Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: October 2015

L’invité de KASSATAYA : Sow Hamady SG des FPC Europe sur kassataya

altEn marge des préparatifs de l’anniversaire des Forces Progressistes du Changement (FPC) ex-Flam qui s’est tenu ce samedi 3 octobre 2015 dans le XV arrondissement de Paris,  Monsieur Sow Hamady en sa qualité de secrétaire général du FPC Europe Occidentale a répondu aux questions de KASSATAYA.

Lors de cet entretien, M. Sow est revenu sur le congrès de mutation des Flam en FPC, la non reconnaissance du parti par les autorités mauritaniennes. Monsieur Sow y fait part de l’offre politique du FPC, en s’attardant sur la question de l’autonomie,  il y évoque aussi la question de la démocratique et sociale en Mauritanie.

Vous pourrez suivre l’émission ce dimanche 4 octobre 2015 sur www.kassataya.com à partir de 21h00 (Paris).

 

kassataya

Urgent : Des cas de fièvre hémorragique en Mauritanie

altSix personnes atteintes d’une fièvre hémorragique ont été admises et mises en quarantaine au Centre hospitalier national. Des éléments de la police et de la gendarmerie interdisent l’entrée ou la sortie de toutes les personnes qui ont été en contact avec ces malades.  Selon les informations que nous avons pu obtenir, ces individus viennent tous de l’Est du pays et jusqu’à présent la nature de cette fièvre hémorragique n’a pas encore été déterminée.  On sait seulement que les personnes atteintes souffrent d’une forte fièvre accompagnée de saignement du nez.


source: mauriweb

Les Harratines, ces oubliés de la République (Suite et fin) Par le colonel (E/R) Oumar Ould Beibecar

altLe manifeste des harratines proclamé en grande pompe à Nouakchott le 29 avril 2013, solennellement avec la présence remarquée des leaders harratines opportunistes et de leurs soutiens, contrairement au manifeste diabolisé du négro-mauritanien opprimé, élaboré lui dans la clandestinité en avril 1986, donne l’impression qu’il a été conçu avec la bénédiction du pouvoir féodal, pour amuser la galerie et gagner ainsi du temps, ce qui n’augure pas de lendemains meilleurs. L’absence à ce forum des chefs des adwabas et des notables harratines de l’intérieur, grands électeurs, qui subissent au quotidien les injustices, les mépris et les frustrations de toutes sortes, démontre si besoin est que le pouvoir féodal continue de jouer sa mauvaise comédie, qui ne s’intéresse qu’à l’élite harratine dont la majorité est manipulable à volonté.

Ce tintamarre aboutira sans doute, avant d’être oublié, à la nomination de quelques opportunistes harratines et leurs proches à des postes importants et à la distribution bien ciblée de quelques charités sur la base du leitmotiv chanté par ces abolitionnistes : la discrimination positive.

Action visant à favoriser les groupes sous-représentés afin de corriger autant que faire se peut les inégalités. Alors que cette discrimination positive bien contrôlée par le pouvoir féodal est contreproductive.

Les centaines de femmes recrutées à la fonction publique sur la base de ce fameux principe sont majoritairement triées parmi les proches du pouvoir tribal et des partis de la majorité. Les cinquante imams harratines n’échappent pas à la règle et sont recrutés majoritairement parmi les anciens esclaves fiers d’être soumis au pouvoir féodal.

Cadres opportunistes

Toutes mesures de discrimination positive susceptibles de réduire les inégalités de chances, les inégalités sociales, les inégalités de promotion dont souffrent encore et toujours les anciens esclaves, doivent commencer par la base.

C’est-à-dire dans les adwabas et dans les banlieues des grandes villes où vivent ces populations discriminées. En donnant la priorité aux infrastructures scolaires, médicales et routières et non pas se contenter de donner des promotions à certains cadres opportunistes qui tirent profit de ce fléau social.

