Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: January 2012

Paris: Appel à manifester de Touche pas à ma nationalité

altLe Mouvement Touche Pas à Ma Nationalité, relève que les autorités Mauritaniennes n’ayant pas jusqu’à présent,  pris en compte les revendications justes et légitimes,  en vue de mettre fin au processus de ce  recensement discriminatoire et  épuratoire des noirs en cour, appelle l’ensemble de ses militants et sympathisants à venir à la grande marche du 28 Janvier à 14h de Trocadero à l’Ambassade de Mauritanie à Paris.
Cette marche aura pour objectif de dénoncer  encore une fois le recensement raciste et dénigrificateur qui nie et prive les populations noires leur citoyenneté et  identité mauritanienne.
Ainsi, toutes les personnes éprises de justice, égalité et  de paix sont appelées à répondre à cet appel, afin de s’élever, s’indigner et de dénoncer ensemble  toutes les formes d’injustices qui sévissent en Mauritanie.


  La Commission Communication :

Contacts : 06 22 73 06 00 / 06 10 43 83 74
France

Mauritanie, une identité dévoyée par Abou Hamidou Sy- FLAM-Amérique du Nord

altLes démocraties africaines sont caractérisées par des lendemains électoraux très sanglants. C’est à se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle, tellement le spectacle est désolant. Et les images horribles diffusées en boucle dans toutes les chaînes du monde ne font qu’ajouter de l’eau au moulin des éternels afro-pessimistes.

Au delà du processus électoral biaisé, ces affrontements s’expliquent souvent par la nature ethnique ou régionaliste des rapports qu’entretiennent les militants avec leurs candidats.

En effet, le choix de l’électeur africain est plus dicté par ces considérations que par tout autre critère. N’ayant pas totalement assimilé la notion de la nation encore moins celle de l’Etat, il perçoit les élections comme moyen de contrôle du pouvoir au détriment d’autres groupes rivaux. Cette attitude illustre l’échec de nos premiers dirigeants à favoriser l’émergence d’une véritable conscience nationale.

La décolonisation mal préparée ( à desseins?) a engendré deux cas de figure; des Etats sans nation et des nations disséminées sur plusieurs Etats. Il fallait donc tenir compte de cette diversité originelle dans tout projet de construction nationale des jeunes Etats.

Au lieu de cela on s’acharna a la poursuite d’identités incertaines en usant parfois de marqueurs identitaires des plus fantaisistes. En Guinée par exemple, le Sily national ( équipe nationale de football) a été longtemps un élément fédérateur de toutes les ethnies du pays. D’autres auront recours à un ancêtre imaginaire dont descendraient toutes les ethnies du pays. En Mauritanie c’était: “réconcilier l’Homme mauritanien avec lui-même” …

Dans ce dernier cas, Moctar O. Daddah ( RA) a toujours exprimé sa volonté de faire du pays un trait d’union entre l’Afrique noire et l’Afrique blanche, ” une Suisse de l’Afrique ” disait- il lors de l’une de ses premières interviews. Seulement les actes posés sous son magistère et celui de ses successeurs tranchent avec cette volonté. Aujourd’hui, force est de constater que la Mauritanie ressemble plus à l’Irak qu’à la Suisse.

Pure produit de la volonté coloniale, avec juxtaposition d’entités sans lien central antérieur entre eux, la Mauritanie devrait être en toute logique un Etat multinational. Chacune de ses communautés s’étant forgée sa propre identité, au cours de sa propre histoire, dans son propre espace.

Il appartenait alors aux premières autorités d’impulser le sentiment d’appartenance à un seul espace politique; favorisant ainsi, progressivement, l’éclosion d’une identité  nationale dans laquelle se reconnaîtraient  les différentes nationalités du pays.

Malheureusement c’est exactement l’inverse qui s’est produit. L’Etat, par sa politique  tendancieuse a crée une dangereuse dichotomie. La communauté arabo-berbère s’est retrouvée embarquée (peut être malgré elle) dans une aventure chimérique de construction d’une nation arabe transfrontalière. Nation dont les critères de convergence passent forcement par l’annihilation de toute identité différente. Les négro-africains par instinct d’auto-conservation légitime n’auront d’autres  choix que de s’accrocher à leur identité.

