Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 09/02/2012

Abdoul Birane Wane: “La phrase du Procureur est une menace voilée”

altALAKHBAR (Nouakchott)- «On classe le dossier, et j’espère que je ne vous reverrai pas», aurait déclaré le Procureur de la République au leader de TPMN, après lui avoir demandé d’ «aller chercher une reconnaissance» pour son mouvement. Cette phrase constitue, à la fois, «une porte de sortie et une menace», a déclaré Abdoul Birane Wane, ce 09 février à Nouakchott, lors d’une conférence de presse de TPMN au siège du Fonadh pour faire le point après «le Kidnapping et la séquestration» de son coordinateur.

C’est «une porte de sortie face aux multiples pressions des chancelleries, de juristes, de la société civile et des militants de TPMN qui dénonçaient l’arrestation «arbitraire d’Abdoul Birane Wane», a dit ce dernier.

C’est également, selon le coordinateur de TPMN, «une menace pour qu’on interrompe nos activités. Mais nous continuerons à organiser des manifestations et des marches et à tenir des meetings et des sit-in». TPMN compte, d’ailleurs, «organiser un sit-in jeudi devant la présidence».
Ces activités, TPMN envisage les poursuivre, malgré qu’il soit un mouvement pas reconnu. Et demander une reconnaissance «n’est pas à l’ordre du jour», a affirmé Abdoul Birane Wane, qui a précisé qu’«on ne va pas demander une reconnaissance à un régime qui est responsable de tout ce qui se passe. Allons-nous lui demander de reconnaitre notre lutte !»

Déclaration de TPMN- Canada

altSuite à la libération de Mr. Abdoule Birane Wane, leader du mouvement « Touche pas
ma nationalité » (TPMN), ce mercredi 8 Février 2012 :

-La coordination TPMN du Canada se réjouit de cette libération et encourage cet acte qui
va dans le sens de l’apaisement;

-Félicite les Organisations, les Partis politiques, la Société civile, les ONG et toutes
les bonnes volontés qui se sont mobilisées de prêt ou de loin pour la libération du
coordinateur de TPMN;

-Salue le geste courageux du procureur de la République qui a fait preuve d’impartialité
dans ce jugement;

-Déplore et condamne fermement ces agissements hâtives et injustifiées à l’encontre des
libertés individuelle et collective et souhaite que de tels actes ne se reproduisent dans
l’avenir;

– Et réaffirme son engagement à continuer la lutte pacifique pour le triomphe d’un État de
droit et l´égalité des chances devant la loi.

Fait à Montréal le 8 Février 2012.

La Coordination

Libération de Wane Abdoul Birane : Le V de la victoire des militants de TPMN !

altWane Abdoul Birane a affirmé après sa libération plus que jamais sa détermination de poursuivre son combat nonobstant sa détention des jours dans les locaux du commissariat de la PJ et son interrogatoire dans le bureau du Procureur de la République.Le Coordinateur du TPMN, qui a été arrêté samedi dernier à l’hôpital national au chevet de son petit frère, a été finalement libéré hier, après avoir été entendu par le Procureur de la République sous les vives acclamations des leaders, militants et sympathisants de son Mouvement de protestation contre l’enrôlement qualifié de «raciste» et de «discriminatoire».

 Joint au téléphone par le Rénovateur quotidien Wane Abdoul Birane a confirmé son passage dans le bureau du Procureur de la République en ces termes : «C’est aux environs de 8heures que j’ai été conduit dans le bureau du Procureur de la République par les éléments de la PJ (police judiciaire)». Et de révéler : «Le Procureur de la République m’a posé une série de questions faisant cas de mon ‘’implication’’ des événements survenus sur le campus universitaire de Nouakchott pour cause de sa proximité avec Bakary Bathily, qui est le Secrétaire général des étudiants de l’université de Nouakchott. Il a également informé que je suis accusé d’avoir brûlé le drapeau national de mon pays! Evidement des accusations que j’ai balayées d’un revers de main». C’est ainsi que le Procureur de la République, qui n’avait rien à reprocher au coordinateur du mouvement TPMN Wane Abdoul Birane, a fini par le libérer.

 Wane Abdoul au chevet de Birane Wane

Libéré de tout mouvement, Wane Abdoul s’est directement rendu à l’hôpital national au chevet de son père Birane Wane, qui avait piqué une crise de nerfs après avoir entendu l’arrestation de son fils Wane Abdoul Birane. Arrivé sur les lieux, il a trouvé son papa en train de dormir. Malgré son arrestation «arbitraire» et des jours passés entre les mains des éléments de la police judiciaire, Wane Abdoul Birane a affirmé sa détermination de poursuivre son combat contre les discriminations de ses compatriotes de toutes les couleurs et de toutes les communautés jusqu’à la victoire finale.

