Monthly Archives: August 2018
Muhammadu Buhari prend les rênes de la Cedeao

Mardi 31 juillet, à l’issue de la 53ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao, le président de la République fédérale du Nigeria, Muhammadu Buhari (photo, à droite), a été désigné par ses pairs pour prendre la tête de l’organe faîtier de l’institution régionale. Il remplace son homologue togolais Faure Essozimna Gnassingbé, dont le mandat arrivait à échéance.
Dans un tweet en fin de soirée, le n°1 togolais a salué et félicité son remplaçant « pour son élection à la tête de la Cedeao », avant de lui souhaiter plein succès dans la mise en œuvre des « nombreux chantiers de l’intégration sous-régionale ».
Le nouveau président en exercice aura donc à cœur de poursuivre les actions entamées par son prédécesseur, dans la résolution des crises régionales et la préservation de la sécurité, de la paix et de la stabilité dans l’espace sous-régional. La question de la monnaie unique au sein de la communauté sera également l’un des principaux chevaux de bataille.
Notons que l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou a également prêté serment, ce mardi 31 juillet, à Lomé, devant l’ensemble des Chefs d’Etat et de gouvernement. Il est ainsi pleinement entré dans ses fonctions de président de la Commission de la Cedeao.
Le prochain sommet aura lieu le 22 décembre, à Abuja, en terre nigériane.
(Agence Ecofin)
AJD/MR : Remerciements aux FPC
La récente déclaration des FPC apportant leur soutien à l’AJD/MR durant cette campagne électorale qui s’engage, constitue sans nul doute un pas de plus, et non des moindres, dans le sens des retrouvailles déjà entamées entre les deux partis frères. Notre commune volonté de nous retrouver, conformément au souhait manifesté par nos bases respectives, nous dictent désormais de poser des actes de rassemblement. C’est de cela que vient témoigner la déclaration de nos camarades des FPC.
Pour notre part, cette déclaration est allée droit au cœur de nos militants et rappelle, si besoin était, que notre lutte commune pour le démantèlement du système est redevenue centrale dans les préoccupations de notre famille politique.
Le Bureau politique de l’AJD/MR, ainsi que l’ensemble des militants du parti, se félicitent vivement de cette déclaration et remercient sincèrement les FPC et le président Samba THIAM de cette louable initiative.
Samedi 04 août 2018
Le Bureau Politique
Les criteres de la jeunesses
« La jeunesse n’est pas une période de la vie. Elle est un état de l’esprit, un effort de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort ». Samuel Ullman
Introduction
La jeunesse a depuis longtemps été considérée comme un vecteur du changement social, soit, du côté des tenants de l’ordre, pour s’inquiéter de ses éventuels débordements, soit, du côté des progressistes ou des révolutionnaires, pour se réjouir de sa capacité contestataire. Certains événements (ceux de Mai 68 furent les plus spectaculaires) semblèrent confirmer cette thèse, et avec elle les espoirs et les craintes des uns et des autres. Toutefois, à mesure que cette idée finissait par être reconnue par tous, les comportements des jeunes paraissaient plutôt évoluer vers le repli sur soi, une certaine apathie, voire un recentrage sur les valeurs traditionnelles du travail et de la famille. Bref, l’idéologie qui entoure le discours sur la jeunesse semble entrer constamment en décalage avec les comportements des jeunes eux-mêmes : ce que le discours dominant attend d’eux correspond rarement aux pratiques sociales effectives de cette classe d’âge.
Ce décalage est banal, on peut le constater pour tout groupe social, toujours enjeu d’idéologies ; il est peut-être pourtant plus marqué pour les jeunes : en effet, la définition de cette catégorie est sans doute plus incertaine que celle des classes sociales par exemple, qui semble relativement bien établie, parce que fondée sur la place dans les rapports de production, ou celle des sexes qui s’appuie sur une indiscutable distinction biologique. Mais « être jeune », qu’est-ce que cela signifie au fond ? Quels sont les critères qui définissent sans ambiguïté cet état ? Où se situe la frontière entre la jeunesse et l’âge adulte ? Ces questions mériteraient réponses pour mieux comprendre la situation de la jeunesse….La jeunesse n’est pas seulement fondée sur des critères naturels et physiques mais elle est aussi fondée sur des critères culturels, sociologiques ou psychologiques. C’est durant cette période que l’individu mûrit, acquiert une certaine maturité. La jeunesse est un état d’esprit qui n’existe pas dans toutes les sociétés, elle n’est pas non plus présente à toutes les époques. Les jeunes ont des privilèges : ils ont une grande liberté par rapport aux adultes. Ils se caractérisent par leur dynamisme et ont des activités culturelles, sportives… Ils bougent beaucoup, se croient libres, pensent que tout est permis et aiment découvrir de nouvelles choses.
