Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 25/02/2012

Pouvoirs- droits de l’homme : l’amour impossible !

Entre le pouvoir et les Ongs des droits de l’homme, le courant ne passe jamais.A chaque fois que ces organisations interpellent les autorités sur un présumé abus humain, les autorités crient à la manipulation orchestrée par ces ongs accusées d’agir pour des partis de l’opposition hostiles au pouvoir.De telle sorte qu’il est difficile de faire la part entre ce qui est défense des droits de l’homme, préservations des valeurs démocratiques et militantisme politique.L’Etat considère que ces organisations sont des bras armés de l’opposition œuvrant à dévaloriser l’image de marque des pouvoirs publics.
Dès lors, tout ce que disent les militants des droits de l’homme est une provocation, des accusations sans fondement. Quel crédit accorde l’Etat à un communiqué publié par des mouvements tels que l’Ira, Tpmn ou des organisation reconnues comme le Fonadh , l’Ona, l’Amdh , l’Afcf , et d’autres Ongs de défense des droits de l’homme qui ne cessent de s’adresser aux autorités sur des cas manifestes mettant en cause le respect de la dignité humaine , les libertés individuelles ou collectives. Mais c’est toujours avec la même oreille sourde, la même indifférence qui frise le mépris que les pouvoirs publics affichent leur désintérêt du discours développé sur de tels sujets. C’est comme si le pouvoir ne veut pas entendre parler de violations dont il est censé être l’auteur et ne mettre à son compte des victoires. Or, aucun pays au monde ne peut se targuer d’être un modèle parfait dans le domaine des libertés et du respect des valeurs démocratiques. Il faut accepter les critiques, avoir le sens de l’écoute et l’esprit de contradiction. Autant les Ongs doivent jouer leurs rôles en toute indépendance et objectivité, autant les autorités supérieures doivent daigner s’instruire de ce que divulguent les défenseurs des droits humains. Au cours des différents incidents qui surviennent dans le pays, les appels lancés par les organisations des droits de l’homme n’ont pas fait changer les méthodes répressives adoptées par les forces de sécurité à l’égard des manifestants. La grève qui a troublé l’université et suivie d’arrestations contre des étudiants majoritairement des noirs a avivé les contradictions entre le pouvoir et les Ongs des droits de l’homme soupçonnées d’ailleurs d’encourager ces manifestations. Les demandes de visites des détenus dans les commissariats de police n’ont pas été acceptées alors qu’elles ont été réitérées par les organisations des droits humains. Comme aussi l’ont été les demandes d’audience adressées par les responsables de ces Ongs à la présidence en vue de discuter avec le président de la République sur des questions d’actualité. Le refus d’accepter le dialogue, les critiques relève d’une manque de considération pour les fondamentaux de la démocratie qui doivent se baser sur la libre expression des opinions des uns et des autres. Quand les rapports entre les défenseurs des droits de l’homme et le pouvoir politique se détériorent, il y a bien des risques de voir les libertés compromises et l’ordre démocratique foulé du pied.

Cheikh Tidiane Dia- le rénovateur

Université: Le Recteur “politise” le campus, selon des syndicats estudiantins

ALAKHBAR (Nouakchott) – “La seule personne politisée à l’université c’est bien son recteur dont la gestion est derrière toutes les difficultés” ont affirmé les leaders du mouvement de la grève ce samedi dans une conférence de presse à Nouakchott.

Abdellah Ould Mballeh, activiste estudiantin, a témoigné : “le recteur m’a invité, avec d’autres étudiants, dans son bureau pour nous proposer de rejoindre le parti du Sursaut de la Jeunesse (Majorité). Il m’a même proposé la direction des syndicats loyaux au Rectorat, à condition que rompt avec le SNEM. J’ai simplement décliné”.

“On m’a aussi torturé pour me pousser à impliquer les étudiants négro mauritaniens. J’ai fermement refusé” a-t-il ajouté, tout dénonçant “la torture” dont ont fait objet les étudiants arrêtés, notamment Souleymane Kébé (Photo).

“L’année dernière l’université a connu des évènements encore plus graves. La police n’est pas intervenue même en voyant les étudiants en train de se bagarrer. Aujourd’hui, on militarise le campus pour des simples doléances”, a affirmé pour sa part Boubacar Diagana, dirigeant au sein du SNEM.

Diagana s’est dit étonné de “l’acharnement sécuritaire” contre des étudiants qui ont exprimé des revendications justes, et de “la campagne de dénigrement”, menée par des hauts responsables dont mêmes des ministres, contre les étudiants.