Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 01/09/2013

Le rêve de King cinquante ans après

Le 28 août 1963 se sont réunis devant la maison blanche, près de trois cent mille personnes venues réclamer à l’administration Kennedy que le pays change et que la législation l’y oblige. Depuis plusieurs semaines, un projet de loi mettant fin à la discrimination raciale pratiquée dans le sud des Etats-Unis était en attente sur les tables d’un Congrès réticent. Cette manifestation de masse avait pour but de rappeler au gouvernement ses engagements vis-à-vis des militants des droits civiques, solidaires de la conditions des Noirs. Ces derniers, au Sud, étaient engagés depuis près de dix ans dans une campagne de désobéissance civile visant à dénoncer l’injustice et la violence de leur quotidien. Les caméras de télévision, qui venaient d’entrer dans les foyers américains, avaient porté à la connaissance du pays l’ignominie de la brutalité policière face aux activistes non violents et le temps du changement semblait venu.

Martin Luther King Jr. fut la voix inoubliable qui ce jour là, au piédestal de la statue de Lincoln, à l’issue d’une après-midi caniculaire lors de laquelle concert et discours s’étaient enchaînés, marqua l’histoire en racontant qu’il avait ce rêve insensé mais peut-être prophétique dans lequel Noirs et Blancs seraient égaux dans une Amérique réconciliée et apaisée. « Je fais un rêve » dit-il, qui doit devenir réalité, « et si l’Amérique doit être une grande nation, il faut qu’il en soit ainsi » (1).

Les Etats-Unis ont retenu la belle histoire, celle d’un moment d’unité nationale lors duquel le rêve de King devint celui de la nation. Quelques semaines après la marche, le Congrès vota en effet le Civil Right Act, qui interdit la ségrégation et les pratiques discriminatoires. Lyndon Johnson, porté par l’assassinat de Kennedy, signa à l’été 1964 ce texte rédempteur, en présence des principaux militants noirs. Un an plus tard, une loi complémentaire fut ajoutée, le Voting Right Act, afin, par la supervision pointilleuse de l’Etat fédéral, de s’assurer qu’aucune ruse ni aucun biais ne permettrait que de nouveau on empêcha les Noirs de voter.

On se plaît la main sur le cœur à réciter l’envolée finale du discours de King, en voyant dans son appel à la fraternité l’annonce d’une ère post-raciale. Mais on oublie que le pasteur, qui avoua avant sa mort que son rêve avait tourné au cauchemar, commença son discours par la dénonciation d’un chèque sans provision que le pays avait signé aux Noirs. Ce chèque, c’est la promesse faite par la Constitution des Etats-Unis qu’ils seraient reconnus comme des citoyens à part entière. En 2013, le chèque ne semble toujours pas avoir été honoré. Les cinquante ans de la Marche sur Washington surviennent dans un contexte d’étiolement des libertés civiques. Cette dissonance historique s’entend dans les rangs des marcheurs activistes qui, dès samedi dernier, ont commencé à fouler le mall de Washington. Assez rêvé.

Un chèque en bois

En quelques semaines, à l’été 2013, les Afro-Américains ont en effet vécu le détricotage par la Cour Suprême d’une des mesures essentielles des lois de 64-65 et l’acquittement inique de M. George Zimmerman, le meurtrier de Trayvon Martin, jeune garçon noir de 14 ans. Le procès et son verdict furent un traumatisme et un rappel de la permanence des préjugés racistes. Hasard du calendrier, le même jour était sorti sur les écrans le film Fruitvale station, relatant la mort d’un jeune noir sous les balles d’un policier blanc du métro de San Francisco, acquitté après avoir plaidé la maladresse. Zimmerman, patrouilleur armé à la faveur de la loi dite « Stand Your Ground » (« Défendez votre territoire ») suspectait le jeune adolescent, Noir portant capuche, d’être un étranger dangereux pour le quartier.

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April 4th, 1968
Photomontage de Nikkolas Smith. Source.