La définition sociologique de la jeunesse a principalement consisté à étudier les transformations sociales dont cette « catégorie » est l’objet. Cette voie d’élucidation n’est pas univoque mais ouvre sur différents points de vue d’analyse réunis cependant par une démarche commune qui consiste à substituer au concept de jeunesse des notions qui désignent des enjeux sociaux particuliers. La jeunesse est tour à tour désignée comme une « post-adolescence », un « passage à l’âge adulte », une « phase de cycle de vie », un lieu privilégié de « relations entre générations ». À travers l’histoire, les représentations sociales de la jeunesse ont pris des formes variées et contradictoires : une forme critique, les jeunes étant définis avant tout par défaut, par excès, ou encore par opposition au monde des adultes ; une forme positive, qui exalte et glorifie leurs capacités d’innovation et d’enthousiasme. Les perceptions sociales de la jeunesse sont donc ambivalentes, mettant l’accent tantôt sur sa capacité d’innovation, tantôt sur le danger potentiel qu’elle représente pour la cohésion du corps social. Selon les périodes historiques, l’une ou l’autre de ces formes de représentations a dominé, selon que le corps social avait intérêt à insister sur son unité ou au contraire sur sa volonté de changement. Les représentations de sens commun de la jeunesse constituent donc des évaluations subjectives de son intégration dans la société.
De multiples portes d’entrées, une identité plurielle, une forme élaborée de conformisme
Dès lors la difficulté est de comprendre comment la famille, l’école, le travail, la vie affective, la vie associative, les loisirs, etc. concourent à la formation de l’identité. Le terme de « jeune » justifie ici, malgré son approximation, son utilité : il n’est guère possible sans lui de désigner l’unité de ce qui n’est vu que par fragments dans chacun de ces lieux : l’enfant dans sa famille, l’élève à l’école, l’adhérent dans une association, l’apprenti ou le débutant au travail… qui donnent chacun une image d’une personne qui est pourtant toujours la même. L’identité est plurielle, elle renvoie à des appartenances multiples dans des univers hétérogènes. De même le terme pourtant polysémique de « socialisation » est commode pour désigner le processus d’ensemble qui se joue à travers ces différents lieux. Le parcours du jeune ne consiste pas à aller d’un de ces lieux de formation de l’individu à un autre mais de les traverser simultanément. On l’envisage trop souvent comme une succession stricte : la famille, puis l’école, puis le travail. On ne passe en réalité pas de l’un à l’autre, il y a recoupement. Ainsi peut-on remarquer, avec François Dubet, que l’investissement scolaire est un mélange de poursuite d’une utilité scolaire, de désir d’intégration dans une culture commune et de quête d’épanouissement personnel. L’école est un lieu de socialisation par sa fonction d’ouverture intellectuelle. Il s’agit en effet pour elle de donner accès à une expérience qui n’est pas l’expérience familière du jeune et par conséquent de lui faire sentir l’existence de réalités avec lesquelles il n’est pas en contact dans la vie quotidienne mais aussi de lui apprendre à découvrir d’autres points de vue ou à les dépasser par le savoir objectif. Mais elle l’est également dans le sens où elle est un endroit d’intenses relations entre jeunes. Certains auteurs comme Pascale Garnier ou Jean-Pierre Augustin convergent ainsi sur l’idée que l’allongement de la scolarité contribue à faire du groupe de pairs une référence de plus en plus importante dans la construction de l’identité.