L’accès à la fonction publique doit se faire sur concours conformément à la loi, une commission consensuelle assermentée doit être choisie parmi les meilleurs cadres pour veiller à la transparence et à la bonne exécution des examens et concours.

Aujourd’hui les opportunistes du mouvement Elhor anciens ministres, anciens ambassadeurs ou hauts fonctionnaires et leurs soutiens sont majoritairement devenus au fil du temps, partie intégrante du système féodal, certains apparaissent même plus royalistes que le roi, et doivent être combattus.

Quant aux idéalistes les plus actifs notamment ceux de l’IRA, ils ont été infiltrés et manipulés ouvertement par les services de renseignement du pouvoir féodal, leur prodiguant un discours extrémiste belliqueux au besoin, qui a abouti à leur emprisonnement suite à la profanation des livres du Fikh malékite, action qui ressemble à une véritable mise en scène orchestrée par le pouvoir pour les diaboliser.

Cependant, IRA est discréditée par son caractère violent, insolent et provocateur ainsi que par son comportement fanatique et sectaire qui prend parfois des allures racistes incompatibles avec sa mission.

En effet, ils ont dénoncé avec arrogance, à plusieurs reprises, le travail des domestiques mineurs harratines rémunérés chez des familles beidanes modestes, comme formes d’esclavage modernes, alors qu’ils n’ont jamais dénoncé la même catégorie de domestiques qui travaillent dans les mêmes conditions chez certains cadres et notables harratines, ainsi que les mathoudos et les comés travaillant dans les mêmes conditions chez les toucouleurs et les soninkés camouflés tous par la couleur de leur peau.

Quand le pouvoir tribaliste a voulu utiliser IRA pour les besoins de la mascarade électorale dont les résultats sont connus à l’avance, il a mis leur chef en liberté provisoire, lui a fourni un casier judiciaire vierge en violation de la loi, et fait entériner sa candidature à la présidence de la république par le conseil constitutionnel tribal, présidé pour la circonstance par un hartani du pouvoir féodal. En légitimant cette imposture IRA a renforcé le pouvoir qu’elle était censée combattre.

Plus tard quand le chef de l’IRA, revigoré par son prix et par son score aux élections de juillet 2014 a voulu apaiser son discours pour être fréquentable, il a été mis en prison parce que le pouvoir ne peut accepter cette organisation qu’avec son discours violent et méchant destiné à terroriser la communauté Beidane afin de l’obliger à rester solidaire du système féodal.

On ne peut oublier le rôle combien positif des nombreuses associations abolitionnistes de la société civile et particulièrement de SOS ESCLAVES qui lutte inlassablement depuis plusieurs années avec élégance et pédagogie, en toute indépendance et avec des moyens modestes, dans le respect des règles du droit et de la Charia pour la liberté et le bien être des anciens esclaves.

Les harratines sont une chance pour la Mauritanie. Les tribus arabo- berbères et négro- mauritaniennes doivent nécessairement les adopter. Il est grand temps que nos communautés acceptent le principe fondateur de la République : L’égalité citoyenne.

Enjeu vital

Pour renforcer cette égalité, l’un des principes fondateurs de notre sainte religion, on doit nécessairement encourager le métissage entre nos communautés et nos castes. On ne doit pas être plus royaliste que le roi.

Le prophète Mohamed PSL avait donné en mariage sa cousine Zaïnab bint Jahch à son ancien esclave Zayd Ibn Haritha. Il lui avait donné le commandement de l’Armée musulmane lors de la bataille de Mu’tah où il avait sous son commandement beaucoup de compagnons du Prophète.

Plus tard le Prophète désigna Oussama le fils de Zayd et de Zaïnab pour diriger une autre armée qui comprenait Omar Ibn Elkhattab, le futur Calife. Ce dernier, sur son lit de mort, avait dit devant d’illustres compagnons du Prophète dont notamment Othmane, Ali, Saad, Zoubeir, Talha et Abderrahmane ibn Awf : « Si Salim l’affranchi de Abou Houdheyfa était encore parmi nous, je l’aurai nommé pour me succéder ».