La ségrégation spatiale n’est pas moindre en 2013 qu’en 1964 (2) et tout Afro-Américain franchissant les frontières imaginaires le paie cher. Zimmerman fut innocenté et son arme lui fut rendue, la justice validant ainsi ses présomptions racistes selon lesquelles un jeune homme noir, même s’il a 14 ans et qu’il se rend en toute normalité chez des proches, est toujours intrinsèquement menaçant. Cette réalité crue, orthogonale de l’autocélébration nationale autour de l’anniversaire de la marche de 1963 fut incarnée par une image qui devint virale sur Internet lors du procès : un photomontage de King, capuche sur la tête. Saisissante, elle devint l’emblème des héritiers du pasteur qui se mobilisèrent dans le pays. Suite au verdict, le président Barack Obama, qui se tient résolument à distance des questions raciales depuis son élection, exprima sa consternation et son empathie et reconnut explicitement qu’un problème de reconnaissance spécifique aux jeunes hommes afro-américains se posait encore (3).

La grande régression

Tel n’est visiblement pas la conviction du juge conservateur de la Cour Suprême, M. John Roberts, à l’origine de l’annulation d’une mesure phare héritée de 1964, qui prévoit que tous les Etats ayant une longue histoire de discrimination raciale (principalement dans le vieux Sud) ne peuvent modifier leurs lois électorales sans en référer au préalable à Washington. Jugeant, à l’encontre des régressions démocratiques largement pratiquées à l’endroit des minorités raciales dans nombre d’Etats lors des élections de 2012 (4), que les pratiques discriminatoires étaient caduques, d’un autre âge, l’opinion du juge sidéra les militants des droits civiques. Mettant à bas le principe clé de 1964, qui veut que l’Etat vigilant se porte garant de l’interdiction des pratiques discriminatoires, l’arrêt Shelby County v. Holder a immédiatement suscité l’adoption — du Texas à la Caroline du Nord — de nouvelles mesures réduisant l’accès des minorités au bureau de vote (5). Le président s’est dit consterné de cette décision et son ministre de la justice, M. Eric Holder, a annoncé comme pour les lois sécuritaires « Stand your Ground » qu’il entamerait des poursuites contre les collectivités locales adoptant des mesures trop racistes (6).

Le racisme est davantage multiforme et sans doute plus insidieux aujourd’hui qu’il y a cinquante ans. Mais des formes grossières demeurent. Parmi les exigences des militants noirs des années 1960 figurait la fin du harcèlement policier dont les jeunes des ghettos de Los Angeles, Detroit ou Chicago étaient quotidiennement victimes. Les émeutes urbaines qui enflammèrent le pays dès 1965 furent l’illustration tragique que le cocktail pauvreté – harcèlement policier était explosif. En 2013, des militants des libertés civiles ont dénoncé la police de New York, d’ailleurs condamnée par un juge de l’Etat. La pratique dite du « Stop & Frisk », consistant à multiplier les contrôles d’identité, est présentée par le maire de la ville, M. Michael Bloomberg, et son chef de la police, M. Ray Kelly, comme la panacée pour réduire la criminalité. S’ils brandissent régulièrement les chiffres illustrant la baisse de la délinquance dans la ville (en réalité bien antérieure à la mise en place de cette politique, en 2003), ils ne semblent pas s’alerter, au contraire, de la nature indiscutablement discriminatoire de ces contrôles au faciès : sur les 700 000 interpellations réalisées en 2011, 85 % concernaient des non-blancs (7). Pour couronner le tout, MM. Bloomberg et Kelly justifient cette pratique en affirmant que les criminels appartiennent principalement aux minorités.

Un racisme institutionnel

C’est avec une contre-vérité similaire que le système pénal américain continue d’incarcérer les jeunes Noirs de façon disproportionnée (8), au nom d’une guerre contre le trafic de drogue dont la nature même est discriminatoire : les Noirs sont six fois plus emprisonnés que les Blancs et alors qu’ils ne représentent que 12 % des consommateurs de drogue aux Etats-Unis, ils constituent près de 40 % des interpellés pour usage de stupéfiants et 60 % de ceux qui sont incarcérés pour ce délit. Plus encore, les disparités entre les peines appliquées aux usagers de crack (forme vile de la cocaïne qui ravagea les ghettos noirs dans les années 1990) et celles appliquées aux consommateurs de cocaïne (plus souvent riches et blancs) est dans un rapport de 1 à 18. Et alors que deux tiers des consommateurs de crack en 2000 ne sont pas afro-américains, 80 % des condamnés pour usage de cette drogue le sont… Après une première tentative pour rééquilibrer la politique pénale en 2010, l’administration Obama a annoncé qu’elle souhaitait réformer la question des peines planchers (9) à deux vitesses.