La construction de soi dans le rapport à l’autre
La construction de l’identité n’est pas que construction de soi, elle est aussi construction du rapport aux autres. Dans un contexte où la crainte de voir les jeunes, encouragés par les messages consuméristes, ne penser qu’à leurs intérêts personnels et immédiats, il est d’autant plus nécessaire d’accorder du prix à la construction de l’altérité. La découverte de la richesse du lien social passe par toutes les expériences de l’étude, du travail, du loisir et de l’action. La famille, l’école, le travail, l’engagement civique et associatif contribuent tous à apprendre à l’individu à changer de point de vue. Indépendamment de leurs autres fonctions, ce sont des opérateurs par lesquels nous apprenons à déplacer notre regard, à intégrer le point de vue de tous dans nos points de vue particuliers. Il s’agit de donner à l’individu la volonté et la possibilité de participer à un projet collectif, ce qui suppose de savoir se considérer soi-même du point de vue de tous, en apprenant à « se regarder comme un parmi d’autres » selon la formule de Marcel Gauchet, pour qui les mutations de « l’apprentissage de l’abstraction de soi qui crée le sens du public, de l’objectivité, de l’universalité, apprentissage qui vous permet de vous placer du point de vue du collectif, abstraction faite de vos implications immédiates » constituent le véritable enjeu. Ainsi considérés, construction de soi et apprentissage de la vie en collectivité ne sont pas sans lien, bien évidemment, avec les évolutions et le développement des pratiques sociales des jeunes, avec leurs comportements sexuels.
Évolution et développement des pratiques sociales des jeunes
Le développement des pratiques sociales juvéniles qui s’opèrent désormais bien au-delà des lieux de socialisation classiques (famille, école, travail) constitue une des facettes les plus significatives des transformations de cette phase de la vie. Les pratiques sociales des jeunes se distinguent en effet de façon assez marquée de celles des générations précédentes par l’importance du volume de leurs relations quotidiennes, par la plus grande ouverture de celles-ci à des activités externes (sorties entre amis, participation à des activités culturelles, sportives), enfin par la nature informelle de ces relations où les liens d’amitié prédominent, où le choix des autres est possible. La transformation structurelle de la jeunesse au cours des vingt-cinq dernières années a contribué à amplifier l’importance de cette sociabilité entre pairs et à modifier le rôle de celle-ci dans la formation de l’identité. La sociabilité juvénile fournit un terreau fécond pour la réalisation d’apprentissages sociaux, comme l’a montré Claire Bidart les jeunes apprennent à travers ces relations à négocier leur place, à gérer des contradictions, à exploiter des ressources, à concilier des compétences et des contraintes, à orienter leurs parcours. Ces apprentissages participent à la construction de l’autonomie, ils contribuent, pour reprendre les termes d’Hugues Lagrange, à la « mise en continuité de l’héritage et des identifications nouvelles ». Cette intégration du moi, qui demande – particulièrement dans les périodes de changement rapide comme celle que nous vivons – une maturation plus longue comme une diversité d’expériences, passe par la construction de ces mondes à soi. « Les cultures juvéniles ne sont pas simplement des contestations du monde adulte, ce sont des niches générationnelles nécessaires dans la phase ouverte par des sociétés dans lesquelles les changements macro-sociaux anticipent sur l’évolution de l’économie psychique ». Les activités sportives et de loisirs, les activités musicales et culturelles sont communément répandues parmi les jeunes, même si leur formidable développement concerne également d’autres catégories d’âge. Souvent promues par le mouvement associatif, encadrées par des professionnels et des bénévoles, mais de plus en plus concurrencées par le secteur privé lucratif, ces activités donnent à ceux qui y participent l’occasion de se confronter à d’autres formes de socialisation et d’expériences qui concourent le plus souvent de façon positive à la construction d’un rapport à l’autre et parfois d’une conscience collective plus affirmés. Alors que la consommation joue un rôle croissant dans le mode d’affirmation sociale des jeunes allant parfois jusqu’à l’ostentation, le développement de leur participation à la vie associative rappelle utilement que la recherche d’une capacité d’action, individuelle et collective, fait aussi partie des découvertes fondatrices des temps de la jeunesse Les pratiques sportives