Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: September 2015

NÉCROLOGIE : CONDOLÉANCES DES FPC au camarade MAKY DIA

alt Nous venons d´apprendre avec une grande tristesse le décès de notre frère, cousin Oumar Dia, grand-frère de notre camarade Maky Ja Secrétaire Général des FPC, décès survenu ce mardi 07 septembre à Medina Gounass. Le BEN des FPC et à travers lui tous nos militants et sympathisants présente ses condoléances les plus attristées à notre camarade et aux familles Dia de Lexeiba (Gorgol), Talhaya et de Madina Gounass.
Qu´Allah le tout Puissant l´accueille en son Saint Paradis et que la terre lui soit légère. A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons.

Libre Expression. Le danger de l’accaparement de terres agricoles

Libre Expression. Le danger de l'accaparement de terres agricolesPeut-on sauver la Mauritanie du Land Grabbing, ce nouveau colonialisme foncier?

La Banque Mondiale, après avoir imposé au pays, à l’instar des autres pays africains depuis le milieu des années 80 le Programme (PASA) qui a appauvri les populations , ruiné et surendetté nos agriculteurs et ceux de l’Afrique ( voir ouvrage en ligne, « Notre Continent, Notre avenir ») a mobilisé toutes ses institutions financières et d’études (SFI, CGIAR, IRRI…, ) pour convaincre les pays riches et particulièrement pétroliers à verser dans son nouveau Programme de Land Grabbing ( l’Accaparement des terres agricoles des pays pauvres pour assurer la sécurité alimentaire des pays riches)

La FAO (organe des Nations Unies) cite que 2500 ha ont été déjà achetés aux pays africains ( notre presse cite un projet de décret d’attribution à Boghé de 50 000 ha au profit d’une société saoudienne pays, 5 éme importateur mondial du riz).

Il faut qu’on rappelle que la Mauritanie pouvait et peut toujours (si volonté politique il y a) en 2 ans seulement et sans besoin de financements extérieurs s’autosuffire (en riz, sucre, blé, huiles, légumes ,aliments de bétail, lait…) et assurer la sécurité alimentaire des pays africains et pétroliers à un coût de production 70% moins cher que les produits importés…

La principale contrainte à cette performance est le snobisme négatif de notre technocratie publique et copinisme des stratégies dictées de l’extérieur. Avant les ONGs du Sud qui viennent de se concerter pour protester contre cette option, j’avais déjà dénoncé le land grabbing de la BM dans CRIDEM et le quotidien Nouakchott Informations depuis prés d’une année en même temps que plusieurs syndicats des pays africains, asiatiques, sud américains.

La Mauritanie n’a pas de syndicat d’Agriculture performant pour faire un diagnostic de la situation actuelle et des menaces et solutions : Cette campagne , malgré les efforts de subvention, la politique actuelle continue à intensifier la ruine des agriculteurs du fait du déséquilibre négatif du compte d’exploitation du producteur. On fait croire au gouvernement que notre agriculture est sans issue. Ce qui est totalement faux.

Nos élus sont majoritairement politiquement ligotés par leurs obligation de soutien aveugle du gouvernement,(même dans des erreurs héritées) ou simplement non avertis de cette grave question.

En ma qualité d’ancien Ancien Secrétaire Général syndical durant 15 ans et fondateur de la Fédération Nationale des Agriculteurs et Eleveurs de Mauritanie (FNAEM ) affiliée de la CGEM et ancien Préfet sur le Fleuve engagé dans le développement local communautaire et d’initiatives privées,

je déplore que:

1- Les convoitises de la Vallée par l’agro-business international qui n’est qu’une forme du néocolonialisme foncier moderne sous étiquette de libéralisme mondialisé des institutions de Brettons Wood.