Grâce aux dissidents des années 1960, il y a aujourd’hui 1,4 million de jeunes hommes noirs à l’université. Pendant ce temps, 840 000 sont en prison, soit près de 40 % des détenus, alors qu’ils sont 14 % de la population américaine. A cause de la prison, il y a, en 2013, plus de Noirs privés de leur droit de vote qu’en 1870, année qui vit ce droit leur être accordé. King n’imaginait sans doute pas une telle régression démocratique en paraphant le « Voting Right Act ».

Mais la mesure du progrès depuis 1963 doit s’évaluer à l’aune de la principale revendication des marcheurs de Washington : l’accès à l’emploi. Or, hier comme aujourd’hui, le taux de chômage des Noirs est le double de celui des Blancs et la proportion d’enfants noirs pauvres est trois fois plus élevée que celle des autres. La crise a encore renforcé les inégalités (10) et aujourd’hui, le patrimoine moyen d’une famille blanche est vingt fois plus important que celui d’une famille noire. Malgré les lois votées, la discrimination est également de nature salariale : depuis la mort de King, l’écart de revenu entre un travailleur blanc et un travailleur noir n’a été réduit que de 3 cents pour un dollar (11).

L’élection de M. Obama doit beaucoup aux activistes des années 1960 et des progrès politiques considérables ont été accomplis pour que l’Amérique puisse voir sans sourciller un président et un ministre de la justice noirs commenter la mort de Treyvon Martin. Mais nul ne peut encore croire à la fable de l’ère « post-raciale » que King aurait prophétisée et Obama réalisée. Les temps sont plus que jamais marqués par les discriminations de race et de classe et la responsabilité de M. Obama ne doit pas être occultée. Lorsqu’il félicite chaleureusement le chef de la police de New York, M. Ray Kelly, pour son travail et envisage de le nommer au poste vacant de ministre à la sécurité intérieure, il joue une partition bien éloignée des contestataires de Washington. Ceux qui défileront ce mercredi 28 août 2013, comme ceux qui ont déjà défilé, réclament en effet la fin du contrôle au faciès et du harcèlement policier et pénal, plus de justice sociale et la poursuite de la lutte contre le racisme. Les Américains noirs vont mieux qu’en 1963 mais sensiblement moins bien que lorsque M. Obama fut élu à la Maison Blanche (12).

 

Sylvie Laurent, mercredi 28 août 2013

Sylvie Laurent est chercheuse au Stanford Center for Poverty and Inequality et au WEB Du Bois Institute for African American Research, Harvard.

Source: Le monde dplomatique.

Qui est Aminata Touré

Aminata Touré, née le 12 octobre 1962 à Dakar, est une personnalitéalt politique sénégalaise. Militante des droits de l’Homme et fonctionnaire à l’ONU, elle est ministre de la Justice du gouvernement Mbaye et Premier ministre du Sénégal depuis le 1er septembre 2013.

Fille d’un médecin et d’une sage-femme, elle passe sa scolarité à Tambacounda, où son père est affecté, puis suit sa sixième au lycée Gaston-Berger de Kaolack[1] et est lauréate du concours général en économie et bachelière en série D en 1981[2], au lycée Van Vollenhoven de Dakar[1]. Elle étudie en France, et obtient une maîtrise d’économie à Dijon, un DESS de gestion des entreprises à Aix-en-Provence et d’un PhD en Management financier international de l’École internationale de management de Paris[3],[1].

Elle débute sa carrière professionnelle en 1988, au sein de la Compagnie des transports publics de Dakar, la SOTRAC, dont elle dirige le département Marketing et communication[3].

Militante depuis l’âge de 14 ans, elle est active dans les milieux universitaires français de gauche et membre de la Ligue communiste des travailleurs (LCT), future Mouvement pour le socialisme et l’unité (MSU). Lors de la campagne électorale de 1993, elle est la première sénégalaise directrice de campagne, pour le compte de Landing Savané, dont elle rejoint le parti l’année suivante[1].

Elle est ensuite directrice des Programmes de l’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef)[3]. À partir de 1995, elle travaille pour le Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap), d’abord comme conseillère technique principale au ministère de la Famille et de l’Action sociale du Burkina Faso, puis en qualité de conseillère régionale du FNUAP pour les pays africains francophones, et coordinatrice du programme Genre et VIH en Afrique de l’Ouest pour le bureau régional du Fonds des Nations unies pour la Femme. Elle encourage notamment la planification familiale et la santé de la reproduction. Elle est nommé à New York en 2003, comme directrice du département droit humain du Fnuap.

