Daily Archives: 09/09/2013
Mauritanie: “La langue, perçue comme un moyen de domination de certains groupes” (Rapporteur ONU)
La langue est perçue comme un moyen de domination de certains groupes au détriment d’autres, a déclaré dimanche à Nouakchott, Mutuma Ruteere le rapporteur spécial des Nations Unies sur le racisme.A notre que l’Article 6 de la constitution mauritanienne de 1991 stipule : « Les langues nationales sont : l’Arabe, le Poular, le Soninké et le Wolof. La langue officielle est l’Arabe ».
Et pour le rapporteur, la réforme à introduire le bilinguisme dans l’éducation et louable, mais le pays a besoin de passer à un bilinguisme efficace pour assurer l’égalité des chances pour tous. A côté du bilinguisme, il est important que les autres langues soient promues et enseignées.
Par ailleurs, Mutuma Ruteere a noté une manifestation d’exclusion ressentie par certains groupes au niveau des postes clés du gouvernement et de l’administration publique.
Il a également dit avoir trouvé la stratification de la société mauritanienne très forte. Elle se manifeste à travers la discrimination au sein des lignes ethniques ou des castes. Elle entraine des coupures entre et au sein des communautés.
Bien que la discrimination ne se trouve pas dans l’esprit de la loi, de facto, de nombreuses personnes estiment qu’ils ne disposent pas de l’égalité des chances vis-à-vis de l’éducation, l’emploi, les opportunités d’affaires.
Il est après tout important, selon le rapporteur, de reconnaître que la pauvreté est la cause sous-jacente de la discrimination, que le Gouvernement a tenté de réduire en investissant essentiellement dans des programmes afin d’élever les groupes historiquement marginalisés de la pauvreté.
Source: Alakhbar
En Mauritanie, il y a encore des personnes victimes de pratiques analogues à l’esclavage (Rapporteur ONU)
ALAKHBAR (Nouakchott) – Bien que l’esclavage a été interdit, il y a encore des personnes qui sont victimes de pratiques qui s’en inspirent, a déclaré dimanche en conférence de presse à Nouakchott, le rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance, Mutuma Ruteere
Selon ce rapporteur, les cadres institutionnels et juridiques doivent être mis en place afin que les responsables de telles pratiques soient tenus de rendre compte de leurs crimes.
“Un amendement de la loi anti-esclavagiste de 2007 doit être fait afin de fournir des capacités aux ONG d’agir au nom des victimes. Aussi les structures d’assistance et d’aide pour les personnes sorties de la servilité restent limitées et doivent être renforcées”.
“Il ne fait aucun doute qu’il y a de réels progrès dans la mise en œuvre de certaines des recommandations formulées par le mécanisme droits de l’hommes, à savoir la création d’une commission Nationale des Droits de l’homme, l’amendement de la constitution pour reconnaitre la diversité ethnoculturelle du pays, l’adoption de la loi sur l’esclavage”.
“Tout en saluant les progrès réalisés dans l’adoption de différents textes de loi et à la création des institutions nécessaires à la lutte contre la discrimination et les pratiques analogues à l’esclavage…de nombreuses personnes perdent confiance dans ces institutions et dans le système judiciaire”.
“Il est nécessaire d’améliorer l’efficacité de ces institutions et renforcer leurs capacités et leurs compétences”.
“J’encourage les différents ministères à inclure dans leurs budgets annuels des ressources adéquates pour s’attaquer aux problèmes de discrimination raciale, ethnique et de caste ainsi que les pratiques analogue à l’esclavage”.
source: Alakhbar.




