Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Monthly Archives: January 2012

Agora-Flamnet: Monsieur, que voulez vous? par Bocar Daha Kane

altLes FLAM ont un « drapeau » comme l’AJD, et l’UFP et d’autres organisations politiques ou non, en ont. Je ne vois nullement le mal en cela ! Pensez-vous que le fait que l’AJD ou l’UFP aient leur propre emblème fait qu’elles ne se retrouvent pas sous le drapeau national ? Pensez-vous que le fait qu’elles aient leur emblème, elles revendiquent par conséquent un territoire ? Soyons un peu à la hauteur de nos accusations. Le raccourci est assez friable pour soutenir certaines divagations ! Au fait que prônent les FLAM sur leur drapeau ? Une suprématie des négro-mauritaniens ? L’exclusion des Beydan ? Le drapeau auquel vous faites allusion, les FLAM lui ont donné une explication. Conscient de votre honnêteté intellectuelle, vous allez certainement ns éclairer sur ce qu’elles en pensent, afin que ceux qui grimpent votre mur virtuel sur la toile soient éclairés de façon non parcellaire !!!  

Depuis quand, et en vertu de quoi, nommer Beydan, Hratiin, Znaga, Wolof, Bambana, Sonninko, constitue un crime ? UN ACTE DE NATIONALISME ÉTROIT, comme dirait l’autre ? Nous n’allons pas rentrer dans des détails historiques, sociologiques, ou anthropologiques sur l’identité des Hratîîn. Une chose est certaine, la grande majorité des Beydan historiquement descendent des Benni Hassan, on ne peut dire de même des Hratîîn. Même si on intègre le fait que lorsqu’ils sont affranchis de leur statut d’ Abd (esclaves) ils épousent le statut social du désormais ancien maître. Que faisons-nous de ces populations victimes de razzia ? Il y a ce que nous aurions aimé faire et ce que l’Histoire nous impose. N’essayons pas de travestir l’Histoire, d’autant plus nous ne sommes pas comptables des faits qu’elle nous lègue.

Ne voyons pas le mal partout, énumérez nos diversités n’est pas synonyme de diviser FORCÉMENT. Considérons cela comme l’étalage de notre richesse dont ne profite pas forcément le Znaga, l’Abd, le Hartani, le Maccudo (esclave chez les négro-africains) du fait du mépris et/ou de l’exploitation dont ils sont victimes. Et mobilisons nos énergies afin que ces derniers occupent une place juste et qui leur revient, c’est sans doute le sens de la phrase qui vous a inspiré, duquel vous avez trié quelques mots. Elle parlait d’une “Mauritanie où le fait d’être Znaga, Hratiin, Berbère, Wolof, Pular, Soninké…. ne serait ipso-facto une condition rédhibitoire”. 

J’ai toujours entendu et souvent lu ailleurs que sur le site des « nationalistes étroits » que les Bambara constituaient bien une communauté de notre chère Mauritanie. J’ai encore souvenirs de mes camarades bambara, je croise (certes pas souvent) des promotionnaires bambara et mauritaniens en même temps! Si aujourd’hui on me dit qu’ils ne sont pas mauritaniens, ou qu’ils sont mauritaniens mais pas bambara, alors dites-moi qui sont-ils ? Ou peut-être le simple fait qu’officiellement ils ne soient pas reconnus suffit comme VÉRITÉ?

Ce qui est extraordinaire, depuis que l’on parle des Bambara en Mauritanie, c’est aujourd’hui que « la bambarité » de certains mauritaniens ou « la mauritanité » de certains Bambara jaillit, par hasard comme on dit !

La lutte continue!

 Bocar Daha KANE-Bordeaux-France.

