Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 03/02/2012

TPMN dénonce la répression contre les étudiants

altDepuis trois jours l’université de Nouakchott connait une grève motivée par des revendications légitimes. Les étudiants revendiquent une augmentation de leurs bourses, chose tout à fait normale quand on assiste aux gaspillages et à la dilapidation des ressources du pays par les autorités. Ignorant le droit à la grève, les autorités ont préféré  la logique de la force à la force de la logique. La police dressée pour réprimer a encerclé l’université et utilisé ses grenades contre les étudiants retranchés dans leur établissement; une fois de plus le régime du général ould abdel aziz a démontré sa volonté de nier tout droit aux citoyens Mauritaniens.

 

 ” Touche pas à ma nationalité” condamne avec fermeté cette violence policière qui est d’une extrême barbarie .

Nous apportons un soutien sans réserve aux étudiants qui ne font que revendiquer leurs droits.

Nous appelons la population à se mobiliser pour dire non au sadisme de ould abdel aziz devenu champion de la violation des droits humains.

 

 

Nouakchott le 03 février 2012

Touche pas à ma nationalité

L’université de Nouakchott: l’exclusion du camarade Bakari Bathily avec d´autres étudiants dirigeants de la grève universitaire

altProcès Verbal de réunion du Conseil de Discipline de l’Université de Nouakchott :

UNIVERSITE DE NOUAKCHOTT Conseil de Discipline

 

PV N° 001 /2012/UN/CD

L’An Deux Mille Douze et le Deux février à 15h s’est tenue, dans les locaux de l’Université, une réunion du Conseil de Discipline de l’Université de Nouakchott.

 Etaient présents :

 Président : Abdallahi Ould Mohamedou Ould Idriss

 Membres :

 Mohamed Elmoctar Ould Sidi Mohamed, Représentant du Ministère d’Etat,

 Ahmedou Ould Haouba, Doyen de la FST

 Sid’Ahmed Ould Mogueya, Doyen de la FM

 Sidi Ould Mohamed Abdallahi, Doyen de la FSJE

 Hamoudi Ould Hamadi, Doyen de la FLSH

 Cheikh Ahmed Ould Taleb Ely, Directeur de l’IUP

 Ordre du jour : Examen de plaintes du Président de l’Université et des responsables d’établissements contre certains étudiants.

 Après avoir été saisi par le Président de l’Université suite aux manquements aux dispositions du règlement intérieur de l’Université de Nouakchott, Après avoir entendu les interventions des responsables d’établissements, Constatant la gravité des actes commis par certains étudiants en violation manifeste du dit règlement, notamment :

 • Perturbation du bon déroulement des enseignements ;

• Insultes, injures et agressions verbales contre des enseignants de l’Université ;

• Tentative d’agression physique contre un Doyen de Faculté ;

• Entrave à l’accès des locaux ;

• Occupation illégale de locaux dont la présidence de l’Université ;

• Introduction à l’Université d’objets dangereux (armes blanches) ;

• Détérioration des locaux ;

• Destruction des biens et matériels de l’Université.

 Et conformément à l’arrêté N°36-48 du 16 novembre 2009 relatif à la composition, aux attributions et au fonctionnement du Conseil de Discipline de l’Université de Nouakchott, notamment en ses articles 8, 9, 13 et 15,

 Le Conseil de Discipline décide :

Sont renvoyés définitivement de l’Université de Nouakchott les étudiants suivants :

 Wejaha Ould Mohamed

Bathily Diabi Bakari

M’ghaili Mint Sidi Mohamed

Habib Kane

Ketm Elkhatem Ould Aboubekrin Sidigh

Moctar Amadou Dem

Abdallahi Ould M’Balle

Kébé Souleimane

Sont renvoyés avec interdiction de s’inscrire à l’Université de Nouakchott pour une année universitaire les étudiants suivants :

Ahmed Ould Mohamed Elhaj

Fatou Sakho

Lalla Aicha Mint Mohamedou

 

Le Président

Edito: Wade ou la fin d’un règne peu glorieux !

altCe qui se passe au Sénégal inquiète le monde. L’Afrique au premier chef. La déferlante ne semble pas prête de s’arrêter.À l’entêtement du vieux Gorgui, le peuple répond par une détermination infaillible de déloger le locataire opiniâtre de son palais qu’il ne veut pas céder sous la pression populaire. Prêt à livrer une épreuve sanglante avec le peuple, Wade n’a plus de tête que celle d’un roi qui se meurt mais prêt à mettre le Sénégal à feu et à sang. C’est ce souffle fort de violence qui se déchaine dans tous les sens qui s’empare d’une démocratie désavouée à cause de ses mensonges, ses débilités. L’heure est devenue grave dans ce pays considéré longtemps comme un modèle de démocratie en Afrique. Si le vieux lion édenté n’a plus d’autres alternatives à proposer que de laisser le Sénégal compter ses morts, la constitution doit trancher conformément à la disposition selon laquelle de nouvelles élections doivent être organisées en cas d’incapacité du chef de l’Etat d’exercer le pouvoir.

