Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 15/09/2013

les FLAM au sommet prochainement à Nouakchott

altInauguration du siège des FLAM prochainement à la Sebkha dans la capitale mauritanienne suivie de meetings et de conférences avant des visites à l’intérieur du pays.  

C’est toute l’organisation au sommet du mouvement qui va se déplacer à Nouakchott. Un rendez-vous avec l’histoire dont les grandes lignes se résument à la longue marche des flamistes depuis les arrestations, l’emprisonnement et la mort de plusieurs d’entre eux suite à la publication du Manifeste du négro-mauritanien en 86 en passant par la déportation des milliers de négro-mauritaniens dont des centaines ont fini dans des fosses communes à Sorimalé lors des événements de 89 et l’assassinat de 28 soldats à Inal.  

Le sens de ce redéploiement c’est la construction d’une autre Mauritanie pluriculturelle et démocratique  

Adulés par les militants et honnis par le régime de Ould Taya, les FLAM veulent rentrer à Nouakchott par la grande porte. Ils ont en effet rendez-vous avec l’histoire en inaugurant prochainement leur premier siège à la Sebkha qui sera le symbole de leur intégration dans la société mauritanienne après trente années d’exil.  

Cette histoire se confond avec la longue marche des flamistes depuis l’arrestation et l’emprisonnement des cerveaux du Manifeste du négro-mauritanien en 86 avant la mort de plusieurs d’entre eux dans les geôles de Oualata.  

C’est à Nouakchott que le régime de Ould Taya a décidé en toute impunité de déporter des milliers de négro mauritaniens au Sénégal et au Mali et de massacrer des centaines de villageois agriculteurs et éleveurs à Sorimalé lors des événements de 89 avant d’assassiner les 28 soldats à Inal à la veille de l’indépendance du pays en 90.Le sens de l’inauguration prochaine des locaux des FLAM ne se résume pas à cette page sombre de l’histoire de la Mauritanie.  

  Il ne s’agit pas pour le président Samba Thiam et sa forte délégation de ressasser le passé mais de construire sur ces ruines une nouvelle Mauritanie où chaque communauté aura sa place ses droits et ses devoirs. Une Mauritanie pluriculturelle et démocratique.  

En choisissant la Sebkha, les dirigeants des FLAM entendent se rapprocher des plus démunis et surtout les plus vulnérables notamment la population analphabète. Les observateurs s’attendent à plus de clarifications sur les intentions politiques du mouvement et les chances de réussite du redéploiement entamé depuis bientôt une année.  

Cette interrogation est devenue aux yeux de la classe politique et de l’opinion publique, l’une des plus sensibles du fait que le mouvement a été longtemps diabolisé par le pouvoir et les extrémistes arabisants d’obédience nasséristes et baathistes.  

Nul doute qu’on pourrait avoir un début de réponse dans les meetings populaires et conférences qui suivront l’événement prélude aux visites à l’intérieur du pays. Une seconde étape pour rassurer les populations et poursuivre l’implantation du mouvement. Ce qui va se passer dans les jours à venir est un nouveau test pour les FLAM pour la renaissance surtout qui devra passer par un suivi des options clairement affichées dans le cadre du redéploiement.  

La piste pour la création d’un parti politique n’est pas à exclure même si l’expérience amère des militants anti-esclavagistes du RAG est encore toute fraîche dans les mémoires mais c’est surtout du côté du foisonnement des partis négro mauritaniens qu’il faudrait regarder.  

Cette diversité n’est pas pour favoriser l’émergence d’un leadership nécessaire pour la convergence des luttes. L’essentiel pour les FLAM c’est de redonner confiance à toute cette frange de la population mauritanienne opprimée pour des lendemains meilleurs dont le fondement réside dans une société arc-en-ciel.  

Source: Baba Kane

Dialogue, vous avez dit «dialogue» ?

Il ne se passe pas un jour sans que nos médias nous donnent de fausses informations sur les attitudes politiques des uns et des autres. On nous dit ici que les Ambassadeurs européens et américain s’en mêlent. Alors que c’est faux. Et là que le Président de la République serait sur le point de rencontrer le Chef de file de l’Opposition. Alors que c’est faux. Là encore que la Coordination a mis sur pied une Commission chargée de dialoguer avec le pouvoir. Alors qu’il n’est pas encore question de dialoguer.  


Dialogue, vous avez dit «dialogue» ?  
 

 