Affaire Raja: L´interpellation du fils du président mauritanien

altALAKHBAR (Nouakchott)- Bedr Ould Abdel Aziz, fils du président mauritanien, a été entendu ce matin par la police après être accusé d’avoir ouvert le feu sur la jeune fille Raja Mint Weiss Ould Esyadi. L’incident qui a commencé d’une plaisanterie est survenu à Tevragh Zeina(Nouakchott ) dans la nuit du samedi à Dimanche. Bedr passe un coup de téléphone à son ami Zeine Abidine Ould Chafi qu’il invite à faire un petit tour de la ville. Le fils du président était avec Rachid, un ami marocain. Les deux garaient leurs véhicules devant la villa de la famille Chafi, ont déclaré des sources concordantes. Après quelques instants d’attente, le troisième du groupe fait son apparition. Zeine Abidine Ould Chafi s’engouffre dans la voiture. Direction l’appartement de Rachid, sur la route de Nouadhibou. Bedr Ould Abdel Aziz et Zeine Abidine Ould Chafi devaient déposer le marocain avant d’entamer leur tournée. Mais au moment de démarrer, le téléphone de Zeine Abidine Ould Chafi sonne. Il décroche et retrouve au bout du fil sa copine Raja Mint Weiss Ould Esyadi. “Je ne suis pas loin de chez vous. Je t’attends donc », s’échangent les deux. Un instant après, une voiture s’arrête près de celle des trois amis et une jeune fille descend.

Raja Mint Weiss Ould Seyad était sans doute habituée au groupe, d’où est vite partie une plaisanterie : Bedr Ould Abdel Aziz, détenant un pistolet silencieux, lance :«Si je tirais sur toi !», s’adressant à Raja. «Je suis une guerrière de sang ; je n’ai pas peur des balles…», réplique Raja qui n’aura pas le temps de terminer sa phrase, Bedr avait déjà appuyé sur la gâchette. Alors , la balle perce la poitrine de Raja, avant de se loger dans ses poumons.

Sur le coup, elle s’écroule et le groupe l’évacue d’urgence au CHN pour des soins intensifs, ajoute une infirmière qui était de la permanence.

Et la même source d’indiquer que la vie de la fille est en danger et elle devait subir une opération pour que la balle soit enlevée afin qu’elle puisse être évacuée à l’étranger.

Un compatriote beydane qui force notre estime et respect

altJe partage avec vous cette réaction d´un compatriote et ami, ancien officier dans l´armée mauritanienne, radié arbitrairement en 1988 sur la base des fausses accusations et aujourd´hui journaliste à ses heures perdues. Il est l´un des rares intellectuels et compatriotes Beydanes à s´insurger ouvertement et sans complaisance contre l´enrôlement initié par le régime du Général-président à travers son texte devenu historique : “Recensement : Nous sommes tous des étrangers !”. Il mérite notre respect et considération. Je l´ai rencontré pour la première avec notre regretté ami feu Habib Ould Mahfoudh et Moussa Ould Abdou ancien rédacteur en chef du journal Albayane, un certain jour d´avril en 1994 dans un hôtel à Dakar et depuis je garde un bon souvenir de notre échange malgré la petite”mise en garde”( avec un brin de plaisanterie) de notre ami Habib qui me disait : “Kaaw, attention Ould Jiddou est un ancien baathiste, il  est dangeureux et il n´est pas flamiste comme moi…”.

Voilà le texte et appréciez sa réponse à certains compatriotes chauvins panarabistes  qui voulaient diaboliser les FLAM dans un forum mauritanien de Facebook devenu le répère de certains courants chauvins et extrémistes et autres sympathisants du Système!