2- dans le Delta (au Sud Ouest du pays) plus 50 000 ha de riches terres agricoles (études pédologiques et topographiques disponibles) exploitables sans pompage soit déjà accaparés par les éco business (UICN, WWF..) internationaux pour l’engraissement des oiseaux migrateurs au détriment de nos populations et villageois de 20 localités côtières ( Ghahra, N’Diemer, N’Diohos, Bden, Dar salam…) de populations pauvres et sans défense, privées de terres agricoles arables et même d’eaux douces (certaines localités s’approvisionnent de Saint Louis au Sénégal).

J’invite l’Etat et tous les citoyens mauritaniens du Nord comme du Sud d’agir ensemble pour éviter l’accaparement des terres du Fleuve par les pays riches et de libérer l’agriculture nationale des stratégies actuelles, dictées par les puissantes institutions du libéralisme sauvage qui appauvrissent les populations et ruinent les agriculteurs.

Je rappelle : la Mauritanie peut, sur fonds propres, produire exporter en 2 ans tous les produits stratégiques ( riz, blé, sucre, huiles, légumes aliments de bétail, lait…) à des coût 70% que la concurrence internationale ) dans ces pays qui veulent acheter nos terres.

Nouakchott, le 30 Décembre 2010

Cheikhany Ould Sidina

Expert en développement

Cridem

Les douces « vérités » tardives et troublantes de monsieur Gay El Hadj, ancien adjoint au gouverneur Du Hodh el chargui

Les douces « vérités » tardives et troublantes de monsieur Gay El Hadj, ancien adjoint au gouverneur Du Hodh el charguiJe viens de prendre connaissance de l’intégralité de l’article de monsieur Gay El Hadj relatif aux circonstances de la mort de Ten Youssouf Gueye à Néma le 2 septembre 1988. S’il plaît à Dieu, je reviendrai sur les douces « vérités » bien tardives et combien troublantes de celui qui, sans retenue, se présente aujourd’hui à nous vêtu de ses habits d’indigné. Avec une voix d’un éploré.

Certains lecteurs au fait des choses s’interrogent à juste titre sur les motivations réelles de notre ancien gouverneur adjoint, sorti subitement de 27 ans d’hibernation pour nous exposer, sur un ton dont l’affectation, tellement visible, retire toute crédibilité à ses vérités somnolentes bien tardives.

Avant une réponse exhaustive, exposons les passages suivants de son article. « Ce n’est qu’en avril 2003 que j’ai retrouvé une fonction grâce à l’appui précieux du Général N’Diaga Dieng à l’époque Directeur Général des Douanes, de l’ancien Ministre de l’intérieur Feu Lemrabott Ould Sidi Mahmoud Ould Cheikh Ahmed (Paix à son âme) et de mon ami de toujours l’ambassadeur Hamady Ould Meimou. Quand je me remémore nos conditions de détention j’ai toujours une pensée pour un homme qui été lui aussi un homme de devoir.

Il s’agit du commissaire Mohamed Abdou (Paix à son âme). Durant toute la durée de notre détention il nous a traités avec beaucoup de respect et de dignité. Il a été emporté par la maladie. Il a eu une courte vie (c’était son destin). A chaque fois que je pense à lui ce poème me revient « les montagnes éternelles ne surpassent en rien les roses qui se fanent si vite.

A vrai dire, Boye Alassane Harouna a été injuste avec nous (O toonyii min haa e yeeso Allah). Je dois faire cependant un aveu. Jusqu’à la parution de “J’étais à Oualata” où l’auteur confirme que la tentative du coup d’Etat des officiers négro africain était un fait avéré, j’étais absolument sûr qu’il s’agissait d’un montage un peu comme à la Sékou Touré avec ses éternels complots des Peuls.

Pour moi, les arguments qui étaient donnés à l’époque sur la préparation du coup d’état ne pouvaient convaincre que ceux qui tenaient absolument à être convaincus c’est-à-dire ceux qu’on n’avait pas besoin de convaincre. Avec la confirmation de la véracité de la tentative de coup d’état, n’y a-t-il pas un problème d’une responsabilité écrasante ?

