Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Daily Archives: 24/01/2012

De l’enrôlement au recensement général : vers quelles convergences ?

altAlors que les opérations d’enrôlement peinent à avancer et dont la lenteur a perturbé la date des élections municipales et législatives, les autorités des services statistiques se préparent à lancer un recensement général de la population et de l’habitat. L’office national des statistiques est à pied d’œuvre pour mobiliser les moyens en vue d’engager cette vaste opération dans le courant de l’année 2012. Les experts de l’ONS ont déjà apprêté l’ensemble des documents techniques, élaboré les questionnaires et les fiches techniques. Il a été annoncé que « le recensement de la cartographie pilote pourrait avoir lieu en février et le recensement pilote en avril». Sur le plan financier, en plus de ce que la Mauritanie prévoit de débloquer, certains partenaires ont déjà consenti des financements importants pour aider à la mise en œuvre de cette opération d’envergure. Dès lors des questions se posent encore aussi bien sur la signification d’une telle opération que sur son impact sur le développement économique, social et politique du pays. Depuis les indépendances de la Mauritanie, il y a eu en moyenne un recensement tous les dix ans. Mais cela n’a pas permis de donner des chiffres fiables sur l’évolution de la courbe démographique du pays moins encore sur la structure de sa population de manière précise. Alors qu’à l’époque on considérait la Mauritanie comme un pays de faible démographie. Avec les flux migratoires consécutifs à la sécheresse et la pauvreté, les grandes villes du pays ont accueilli des populations venues des endroits déshérités chassés par l’insécurité alimentaire.

Ce facteur permettait de fournir un indicateur sur l’indice démographique d’un pays vaste et sous-peuplé il y a deux décennies mais qui a vu sa population augmenter sans que les chiffres précis viennent confirmer cette tendance. Les seules données qui servent de base à l’évaluation démocratique sont fournies par le RANVEC et le RAVEL. Sachant les conditions peu fiables dans lesquelles ces opérations sont effectuées, il serait difficile d’obtenir des résultats objectifs. Mais le problème n’est pas tant de recenser les populations que de publier les résultats correctement à un temps “T” opportun. A ce niveau, des contradictions à caractère politique entourent un mystère sur les chiffres démographiques en particulier sur la densité des villes , la structure sociale et ethnique du pays, l’adoption des patronymes, le nombre de décès, les différentes couches d’âge, le genre etc.… il ya surtout maintenant un autre problème qui concerne les mauritaniens vivant à l’étranger qu’il faut pouvoir répertorier méthodiquement quantitativement et « apolitiquement ».

Si les autorités d’un pays décident d’injecter des moyens pour faire le décompte de ses habitants et des ses citoyens il faut se débarrasser de tout ce qui est étranger à une telle initiative plus technique que politique. Au moment où le pays vit une situation sociale et politique peu sereine, il faut clarifier les règles du jeu pour circonscrire les contours de cette opération d’envergure nationale.

Aujourd’hui les maladresses doivent être évitées eu égard à la modernisation des outils techniques et le niveau des compétences. Enrôler, recenser doivent servir à quelque chose : rétablir l’ordre et garantir l’équité à tous les citoyens du pays tout en sécurisant la résidence des expatriés y séjournant.

Cheikh Tidiane Dia-LE RÉNOVATEUR

Agora-Flamnet: Monsieur, que voulez vous? par Bocar Daha Kane

altLes FLAM ont un « drapeau » comme l’AJD, et l’UFP et d’autres organisations politiques ou non, en ont. Je ne vois nullement le mal en cela ! Pensez-vous que le fait que l’AJD ou l’UFP aient leur propre emblème fait qu’elles ne se retrouvent pas sous le drapeau national ? Pensez-vous que le fait qu’elles aient leur emblème, elles revendiquent par conséquent un territoire ? Soyons un peu à la hauteur de nos accusations. Le raccourci est assez friable pour soutenir certaines divagations ! Au fait que prônent les FLAM sur leur drapeau ? Une suprématie des négro-mauritaniens ? L’exclusion des Beydan ? Le drapeau auquel vous faites allusion, les FLAM lui ont donné une explication. Conscient de votre honnêteté intellectuelle, vous allez certainement ns éclairer sur ce qu’elles en pensent, afin que ceux qui grimpent votre mur virtuel sur la toile soient éclairés de façon non parcellaire !!!  

Depuis quand, et en vertu de quoi, nommer Beydan, Hratiin, Znaga, Wolof, Bambana, Sonninko, constitue un crime ? UN ACTE DE NATIONALISME ÉTROIT, comme dirait l’autre ? Nous n’allons pas rentrer dans des détails historiques, sociologiques, ou anthropologiques sur l’identité des Hratîîn. Une chose est certaine, la grande majorité des Beydan historiquement descendent des Benni Hassan, on ne peut dire de même des Hratîîn. Même si on intègre le fait que lorsqu’ils sont affranchis de leur statut d’ Abd (esclaves) ils épousent le statut social du désormais ancien maître. Que faisons-nous de ces populations victimes de razzia ? Il y a ce que nous aurions aimé faire et ce que l’Histoire nous impose. N’essayons pas de travestir l’Histoire, d’autant plus nous ne sommes pas comptables des faits qu’elle nous lègue.

Ne voyons pas le mal partout, énumérez nos diversités n’est pas synonyme de diviser FORCÉMENT. Considérons cela comme l’étalage de notre richesse dont ne profite pas forcément le Znaga, l’Abd, le Hartani, le Maccudo (esclave chez les négro-africains) du fait du mépris et/ou de l’exploitation dont ils sont victimes. Et mobilisons nos énergies afin que ces derniers occupent une place juste et qui leur revient, c’est sans doute le sens de la phrase qui vous a inspiré, duquel vous avez trié quelques mots. Elle parlait d’une “Mauritanie où le fait d’être Znaga, Hratiin, Berbère, Wolof, Pular, Soninké…. ne serait ipso-facto une condition rédhibitoire”. 

J’ai toujours entendu et souvent lu ailleurs que sur le site des « nationalistes étroits » que les Bambara constituaient bien une communauté de notre chère Mauritanie. J’ai encore souvenirs de mes camarades bambara, je croise (certes pas souvent) des promotionnaires bambara et mauritaniens en même temps! Si aujourd’hui on me dit qu’ils ne sont pas mauritaniens, ou qu’ils sont mauritaniens mais pas bambara, alors dites-moi qui sont-ils ? Ou peut-être le simple fait qu’officiellement ils ne soient pas reconnus suffit comme VÉRITÉ?

Ce qui est extraordinaire, depuis que l’on parle des Bambara en Mauritanie, c’est aujourd’hui que « la bambarité » de certains mauritaniens ou « la mauritanité » de certains Bambara jaillit, par hasard comme on dit !

La lutte continue!

 Bocar Daha KANE-Bordeaux-France.