Monthly Archives: July 2015
“Leƴƴannde e Yimiyankaagal” tiitoonde Deftere mo Njaay Saydu Aamadu muulani en Hesere pul
Ngaari Cilee leydi Hammadi Mammadu Sammba Joob Murtuɗo Baaba leñol wiyannoo :
“ Ko ɗemngal seerdi neɗɗo e dammuwol
Saaktata ganndal reenata binndol
En keɓii koye men fof en puɗɗitima
Yawaare ɓoonde en caltiima
Kaalen mbinnden ɗemngal men
Nguurtinen daari men ngamri men tinndi men cifti men pijirlooji men
Ko ɗum woni ɗaɗi neɗɗaagal men
Ballittojo toownude e ɗelñiyde pinal men yaakaare nguurndam men
Piren gannde ɗee fof e ɗemngal men ko ɗum sodorde ɓamtaare men…”
Ndeke noon “Leƴƴannde e Yimiyankaagal” saawi ko ganndal ɗoon jeddi ngala kono kadi ina teeŋtina wonnde renndo ko neesu mum.
Gelongal Fuuta Njaay Saydu Aamadu Wi’i : « Yiɗde hoore mum haa tabita ko e timmal
Fasnaade ngenndi mum sella ko e cagataagal
Reende ganni mum haa hisna ko e cagataagal » .
Deftere Leƴƴannde e Yimiyankaagal ina heɓoo hannde toon to waɗata yeewtere to 6 rue Francois Pizare 78200 mantes la Jolie Walla njokkondiron e musiɗɗo : Abdulaay Giro 0664353764 E nder Farayse.
Boolumbal.org
Crash de deux avions british transportant des armes pour Daesh
« Deux avions britanniques ayant à leur bord des armes destinées au groupe terroriste de Daesh se sont écrasés dans la province d’Al-Anbar », a annoncé le président de la Commission de la sécurité et de la défense du Parlement irakien.Selon Farsnews, Hakem Al-Zameli, le Président de la Commission de la sécurité et de la défense du Parlement irakien, a déclaré que les forces de sécurité irakiennes avaient abattu ces deux avions britanniques transportant des armes, à destination de Daesh, dans la province d’Al-Anbar.
« Cette province s’étale sur de vastes étendues et le peuple nous rapporte que les avions américains et britanniques acheminent, quotidiennement, des armes à Daesh », a-t-il souligné.
En allusion au fait que les Etats-Unis préfèrent que la province d’Al-Anbar soit une arrière-cour chaotique, à proximité de Karbala et de Bagdad, ce responsable irakien a affirmé: « La Commission de la sécurité et de la défense du Parlement dispose de photos de ces deux avions britanniques ayant à leur bord des armes et des munitions, destinées au groupe terroriste de Daesh ».
Hakem al-Zameli a noté que le Parlement irakien a exigé des explications sur cette affaire.
Sahel : Mauritanie / Ançar Dine, le jeu du chat et de la souris !

Le mouvement islamique Ançar Dine est formel : « il n y a pas de plans d’attaques en préparation contre la Mauritanie » !
Cette réaction intervenue au lendemain d’accusations soupçonnant ce groupe armé de mener des actions subversives en territoire mauritanien n’est pas passée inaperçue. Elle a même été commentée dans certains milieux diplomatiques africains occidentaux qui voient là un point de connexion sur les rapports qui lient ce mouvement avec le pouvoir de Nouakchott du moins sur le plan des échanges informels de communiques . Ançar –Dine a –t-il voulu jouer un grand coup médiatique en tentant de soustraire la Mauritanie de la carte des ennemis à abattre ou tout simplement à faire les yeux doux aux autorités de Nouakchott en leur adressant une main tendue sur un pacte « de non agression » renouvelé.