On se retrouve ainsi devant  cette bizarre  situation ou les citoyens d’un pays sont plus intéressés par ce qui se passe à l’étranger que par ce qui se passe chez eux. Il n’échappe à personne que bon nombre de nos compatriotes arabo-berbères sont plus préoccupés par les problèmes de Bab-El-Wad ou de Souleymania que ceux de Bambaradougou ou de Gourel Sanngué. N’ont ils pas manifesté récemment leur solidarité au peuple syrien, tandis que leurs compatriotes Négro-Africains battent le macadam chaque jour juste pour se faire recenser sans aucun soutien de leur part?  Le sort des réfugiés palestiniens figure en bonne place sur leur plate forme politique alors que celui des négro-mauritaniens encore réfugiés au Mali ne les émeut guère.

L’option panarabiste de la Mauritanie a entraîné des choix incompréhensible pour ne pas dire absurde. Comment en effet, comprendre qu’un pays puisse quitter une zone économique aussi performante que la C.D.E.A.O; avec son marche commun, sa libre circulation des personnes et des biens … pour des regroupements hypothétiques comme l’U.M.A ou le partenariat euro-méditerranéen?

Ces choix ont pour conséquences  une invisibilité totale et un poids insignifiant de notre pays sur la scène internationale. Mise a part l’OMVS, la Mauritanie ne dirige aucune organisation; là où le Sénégal toute proportion gardée a dirigé l’UNESCO, la FAO, l’IAAF, AmnestyMême la Gambie a vu une de ses citoyennes portée à la tête de la C.P.I

Récemment; le Maroc, bien que n’étant pas membre de l’UA a été élu brillamment au conseil de sécurité de l’ONU en faisant le plein de voix africaines. Cette élection traduit la pertinence des alliances stratégiques que noue ce pays avec le reste du monde.

De part sa double appartenance au monde arabo-berbère et négro-africain, notre pays devrait jouer un rôle prépondérant sur la scène internationale. Mais pris dans les méandres du chauvinisme arabe, la Mauritanie s’est retrouvée dans une région ou elle ne peut avoir aucune influence à côté de pays comme l’Egypte ou l’Arabie Saoudite …

Les questions identitaires ont une dynamique complexe, toute tentative de les légiférer conduit à des dérives. Quelque soit le statut qu’on veuille lui donner, une seule identité ne peut définir un pays comme le notre. Dans un Etat multi-national, c’est l’agrégation de toutes les identités présentes qui donne à l’Etat son identité. C’est ainsi que la Suisse n’est ni française, ni allemande, ni italienne; elle est tout cela à la fois. De même la Mauritanie ne saurait être définie par sa seule composante arabo-berbère. Après donc quatre décennies d’errements identitaires, il est temps de mettre fin à cette aventure que Hamid Al Mouritani qualifiait à juste titre de …” politique culturelle imbécile“. Aventure dont la dénonciation a value aux FLAM d’être accusées de touts les péchés d’Israël.

La lutte continue !

Abou H. Sy

Tampa, FL-USA

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FLAMNET-Janvier 2012.

Affaire Raja : Bedr libéré et l’affaire classée “sans suite”

altLe parquet de Nouakchott a ordonné la libération de Bedr Ould Mohamed Ould Abdel Aziz, après versement d’une amende de 50 000 ouguiyas (130 euros), dans “l’affaire Raja”, a-t-on appris de sources fiables. Le Procureur de la République a pris cette mesure suite au retrait de la plainte par le père de Raja contre le fils du Président de la République, ajoutent les mêmes sources
Le Parquet a fait signer à Bedr Ould Abdel Aziz un “procès verbal correctionnel”.
Les deux autres prévenus (Zeine Abidine Ould Chaafi et Rachid Kattab) après être entendus par le parquet dans “l’affaire Raja”, ont été également remis en liberté avec paiement du même montant et le dossier a été classé sans suite .
La jeune fille, Raja Mint Weiss, est toujours entre les mains des médecins dans une Clinique au Maroc.

