Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Agora-Flamnet: Monsieur, que voulez vous? par Bocar Daha Kane

altLes FLAM ont un « drapeau » comme l’AJD, et l’UFP et d’autres organisations politiques ou non, en ont. Je ne vois nullement le mal en cela ! Pensez-vous que le fait que l’AJD ou l’UFP aient leur propre emblème fait qu’elles ne se retrouvent pas sous le drapeau national ? Pensez-vous que le fait qu’elles aient leur emblème, elles revendiquent par conséquent un territoire ? Soyons un peu à la hauteur de nos accusations. Le raccourci est assez friable pour soutenir certaines divagations ! Au fait que prônent les FLAM sur leur drapeau ? Une suprématie des négro-mauritaniens ? L’exclusion des Beydan ? Le drapeau auquel vous faites allusion, les FLAM lui ont donné une explication. Conscient de votre honnêteté intellectuelle, vous allez certainement ns éclairer sur ce qu’elles en pensent, afin que ceux qui grimpent votre mur virtuel sur la toile soient éclairés de façon non parcellaire !!!  

Depuis quand, et en vertu de quoi, nommer Beydan, Hratiin, Znaga, Wolof, Bambana, Sonninko, constitue un crime ? UN ACTE DE NATIONALISME ÉTROIT, comme dirait l’autre ? Nous n’allons pas rentrer dans des détails historiques, sociologiques, ou anthropologiques sur l’identité des Hratîîn. Une chose est certaine, la grande majorité des Beydan historiquement descendent des Benni Hassan, on ne peut dire de même des Hratîîn. Même si on intègre le fait que lorsqu’ils sont affranchis de leur statut d’ Abd (esclaves) ils épousent le statut social du désormais ancien maître. Que faisons-nous de ces populations victimes de razzia ? Il y a ce que nous aurions aimé faire et ce que l’Histoire nous impose. N’essayons pas de travestir l’Histoire, d’autant plus nous ne sommes pas comptables des faits qu’elle nous lègue.

Ne voyons pas le mal partout, énumérez nos diversités n’est pas synonyme de diviser FORCÉMENT. Considérons cela comme l’étalage de notre richesse dont ne profite pas forcément le Znaga, l’Abd, le Hartani, le Maccudo (esclave chez les négro-africains) du fait du mépris et/ou de l’exploitation dont ils sont victimes. Et mobilisons nos énergies afin que ces derniers occupent une place juste et qui leur revient, c’est sans doute le sens de la phrase qui vous a inspiré, duquel vous avez trié quelques mots. Elle parlait d’une “Mauritanie où le fait d’être Znaga, Hratiin, Berbère, Wolof, Pular, Soninké…. ne serait ipso-facto une condition rédhibitoire”. 

J’ai toujours entendu et souvent lu ailleurs que sur le site des « nationalistes étroits » que les Bambara constituaient bien une communauté de notre chère Mauritanie. J’ai encore souvenirs de mes camarades bambara, je croise (certes pas souvent) des promotionnaires bambara et mauritaniens en même temps! Si aujourd’hui on me dit qu’ils ne sont pas mauritaniens, ou qu’ils sont mauritaniens mais pas bambara, alors dites-moi qui sont-ils ? Ou peut-être le simple fait qu’officiellement ils ne soient pas reconnus suffit comme VÉRITÉ?

Ce qui est extraordinaire, depuis que l’on parle des Bambara en Mauritanie, c’est aujourd’hui que « la bambarité » de certains mauritaniens ou « la mauritanité » de certains Bambara jaillit, par hasard comme on dit !

La lutte continue!

 Bocar Daha KANE-Bordeaux-France.

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