Dans la conjoncture actuelle où ce groupe constitue la terreur de bon nombre de pays de la sous-région africaine, la coopération inter-état pour une réponse commune contre les terroristes s’organise de plus en plus pour détruire les groupes qui contrôlent une partie de ce vaste désert du sahel devenu en peu d’année un sanctuaire pour des groupes aux dénominations multiples lourdement équipées.
Par rapport à des pays comme le Mali, le Niger, la côte d’ivoire actuellement sous menace, la Mauritanie a réussi à sécuriser ses frontière et n’a pas fait l’objet d’attaque depuis prés de cinq ans Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a déployé ses troupes tout au long de ses frontières pour contenir d’éventuelles incursions terroristes. Le fait que ces bandes recrutent en Mauritanie des effectifs importants justifierait peut –être le sentiment de « solidarité fraternelle » avec ce pays qui fut un certain temps la cible de Aqmi. Apres la stratégie de la riposte anticipée et la poursuite des bandes terroristes au- delà des frontières mauritaniennes la guerre s’est déplacée vers le Mali ou les Emirs des bandes islamiques ont installé des cellules opérationnelles qui frappent a la moindre occasion.
Deal Nouakchott / Ançar ?
C’est cette question qui revient sur les lèvres après la déclaration expresse de ce mouvement qui semble éviter d’ ouvrir toute les hostilités avec Nouakchott tout en cherchant tacitement des accords pacifiques avec les unités mauritaniennes de surveillance des frontières. Comme Aqmi qui a a fini par évacuer ses bases près de la frontière avec la Mauritanie, Ançar Dine voudrait compter au moins sur « un allié » de la sous-région qui a préféré prendre ses distances vis-à-vis de toute ingérence militaire dans une guerre qui n’est plus la sienne. Même si la Mauritanie est un devant de toute initiative de lutte contre le terrorisme dans la sous-région elle n’a pas accepté de participer à l’opération
Comment sortir du cercle vicieux des langues en Mauritanie ?
Le Rénovateur – Il n’y a jamais et ne peut y voir à priori de conflits des langues qui dans leurs essences sont des passoires de communication.
Comprenons bien par là, qu’au-delà des charges idéologiques et épidermiques qui renvoient à des positions figées, à des préjugés et autres sensibilités et susceptibilités, l’usage d’une langue comme moyen d’expression naturelle d’un désir de communiquer, de se faire entendre et se faire comprendre est une sorte de réponse à une demande de socialisation voire d’intégration à une communauté d’hommes avec lesquels l’usager entend partager des valeurs humaines.
Apprendre une langue ouvre ainsi la voix (oie) à une familiarisation avec des locuteurs qui partagent le même médium. A sympathiser avec autrui à entrer dans un univers inconnu par la magie du verbe. Le conflit naît des mauvaises interprétations surtout des manipulations politiques qui viennent déplacer le débat vers d’autres terrains mouvants.
Cette problématique des langues en Mauritanie n’arrive pas à être portée dans des forums de haut niveau où on pourrait sortir des sentiers battus des accusations réciproques, afin de décomplexer les rapports inter-communautaires et établir des passerelles entre l’arabe, les autres langues nationales et le français dans une parfaite harmonie.
Pour qu’on puisse sortir du cercle vicieux sur la question des langues il faudrait d’abord replacer la problématique dans un contexte scientifique, apolitique et éducatif circonscrit autour de valeurs de progrès.
Il faut accepter à chacun le droit de parler sa langue, choisir la langue qu’il veut quitte à préférer du moins à choisir le parler qui n’est pas forcement celui de ses origines. A ce titre, l’arabe -rappelons –le -, qui n’est pas la langue de tous les mauritaniens mérite sa place au même rang que le pulaar , le soninké et le wolof, le bambara qui sont aussi parlées par des usagers importants de ces outils linguistiques.