 Mettez vous à la place de l’autre: parce qu’il a publié un manifeste où il démontre qu’il est lésé dans son pays, il est arrêté, enferré et embastillé dans des conditions si inhumaines que plusieurs éléments de son mouvement (et non des moindres) en meurent. Vous Trouvez cela proportionnel à la faute si faute il y a? Parce que le Sénégal a pillé, tué et exclu des sénégalais d’origine mauritanienne et des mauritaniens vivant sur son sol, la Mauritanie répond par l’expulsion de 60 000 de ses propres fils. Vous trouvez cela une réponse appropriée vous? Une tentative de coup d’Etat qui n’a pas eu de début d’exécution se termine par trois condamnations à mort: vous trouvez cela juste vous alors que dans toute cette République tout le monde a fait ou tenté de faire ou pensé à faire ou rêvé que l’on fasse un coup d’Etat? Une accusation de sorcellerie (vous préféreriez “une diarrhée sélective”?) se termine par une véritable hécatombe, vous trouvez cela humain vous? Maintenant l’on veut que tous ces tords, tous ces crimes soient passés par pertes et profits. Reconnaissez avec moi que si cela avait été fait à ma communauté nous aurions, vous et moi, pris les armes! La meilleure chose à faire c’est de dialoguer même avec le Diable. La paix, la concorde, la fraternité, la justice, tout ce qui renforce l’unité nationale n’a pas de prix. Puisque nous sommes sur un Forum Pour une Mauritanie Unie et Indivisible, écoutez au moins l’autre et ne l’excluez pas parce qu’il a injurié ou invectivé. Laissez-le même verser son vénin, après il se sentira soulagé et vous pourriez passer aux choses importantes: trouver des solutions à des questions réelles!

Vous ne connaissez apparemment pas l’histoire de votre pays. Deux régions de ce pays (les deux Hodhs) appartenaient au Soudan (aujourd’hui le Mali). Beaucoup de Bambaras y habitaient. Plusieurs fonctionnaires qui y travaillaient ont été sollicités par la Mauritanie pour continuer à y exercer parce qu’elle avait besoin d’eux. Le congrès de l’unité des partis mauritaniens, le fameux Congrès d’Aleg, personne ne l’a jamais encore dit, doit tout à un bambara: qui connaît aujourd’hui Tiécoura DEMBELE? Le deuxième dialecte parlé à Néma, tu sais Mohmed Taher que c’est le Bambara? Ce n’est pas parce que cette communauté est moins bruyante que les autres qu’elle n’existe pas en Mauritanie. Tout comme les Touaregs: en 1974, une troupe artistique touarègue appartenant à la délégation du Hodh Charghi a été honorée par Moctar. Ah oui! il n’y a pas de Touaregs en Mauritanie! Autre chose: l’Etat mauritanien tue un demi millier de ces citoyens soldats et vous estimez que c’est positif que d’avoir accordé une indemnité aux ayants droits? Etes-vous musulmans? Que faites vous de la justice? Mais Mohamed Taher, renseignez-vous mon ami! En 1989, le Sénégal a expulsé 500 000 personnes vers la Mauritanie dont 200 000 étaient des sénégalais d’origine mauritanienne. Et il en restait, après que les autorités sénégalaises se soient ressaisies! Taher, combien aujourd’hui y a-t-il de mauritaniens au Mali, au Burkina, au Niger, au Gabon, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, aux Congo(s), en Angola, en Afrique du Sud, et la liste n’est pas exhaustive, combien? Combien sont-ils en France, aux Etats-Unis, au Golf, en Norvège et en Chine? Vous ne savez pas quel est leur sport favori? Je vous le donne en milles: pour la plupart, chercher à acquérir la nationalité du pays d’accueil! Alors Taher, vous n’étiez pas au courant?

“1) ce qui est sûr et certain que l’état MAURITANIEN, dès son indépendance a reconnu comme population vivant sur le sol mauritanien :LES MAURES,LES TOUCOULEURS ,LES SONINKES ET LES WOLOFS et jusqu’à preuve du contraire c’est ce qui existe encore malheureusement…2) toutefois la MAURITANIE abrite sur son sol des bambaras, des touaregs, des sahraouis qui sont devenus MAURITANIENS et ils vivent en paix et sans problèmes.” : Alors Mohamed Taher laquelle de tes deux assertions dois-je considérer: la 1ère ou la 2ème? Ce que tu refuses c’est que des bambaras soient ici en Mauritanie avant l’Indépendance. Malheureusement pour toi une bonne communauté bambara y était. Quant au problème de l’enrôlement, ce que nous voulons tous , et pas seulement les Flam, c’est que tous les mauritaniens soient enrôlés sans humiliations. Est-ce trop demander?

