Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 15/01/2012

Déclaration du Comité de Suivi de la Coalition des Marginalisés

altQue dire ? Que dire encore au risque de se répéter. Combien de correspondances ont été adressées à qui de droit pour élucider notre situation de victimes éternelles, marginalisées ? On nous laisse croire tantôt, qu’on est sensible à notre situation tantôt que des instructions fermes ont été données par Monsieur le Président de la République pour la résolution globale des problèmes des victimes et pourtant, le dossier en question a atterri chez Madame la Ministre de la Fonction Publique depuis bientôt plus de trois mois ; mais hélas, il dort encore dans ses tiroirs et nous ignorons les raisons de cet immobilisme si ce n’est un manque de volonté politique. Nous avons fait suffisamment preuve de patience, de responsabilité et de patriotisme mais l’Etat a choisi de faire la sourde oreille, ne faisant pas de notre cas une priorité, contrairement  à la situation des victimes militaires. En tout état de cause , de telles attitudes peuvent faire naitre , des situations désagréables et imprévisibles provoqués sciemment par l’Etat.

N’est-il pas temps que Justice soit rendue à ces victimes et à leurs familles qui souffrent depuis tant d’années ?

Face à cette situation, nous, victimes de ces évènements, rappelons encore aux Autorités que nous nous sentons aujourd’hui beaucoup plus résolus à poursuivre notre lutte par tous les moyens imaginables jusqu’à recouvrer nos droit qui passent par :

–          le respect de notre citoyenneté entière ;

–          le rétablissement de l’Etat –civil ;

–          le rapatriement des déportés restés encore au Sénégal et au Mali ;

–          la restitution des terres spoliées ;

–          la restitution des biens confisqués ;

–          la réintégration des fonctionnaires et agents de l’Etat, des cadres et agents du parapublic ;

–          la prise en compte des secteurs privés et informels ;

–          l’insertion des diplômés (étudiants, élèves) ; 

Nous faisons ainsi appel aux force vives de la Nation toutes tendances confondues et à la Communauté Internationale à soutenir notre juste lutte sous toutes formes jusqu’à l’aboutissement de nos droits.

Nous demeurons disponible à participer à toutes concertations en vue de trouver une solution juste et consensuelle à ce douloureux passif.

                                                                                                                          Nouakchott, le 12/01/2012

                                                                   Le Comité de Suivi des Victimes   

                   Tél : 22 05 12 34 – 46 43 63 54 – 46 54 45 75 – 46 74 32 95 – 44 67 00 32 – 45 50 94 69

Sidioca sur scène

altL’ancien président de la République Sidi Ould Cheikh Abdallahi a reçu hier mardi dans son village de Lemden , (Brakna, 250 kilomètres au sud de Nouakchott) M. Ahmedou Ould Abdallah, ancien Ministre mauritanien des affaires étrangères et de la coopération et ancien Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, a été reçu par Sidi Ould Cheikh Abdallahi. On ne sait encore que quoi ont porté les discussions entre les deux hommes. Par contre, l’événement consacre un -timide- retour du chef de l’Etat renversé en 2008, sur la scène publique. On se rappelle qu’il a reçu le 31 décembre dernier, M. Birame Ould Abeid, président d’IRA-Mauritanie, à qui il a promis “d’appuyer tous ceux qui ont pour objectif d’apporter une solution au problème du passif humanitaire et de l’esclavage en Mauritanie”.

Il faut dire que pendant toute l’année écoulée, Sidioca s’était exprès retiré de la scène publique limitant ses activités à la lecture, à l’écriture et à des voyages notamment auprès de ses disciples religieux au Sénégal. L’homme a-t-il décidé de revenir sur la scène publique.


L´Authentique

Dr Hamath Ba, L´Homme de tous les combats par Dr Ba Mamadou Alassane

altBonjour chers frères,

 

Alors que les coeurs sont foujours pincés de la nouvelle du décès du Doyen Mamoudou Samboly BA, nous avons la tristesse de vous annoncer la disparution d’une autre grande figure du patriotisme africain et de la communauté : Dr Hamat BA, Président d’Honneur du Tabital Pulaagu Sénégal. Il s’est éteint le vendredi 13 janvier à Dakar. La levée du corps a eu lieu au Zaouia d’El Hadj Omar El Foutiyou. Il a été inhumé au cimetière musulman de Yoff, à Dakar. Une foule nombreuse d’anonymes et des sommités de l’Etat sénégalais ont assisté à l’oraison funébre prononcée par Thierno Madaani Muntaga Aamadu Muntaga Sayku Umar Taal.

