Monthly Archives: September 2013
la situation nationale est marquée par l’annonce unilatérale des élections (MPR)
Le Comité Permanent (CP) du Mouvement Pour la Refondation (MPR), réuni mercredi en session ordinaire, a abordé les derniers développements de la situation nationale marquée, selon lui, par “l’annonce unilatérale par les pouvoirs publics des prochaines élections électorales et des incidences de celles-ci sur la vie du parti”.
Le parti de Kane Hamidou Baba dit avoir la la profonde conviction que seul un dialogue véritable et inclusif est la solution juste et durable de sortie de crise que vit le pays ; ce qui exclut pour le moment toute annonce précipitée d’une date quelle qu’elle soit.
Il a également rappelé, dans un communiqué reçu à Alakhbar, son attachement à œuvrer à la mise en place des conditions viables d’une réelle participation aux prochaines élections notamment.
Le parti encourage en même temps, les efforts soutenus de l’UE en vue d’accompagner sans exclusive tous les acteurs politiques du pays vers des élections, libres, transparentes donc apaisées.
Le MPR a, par ailleurs, demandé qu’on mette fin aux “méthodes discriminatoires de l’enrôlement actuel (à l’état civile biométrique), qui divise et continue toujours à diviser nos populations. Ce, en trouvant une solution juste pour le retrait des cartes d’identification, surtout en zone rurale où les problèmes de transport sont à ajouter aux prix exorbitants de cette opération et en annulant, pour les Mauritaniens de l’extérieur, notamment ceux de France, la présentation de la carte de séjour afin de pouvoir s’enrôler”.
Le MPR a, d’autre part, tenu à exprimer sa solidarité agissante avec le Président Birame dont le parti RAG peine à trouver son récépissé de reconnaissance. A ce sujet, le Comité Permanent condamne cette attitude des autorités “en flagrante violation” des libertés fondamentales notamment d’association et d’organisation pourtant reconnues par la constitution de la République.
“Les souvenirs douloureux des événements de 1989 restent vivaces” (Rapporteur ONU)
“Les souvenirs douloureux des événements de 1989 restent vivaces dans la vie des femmes, des hommes et des filles et de garçons, qui ont perdu des êtres chers, des maisons, des terres et des papiers d’identité”,
C’est le constat du rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance, Mutuma Ruteere. Il était en conférence de presse dimanche à Nouakchott après une mission de 8 jours dans le pays.
Le constat est en dépit de la reconnaissance, par Mutuma Ruteere, des efforts “remarquables” déployés par les autorités mauritaniennes pour mettre en œuvre l’Accord tripartite de 2007, qui a permis le retour de plus de 24 000 Mauritaniens entre 2008 et 2012.
“J’ai entendu un certain nombre de préoccupations liées aux difficultés d’inscription, indemnisation et de réparation pour certains des rapatriés, la poursuite des conflits fonciers et l’absence de responsabilité pour les violation des droits humains commises à cette époque”.
Ces préoccupations, a recommandé Mutuma Ruteere, doivent être inscrites d’urgence dans l’agenda de la réconciliation nationale et sont pré-requis pour la construction d’une société inclusive et diverse.
Mauritanie: “La langue, perçue comme un moyen de domination de certains groupes” (Rapporteur ONU)
La langue est perçue comme un moyen de domination de certains groupes au détriment d’autres, a déclaré dimanche à Nouakchott, Mutuma Ruteere le rapporteur spécial des Nations Unies sur le racisme.A notre que l’Article 6 de la constitution mauritanienne de 1991 stipule : « Les langues nationales sont : l’Arabe, le Poular, le Soninké et le Wolof. La langue officielle est l’Arabe ».
Et pour le rapporteur, la réforme à introduire le bilinguisme dans l’éducation et louable, mais le pays a besoin de passer à un bilinguisme efficace pour assurer l’égalité des chances pour tous. A côté du bilinguisme, il est important que les autres langues soient promues et enseignées.
Par ailleurs, Mutuma Ruteere a noté une manifestation d’exclusion ressentie par certains groupes au niveau des postes clés du gouvernement et de l’administration publique.