Ahmed Jiddou Ould Aly- Journaliste et ancien officier de l´armée mauritanienne

Ça bouge dans les hautes sphères militaires

altLe président Aziz pousse de petits pions avant de faire bouger les grands. La rumeur a mainte fois couru sur un changement au sein de la haute hiérarchie miliaire. A chaque fois on annonçait des départs dans les commandements et tout retombe comme un soufflet. Cette fois, c’en est une autre rumeur qui a fini par se réaliser avec à la clé, une simple permutation entre les généraux Békrine devenu DG de la sûreté et le Général Hadi rétrogradé au rang de Sg de la défense. Est-ce le début d’un changement dans les rangs de cette élite de l’armée coiffée par des généraux ?
Suffisant aussi pour ouvrir la voie à toutes les interprétations sur les rapports entre les hommes dont les humeurs peuvent être à l’origine de changement de positions. Il y a des signes qui ne trompent. Quand les pions commencent à bouger, il faut craindre des glissements capables d’engendrer des bruits de bottes. Ce frémissement intervient dans une période tendue où les unités de l’armée sont en mouvements dans les fronts du combat contre Aqmi. Mais aussi dans un climat politique des plus troubles. Les changements peuvent toujours en appeler d’autres.
Il faut pour le moment atténuer la dose de ces rumeurs à tout va pour se contenter de parler de simple passation de témoin. Militairement mais généralement …

Amadou Diaara- Le  Rénovateur

Total : victime collatérale de la brouille entre le Qatar et la Mauritanie

altPourquoi la visite de quelques heures qu’a effectuée il y a une semaine à Nouakchott, l’émir du Qatar s’est-elle terminée en «queue de chameau», s’interroge aujourd’hui encore la presse mauritanienne ? Certains ont vu dans le départ précipité de Cheikh Hamad al-Thani les conséquences d’une «prise de bec» avec le président Ould Abdel Aziz, à qui l’émir aurait donné des leçons un peu trop insistantes en matière de démocratisation, et de respect des droits de l’homme. Une source proche de la multinationale française raconte : «L’émir a voulu donner certaines directives au président Abdel Aziz, usant d’un ton quasi comminatoire, et menaçant d’utiliser sa chaîne al-Jazeera pour faire éclater une révolution en Mauritanie, comme en Tunisie et en Egypte. Le chef de l’Etat mauritanien, un militaire, a alors explosé, et a congédié l’émir». Celui-ci quitta Mouakchott sans être escorté à son départ de l’aéroport….

Peu après, le ministère du pétrole mauritanien a fait savoir à Total que si Qatar Petroleum restait partenaire dans le marché de prospection remporté récemment par Total, «et bien la Mauritanie çà ne l’intéressait plus», ajoute la source.

Le 6 janvier, Total a annoncé avoir signé deux permis d’exploration avec les autorités mauritaniennes, au terme desquels Total a acquis une participation de 90% dans deux blocs, l’un en mer à 140 km de la côte, l’autre dans le désert du Sahara. Total est présent en Mauritanie depuis 2005, et explore, aux côtés de son partenaire Qatar Petroleum International, le bassin de Taoudéni situé à 800 km de Nouakchott dans le désert.

Pourquoi Total est-il associé avec le Qatar en Mauritanie ? «Parce que le Qatar exige de Total, comme d’autres compagnies, que celles-ci l’associent à leurs projets de développements à l’étranger. C’était une condition pour que Total remporte des marchés au Qatar», nous a affirmé un cadre du groupe pétrolier.

Après avoir «accusé le coup», Total cherche maintenant à «faire revenir le président mauritanien sur son coup de sang». Sollicité, un représentant de Total au siège parisien nous a déclaré n’avoir «aucun commentaire à faire».

Cette brouille illustre l’agacement que suscite l’activisme du Qatar dans les pays arabes, depuis les révolutions soutenues par le richissime émirat gazier (voir Le Figaro du 12 janvier).

Georges Malbrunot– LE FIGARO

(Crédit : AFP).