Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 19/09/2013

Le communiqué du comité d´accueil des FLAM: Le retour du président des FLAM

altLe Bureau Exécutif National des Flam, le Comité national d’Accueil des Flam et l’ensemble des militants de notre Organisation ont le plaisir d’annoncer l’arrivée du président Samba THIAM et du porte-parole du Mouvement, le camarade Kaaw TOURE, à Nouakchott, ce mardi 24 septembre 2013.

A cette occasion, le Bureau exécutif national invite les militants, les sympathisants, toutes nos populations, les partis politiques, les ONG et les autorités politiques et administratives à se joindre à l’accueil populaire qui leur sera réservé de l’aéroport international de Nouakchott-Ksar, où ils arriveront à 14 précises, jusqu’au siège des Flam sis au quartier Sebkha situé en face de l’hotel Ikrama.

 

La Lutte Continue

 

Nouakchott le 19 septembre 2013.

 

Le Comité d’Accueil des Flam ( CA-FLAM )

Loupe du Jour :Changement dans la continuité

altLe remaniement ministériel qui vient de toucher une partie du gouvernement de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf n’a pas dérogé à la règle du changement dans la continuité érigée en mode de gestion des hommes qui se fait selon la volonté du président qui nomme au gré de ses choix ceux qu’il veut récompenser et remercier les ministres devenus disons-le  indésirables.A la veille des élections prochaines , ce changement pourrait s’inscrire dans une certaine logique de recentrage politique  de l’équipe du Premier Ministre autour du programme gouvernemental en s’entourant de technocrates tout en envoyant les politiques en campagne.

La nouvelle configuration marquée notamment par le départ de quelques têtes  et l’entrée de nouvelles figures   inattendues (jusque –là)  au sein  du dispositif  qui accompagnera le chef du gouvernement en vue du  parachèvement des chantiers   «  Azizien ».

C’est en tout cas ce qui semble se profiler derrière ce chambardement qui a touché des départements stratégiques qui ont été épargnés pendant longtemps.

La suppression du super ministère d’Etat de  l’éducation  qui marque le retour à la séparation des ordres  de   l’enseignement est une mesure importante qui viserait à limiter les lourdeurs techniques et financières qui ont empêché la machine de fonctionner à plein régime.

Il faut non pas seulement se contenter de s’arrêter là mais d’aller plus lointain en créant un haut conseil à l’éducation dirigée par des experts de l’enseignement  qui sera une instance chargée des reformes  et du suivi des programme jouissant des pouvoirs décisionnaires à même de lui assurer son  autonomie.

Le départ du ministre de l’intérieur  et de la décentralisation appelé à faire valoir ses droits à la retraite serait aussi lié à des impératifs de campagne politique.

L’arrivée du Wali de Trarza changerait-il quelque chose dans ce département stratégique qui a besoin d’un grand calibre pour une bonne efficience dans la gestion technique et administrative des prochaines élections. Le Ministère de l’intérieur a pu  ces dernières  années  « soigner » sa   machine à  fraude avec l’existence d’une Ceni plus ou moins indépendante mais encore aux ordres.

Il est vrai que tout n’est pas revenu au bon style administratif dans cette ancienne ruche des nationalistes mais quelques améliorations ont eu lieu avec le séjour de Boilil dont la personnalité a pesé quelque chose au plan de l’efficacité dans le travail.

Le département de l’hydraulique a brillé pendant des années par une absence de stratégie dans la gestion technique d’un secteur qui fonctionnait à vau-l’eau. Les dernières inondations qui ont frappé la ville de Nouakchott ont été la goutte qui fait déborder le vase qui emportera le ministre dans le déluge urbain de la capitale.