Le choix de l’arabe comme première langue ne devient un « virus » que quand cela se traduit par une volonté d’exclure les autres et de restreindre le champ d’épanouissement des langues nationales et du français sur lequel on s’acharne. Qu’on le veille on non la langue française est indispensable dans l’administration et dans les programmes scolaires. Ce complexe ne fait souffrir véritablement que certains chantres de l’arabité qui jouent mal avec les statistiques d’une Mauritanie à 100 % arabe , un chiffre défiant toutes les exagérations. L’image d’une Mauritanie francophone ne porte pas atteinte à son versant arabo-africain. Car toutes les communautés ont partagé une partie de cet héritage colonial.
Une telle propension à l’hégémonie linguistique devient préjudiciable à ces langues nationales et bannit leur statut dans le système éducatif où pourtant elles avaient commencé à acquérir une place pédagogique incontestable. La phase expérimentale à laquelle ces langues nationales étaient soumises n’avait-elle pas donné des résultats probants dans les années 80 ? Mais par un coup d’arrêt brusque, tout le processus a été remis en cause pour des considérations politiques et des attitudes attentatoires a la promotion de la diversité linguistique.
Depuis, ces langues ont perdu de leur ascension officielle pour être ravalées au rang de simples machins folkloriques notamment dans les grilles des programmes médiatiques. Par une sorte de kidnapping linguistique la disparition progressive du français en Mauritanie vient davantage isoler le pays y compris des autres pays arabes qui eux ont anticipé sur l’histoire en s’ouvrant vers d’autres langues universelles.
Pendant qu’au pays du million de poètes on chante la muse et on vante le courage de nos héros légendaires. La richesse des grandes nations est assurée par la diversité des cultures et des langues qui y sont parlées. Le dialogue des cultures loin de faire mal permet d’apporter des solutions merveilleuses en décloisonnant les relations intercommunautaires dans un esprit de respect mutuel. Il y a lieu dans ce cadre de réintroduire à côté de l’anglais et du français des heures de langues nationales dans les programmes scolaires. Encourager l’usage de ces langues dans les débats parlementaires et dans les rencontres officielles.
Il faut cesser d’accuser les non arabes de Mauritanie d’être des ennemis de l’arabe en oubliant tous ces érudits noirs qui se sont illustrés dans la défense et l’illustration de cette langue qu’ils ont aimée et même vénéré. Chercher à réécrire une nouvelle page d’une Mauritanie unique en son genre par la théorie de la négation des différences, c’est perdre du temps dans des fantasmes éphémères.
La Mauritanie est à tous les mauritaniens dans une existence habillée en noir et blanc.
Proposition de modification de la Loi criminalisant l’esclavage : La CNDH, le Barreau et la société civile interpellent les parlementaires
La Loi 048-2007 criminalisant l’esclavage, adoptée le 3 septembre 2007, avait connu une première modification le 2 avril 2015, rallongeant le texte original de 17 article à 26. La nouvelle modification de 2015 apportait ainsi de profonds changements, en ce qu’elle rendait désormais imprescriptibles les infractions à l’esclavage, rendait plus sévère les sanctions, avec une terminologie plus claire et plus facile à appliquer pour les juges. Cette loi instituait également des tribunaux régionaux spécialisés, sortes de collèges de magistrats dont chacun dispose de la latitude de prendre toute mesure conservatoire qu’il trouve nécessaire sous le sceau de l’urgence. Elle reconnaissait aussi enfin, dans ses articles 22 et 23, le droit des associations des droits de l’homme à se porter partie civile et à assister les victimes devant les tribunaux.
Aujourd’hui, une nouvelle proposition d’amendement de la Loi O48-2007 est introduite par la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), l’Ordre national des avocats de Mauritanie (ONA) et le Forum national des droits de l’homme (FONADH). Les concepteurs de cette proposition de loi, introduite auprès des parlementaires mauritaniens, justifient leur démarche par leur souci de rendre la loi conforme aux dispositions du droit international, notamment les conventions des droits de l’homme ratifiées par la Mauritanie.