 Le président n’est plus maitre de soi. Il a perdu la raison. Le démettre pacifiquement est devenu une urgence légale. Les appels lancés partout dans le monde n’y peuvent rien pour un homme aveuglé par un fauteuil qui ne tient plus à son état de santé. Wade n’a plus les nerfs pour présider aux destinées du Sénégal ni la force pour résister à la volonté du peuple. Autant quitter pendant qu’ile est encore possible d’échapper à l’échafaud ou à la justice. Wade a suffisamment été un bon conseiller des autocrates qu’il ne doit pas commettre les mêmes erreurs de ceux qu’ils appelait à quitter le pouvoir. Il avait demandé à Kadhafi de s’en aller, à Gbagbo avant cela. Dans la crise politique mauritanienne il avait pu apaiser les tensions en réussissant là où l’UA avait échoué. Pourquoi après tous ces points engrangés avec succès par le vieil avocat, tout d’un coup la main de Satan vient aveugler la conscience de cet homme qui a marqué le paysage démocratique sénégalais ? Non, Excellence, c’est incroyable pour votre fin de carrière et dangereux pour votre famille politique et naturelle. Vous n’êtes plus en mesure de gagner par les urnes de manière transparente ni par les armes car l’armée ne sera pas prête à tirer sur le peuple. Vous êtes confrontés à une fin de règne des plus hypothétiques. Personne ne souhaite que vous soyez le premier président sénégalais à être déposé par l’armée républicaine encore fidèle à vos ordres. Ce même conseil constitutionnel qui vous a investi comme candidat sera celui qui changera d’avis quand les choses prendront de l’ampleur. Le chaos est à la porte de la présidence, il a déjà détruit des vies humaines dans le pays. Aujourd’hui la bataille n’est plus celle d’une course à la présidence mais celle de la résistance d’un chef à la volonté de son peuple. Même vos militants ont compris la gravité de l’heure pour vous apporter leur soutien. L’intérêt de tous les sénégalais est dans la paix et non dans les batailles pour le pouvoir qui font plus de victimes que ce qu’elles peuvent servir. Entre gagner un troisième mandat et décimer le peuple Wade a-t-il préféré verser le sang ?

Cheikh Tidiane Dia –Le Rénovateur

AJD/MR et CPM : La fin d’une alliance politiquement (in)correcte ?

altL’AJD/MR a rejoint la CPM dans une ambiance carnavalesque célébrée et dansée à l’Hôtel Wissal en décembre 2010.Et depuis cette date beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.Les alliés politiquement incorrects ne sont plus en odeur de sainteté et la rupture entre les anciens camarades ne se serait qu’une question de jours, disent des sources généralement bien informées auprès du leader de ce parti Ibrahima Moctar Sarr. Décidément les observateurs de la scène politique mauritanienne, qui larguaient à tout bout de champ que l’AJD/MR (Alliance pour la Justice et la Démocratie/ Mouvement pour la Rénovation) du président Ibrahima Moctar Sarr n’était pas du tout à sa place au sein de la CPM (Coalition des Partis de la Majorité), ne se sont pas visiblement trompés. Parce qu’après avoir gelé ses activités politiques au sein de la CPM lors de la répression des manifestants du Mouvement TPMN (Touche pas à ma nationalité) contre l’enrôlement que ces derniers ne cessent de juger de «discriminatoire» et «raciste», les responsables de l’ADJ/MR veulent désormais rompre les amarres avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz et sa majorité présidentielle pour la non prise en compte de leurs revendications. En témoignage le propos d’Ibrahima Moctar Sarr recueillis par nos confrères du site Alakhbar : «La sortie de l’AJD/MR de la majorité en Mauritanie est une question des jours». Et de poursuivre : «Nous avons déjà gelé nos activités au sein de la CPM. J’ai également déclaré que nous sommes proches de la sortie».

Les autres raisons évoquées

Les leaders de l’ADJ/MR disent ouvertement que leurs revendications n’ont pas été prises en compte concernant la demande du jugement du gendarme qui a tué Lamine Mangane et la suspension de l’enrôlement. Et d’autres personnes croient savoir que l’ADJ/MR a fait ce qu’elle a pu pour rejoindre la CPM ne serait-ce que pour le temps d’une rencontre furtive, mais elle a enfin compris qu’elle ne pourra pas faire avancer les choses dans cette position inconfortable qui la leur au sein de la CPM pour cause elle veut se libérer cette alliance pour avoir son ton de liberté et de revendication. Comme quoi, les observateurs de la scène de la politique mauritanienne ne se sont pas trompés, la place de l’AJD/MR est ailleurs, mais pas dans la majorité présidentielle.

Camara Mamady-le Rénovateur

La police disperse, avec la force, un sit-in d’étudiants sur le campus de l’université de Nouakchott

altLa police anti-émeutes a dispersé, jeudi soir, à coups de grenades explosives et lacrymogènes, un sit-in organisé par des étudiants sur le campus de l’université de Nouakchott.Cinq étudiants, parmi un groupe qui occupait le rectorat de l’université, ont été arrêtés et conduit vers une direction inconnue, par la police anti-émeute. La polie a refusé l’accès au campus à des parlementaires qui apportait de la nourriture aux étudiants en sit-in depuis plus de 48 heures. Auparavant un dispositif de sécurité avait été déployé aux alentours de l’université bloquant tous ses accès.
La police avait auparavant demandé aux étudiants de disperser pacifiquement leur sit-in et de quitter l’université pour éviter tout affronttement.
Les étudiants avaient à leur tour rejeté cette proposition, dont le délai était fixé au vendredi, à 08 heures du matin, selon la police.
Le rectorat de l’université de Nouakchott a décidé de la suspension des cours dans différentes facultés pour compter de ce jeudi jusqu’au 25 février prochain, “à l’occasion de la fête du Mouloud”.
Le campus de l’université de Nouakchott a été le théâtre, ces derniers jours, de mouvements de protestations estudiantins au cours desquels des équipements ont été saccagés et des professeurs interdits d’accès à leurs départements. Les étudiants revendiquent la généralisation du payement des bourses et leur implication dans le processus d’élection de chefs de département des facultés et autres responsables universitaires
.

ANI