 

L’Homme a été de tous les combats des peuples de la sous-région : militant anticolonialiste et panafricaniste convaincu, il est resté, sa vie durant, fidèle à ses convictions patriotiques et progressistes,  Grand Humaniste, il a soutenu la lutte de tous les peuples en quête de liberté et  de dignité : la lutte du peuple palestinien et la lutte du peuple Négro – Africain en Mauritanie.  Il a soutenu ouvertement et fermement la lutte des peuples de l’Afrique australe ; soutenu la lutte du PAIGC en G. Bissau. Homme de principe  il a refusé toute compromission avec les régimes qui se sont succédés au Sénégal, de Senghor, qui l’avait mis en prison, au pouvoir actuel, dont il avait contribué à l’avènement, en passant par celui d’Abdou Diouf. 

 

A quelques membres de sa famille, venus lui reprocher son refus d’un poste ministériel que Senghor lui avait proposé, il dira :” Travaillez et gagnez honnêtement votre vis pour garder votre dignité!”. (C’est lui même qui m’a raconté cette histoire).

 

Il est parti en homme digne et respecté de tous, même par ceux-là qui n’étaient de son bord politique.

 

A sa grande famille éplorée, à toute la communauté, surtout à tous les patriotes africains, davantage encore, ses anciens compagnons de lutte, dont le nombre se rétrécit dramatiquement, nous présentons, avant de revenir sur l’itinéraire de ce Grand Homme, nos condoléances sincères et attristées, au nom l’ensemble de notre communauté.

 

Dr Mamadou Alassane BA

Président de l’Association pour la Renaissance du Pulaar/Tabital Pulaagu Senegaal

(ARP/TPS)

Aioun : Quatre militants antiesclavagistes d’IRA devant le parquet

altALAKHBAR (Nouakchott) Quatre militants antiesclavagistes d’IRA-Mauritanie ont été déférés, ce dimanche (15 janvier) matin, devant le Parquet général au niveau du Wilaya du Hod El Gharbi. Les quatre ont été arrêtés, il y a quelques jours, par la Gendarmerie nationale qui enquêtait sur les motifs de leur présence dans la zone et sur leur appartenance à une organisation non autorisée en l’occurrence d’IRA-Mauritanie. L’arrestation fait suite au refus des quatre militants de quitter la Wilaya après que les autorités concernées ont refusé de recevoir leur plainte déposée contre une famille présumée esclavagiste.

Par ailleurs des militants d’IRA-mauritanien ont manifesté ce dimanche 15 janvier, à Nouakchott devant le ministère de la justice contre l’arrestation “arbitraire” du docteur Ali Ould Rava, du journaliste Mehdi Ould Lemrabott, du photographe Abdoulaye Abou Diop et du militant d’IRA Lehbous Ould Omar.

L’opportunité était pour Cheikh Abdoul Ahmed, membre de la coordination générale de l’IRA à Nouakchott de rappeler qu’ils “sont ici pour dire non à lEtat qui soutient l’esclavagisme et demandent l’application de la loi de 2007 incriminant l’esclavage sur la famille présumée esclavagiste de Al Ghanvor, basée à Gharghor, dans la Moughataa de Tintane”.

A noter que les manifestants scandaient des slogans sur lesquels on pouvait lire : « A bas le régime tribal et féodalisé ; A bas le régime des esclavagistes ; Oui à la liberté non à l’esclavage et à la protection des esclavagistes, Non à l’emprisonnement des antiesclavagistes, Non à la police des Beidane non à l’instrumentalisation de la justice… »

Flamnet-Agora: Mauritanie : En attendant la convergence par Bâ Silèye

alt 

« Le devoir d’un révolutionnaire, c’est la lutte toujours, la lutte jusqu’à extinction ».

Auguste Blanqui

Qu’a-t-on rectifié en Mauritanie depuis ce petit matin de 6 Août 2008 ? Pas grand-chose. L’arrivée au pouvoir du Président de la République, Mohamed Ould Abdel n’a pas apporté, finalement des grandes mutations dans les mœurs et les coutumes connues. Au contraire, sa façon de diriger le pays nous ridiculise de l’intérieur comme à l’extérieur. S’il eût à rectifier, c’est sans doute ce fameux communiqué mettant fin à ses fonctions militaires ainsi que certains généraux. Mais depuis, les citoyens mauritaniens subissent un forcing étatique aux allures soldatesques. Pire encore, son régime nous rappelle celui de son mentor Maouiya Ould Sid’Ahmed Taya. Car les agissements d’ Ould Abdel Aziz confinent à ceux des dirigeants autoritaires aveuglés par le pouvoir. L’homme a pris les rennes du pouvoir pour « rétablir l’ordre », aujourd’hui, le désordre nous envahit sur tous les plans. Il était soutenu par l’institution militaire pour battre et repousser la menace terroriste, les éléments d’AQMI investissent notre territoire national et font d’un gendarme un otage. Ce qui est somme toute une défaite en soi pour nos forces armées soutenues becs et ongles par la France et les Etats-Unis. Son discours salvateur adressé aux pauvres au lendemain de son putsch s’est avéré impuissant.

