Monthly Archives: January 2016
Mouvements radicaux: l’heure est à la revue des stratégies….
Des auteurs semblent inclure le fondamentalisme religieux dans les mouvements radicaux comprenant, à l’origine, l’extrême droite et l’extrême gauche, tous caractérisés par la transigeance dans les principes et la détermination dans les actions. Pour ces mouvements, tous les moyens sont bons pour construire un Etat-nation, réservé prioritairement à ses citoyens et dont la gloire peut résider dans la domination ou l’asservissement des autres.
En ce qui concerne l’extrême droite, elle avait commencé, vers le début du siècle dernier, à faire sa monté dans les quatre continents de la planète. Il s’agit d’une famille politique dont les contours se sont progressivement dessinés à travers une sorte d’idéologie, de principes et de pratiques véhiculés d’abord par des courants fascistes et nazis et puis par des groupes traditionnalistes ou intégristes.
Plus tard, des partis politiques nationalistes ou populistes, ont fait leur apparition pour légitimer ou promouvoir les orientations de tels courants caractérisés souvent, entre autres, par des attitudes racistes ou différencialistes.
Quant à l’extrême gauche, elle a eu, elle aussi, ses mouvances dont l’ancêtre commun serait « la Conjuration des Egaux » de 1796 ou le « babouvisme » et le «néo-babouvisme ». Bien que le but fût, tout au début, le renversement du capitalisme pour l’instauration d’une société égalitaire, l’extrême gauche a pris la forme de révolutions populaires et de mouvements autoritaires ou dictatoriaux.
Certains parmi ces mouvements d’extrême droite et d’extrême gauche, revêtent un caractère religieux (sectes diverse) ou peuvent carrément être terroristes de par leurs actes (enlèvements, attentas et assassinats). Malgré cela, un voile est généralement toujours jeté, de manière consciente ou non, sur la réalité des choses.
A une autre échelle, on avait aussi observé plusieurs autres mouvements se radicaliser dans la lutte pour libérer leurs pays d’un colonisateur venu parfois de milliers de kilomètres pour piller des richesses, imposer une religion ou changer les systèmes de valeurs sociales et culturelles.
Le récent fondamentalisme religieux, constitue une autre forme de radicalisation dont les mouvements prennent de l’ampleur dans des endroits et menacent dans d’autres. On constate à ce sujet que l’attention du monde entier semble se focaliser sur la radicalisation des seuls mouvements d’obédience islamiste et convenir unanimement sur leur qualification de terroristes.
A propos, tout le monde s’inquiète aujourd’hui de la capacité de ces mouvements de changer souvent de stratégie dans leur manière de s’organiser, de prêcher et d’agir sur le terrain.
Partant de là, des analystes voient ces mouvements redéfinir leur stratégie en fonction du degré de vulnérabilité des pays ciblés et de leur capacité de riposte, et revoir la nature des armes qui seront désormais utilisées dans le combat des ennemis.
Ils sont ainsi persuadé que les progrès technologiques continueront à être exploitées à l’extrême, au sein de ces mouvements, par une branche hautement spécialisée dans l’art de la communication et de la manipulation de ses outils (contenu du discours et des publications, réseaux sociaux, notamment twister, etc.).
Dans le cadre de cette stratégie, on suppose également que les voitures bourrées d’explosifs, les ceintures d’explosifs, les fusils portables (kalachnikovs) et autres, seront principalement réservés aux pays vulnérables dans le Moyens Orient, en Asie et en Afrique.
Contre les autres pays, les mêmes analystes soutiennent que d’autres armes seront développées ou conçues pour faire face à l’étanchéité des frontières et aux mesures sécuritaires drastiques prises ou envisagées.
Alors, les armes en miniatures seront révolutionnées pour faire leur apparition à grande échelle et l’usage du nucléaire, du radioactif, du biologique et du chimique (NRBC) se répandra de façon spectaculaire. Nul n’ignore que ces armes sont caractérisées par des structures du domaine du micro et du nano et qu’elles peuvent, en conséquence, être dissimilées, dans des doses létales et en quantités fort destructrices, dans des contenants du genre ‘’capsules d’amoxicilline’’.
Dans ces conditions, la stratégie des mouvements terroristes consistera aussi certainement, dans une première phase, à maintenir un minimum de pression pour continuer à semer la terreur au sein des pays occidentaux ennemis et à concentrer les efforts sur leurs ressortissants et intérêts économiques à l’extérieur.