Il a également dit avoir trouvé la stratification de la société mauritanienne très forte. Elle se manifeste à travers la discrimination au sein des lignes ethniques ou des castes. Elle entraine des coupures entre et au sein des communautés.
Bien que la discrimination ne se trouve pas dans l’esprit de la loi, de facto, de nombreuses personnes estiment qu’ils ne disposent pas de l’égalité des chances vis-à-vis de l’éducation, l’emploi, les opportunités d’affaires.
Il est après tout important, selon le rapporteur, de reconnaître que la pauvreté est la cause sous-jacente de la discrimination, que le Gouvernement a tenté de réduire en investissant essentiellement dans des programmes afin d’élever les groupes historiquement marginalisés de la pauvreté.
Source: Alakhbar
En Mauritanie, il y a encore des personnes victimes de pratiques analogues à l’esclavage (Rapporteur ONU)
ALAKHBAR (Nouakchott) – Bien que l’esclavage a été interdit, il y a encore des personnes qui sont victimes de pratiques qui s’en inspirent, a déclaré dimanche en conférence de presse à Nouakchott, le rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance, Mutuma Ruteere
Selon ce rapporteur, les cadres institutionnels et juridiques doivent être mis en place afin que les responsables de telles pratiques soient tenus de rendre compte de leurs crimes.
“Un amendement de la loi anti-esclavagiste de 2007 doit être fait afin de fournir des capacités aux ONG d’agir au nom des victimes. Aussi les structures d’assistance et d’aide pour les personnes sorties de la servilité restent limitées et doivent être renforcées”.
“Il ne fait aucun doute qu’il y a de réels progrès dans la mise en œuvre de certaines des recommandations formulées par le mécanisme droits de l’hommes, à savoir la création d’une commission Nationale des Droits de l’homme, l’amendement de la constitution pour reconnaitre la diversité ethnoculturelle du pays, l’adoption de la loi sur l’esclavage”.
“Tout en saluant les progrès réalisés dans l’adoption de différents textes de loi et à la création des institutions nécessaires à la lutte contre la discrimination et les pratiques analogues à l’esclavage…de nombreuses personnes perdent confiance dans ces institutions et dans le système judiciaire”.
“Il est nécessaire d’améliorer l’efficacité de ces institutions et renforcer leurs capacités et leurs compétences”.
“J’encourage les différents ministères à inclure dans leurs budgets annuels des ressources adéquates pour s’attaquer aux problèmes de discrimination raciale, ethnique et de caste ainsi que les pratiques analogue à l’esclavage”.
source: Alakhbar.
IRA se dit empêchée de signaler des cas de racisme et d’esclavage au rapporteur de l’ONU
L’Initiative pour la Résurgence Abolitionniste (IRA) a accusé les autorités administratives et sécuritaires de Kaédi (Sud Mauritanie) de l’empêcher de signaler de nouveaux cas de racisme et d’esclavage au rapporteur de Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance, a déclaré un membre de l’IRA à Alakhbar.
Le rapporteur Mutuma Ruteere est en visite en Mauritanie du 2 au 8 septembre 2013 pour « approfondir l’évaluation de la situation des groupes connus comme étant marginalisés, tels que les anciens esclaves également appelés Haratines et les groupes ethniques Afro-Mauritaniens, tout en focalisant notamment sur les évolutions potentielles, y compris les bonnes pratiques », selon un communiqué reçu à Alakhbar.
Lors de la visite du rapporteur hier à Trarza, l’IRA lui a présenté 50 victimes d’esclavages et de discriminations sur la couleur de la peau, selon le membre de l’IRA qui regrette que “les autorités ont tenté de perturber la rencontre du rapporteur avec IRA en y introduisant des militants du pouvoir (UPR)“.
Après cette rencontre de Trarza, l’IRA s’est dirigée vers Kaédi pour recenser d’autres victimes d’esclavages et de discriminations à présenter encore au rapporteur, pour suit le membre de l’IRA.
Mais pour empêcher la révélation de ces autres cas, les autorités administratives et sécuritaires gênent le travail du mouvement à Kaédi. Elles ont même interdit aux hôtels de réserver des chambres pour la délégation de l’IRA dans la ville.