En procédant ainsi à un ce vaste mouvement le Président Mohamed Ould Abdel Aziz  a-t-il voulu donner un coup de pied dans la fourmilière en envoyant un signal fort au reste de l’équipe dans sa volonté de renvoyer tous ceux qui traînent des pieds. Mais il y a à faire plus pour provoquer un vrai changement. A un an de la fin du quinquennat   «  Azizien » beaucoup reste à faire…    

Cheikh Tidiane Dia

Source: Le renovateur

Elections: Vers un autre report ?

altL’espoir de voir le dialogue se nouer, enfin, entre la Coalition de la Majorité Présidentielle (CMP) et la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) continue à se faire attendre. La scène politique bruit de toutes sortes de rumeurs. Report du scrutin prévu le 23 novembre ? Participation de la COD ou maintien de son mot d’ordre de boycott ? Dislocation de celle-ci, conséquence de la probable participation de Tawassoul aux élections ? Autant de questions que les observateurs se posent et qui taraudent également les acteurs politiques.

La rencontre, tant attendue, d’Ould Abdel Aziz et d’Ould Daddah, censée débloquer la situation ou la corser définitivement, est dans toutes les conversations de salon. Pendant ce temps, Messaoud Ould Boulkheïr, président de l’Assemblée nationale, semble se terrer dans un silence assourdissant, depuis ses dernières rencontres avec le président de la République et divers membres de la COD. C’est comme si nous abordions, là encore, une nouvelle impasse politique, ce qui pousse certains observateurs à se demander si le pouvoir et l’opposition sont réellement pressés d’aller aux élections. Après avoir peiné à harmoniser ses positions après le dernier report de celles-là, la COD multiplie les commissions pour élaborer une énième feuille de route en vue du dialogue avec le pouvoir.

Côté pouvoir, le président de la République semble d’autant moins pressé d’en découdre avec son opposition à travers les urnes, qu’on le croit enclin à des élections triplées présidentielle/municipales/législatives. Les arguments qui plaident en faveur de cette thèse ne sont pas négligeables. Il s’agit, d’abord et surtout, de l’argument financier. Le pouvoir pourrait donc mettre sur la table des raisons économiques, même si nos caisses sont pleines, comme on le vante, alors que nos bailleurs de fonds ne se montrent guère empressés d’annoncer leurs contributions. Un argument technique pourrait, également, entrer en lice. Le pouvoir pourrait dire qu’il est impossible de tenir des élections municipales et législatives en janvier-février ou mars et la présidentielle en juillet. Alors, jumeler les deux scrutins ? Cela ne devrait certainement pas déranger nos parlementaires…

Pour sa part, l’opposition, en général, et la COD, en particulier, pourraient se ménager différents agendas. Comme on le sait, les susceptibilités sont criantes, au sein de la COD. Si certains partis lorgnent du côté du Parlement, le nombre de députés et conseillers municipaux, la subvention de l’Etat qu’ils pourraient en tirer – avec des conséquences, évidentes, sur le leadership au sein de l’opposition – d’autres, comme le RFD, ont plutôt les yeux rivés sur le fauteuil présidentiel. C’est, d’ailleurs, sur quoi achoppent, justement, les discussions, au sein de la COD.

De son côté, l’alliance CAP/AP pourrait avoir atteint son objectif, à savoir rapprocher, enfin, les positions, jusqu’ici divergentes, des deux principaux protagonistes. Elle évitera, également, d’étaler au grand jour – ce que tout le monde sait, d’ailleurs – ses divergences internes de positionnement. Ce n’est, en effet, un secret pour personne : Boydiel Ould Houmeïd, président du parti El Wiam, ne cache pas sa détermination à aller seul aux élections. Une attitude qui embarrasse quelque peu certains responsables de l’Alliance qui voudrait préserver sa position, pour mieux peser sur la suite des évènements.

C’est dire que chaque camp pourrait trouver son compte dans un nouveau report. Le pouvoir, pour mettre de l’ordre dans ses rangs, et l’opposition, se préparer aux élections. Un dénominateur commun, enfin, entre les deux irréductibles pôles !

DL

 

Source: Le Calame