Les cris de désolation de la population se font entendre de tous les horizons. Toutes ses promesses électoralistes se sont transformées à un cumul des souffrances. Le taux de chômage s’accroit de quelques points et le taux de la pauvreté stagne depuis 2009. Tous ces indicateurs justifient les manifestations à Nouakchott comme à l’intérieur du pays. La rue est devenue la seule forme de la dénonciation de l’injustice sociale. Les pauvres, ses anciens amis, s’appauvrissent au même moment où sa grande famille s’enrichit par l’octroi des projets de l’Etat et le favoritisme. L’argent du contribuable sert son clan famille et à la promotion sociale de ses soutiens politiques. Et quant la jeunesse sort pour crier son ras-le-bol, on ordonne la police de réprimer sans aucune vergogne.

Cette police qui évolue dans la corruption et le clientélisme. Cette police ignorante et qui violente ses propres textes fondateurs allant jusqu’à pénétrer à l’enceinte du campus universitaire et des facultés pour déloger des étudiants et les conduire en prison. Cette police qui tabassa le porte-parole du Syndicat national des étudiants mauritaniens (Snem) l’étudiant Ndiaye Kane Sarr jusqu’à lui fracturer le bras. Tout le monde a visionné ces honteuses scènes d’humiliations infligées à certains militants du mouvement de la Jeunesse du 25 Février sur la Place des Blocs rouges. Quant aux citoyens noirs, on les ordonne de les tuer. Le sang noir parait encore être licite dans ce pays on trouve à tout une justification religieuse. C’est ainsi qu’à Maghama un gendarme tire à bout portant sur un adolescent, Lamine Mangane (19 ans). Et à Nouakchott, on déchiquette sauvagement la main de l’artiste-rappeur, Abou Fall le jour de notre fête nationale.

A la mort de Lamine Mangane, s’y ajoute la torture de Bocar Bathily à Kaëdi. C’est dans les mêmes circonstances, les forces de l’ordre martyrisaient la capitale du Gorgol. Le déploiement des forces militaires ont aussi semer la peur et la panique dans toute la vallée du fleuve. Si le Président déchu Sidi Ould Cheikh Abdallahi voulait à tout prix se défendre et s’assurer de la sécurité du pays, le régime d’Aziz monnaie la violence et s’acharne contre son propre peuple.

En effet, tous les ingrédients du post 08 Août sont réunis sauf un petit détail en l’occurrence la fronde des députés. Cette fois, les plus solvables parmi les élus sont du coté du peuple. Les idéologues de la grande muette au sein de l’Hémicycle n’ont pas bonne presse. Ils peinent à faire prévaloir leurs élucubrations. Ce qui constitue sans aucun doute un véritable danger au pouvoir sur place.

Car de ce fait, les forces vives n’ont qu’à converger les luttes par le raccordement des idées et des intérêts communs loin de tout esprit dirigiste, autoritariste et ségrégationniste. Face aux dégradations économiques et sociales qui minent le pays va-t-on assister au renforcement de cette situation chaotique, ou à une grande poussée révolutionnaire ? En Mauritanie, dans un sens ou l’autre, l’avenir sera certainement radical.

Cette convergence peut se manifester par des alliances et des rapprochements en vue de la mobilisation des masses opprimées. D’aucuns n’ignorent les injustices infligées aux noirs. Car en plus de l’éternelle discrimination raciale et l’oppression s’ajoutent de nouvelles formes de marginalisation de ces derniers à travers l’opération d’enrôlement à vocation administrative. La seule façon de plier le pouvoir actuel, c’est le maintien de la pression par la rue.

Tous les observateurs considèrent, qu’une nouvelle alternative de la désobéissance civile est plus que jamais imminente. Car l’acharnement des autorités vis-à-vis des opposants du système et les ruptures sont arrivés à un point non retour. Les tentatives d’assassinats du Président d’Ira, Biram Dah Ould Abeid, les nouvelles découvertes des cas d’esclavage, le mandat d’arrêt international contre l’opposant Moustapha Ould Chavi , la révolte de la jeunesse noire et l’acharnement contre les islamistes sont des preuves de la restriction et de la violation des droits l’homme en Mauritanie.

Pour finir, il convient de lancer à l’adresse de nos dirigeants que nul n’est encore perdu. Dans un régime démocratique, l’Etat devrait accorder plus de libertés à son peuple dans lequel le droit de s’associer, de manifester et de se réunir reste inviolable. La restriction des droits individuels est une marque de dictature digne d’un autre âge. Pour conserver encore son fauteuil, le Président de la république se doit d’écouter la rue et non le petit idéologue caché derrière des théories déchues. Et dorénavant, la paix sociale de la Mauritanie réside dans le strict respect et la réalisation des doléances de la jeunesse noire. En attendant la convergence des forces, il faut savoir que militer contre les injustices, c’est tout simplement refuser son conditionnement. Par contre, se résigner en temps d’oppression, c’est cautionner l’abrutissement par l’actuel système.

Bâ sileye

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