Qui peut contester aujourd’hui que cette tentative à été « une divine surprise » et une aubaine inespérée pour les tenants de la politique chauvine de l’époque en ce qu’elle leur a permis de mettre en œuvre leur programme avec un rythme accéléré à travers la rupture des équilibres certes déjà fragilisés, mais dissuasifs malgré tout (purges dans l’armée, la police, l’administration etc…). »

Les passages ci-dessus contiennent à mon avis quelques indications sur les motivations de monsieur Gay El Hadj :

1) Les conditions privilégiées dans lesquelles il a été réhabilité, selon lui.

2) Quand, comme bien d’autres avant lui, monsieur Gay El Hadj impute la responsabilité ou la cause de l’épuration ethnique et la répression des Négro-mauritaniens dans les années 87, 88, 89, 90 et 1991 aux auteurs du coup d’Etat d’octobre 1987. Que monsieur Gay El Hadj comprenne une fois pour toutes que c’est le racisme d’Etat qui a engendré le manifeste des 19, en 1966, celui du Négro-mauritanien opprimé, en 1986 et le coup d’Etat d’octobre 1987. Autrement dit l’épuration ethnique et les crimes contre l’humanité auraient eu lieu avec ou sans le coup d’Etat d’octobre 1987. Qu’il sache aussi que mes amis et moi, vivants ou morts, revendiquons, et sommes fiers d’avoir tenté le coup d’Etat d’octobre 1987.

Nous reviendrons de manière approfondie sur tout ce qu’a dit monsieur Gay El Hadj.

Boye Alassane Harouna

 

ocvidh

L’éditorial du calame : Tam-tam

altHassan II avait le sens de la formule. « Conférences tam-tam » : c’est ainsi qu’il n’hésita  pas à qualifier, au plus fort de leur vogue, les conférences nationales, devenues mode en Afrique, au début des années 90, en prélude à une démocratisation forcée et imposée par l’ancienne métropole. Il ne croyait pas si bien dire : toutes finirent en fiasco. En Mauritanie, nous n’avons pas eu notre conférence nationale mais ce qui s‘est déroulé, ce dernier lundi, au Palais des congrès, y ressemble étrangement.  Une pièce de mauvais goût, flanquée de troubadours, ça donne quoi, selon vous ? Les « Rencontres consultatives préliminaires au dialogue national inclusif » – ça ne s’invente pas – n’ont été qu’une outrageuse exhibition. En l’absence du FNDU et de la CUPAD, pourtant opposition dite « modérée et participante », et en présence des formations politiques dites de la « Majorité », de quelques dissidents de l’opposition et autres partillons-cartables, la messe ne pouvait être dite. Pour dialoguer, il faut être deux et l’entêtement s’est toujours révélé mauvais conseiller. A quoi serviront des recommandations approuvées par un seul camp ? Où nous mènera cet unilatéralisme ? En quoi de nouvelles élections aideront-elles le pays à sortir de la crise, si l’opposition continue à être exclue du jeu politique ? Ce ne sont pas quelques débauchés, en mal de promotion et juste avides de soupe, qui donneront de la crédibilité à des rencontres sur lesquelles personnne ne pariera un ouguiya.

Pour leur donner un cachet populaire – méthode Kagamé ? – l’UPR, PRDS version Aziz, a battu le rappel de ses troupes. Des cars ont été loués, pour transporter des militants ; une tente dressée, devant le Palais des Congrès, pour les abriter. Des centaines d’entre eux ont même eu droit à des cartons d’invitation, pour meubler la salle et combler le vide – béant – laissé par les boycottistes. Sachant pertinemment que l’opposition n’acceptera jamais de participer à un dialogue sans garanties écrites, le pouvoir s’est pourtant entêté à tenir ces assises, coûte que coûte. Pour un résultat nul. Citoyens et partenaires au développement restent persuadés qu’un dialogue inclusif ne peut se tenir sans la participation de tous. 