Tout cela prouve, si besoin est, que dans l’Islam seuls les critères objectifs de piété, de probité morale, de compétence et d’aptitude sont à prendre en considération. L’épanouissement des harratines en harmonie avec les autres composantes, aura un effet salutaire pour notre peuple et augure des lendemains meilleurs. Le pouvoir et la classe politique doivent tenir compte de cet enjeu vital pour la concorde nationale.

La population mauritanienne estimée à 3 500 000 habitants est approximativement répartie ainsi qu’il suit : 35 à 40 % de Beidanes, 35 à 40 % de Harratines et entre 25 à 30% de Négro-mauritaniens.

Selon certaines estimations, l’élément harratine est majoritaire au sein de la communauté arabo-berbère, d’autres estiment le contraire. En l’absence de statistiques fiables et consensuelles, il est quasiment impossible de trouver des estimations qui ne soient pas contestées par l’une ou l’autre des composantes.

Incontestablement, certains facteurs démographiques réels privilégient la majorité de la composante noire, notamment un taux de fécondité beaucoup plus élevé chez les Négro-mauritaniens (Haratine, Soninké, Haalpulaar, Wolof) doublé du mariage précoce, la polygamie pratiquée presque exclusivement en milieu noir et l’instabilité des foyers arabo-berbères caractérisée par un taux très important de divorces doublée d’un taux très élevé de mariages tardifs et de célibat.

Sur le plan démographique, le rapport de force dans un proche avenir sera très favorable aux harratines. Ceux-ci doivent nécessairement protéger leur pays contre les appétits du pouvoir féodal destructeur, responsable de l’esclavage et du racisme en adoptant une attitude pacifique et en évitant coûte que coûte toute confrontation avec ce pouvoir tribaliste, sans foi ni loi, qui n’a pas respecté le caractère sacré du Ramadan de 1989 et qui met en péril l’existence même de la Mauritanie.

L’avenir de la Mauritanie sera donc ce qu’en feront les harratines. Ils pourront même changer le nom du pays en le nommant par exemple la République Islamique HARTANIA. Ainsi tous les féodaux, descendants du Prophète, fils d’Emirs et de chefs de tribus ou de cantons , nobles arabo-berbères et négro-mauritaniens, irréductibles féodaux, seront obligés chacun en ce qui le concerne de décliner sa nationalité en disant : « Je suis hartani » « Je suis hartania ». Ce jour-là tous les complexes disparaîtront.

Source : Le Calame

ANNIVERSAIRE DES FPC: CÉLÈBRATION À PARIS

altA L´occasion du premier anniversaire du congrès constitutif des Forces Progressistes du Changement (FPC), la fédération de l´Europe Occidentale du parti organise une journée spéciale pour célèbrer la naissance de ce parti  qui symbolise la voix des opprimés, des exclus, des patriotes et des progressistes du pays.

Date:  Samedi 03 octobre 2015

 Lieu: Foyer Grenelle 
17 Rue de l´Avre, 75 015 Paris.
 
Heure: 14h- 18h. 

Le programme de la journée:
 
– Le discours d´ouverture du Secrétaire général de la section.alt
– Communication: Thème 1:  Historique et mutation du mouvement  FLAM en parti FPC.
– Communication : Thème 2: Refus de reconnaissance du parti, défis et perspectives.
– Paroles aux invités et ouverture des débats.
 
Tous nos militants, sympathisants, amis de la cause, militants des droits humains et  nos compatriotes sont invités.
 
Accès transport en commun: Métros- lignes 6, 8 et 10 station La Motte-Picquet-Grenelle.
 
La présence de tous est vivement souhaitée.

 
La lutte continue!
 