comme les pratiques culturelles constituent un univers où les personnalités, les goûts, les aspirations peuvent s’exprimer, l’un des champs privilégiés de ce que l’on pourrait appeler le « bricolage identitaire ». Ces pratiques se caractérisent par une grande diversité. Les enquêtes sur les pratiques culturelles des jeunes régulièrement réalisées par le ministère de la Culture sont ainsi conduites à subdiviser la jeunesse en quatre catégories entre 8 et 19 ans pour tenter de donner du sens aux observations. Elles distinguent ainsi les 8-10 ans tournés vers les activités physiques et ludiques ; les 11-13 ans qui opèrent une première rupture avec la pratique encadrée par l’école et la famille, rupture organisée notamment autour de la consommation de musique ; les 14-16 ans, qui s’émancipent des prescriptions des adultes ; enfin, les 17-19 ans, dont les pratiques culturelles commencent à se rapprocher de celles des adultes. Au-delà de ces observations, ces enquêtes montrent un décalage entre la forte consommation culturelle juvénile qui accréditerait l’idée d’une plus grande autonomie des jeunes et la réalité de leur dépendance familiale prolongée, qui renvoie à leur manque de ressources propres et à leur maintien dans le logement parental. Ce décalage ne produit pas seulement des conflits familiaux, qui tournent autour de l’usage domestique des biens de consommation et poussent à un équipement toujours accru des ménages en téléphones, matériel hi-fi, informatique, télévisions, vidéos, etc., il rend aussi particulièrement complexe la compréhension des parcours individuels, faits de rythmes non synchronisés.
Les jeunes, « plaque sensible » du changement
Enfin, il faut compléter ce paysage en rappelant que les pratiques sociales des jeunes passent aussi par l’inactivité, par des rencontres informelles qui amènent à un usage intense de la rue, des espaces publics. Ces nouvelles pratiques « urbaines » peuvent déboucher dans certains cas sur des formes de « socialisation délinquante ».
Pour ne pas conclure
Dans une société démocratique pluraliste qui entérine la liberté d’expression et la divergence des options politiques, les individus sont appelés à arbitrer par eux-mêmes le désaccord des principes auxquels on peut se référer pour organiser la vie collective. Mais à ce repérage des systèmes de valeurs divergents, qui suppose une formation intellectuelle et civique, s’ajoute la nécessité de faire la part des contraintes et des injonctions d’une société dans laquelle l’économie et le marché développent également leurs messages. Dans un tel contexte, il n’est pas très pertinent de se demander si les jeunes partagent les mêmes normes que les adultes, comme si l’on croyait que les adultes vivent selon un seul système de normes. Il est plus exact de se demander comment jeunes et adultes, ensemble, parviennent à se repérer dans un système de pluralité et de contradiction des normes.
Ce système ne produit pas seulement une difficulté de repérage pour les jeunes, il conduit en outre à créer une forme nouvelle d’inégalité. En effet, la réaction à la dispersion des références de conduite ne s’opère pas de la même manière selon le milieu social : le « capital culturel » ainsi que la marge de manœuvre dans les négociations familiales creusent des écarts entre les milieux qui se sentent à l’aise dans le « bricolage » des normes et ceux qui ont du mal à s’y retrouver.
Les réflexions sur la « transmission des valeurs » qui traduisent une conception parfois naïve de la transmission, comme si une société transmettait son héritage devant notaire, devrait affronter plus directement l’évidence de ce double discours devant lequel les adultes mettent les jeunes et devrait s’inquiéter du caractère anxiogène de l’affrontement, le plus souvent opaque, des normes implicites et des normes explicites de nos comportements. Simultanément, cela suppose que nous soyons capables de nous demander comment nous pouvons donner de la visibilité au conflit des normes : quels sont les lieux où les conflits peuvent se manifester pour s’apaiser ? (nous y reviendrons…..).
Quelques précisions
Samuel Ullman (né le 13 avril 1840 à Hechingen en Allemagne – mort le 21 mars 1924 à Birmingham dans l’Alabama) est un poète et homme d’affaires américain.
Pascale GARNIER est docteure en sociologie, professeure en sciences de l’éducation à l’université Paris 13, co-directrice du laboratoire EXPERICE.
Jean-Pierre Augustin, est un géographe français, professeur émérite à l’université Bordeaux-Montaigne, membre de l’UMR PASSAGES (anciennement ADESS) et ancien directeur de recherche à la Maison des sciences de l’homme d’Aquitaine (MSHA).