La CNDH, l’ONA et le FONADH viennent de rendre public un document qui serait le résultat des contributions et des échanges de plusieurs personnes réunies au sein du Groupe de Travail technique (GTT) soutenu par ABAROLLI (une institution internationale de conseil juridique). Selon la note publiée en avant-propos du texte de loi modificatif de la Loi 048-2007 amendée le 2 avril 2015 portant criminalisant l’esclavage, l’objectif est d’apporter « des contributions constructives au débat parlementaire en appui au travail des députés et au travail important fait par le gouvernement sur les projets de loi ».
Ainsi, cette contribution à l’amélioration du Projet de loi abrogeant et remplaçant la Loi n°2007-048 du 3 septembre 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes, propose l’introduction de la notion de réparation en instituant une journée nationale contre les pratiques esclavagistes ; cette disposition étoffe l’article 2 qui ne comptait dans l’ancienne loi que deux alinéas aussi courts qu’évasifs. La modification à cet article le rallonge de plusieurs alinéas, dont celui cité plus haut sur le devoir de mémoire, de réparation et de repentir pour tous les actes esclavagistes commis.
Le troisième alinéa nouveau interdit toute forme de discrimination, exclusion ou restriction basée sur la race, la couleur, la religion, les opinions politiques ou autre, l’origine nationale, ethnique ou sociale, la fortune, la naissance qui faussent le principe d’égalité des citoyens. Cette disposition évite selon ses concepteurs d’ouvrir des espaces d’inpunité et permet au juge d’appliquer la loi sans difficulté.
L’article 3 ne comportait qu’un seul alinéa dans l’ancienne loi, celui qui « interdit toute discrimination sous quelque forme que ce soit, à l’encontre d’une personne prétendue esclave ». Les modifications proposées font de l’article 3 l’un des plus longs, en termes d’alinéas, du projet d’amendement proposé.
Il définit l’esclavage d’une manière exhaustive et y intègre le servage, la servitude pour dettes, le travail forcé ou obligatoire, la traite des esclaves, le mariage sans consentement d’une femme. Il interdit au mari d’exploiter son épouse et à la femme d’être cédée par succession, l’exploitation des mineurs, la vente des enfants, la traite des personnes.
Le troisième alinéa de l’article 3 proposé comporte la définition du servage, la servitude pour dettes, le travail forcé, tout en excluant le service militaire obligatoire ou les travaux pour l’intérêt de la collectivité ou d’utilité publique en cas de catastrophes. Sont aussi définis, la traite des esclaves, la traite des personnes et donne une définition de l’esclave « toute personne sur laquelle s’exercent les attributs du droit de propriété », et limite l’âge de l’enfance à moins de 18 ans.
L’article 3 se poursuit avec un autre alinéa pour offrir à l’autorité judiciaire, terme qui serait plus approprié que magistrat, le choix d’apprécier d’autres formes d’esclavages portées à sa connaissance. Autre alinéa, celui qui condamne toutes les formes d’esclavage, dont l’exploitation des personnes fragiles (émigrés, enfant, pauvre) sans lien d’employeur à employé. Un nouvel alinéa est proposé qui rend obligatoire l’offre d’informations juridiques complètes aux victimes d’esclavage ainsi qu’une assistance adaptée à leur situation ; si l’autorité saisie en premier lieu se juge incompétente, elle doit le transcrire par écrit et orienter la victime vers l’autorité compétente. Les concepteurs du projet de loi modifié trouvent que l’absence d’information ou la dessaisie par une autorité qui se juge incompétente sans orienter les victimes poussent à l’abandon des procès par ces dernières.
A l’article 4, il est proposé l’ajout d’un nouvel article au Chapitre sur les dispositions générales, un article sensé lutter contre l’impunité des auteurs présumés d’actes esclavagistes en ce qu’il rend le pourvoi de cassation suspensif de l’exécution de l’arrêt prononcé par la Chambre d’accusation accordant une liberté provisoire aux auteurs présumés.