Elle quitte le New Jersey en 2010 pour devenir directrice du cabinet de Macky Sall, président de l’Alliance pour la République, et participer l’année suivante à l’écriture du programme de celui-ci pour la campagne électorale présidentielle de 2012[2]. Elle succède à Cheikh Tidiane Sy comme ministre de la Justice dans le gouvernement Mbaye, avec pour mission de réformer le système judiciaire national, en réduisant les délais, en rapprochant les tribunaux des citoyens, et en élargissant la représentativité du Conseil constitutionnel[1]. Durant ses premiers mois d’exercice, elle met en œuvre la lutte contre la corruption voulue par Sall, à travers les audits sur la politique de l’ancienne présidence, et les anciens responsables du régime wadiste, dont le fils de l’ex-président, Karim Wade[4].

Son patrimoine, composé de deux immeubles au Sénégal et un autre aux États-Unis, est estimé à 777 millions de Francs CFA[5]. Elle est divorcée d’Oumar Sarr, ministre sous Abdoulaye Wade[4].

Source: Wikipedia

SENEGAL; ABDOUL M’BAYE CLAQUE LA PORTE

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Contrairement a ce qu’annoncent plusieurs organes de presse, le desormais ex-premier ministre du Senegal M. Abdoul M’baye n’a pas ete limogé, il a tout simplement rendu sa demission. Selon le site Dakaractu parcouru par flamnet, Macky Sall a eu écho de l’émission à laquelle le PM avait participé sur la Tfm, avec Mamadou Ibra Kâne, comme présentateur. « Voulant avoir ce matin une séance d’explications avec son Premier ministre, le ton serait vite monté. Et Abdoul M’baye aurait alors demandé au Chef de l’état le temps d’aller à son bureau du 9° étage au building administratif, pour y rédiger sa lettre de démission. C’est sur ces entrefaites, que les faucons mis au courant, ont alerté la presse sur le «limogeage» de Abdoul M’baye et ont immédiatement rédigé le communiqué mettant fin aux fonctions du Premier ministre, tordant ainsi le bras à Macky Sall qui n’était pas, semblerait-t-il, dans des dispositions aussi extrêmes vis-à-vis de son Pm.

C’est desormais Aminta Toure dite “Mimi” ancien garde des sceaux qui dirigera le gouvernement Macky2. 

Loupe du ‘Le Rénovateur’ : De l’élégance en faut-il à nos politiciens ?

altC’est la même rengaine dans le paysage politique mauritanien. Nous sommes à la veille de l’organisation des élections législatives et municipale.
Le fossé ne cesse de se creuser entre les uns et les autres. A quoi sert la politique si elle n’est pas en mesure de résoudre les problèmes qui se posent à la cité, si elle entretient plus l’ambigüité dans la recherche de solutions et si elle devient au demeurant l’arme de propagande aux antipodes du progrès et de la paix sociale.
La politique est censée jouer un rôle crucial dans des moments difficiles de blocages survenus dans la vie d’une nation. En Mauritanie nos acteurs de tous bords ont besoin de repenser leurs rapports avec la politique pour retrouver le chemin de la clairvoyance et de la sagesse indispensable pour le dépassement des crises structurelles qui entravent la scène nationale depuis des années.
Ils ont les dispositions nécessaires pour le faire mais la volonté ne suit pas encore. Nous avons plus que jamais besoin aujourd’hui de sortir de ce cercle vicieux, cet imbroglio qui n’a que trop duré de cette impasse insoutenable qui nous fait penser à un impossible point de convergence entre ceux qui décident du destin d’un pays qui a souffert de contradictions entre ses hommes et notamment entre ses leaders qui se regardent en chiens de faïence prêts à tout sauf à sauver le pays de dérives causées par les querelles sempiternelles sur fonds de contrôle du pouvoir et de haine pour l’autre tant qu’il a les moyens de faire du mal .
Pourquoi continuer à engager un bras de fer et à tenir un discours d’acier à l’horizon d’un mandat présidentiel qui s’achève comme il avait commencé : dans l’absence de compréhension , de cordialité , de courtoisie entre un président qui fulmine à la moindre critique et une classe politique prompte à monter au créneau quand elle n’est pas écoutée.
Aux uns et aux autres, il faut rappeler que la politique doit élever contre les faux préjugés et minimiser les défauts qui s’apparentent à un mépris pour l’autre. Le président Mohamed Ould Abdel Aziz doit formater son tempérament d’homme de caserne pour y mettre de l’ordre, de la souplesse et de l’élégance politique pour avoir les idées en place et la réflexion en phase avec les exigences d’une démocratie décomplexée.
La force d’un homme n’est pas dans le refus de faire des concessions ou de prendre à la légère ce que lui demandent ses adversaires même les plus redoutables.
Bien au contraire c’est dans l’acceptation de ce qui pourrait s’apparenter à un sacrifice exagéré qu’un dirigeant accède au rang d’un maestro qui va inspirer des générations notamment celles qui sont en mal de repères et de modèles capables de leur ouvrir des perspectives clémentes.
Plusieurs régimes sont passés par là. Le destin de la Mauritanie est entre les mains de ses dirigeants qui passent et laissent de tristes souvenirs de leurs règnes.
La démocratie n’y a rien changé. Nos hommes politiques portent sur les épaules la lourde responsabilité devant l’histoire pour les erreurs commises il n’est pas tard de se rectifier et de se consacrer à l’essentiel. Ce sera le meilleur service à rendre à la Mauritanie.