Marcel Gauchet est un philosophe et historien français né en 1946 à Poilley (Manche). Directeur d’études émérite à l’École des hautes études en sciences sociales (Centre de recherches politiques Raymond Aron),
Claire Bidart- Sociologue- Directrice de Recherche (DR2) au CNRS
Hugues Lagrange, né en 1951 à Bourg-sur-Gironde, est un sociologue français, Directeur de recherche au CNRS
Sociologie de la jeunesse – 6e éd. Broché – 8 novembre 2017 de Olivier Galland (Auteur).
Les étapes de la pensée sociologique Poche – 23 octobre 1976 de Raymond Aron
Sociologie de la vieillesse et du vieillissement Poche – 6 mai 2015 de Vincent Caradec
Dr. Sao Ousmane
Président du CCDMD
Source: Dr. Sao Ousmane
boolumbal
Mauritanie : 25 morts sur les routes en 2 jours
Les victimes sur les routes mauritaniennes ont atteint 25 en une journée seulement, après l’accident intervenu samedi sur la route de l’espoir, non loin de Boutilimitt, et qui a coûté la vie à 8 personnes, en plus de 9 blessés dont certains grièvement.
Des sources de l’hôpital Hamed de Boutilimitt a confirmé à Sahara Media avoir accueilli 8 morts et des blessés dont certains grièvement, victimes d’un accident qui a eu lieu à 17 kilomètres à l’ouest de cette ville.
Un mini bus est entré en collision avec un taxi brousse transportant 7 personnes.
Selon les sources médicales ce bilan pourrait s’alourdir eu égard à la gravité des blessures de certains passagers.
Cet accident est le second intervenu samedi sur la route de l’espoir, non loin de la ville de Boutilimitt, le premier ayant fait une victime et quatre blessés.
Cette recrudescence des accidents sur les routes mauritaniennes a entraîné une grande colère sur les réseaux sociaux, les populations demandant aux autorités d’œuvrer à réduire les accidents sur les routes du pays en améliorant la situation des routes et en appliquant rigoureusement les lois organisant la circulation routière.
Les principaux axes routiers du pays sont particulièrement délabrés en l’absence d’entretien et de réhabilitation.
Ils sont jalonnés de crevasses et de nids de poules et couverts parfois de languettes de sable.
Selon certains rapports les routes mauritaniennes seraient parmi les plus dangereuses de la sous région.
Les autorités mauritaniennes estiment elles que cette recrudescence des accidents est du au non respect du code de la route par les chauffeurs ce que certains expliquent par le phénomène de la corruption dans le milieu chargé de la délivrance des permis de condui
saharamedias
L’islam et la question de l’esclavage/Par Moussa Ould Ebnou
« Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude. L’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes » (Article 4, Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948).
L’esclavage constitue l’une des plus anciennes tares de la société humaine. Ce phénomène universel a pris des formes différentes au cours de l’histoire et sévit encore de nos jours. «L’esclavage a été aboli depuis longtemps. Pourtant il existe encore aujourd’hui, au 21e siècle dans le monde entier.
Chaque jour, des dizaines de millions de personnes vivent dans le désespoir et la servitude. Ces esclaves modernes constituent une main-d’œuvre sans voix, sans défense et corvéable à merci. » (Comité contre l’Esclavage Moderne)
Allah a révélé l’Islam pour sauver le genre humain des ténèbres de l’ignorance et de l’injustice. Dès lors, on est en droit de se demander pourquoi cette religion n’a pas été plus radicale dans les solutions préconisées pour résoudre la question de l’esclavage.
À son avènement, l’Islam a eu à faire face aux réalités de la société humaine d’alors. L’esclavage constituait l’une des plus amères de ces réalités. Il n’était pas pratiqué par les Arabes seuls, mais par les Perses, les Grecques, les Romains et par tous les peuples de la Terre.
La nouvelle religion pouvait, soit s’occuper à éradiquer totalement cette pratique, au prix d’efforts colossaux qui ne pouvaient qu’engendrer une guerre des classes destructrice et conduire à délaisser la résolution d’autres maux sociaux, soit opter pour une solution progressive, qui ménage les croyances en vigueur et instaure de nouveaux rapports de fraternité islamique entre les maîtres et les esclaves.