Cette approche durera le temps de mettre au point l’usage des armes NRBC qui, par ailleurs, constituent actuellement une vraie préoccupation pour le monde entier à causes aussi de leurs multiples applications dans des domaines pacifiques (santé et autres).
Par ailleurs, l’instinct de se protéger contre un danger permanent, fera que tout sera parallèlement mis en œuvre par les pays occidentaux en vue d’empêcher toute action terroriste chez eux, quitte à rapatrier tous les musulmans sur leurs territoires et à interdire qu’ils y accèdent comme le prône déjà mister Trump, candidat favori, pour l’instant, des républicains aux Etats-Unis d’Amérique.
Dommage que cet Occident soit dorénavant décidé, à causes des phénomènes de migration et de terrorisme, à ne plus se soucier des valeurs qui avaient, par le passé, fait de lui une terre hospitalière d’asile et de refuge pour les opprimés et les victimes des dictatures de par le monde entier !
Dr Sidi El Moctar Ahmed Taleb
NB : voir l’article intitulé « changement de la constitution : d’un tabou à une mode ou un impératif justifié », publié dans Cridem du 24 Novembre 2015).
Source : Dr Sidi El Moctar Ahmed Taleb
Opinion: Un camouflet pour un système sécuritaire trompe l’œil en Mauritanie.
La cavale du fugitif Cheikh Ould Saleck a pris fin ce 20 janvier 2016 en Guinée, grâce à la vigilance et l’efficacité des contrôles à la frontière Guinéenne, contrairement aux allégations et à l’intoxication des ministres mauritaniens et de ses responsables sécuritaires , pressés de se tirer le chapeau à la suite d’une déconvenue, d’une humiliation et d’ une claque donnée par ce fou d’Allah , Cheikh Ould Saleck.
Nos services de sécurité en janvier 2015 dans la prison centrale de Nouakchott n’avaient pas pu dans le territoire Mauritanien, dans un lieu confiné ,mettre fin à une mutinerie face à des salafistes dont l’image montre plus haut, pourtant ces individus étaient armés d’armes blanches mais il aurait fallu à toute notre armée nationale et au vendeur de l’illusion sécuritaire de la Mauritanie, le général Mohamed Ould Abdel Aziz de négocier en procédant ipso facto à la libération de quatre salafistes contre la libération de deux gardes.
De qui se moque t-on aujourd’hui ? Sur quoi se fonde cet orgueil déplacé de ne pas vouloir reconnaitre l’efficacité et l’aide d’un pays frère qui est la Guinée?. Ce que vous n’avez pas pu faire en Mauritanie, pensez vous pouvoir le faire dans un pays étranger et d’autant plus que vous étiez guidés et orientés par ces forces étrangères et votre nombre limité en action ?. Nous pensons véritablement , que vous prenez les Mauritaniens comme des imbéciles, non seulement vous vivez de nos impôts, des maigres finances de nos ressources naturelles sans que nous n’ayons le moindre contrôle sur vous, mais vous nous mentez en longueur de journée sur l’ensemble des volets de la vie économique, culturelle et sociale,(éducation nationale, la vie chère, l’économie du pays, le recensement des Mauritaniens, esclavage, racisme, passif humanitaire , les expropriations des terres, la vente des écoles publiques, les fondations et l’origine de leurs financements etc….) Sérieusement ; qui peut vous croire dans ce pays ?
C’était bien, à la prison centrale de Nouakchott ou le bâtonnier Cheikh Ould Hindi de l’ordre des avocats en négociation avec les salafistes, avait obtenu la libération des otages contre celle de 4 salafistes dangereux, qui avaient menacé et inondé à partir de la prison centrale les réseaux sociaux sur l’imminence de l’exécution des otages. Que pouvez alors nous dire ces ministres et ses commis de la sécurité qui fanfaronnent avoir ramené Cheikh Ould Saleck à la maison? Comment alors ce fugitif est il sorti de prison avec autant de simplicitè ? et comment a t-il franchi les frontières sans que vous ne démontriez votre efficacité et votre capacité sécuritaire médiocre pour être gentil avec vous?.
J’ai vraiment peur pour ce pays, si nous nous devons compter sur ces hommes, notre génération n’aura que misère, insécurité, chômage, manque d’éducation et de surcroit mensonge sur mensonge pour que les tenants de cette médiocrité sécuritaire se pérennise au pouvoir et nous endorme avec leurs perpétuelles chansons à la télévision et dans les radios
Qu’Allah , veille sur nos quartiers ou les braquages, les viols et les super marchés de la drogue sont le lot des citoyens à Nouakchott et dans toutes les grandes villes sans que ces fanfarons ne fassent quelque chose.