Le secrétariat à l´organisation
Contact: Sall Bilguiss  : 06 59 24 50 52

ARRESTATION DE L’EX-CHEF DES PUTSCHISTES AU BURKINA : Gilbert Diendéré rattrapé par son passé

altLa nouvelle est tombée dans l’après-midi d’hier, 1er octobre 2015. L’ex-chef des putschistes, le Général Gilbert Diendéré a été arrêté.

Il s’était, depuis la libération du camp Naaba Koom II, le 29 septembre 2015, refugié à l’ambassade du Vatican d’où, par un canal diplomatique, il avait, dans un premier temps, négocié son exfiltration vers un pays étranger, quitte à revenir plus tard répondre de ses actes devant la Justice. Et comme « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute », Gilbert Diendéré, n’ayant pas eu d’oreille attentive, s’est  finalement plié, d’autant que ses marges de manœuvres étaient fort réduites. Ainsi donc, Diendéré qui aura marqué les années sombres du régime Compaoré, a été rattrapé par son passé. Car la plus grave bêtise de l’homme qui était considéré comme le mieux renseigné du Burkina voire de la sous-région ouest-africaine, est d’avoir osé perpétrer un coup d’Etat aux lendemains d’une insurrection populaire, alors même que l’on était à la fin de la transition censée ramener le pays sur les rails de la démocratie. Pourtant, très redouté par tous, l’ex-chef d’état-major particulier de la présidence du Faso coulait une vie paisible depuis que son mentor, Blaise Compaoré, acculé par la rue, a pris la poudre d’escampette pour trouver refuge en Côte d’Ivoire, son  « beau pays », où il se la coule douce, en dehors de ses petits bobos de santé. C’est dire qu’au final, Blaise  Compaoré aura eu plus de  chance que celui-là qui, pendant plus de 27 ans, était considéré comme ses yeux et ses oreilles. Maintenant qu’il est entre les  mains de la Justice, Gilbert Diendéré, comme lui-même l’avait si bien dit, doit assumer ses responsabilités jusqu’au bout ; lui qui, à ce qu’on dit, a toujours navigué entre l’ombre et la lumière.

L’arrestation de Gilbert Diendéré sonne le glas du système Compaoré

C’est une véritable mine d’informations qui, si elle est bien exploitée, devra permettre d’en savoir davantage sur bien des crimes commis au Burkina Faso depuis l’assassinat de Thomas Sankara jusqu’à la mort ténébreuse du juge Salifou Nébié, en passant bien évidemment par le crime odieux de Sapouy, le 13 décembre 1998. C’est pourquoi il faut tout faire pour que soit préservée la vie du Général Diendéré qui aura eu le mérite d’avoir facilité la réunification de notre armée, en perpétrant, à la suite du Malien Amadou Haya Sanogo, « le coup d’Etat le plus stupide au monde ». Car, on le sait, ils sont nombreux nos hommes politiques qui ont actuellement le vent en poupe, qui pourraient perdre la cote si Diendéré accepte, lors de son procès, de faire le grand déballage. Ces gens-là voudraient bien le voir passer de vie à trépas. Car, comme le disait Aristote, nul ne gouverne innocemment, surtout qu’au Burkina, certains ont gouverné pendant plus d’un quart de siècle. Force doit donc rester à la loi. De toute évidence, l’arrestation de Gilbert Diendéré,  suite à la dissolution du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), sonne le glas du système Compaoré. Et c’est tant mieux. Car, au-delà de toute considération, c’est la démocratie burkinabè qui gagne. Gilbert Diendéré aurait voulu devenir un héros dans son pays qu’il s’y serait pris autrement, notamment en déposant son mentor Blaise Compaoré qui, au crépuscule de son règne, faisait preuve d’un aveuglement à nul autre pareil pour se maintenir au pouvoir. Malheureusement, il a raté le coche. Et c’est tant pis pour lui dont le mythe est désormais définitivement brisé.

B.O

Source : Le Pays (Burkina Faso)