Cheikh Tidiane Dia

Source: Le renovateur

Municipale et législatives : La COD cherche difficilement, une position commune

altUne dizaine de jours après publication du décret portant tenue des élections législatives et municipales le 23 novembre 2013 en Mauritanie, la Coordination de l’opposition démocratique cherche, semble-t-il, difficilement attitude commune à tenir. Faut-il revenir  sur le mot d’ordre de boycott ou le maintenir ?

Après publication du décret convoquant le collège électorale pour le 12 octobre 2013,  en vue des élections législatives et municipales en Mauritanie, 11 partis politiques membres de la Coordination de l’opposition démocratique ont annoncé leur boycott de ces scrutins.

Il y a eu, ensuite, avec, entre autres, l’insistance du président de l’assemblée nationale, Messoud Ould Boulkheir, un nouveau report.  Un autre décret pris en conseil des ministres a convoqué le collège électoral pour le 23 novembre 2013.

   Depuis l’annonce de ce report, les partis membres de la COD discutent de l’attitude a tenir.  Il a été fait état de l’abandon du mot d’ordre de boycott par l’UFP et Tawassoul, deux des 11 partis de la COD. L’UFP, en réaction a ces informations, a tenu a faire une mise au point.

« Notre partis maintient la décision prise par son bureau exécutif ; cette position est conforme a celle de la COD au sein de laquelle les discussions continuent… » déclarent les responsables de l’UFP.  Il est prévu que les dirigeants de la Coordination rendent publics aujourd’hui dimanche les résultats de ces discussions entamées il y a presque une dizaine de jour.

Depuis l’adoption le 22 août du décret convoquant le collège électoral pour le 23 novembre, les 11 parti de la Coordination de l’opposition démocratique n’en finissent pas de discuter. De quoi parlent-ils au juste ? Faut-il maintenir le mot d’ordre de boycott, faut-il aller aux élections ? Dans quelles conditions ? Quand on demande aux responsable de la COD « ou en étés-vous ? » Ils se contentent de répondre : « les discussions ne sont pas encore terminées. »

Une dizaine de  jours de discussion, c’est la preuve pour beaucoup de divergences au sein de la Coordination entre boycottistes et participationnistes.

Une des responsables du RFD, est allée jusqu’à accuser les islamistes de Tawassoul de vouloir rompre « le code d’honneur de la COD » en voulant décider unilatéralement de participer aux élections. Le Code d’honneur en question oblige les partis de la COD a se « déterminer ensemble.»

Seulement, on  se demande quelle est sa réelle portée ; Le RDU, l’UFP, Tawassoul…n’ont pas attendu la COD. Ces partis, en ordre dispersé, ont tour a tour annoncé leur décision de boycott des législatives et municipales fixées au 12 octobre 2013.  Ensuite il y a eu nouveau report. Ceux qui ont fait fi du code d’honneur en annonçant leur boycott, sont-ils tenus d’attendre la COD pour annoncer leur revirement ?

Khalilou Diagana

Source: cridem