Merci à la Guinée et merci à Alpha Condé pour l’efficacité de ses forces de l’ordre
Sidi Ould Baye
patriote incontestable
Le lieu des sépultures des militaires exécutés le 26 mars 1981 enfin découvert
Ce qui constituait une véritable énigme pour les familles des officiers exécutés le 26 mars 1981 (à la suite de la tentative avortée de coup d’Etat dix jours auparavant) est désormais résolu. Alors que l’Etat refusait jusqu’à présent de leur déterminer l’endroit où les leurs ont été enterrés, c’est tout à fait par hasard qu’un homme découvre un enclos à quelques kilomètres de la base militaire de Jreida où sont posées des stèles portant les noms des colonels Ahmed Salem Ould Sidi, Mohamed Ould Bah Ould Abdelkader et des lieutenants Niang Sala et Doudou Seck. Il avertit aussi des connaissances qui, à leur tour, saisissent les parents des disparus. Dont certains accourent sur les lieux pour se recueillir sur les tombes de leurs parents. Plusieurs questions restent cependant en suspens : Pourquoi les autorités militaires ont-ils caché pendant tout ce temps ces lieux de sépulture ? Ces militaires sont-ils réellement enterrés ici ou les a-t-on déplacés pour permettre à leurs familles d’y avoir accès ? S’ils sont enterrés ici, n’avaient-ils donc pas de stèles sinon on les aurait découverts depuis longtemps. Autant de questions que se posent des parents, soulagés d’avoir su enfin où reposent ces êtres chers, qui ont donné leur vie pour sauver le pays d’une dictature implacable.
le calame
Reconnaissance des FPC : Le ministère de l’intérieur va-t-il répondre à la cour suprême ?
Suite au rejet de leur demande de reconnaissance comme parti politique par le ministère de l’intérieur, les Forces progressistes du changement (FPC, EX flam) ont introduit un recours contre cette décision au niveau de la cour suprême. Sur la base de cette plainte, la chambre administrative de la cour suprême a adressé une lettre, le 03 décembre 2015, au ministère de l’intérieur.
Le ministère de l’intérieur, a expliqué Samba Thaim, président des FPC « devait répondre dans un délai n’excédant pas un mois. » Le président des FPC s’exprimait mardi 19 janvier dans une conférence de presse à Nouakchott. « Ce délai étant largement dépassé, nous attendons de la cour suprême qu’elle dise le droit, qu’elle rende justice en tranchant le contentieux le plus rapidement possible.
A défaut de quoi, nous serions en face d’un déni de justice pur et simple » a ajouté Samba Thaim qui explique ainsi la procédure : « quand la demande de reconnaissance d’un parti est rejetée, il a deux mois pour introduire un recours.
Nous avons respecté ce délai. Nous avons commis un avocat et porter plainte. Le dossier est à la chambre administrative de la cour suprême. La Chambre a interpellé le ministère de l’Intérieur pour qu’il s’explique, qu’il donne sa version.
C’est sur la base des deux versions que la cour doit trancher. Le ministère a un délai de trente jours pour répondre. Ce délai est passé et il n’y a pas eu de réponse. »
Que feront les FPC après épuisement des recours ? Réponse de Samba Thiam « nous sommes déterminés à nous exprimer, le droit nous le permet. Nous souhaitons le faire dans la légalité et la stabilité. »
Le président des FPC a aussi fait le rappel du processus suivi par le dossier de reconnaissance de son parti. La demande de reconnaissance a été déposée le 18 octobre 2014. La notification de rejet du ministère de l’intérieur est tombée 08 mois plus tard. Le président des FPC dénonce « une politique de deux poids deux mesures » en déclarant : “Ce que l’on constate, c’est la création récente de l’Alliance Nationale Démocratique, issue d’une dissidence au niveau du RFD.
Et entre l’annonce de la naissance de ce parti et sa reconnaissance, il y a eu environ une semaine. Nous, nous avons attendus 08 mois. C’est ce que nous dénonçons toujours, la politique deux poids deux mesures d’un système inique, dangereux pour l’unité nationale.