On nous dit encore que le Premier ministre Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a rencontré d’autres figures autres que Jemil Mansour de Tawaçoul et qu’il aurait été disposé à entrer en discussion avec la COD. Tout ça est faux.
  En réalité, chaque camp a exprimé ses prédispositions à dialoguer avec l’autre camp, sans toutefois définir les modalités de ce dialogue, encore sa forme et son objet. Aucun des camps ne sachant précisément ce qu’il veut, ni ce que veut son vis-à-vis, on ne peut rien faire de concret. On sent chez chacun une sorte d’hésitation à aller de l’avant pour dépasser les attitudes de rejet qui ont caractérisé les relations politiques. Ce qui oblige à un sur-place que rompent des déclarations tantôt «participationnistes» tantôt «boycottistes» de quelques figures plus ou moins emblématiques de la COD. Ici on n’accepte pas de faire le mea culpa – «l’autocritique» comme diraient nos amis de gauche – qui permet de rompre avec le refus d’agir et de prendre l’initiative. Du coup, on continue à subir et à courir derrière les évènements. Plus grave, on répète les erreurs du passé et on évite de faire l’analyse froide de la situation.
  Comme en juin 2009, quand les Accords de Dakar ont été paraphés en attendant leur signature à Nouakchott puis leur mise en œuvre, on espère «gagner du temps» en tergiversant, en hésitant à y aller, en discutant indéfiniment de l’attitude à avoir… Au même moment, comme en 2009, le jeu continue de l’autre côté par la préparation des élections dont l’échéance a été fixée et définitivement fixée. Comme en 2009, la COD perd le temps au lieu d’en gagner. On se rappelle quand ses leaders avaient cru à un possible report s’ils continuaient à «manœuvrer» et à ruser, alors que la date du 18 juillet se rapprochait inexorablement et que le principal challenger pour eux continuait lui à sillonner le pays, de village en campement. C’est ici qu’il faut chercher l’explication de la large avance prise par le candidat Mohamed Ould Abdel Aziz et qaui s’est traduite par un passage au premier tour avec près de 53%.
  Aujourd’hui encore, les mêmes leaders s’obligent à rester sur Nouakchott – à Tevraq Zeina précisément – pour discuter d’un sujet consommé à l’avance : des élections dont la date a été fixée une première fois pour le 12 octobre avant d’être reportée au 24 novembre pour permettre qu’un maximum de partis soit embarqué.
  Il est certain qu’au sein de la COD, il n’y aura pas d’accord sur le boycott ou sur la participation. Certains partis ne peuvent se permettre de boycotter parce que cet acte est synonyme pour eux de suicide politique. C’est le cas de Tawaçoul qui a toutes les chances de bien s’en sortir pour une première bataille au nom du parti. C’est en fait le seul parti de l’Opposition qui semble avoir bien préparé ces élections à travers campagnes, prêches, actions sociales… Les moyens de mener campagne ne lui manquant pas, Tawaçoul est le premier parti lésé par l’indécision de ses partenaires.
  L’Union des forces du progrès (UFP) fait partie de ceux qui sont «idéologiquement» opposé à tout boycott. Le «compromis historique» de l’ère Moawiya avait pour justification principale la nécessité d’exploiter toute brèche et toute ouverture pour «cultiver son jardin». Ce parti élitiste a une base rurale qu’il ne peut abandonner et qu’il ne peut convaincre du boycott. Même son aile «tagantoise» (de Tagant) ne peut se résoudre à s’exclure au moment où elle croit ouvertes devant elle toutes les chances de conquérir Tijikja, El Qidiya, Moudjéria…
Reste le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) qui semble le plus lourd à entrainer sur la voie de la participation et même du dialogue avec le pouvoir. Le boycott est une vieille habitude chez les leaders de ce parti. Même s’ils doivent avoir tiré la conclusion quant à l’inefficacité d’une telle attitude (au contraire), rien n’indique qu’ils sauront tirer les conclusions nécessaires des expériences du passé. Personne ne reconnait parmi eux que le boycott de 1992 a pris la forme d’un «péché originel» pour ce qui est du ratage démocratique historique de l’époque. Sans remettre en cause le pouvoir en place, l’attitude boycott l’a plutôt servi.
  Au sein de la COD, c’est le consensus qui prime : le RFD, l’UFP ou Tawaçoul ne peuvent décider sans l’accord de l’UNAD, du RDU ou du PLEJ. C’est ainsi que ce corps s’interdit le mouvement et s’empêche d’être dynamique. Autant dire que l’attente sera longue. La décision de participer ou non ne sera prise qu’à la dernière heure. Comme toujours…
Mohamed Fall Ould Oumere   oumeir.blogspot.com  

 

Noorinfo

Hommage au President des Flam

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  ” Hommage au President des Flam “

 
Si j’étais un griot pour chanter Samba Thiam
Je dirais gualajo le fils de soundiata
Car ton peuple opprime t’a donne sa confiance
Et tant de tes amis sont fiers de ta vaillance
En ta chair, tu connais l’enfer de oualata
Ce feu-la t’a forgé, pour toujours samba flam
 
Samba des contes peuls, qui te mesures au lion
Te redonne la vie, Hamadi ton grand frère
O tu le sais Samba, c’est la Mauritanie
C’est ton pays exangue en sa longue agonie
Tes frères humiliés, dépouillés de leurs terres
Et dont tu sais garder la juste rébellion
 
Mais moi j’admire en toi plus que la force ardente
Au combat quotidien l’humble ténacité !
Dans les jours de fatigue et dans les jours de peine
Quand la cause s’estompe et parait bien lointaine
En redonnant ta vie dans la fidélité
Tu maintiens le flambeau ou s’éclaire l’attente
 
J’aime surtout chez toi que tu sois sans gloriole
Accueillant, fraternel. J’aime ta courtoisie
Ta douceur, ta bonté, ta grande dignité
J’aime que tu allies force et simplicité
Que tu saches apprécier beauté et poésie
Que tu restes toi-même, humble maître d’école
 
S’ils t’arrêtaient samba, s’ils pouvaient te reprendre
Assemblant  vents et sables en puissantes cohortes ,
Et soulevant les dunes d’immenses clameurs,
Et bousculant les tièdes et balayant les peurs
Tu prendras l’océan pour crier la révolte
Jusqu’au bout du monde ils devaient bien t’entendre
 
Samba nous gagnerons.  Tout au long du combat
Nous sauvons leur montrer la détermination
Qui fait les hommes libres.  Et qui les garde sage
Au-delà du racisme ils verront nos visages
Au-delà de leurs peurs la réconciliation
La justice et la paix, nous les aurons samba
 
 
                Annick, 1993