Un autre tam-tam, autrement plus conséquent et lourd de significations, nous parvient de l’autre côté de l’Océan. Du Guatemala, plus précisément, dont le président de la République dort, depuis quatre jours, en prison, suite à un énorme scandale de corruption. Sous la pression de centaines de milliers de citoyens descendus dans la rue, à l’appel de la Société civile, le Parlement a dû lever l’immunité du chef de l’Etat et le procureur signer son ordre d’écrou, tandis qu’était avancée, dans la hâte, la date de l’élection présidentielle.

C’est un humoriste célèbre, version Dieudonné guatémaltèque, qui se retrouve largement en tête du premier tour organisé dimanche. Les citoyens sud-américains ont donc compris qu’il valait mieux en rire qu’en pleurer. Un fol espoir que les soutiens militaires dudit comique se chargeront, peut-être, de réduire à néant. Mais, tout de même, un sacré tam-tam dont nous ferions bien, Mauritaniens, de méditer le sens. Tant qu’il nous reste une bouche, pour dénoncer ou rire, avant de n’avoir plus que nos yeux, pour pleurer…      

Ahmed ould Cheikh

 

le calame

 

Coup d’envoi des rencontres consultatives pour un dialogue national inclusif

altLe Palais des Congrès de Nouakchott a abrité le coup  d’envoi  des rencontres consultatives préliminaires à un dialogue national inclusif lundi.

La cérémonie d’ouverture de cette manifestation a été présidée par le premier Ministre, Yahya Ould Hademine.

Prennent part à ces journées des partis politiques, des organisations de la société civile, des centrales syndicales et des personnalités indépendantes.

Dans son allocution d’ouverture, le premier Ministre mauritanien a exposé les vertus «d’un dialogue national inclusif bâti sur un référentiel consensuel et des constantes nationales de nature à préserver le pays des tempêtes violentes qui ont secoué et continuent de secouer  ailleurs des États  qui paraissent solides et bien structurés ». Il a par la suite invité « les élites politiques, économiques, sociales, culturelles  et les centrales syndicales à une concertation sincère dans la perspective d’un partenariat pour gérer les affaires publiques et poser les jalons d’un avenir prospère».

Pour sa part, Boydiel Ould Houmeid, député, président du parti El WIAM et président en exercice de la Convention Unie pour une Alternance Pacifique et Démocratie (CUPAD)-une coalition de l’opposition dite modérée- a présenté le dialogue comme unique voie pour faire face aux défis qui interpellent la Mauritanie. Il cependant demandé un report  des débats sur le fond en vue de poursuivre les contacts avec toutes les parties pour arriver « à un dialogue véritablement inclusif ».

Quant au Président de l’Union Pour la République (UPR)-principal parti de la majorité, maître Sidi Mohamed Ould Maham, il a rappelé « les nombreux progrès accomplis par la Mauritanie dans le domaine de la construction de l’Etat de droit,  de la promotion des libertés collectives et individuelles (notamment le domaine de la presse) et  la sécurisation du territoire national contre les attaques terroristes, sous le règne du président Mohamed Ould Abdel Aziz ».

Il a par la suite exprimé  la détermination de la majorité « à créer les conditions d’un dialogue national inclusif et sincère ».      

Ces rencontres sont boycottées par  le Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU), un collectif de 17 partis politiques, plusieurs organisations de la société civile, des centrales syndicales et personnalités indépendantes.

Celui-ci rejette une initiative dont le pouvoir est l’unique acteur  « qui connait la motivation, l’agenda et les objectifs ».

En cette journée inaugurale, le Centre International des Conférences de Nouakchott (CICN) a été pris d’assaut par un nombreux public, donnant à l’événement les allures d’un rassemblement de l’UPR.

Ainsi, on s’interroge sur l’intelligence et le sens politique dont devraient faire preuve les  organisateurs pour corriger cette image partisane et donner une dimension véritablement nationale à cette nouvelle initiative.

le calame