La demande de reconnaissance des FPC a été rejetée sur la base de l’article 06 de l’ordonnance sur les partis politiques (ART. 6. – Aucun parti ou groupement politique ne peut s’identifier à une race, à une ethnie, à une région, à une tribu, à un sexe ou à une confrérie) et l’article 11 de la constitution.”
(ART. 11: Les partis et groupements politiques concourent à la formation et à l’expression de la volonté politique. Ils se forment et exercent leurs activités librement sous la condition de respecter les principes démocratiques et de ne pas porter atteinte par leur objet ou par leur action à la souveraineté nationale, à l’intégrité territoriale à l’unité de la Nation et de la République.)
« On nous reproche d’être un parti ethnique. Ce n’est pas vrai » martèle Samba Thiam. Il ajoute : « les images de l’alliance nationale démocratique ne montrent que des arabo-berbères. La réalité, c’est que les partis politiques mauritaniens sont à dominante négro-africaine ou arabe. Nous sommes un parti à dominante négro-africaine, comme le RFD est à dominante arabo-berbère. L’argument de rejet du ministère de l’intérieur est un faux argument. »
Où sont alors vos arabes, demande un journaliste ? Réponse de Samba Thaim : « Nous en avons au moins deux dans le parti qui assistent à nos activités. Autrement, nous n’aurions pas déposé un dossier de reconnaissance. Il y a des partis, comme je l’ai dit, ou les négro-africains sont minoritaires.
Et dans l’alliance nationale démocratique, c’est pire. Moi je n’y ai vu aucun négro-africain. Tawassoul a ses négro-africains, le MPR a ses arabes…. » Au cours de la conférence de presse, le président des FPC a aussi fait état « d’une tendance, une orientation dangereuse pour la démocratie. »
Pour lui, “le pouvoir prend en otage la démocratie en s’opposant a toute opposition crédible”. Et la preuve, « c’est son attitude face à l’IRA et les FPC. » Pour le président des FPC « Daoud Ould Ahmed Aicha a été inspiré, crée pour donner un alibi au pouvoir dans son refus de reconnaitre les FPC.»
« D’un coté le pouvoir refuse l’émergence de forces démocratiques, de l’autre, il sape les fondements de l’opposition qui existe en débauchant, en affaiblissant » affirme Samba Thiam. Il donne l’exemple du RFD avec « la création de la récente dissidence » et du FNDU de manière générale.
Khalilou Diagana
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Guinée: arrestation du jihadiste mauritanien Saleck Ould Cheikh
Fin de cavale pour le jihadiste le plus recherché par les services de police de Nouakchott. Saleck Ould Cheikh a été arrêté mardi 19 janvier dans le nord de la Guinée par la gendarmerie locale avec son compatriote Mohamedine Ould Samba et deux jeunes bissau-guinéens. Les deux jihadistes mauritaniens ont été extradés vers leur pays à bord d’un vol spécial.
Arrivée en Guinée dans la mi-journée de mardi en moto-taxi par la frontière nord avec la Guinée-Bissau, les jihadistes sont repartis dans leur pays sous bonne escorte sécuritaire à bord d’un vol spécial, un boeing 737 affrété par Nouakchott.
Saleck Ould Cheikh, le jihadiste le plus recherché par les autorités mauritaniennes, en cavale depuis le 31 décembre dernier, est donc tombé dans les filets de la gendarmerie guinéenne sans effusion de sang.
Accompagné d’un de ses compatriotes, Mohamedine Ould Samba, soupçonné de l’avoir aidé dans son évasion, et de deux bissau-guinéens, ils ont été arrêtés grâce à la collaboration de la Section syndicale des transporteurs routiers de Boké, alertée par une source bissau-guinéenne. Un dispositif léger a été alors mis en place avant l’arrivée des jihadistes, qui n’ont pas hésité à ouvrir le feu sur les gendarmes guinéens au moment de leur fouille.
Aucun blessé n’a été enregistré et les quatre fugitifs ont été conduits à la brigade de gendarmerie de Boké puis transférés à Conakry avant de prendre un vol spécial en direction de Nouakchott. Là-bas, le convoi policier transportant les deux hommes a quitté l’aéroport par une issue à l’abri des regards des journalistes et des curieux, vers une destination inconnue.
“Pour nous, il est extrêmement important de collaborer avec les Etats voisins et nous sommes extrêmement vigilants à nos frontières. Il fallait veiller à ce qu’ils n’utilisent pas le territoire guinéen. Nous ne pouvons accepter que le territoire soit utilisé par quiconque à l’encontre de notre pays.
Alpha Condé
Rfi
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