Camara Mamady- LE RÉNOVATEUR

In memoriam-Un combattant hors pair et un patriote s’en est allé : Le Docteur Amath Bâ n’ est plus

altJ´ai appris avec quelques semaines de retard, le décès de notre vieil ami et compagnon, de lutte. La dernière visite que je lui ai rendue avec Abdoul Ismaila Bâ à son domicile au quartier « Sacré Cœur » date d’environ une année.Il était déjà, très éprouvé. Son épouse qui connaissait notre vieille amitié a fondu en larmes quand, je me suis installé dans son salon en attendant qui il se lève de sa longue sieste. Durant son parcours, tant en Mauritanie, en France, qu’au Sénégal, il était toujours à l’avant-garde des luttes politiques et syndicales. Durant son séjour mémorable à Boghé, il s’est présenté en 1952 aux élections territoriales en candidat allié au parti mauritanien de l’Entente de Horma Ould Babane. Dès la création du conseil de la jeunesse Africaine, Ali Amadi Kane s’est lancé dans la lutte anticolonialiste Puis il se rendit en France pour poursuivre ses études de Médecine comme beaucoup de jeunes médecins africains de sa génération comme Bâ Bocar Alpha, Racine Touré, Sy Amadou Aly, Jacques Baronni … Au cours de ses études, il adhéra au parti africain de l’indépendance, puis à la fameuse Fédération des étudiants d’ Afrique Noire en France (FEANF), au sein desquels il militait au premiers rang, prenant toujours les risques et payant le prix s’il le fallait . On a l’habitude de dire que les peuples mauritanien et sénégalais sont un même peuple dans deux états :Dr Amath Bâ était quant à lui militant d’ ici et de là-bas . Après son retour au Sénégal pour exercer son métier de médecin en qualité de chef du centre médico-social à Dakar-plateau, il continua à recevoir et à soigner les nombreux malades venant de Mauritanie, que l’on orientait volontiers vers lui. Par ailleurs, il continuait à entretenir d’étroites relation militantes et fraternelles, tant avec les politiques qu’avec les syndicalistes mauritaniens.

Les péripéties du combat révolutionnaire m’ont personnellement mis en contant avec le docteur Amath Bâ au mois de mars 1966 à Dakar, à l’occasion d’une de mes missions clandestines au titre du parti africain de l’indépendance à un moment où ses cadres sénégalais étaient souris à une traque infernale, arrêtés et emprisonnés sans procès ; le bras armé du régime étant en ancien dirigeant du parti même, Ousmane Camara devenu un Directeur de la sureté du régime. Je venais d’Algérie et de France où la direction du parti avait trouvé asile. Or en cette même période la Mauritanie vivait une crise aigue, suite à la publication de la lettre des 19 cadres nègro-africains de février, qui avaient été embastillés à Nbeyka au Tagant. A l’issue de ma mission au Sénégal, j’ai pris contact ; en infraction aux directives de ma mission ; avec les compatriotes mauritaniens dont Sy Alassane Goral, professeur de physique nucléaire à l’université de Dakar. Nous avons décidé de la tenue d’une réunion de concertation à domicile du docteur Amath, qui habitait à l’époque au quartier Fann. Il a été décidé que je devais poursuivre ma mission à Nouakchott avec un arrêt à Rosso, pour contacter des amis . A mon retour en France, nous devions constituer des avocats pour les compatriotes emprisonnés avec l’ aide de la fédération internationale des juristes Démocrates dont le secrétaire général était maître Joe Nordmann. Docteur Amath nous a non seulement reçu chez lui, mais après la réunion, il m’a habillé et m’a prodigué en tête-à-tête des conseils que je n’oublierai jamais. Les amis mauritaniens, de plusieurs générations, qui l’ont connu et apprécié son attachement au peuple Mauritanien, qu’ il a connu mieux que quiconque, qui ont partagé son combat progressiste, présentent par ma voix, leurs condoléance attristées à sa famille et à tous nos amis communs .Que la terre du Sénégal lui soit légère et qu’Allah l’ accueille en son Saint Paradis.

We Inna lillahi We Inna Ileyhi Rajioun

Nouakchott, le 7 février 2012

Ladji Traoré

Mauritanie – Le leader de “Touche pas à ma nationalité” , libéré

altLe leader du mouvement “Touche pas à ma nationalité” (TPN) qui s’oppose à un recensement en cours jugé “raciste” par les negro-africains, Wane Abdul Birane, arrêté samedi, a été liberé mercredi sur décision du parquet de Nouakchott, a affirmé à l’AFP une source judiciaire.

“Le procureur de la République qui a entendu M. Birane mercredi matin l’a remis en liberté et classé son dossier” sans le poursuivre, a affirmé cette source. Un haut responsable de la police avait affirmé dimanche que M. Birane “n’a pas été arrêté pour ses activités dans le cadre de TPN, mais bien pour la constitution d’une organisation de malfaiteurs qui devaient incendier l’université de Nouakchott”.
Des dizaines de sympathisants du mouvement avaient manifesté mardi à Nouakchott pour exiger la libération de leur leader dont ils ont clamé l’innocence face aux accusations portées contre lui et que “tente de lui coller la police” concernant de récentes manifestations à l’Université de Nouakchott.

La semaine dernière, le directeur de l’université publique de Nouakchott, Abdallahi Kane, a accusé TPN et le parti islamiste modéré Tewassoul d’être derrière des manifestations qui venaient de se produire à l’université, entraînant sa fermeture pour 10 à 15 jours.

Six étudiants arrêtés au cours des évènements ont été liberés mercredi par la justice après une audition au parquet.

Le conseil de discipline de l’université avait définitivement radié huit étudiants et en avait suspendu trois autres pour un an.

Sept syndicats d’étudiants ont condamné cette décision et se sont engagés à “poursuivre la lutte” pour la réalisation de leur plate-forme revendicative qui repose sur une “amélioration” de leurs conditions de vie et de travail sur le campus universitaire.

©  Agence France-Presse