etats membres de l’Afrique de l’Ouest à l’exception de la Mauritanie, interdit fortement la modification des institutions qui sont fondamentales avant une échéance majeure de six mois avant la tenue de cette échéance. Ainsi, si le président de la République tient absolument à faire un mandat de cinq ans et organiser le prochaine élection présidentielle durant le premier trimestre de l’année à venir, il devra impérativement réaliser, d’après le journal, toutes ses réformes institutionnelles « subséquemment » avant le deuxième semestre de cette année. Lors de son message à la Nation, le Président Macky Sall a encore promis de réduire la durée de son mandat de sept à cinq ans. Il s’est ainsi engagé à proposer des réformes qui pourraient se traduire par une modification « subséquente » de la Constitution pour organiser la prochaine élection présidentielle de 2017 et ainsi tenir son engagement de campagne. Mais, paradoxalement, le chef de l’Etat, qui tient à ce que le gouvernement « reste dans le temps », souhaite également recueillir, au préalable, l’avis du président de l’Assemblée nationale et celui du Conseil constitutionnel, « conformément à l’article 51 de la Constitution ». Mais le temps joue contre lui.
Avec Walf fadjri via Dakarmatin.com
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