ALAKHBAR

Anti-enrôlemet : 51 groupes de Rap rejoignent TPMN

altALAKHBAR (Nouakchott)- “On refuse.” C’est le slogan brandi par 51 groupes de Rap, qui ont fait leur adhésion au mouvement Touche pas à ma natiolité, qui lutte contre l’enrôlement «raciste» des populations en Mauritanie. L’occasion était célébrée à travers un concert de Hip hop organisé dans la soirée du mercredi 25 janvier, à Nouakchott à l’espace ‘’Terrain Camara’’, situé à qulques encablures du Carrefour Yoro Sarr, dans le 6ème arrondissement. Etaient présents, Abdoul Birane Wane, cordinateur de TPMN, des membres de son mouvement et d’autres amateurs du Rap, des jeunes en majorité. «On refuse, parce qu’il y a beucoup de discrimination. On refuse, parce qu’il y a trop d’injustice. On refuse, parce qu’on demande égalitité entre noirs et blancs de Mauritanie», a conficé, à Alakbar, Khally Diallo, un des quatre cofondateurs de mouvement On refuse.
«Nous avons choisi TPMN qui défend le peuple mauritanien oprimé ; nous nous considérons une branche de ce grand arbre que constitue TPMN. Nous sommes là pour lui donner un nouveau souffle : C’est-à-dire, un engagemenet, sans faille, à ses côtés pour l’accompagner dans son action de sensibilisation et faire, à notre tour, du porte-à-porte pour expliquer au citoyen mauritanien ses droits et devoirs», a ajouté Khally Diallo. A noter que le public a écouté la prémière version de «On refuse», en tant que son musical. «Il y aura prochainement les versions deux, trois. En effet, chaque version sera chantée par 16 rappeurs du mouvement On refuse», a conclu Khally Diallo.

De l’enrôlement au recensement général : vers quelles convergences ?

altAlors que les opérations d’enrôlement peinent à avancer et dont la lenteur a perturbé la date des élections municipales et législatives, les autorités des services statistiques se préparent à lancer un recensement général de la population et de l’habitat. L’office national des statistiques est à pied d’œuvre pour mobiliser les moyens en vue d’engager cette vaste opération dans le courant de l’année 2012. Les experts de l’ONS ont déjà apprêté l’ensemble des documents techniques, élaboré les questionnaires et les fiches techniques. Il a été annoncé que « le recensement de la cartographie pilote pourrait avoir lieu en février et le recensement pilote en avril». Sur le plan financier, en plus de ce que la Mauritanie prévoit de débloquer, certains partenaires ont déjà consenti des financements importants pour aider à la mise en œuvre de cette opération d’envergure. Dès lors des questions se posent encore aussi bien sur la signification d’une telle opération que sur son impact sur le développement économique, social et politique du pays. Depuis les indépendances de la Mauritanie, il y a eu en moyenne un recensement tous les dix ans. Mais cela n’a pas permis de donner des chiffres fiables sur l’évolution de la courbe démographique du pays moins encore sur la structure de sa population de manière précise. Alors qu’à l’époque on considérait la Mauritanie comme un pays de faible démographie. Avec les flux migratoires consécutifs à la sécheresse et la pauvreté, les grandes villes du pays ont accueilli des populations venues des endroits déshérités chassés par l’insécurité alimentaire.

Ce facteur permettait de fournir un indicateur sur l’indice démographique d’un pays vaste et sous-peuplé il y a deux décennies mais qui a vu sa population augmenter sans que les chiffres précis viennent confirmer cette tendance. Les seules données qui servent de base à l’évaluation démocratique sont fournies par le RANVEC et le RAVEL. Sachant les conditions peu fiables dans lesquelles ces opérations sont effectuées, il serait difficile d’obtenir des résultats objectifs. Mais le problème n’est pas tant de recenser les populations que de publier les résultats correctement à un temps “T” opportun. A ce niveau, des contradictions à caractère politique entourent un mystère sur les chiffres démographiques en particulier sur la densité des villes , la structure sociale et ethnique du pays, l’adoption des patronymes, le nombre de décès, les différentes couches d’âge, le genre etc.… il ya surtout maintenant un autre problème qui concerne les mauritaniens vivant à l’étranger qu’il faut pouvoir répertorier méthodiquement quantitativement et « apolitiquement ».

Si les autorités d’un pays décident d’injecter des moyens pour faire le décompte de ses habitants et des ses citoyens il faut se débarrasser de tout ce qui est étranger à une telle initiative plus technique que politique. Au moment où le pays vit une situation sociale et politique peu sereine, il faut clarifier les règles du jeu pour circonscrire les contours de cette opération d’envergure nationale.

Aujourd’hui les maladresses doivent être évitées eu égard à la modernisation des outils techniques et le niveau des compétences. Enrôler, recenser doivent servir à quelque chose : rétablir l’ordre et garantir l’équité à tous les citoyens du pays tout en sécurisant la résidence des expatriés y séjournant.

Cheikh Tidiane Dia-LE RÉNOVATEUR