L’Islam a choisi d’adopter cette dernière démarche. Il parvint ainsi à faire des maisons des maîtres de véritables écoles pour les esclaves introduits dans la société islamique à la suite des conflits.
Plusieurs parmi ces esclaves sont parvenus à se hisser au sommet de la pyramide sociale, grâce à cette éducation dispensée par les maîtres. Ce qui prouve, s’il en était besoin, la justesse de la démarche de l’Islam.
Il faut se rappeler que l’esclavage était pratiqué à l’époque de la Jahiliya, la société antéislamique, que l’Islam avait pour mission de moraliser. Le Prophète (PSL) a résumé sa mission en disant : « J’ai été missionné pour parachever les bonnes mœurs. »إنما بعثت لأتمم مكارم الأخلاق .
Et Allah Le Très Haut a dit : la bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur ; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux.
* وَلا تَسْتَوِي الْحَسَنَةُ وَلاالسَّيِّئَةُ ادْفَعْ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ فَإِذَا الَّذِي بَيْنَكَ وَبَيْنَهُ عَدَاوَةٌ كَأَنَّهُ وَلِيٌّ حَمِيمٌ *سورة فصلت.
L’esclavage était l’une des nombreuses tares que cultivait cette société et contre lesquelles l’Islam s’était érigé, non pas de manière brutale et maladroite, mais de façon raisonnée et efficace : Allah n’a-t-Il pas dit : par la sagesse et la bonne exhortation, appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur.
Et discute avec eux de la meilleure façon. Car c’est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s’égare de Son sentier et c’est Lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés.
*ادْعُ إِلَى سَبِيلِ رَبِّكَ بِالْحِكْمَةِ وَالْمَوْعِظَةِ الْحَسَنَةِ وَجَادِلْهُمْ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ إِنَّ رَبَّكَ هُوَ أَعْلَمُ بِمَنْ ضَلَّ عَنْ سَبِيلِهِ وَهُوَ أَعْلَمُ بِالْمُهْتَدِينَ*سورة النحل.
Pour éradiquer l’esclavage, l’Islam a choisi d’éduquer les maîtres en les incitants à libérer les esclaves, pour que le problème trouve une solution progressive et non coercitive qui préserve les équilibres sociaux et économiques et évite un chaos social inutile.
Partant de son principe de liberté individuelle, l’Islam exhorte les musulmans à la libération de leurs esclaves. D’un côté il mentionne le mérite et la rétribution liés à la libération des esclaves, d’un autre côté il considère cette action comme une pénitence qui efface les péchés commis. Par ces deux voies, l’Islam œuvre à libérer un maximum d’esclaves, et beaucoup ont effectivement recouvré leur liberté par l’une ou l’autre de ces voies.
Après l’avènement de l’Islam, l’esclavage a surtout concerné les combattants infidèles vaincus qui n’ont pas accepté d’embrasser la foi. À l’issue de la guerre contre ceux-là, l’esclavage imposé à leurs femmes et à leurs enfants constituait une forme d’éducation qui visait leur intégration à la société islamique et assurait leur cohabitation avec les musulmans dans des conditions bien définies qui garantissaient leurs droits et leur permettaient de s’intégrer dans la société et d’acquérir les préceptes de la religion.
Les conditions de leur affranchissement, définies avec une grande précision, leur assuraient une libération rapide. Cela ressort de la manière avec laquelle le Prophète (PSL) et ceux de sa maison traitaient leurs esclaves, qu’ils veillaient à éduquer et à affranchir.
L’Islam propose des solutions souples et adaptées à tous les problèmes sociaux. Ces solutions sont conçues pour écarter des groupes humains les dangers consécutifs aux bouleversements et aux changements brutaux.
C’est ainsi qu’il a fait face aux problèmes et aux difficultés qu’il a hérités de la société jahiliya, celle de l’ignorance et de la mécréance. Il a dénoncé toutes les tares de la société humaine et tracé la voie pour parvenir à ses nobles objectifs, sans pour autant faire table rase des valeurs de cette société.
Le calame