L’article 4 nouveau proposé demande la condamnation des auteurs reconnus coupables d’actes esclavagistes à la triple peine assortie d’amende et de privation de droits civiques (éligibilité et droit de vote), plus une juste réparation pour les victimes. Les concepteurs trouvent anormales que des personnes condamnées pour esclavagisme puissent se retrouver à des postes électifs ou au premier plan dans des rencontres officielles, comme la célébration de la journée nationale contre l’esclavage, ce qui serait une insulte pour les victimes et un danger pour la cohésion sociale.
L’article 6 nouveau introduit la notion de circonstances aggravantes pour les auteurs reconnus coupables d’actes esclavagistes et à qui des peines doubles doivent être appliquées ainsi que la déchéance des droits civiques et l’annulation de toute autorité de tutelle sur la victime, surtout si ces personnes exercent des fonctions ou en complicité avec des fonctionnaires ou agents publics.
Les initiateurs proposent la suppression des articles 8, 9 et 10 et le renforcement de l’article 7 par trois paragraphes. Ainsi, il est proposé qu’au lieu des condamnations allant de six mois à deux ans, et des amendes variant entre 50.000 et 200.000 UM, que les peines soient portées de 10 à 20 ans de prison, plus des amendes allant de 250.000 à 5 Millions d’UM. Cela avec déchéance des droits civiques et politiques ainsi que celle de l’autorité exercée sur la victime.
Autre article à modifier, l’article 16 où il est demandé l’annulation des liens matrimoniaux de types esclavagiste, l’indemnisation de la victime même si elle ne le demande pas, l’octroi aux enfants issus de cette union de la pension alimentaire et du droit à la filiation avec garde accordée à la mère ou à toute institution indiquée dans l’intérêt des enfants.
Article 17, modification du premier paragraphe avec condamnation de « toute personne qui véhicule des idées fondées sur la supériorité d’un groupe sur un autre, incite à la haine, au mépris ou à la discrimination envers des membres d’un groupe en raison de l’ascendance ou l’origine nationale, sociale ou ethnique » Un emprisonnement de six mois à deux ans d’emprisonnement sera prévu dans ce cas plus une amende de 200.000 à 2 Millions d’UM. Tous les supports enregistrant ces déclarations doivent être confisquées et détruites. Les concepteurs trouvent que l’expression « apologie de l’esclavage » est trop vague et que cette nouvelle définition réduit les marges d’interprétation et permet de définir ce qui doit être entendu par apologie.
Il est ainsi demandé l’ajout d’un nouvel article après l’article 19 qui stipule que « l’auteur d’acte esclavagiste condamné par une décision devenue définitive ne peut bénéficier d’une mesure de clémence qu’après avoir purgé au moins les trois quart de la peine prononcée contre lui » pour mieux lutter contre l’impunité et rendre la remise en liberté provisoire d’auteurs d’actes esclavagistes assortie de conditions plus rigoureuses.
L’article 20 est aussi proposé à la modification. Le nouveau article avancé stipule qu’il est « institué des juridictions de formation collégiale au niveau de chaque capitale de Wilaya, en attendant le décret d’application et son effectivité matérielle » pour rapprocher les services judiciaires des justiciables, éviter la paralysie complète des services concernés en cas de non promulgation rapide des décrets d’application.
Des améliorations sont réclamées pour l’article 21 qui incite l’autorité judiciaire informée de cas d’esclavage à agir sous le sceau de l’urgence pour prendre les mesures conservatoires appropriées à l’encontre des auteurs présumés pour garantir le droit des victimes. L’autorité doit, si elle se juge incompétente à connaître de cette affaire, à le faire savoir par écrit et en remettre une copie à l’autorité compétente auprès de laquelle elle est tenue d’orienter les plaignants.
L’article 22 donne droit aux associations d’ester en justice et d’assister les victimes. L’article 23 fait cependant sous-entendre que seules les associations jouissant de la personnalité juridique au moment des faits, pour ne pas dire reconnue, ont la latitude d’engager de tels actes. Aucune condition d’expérience, 5 ans dans l’ancienne loi, n’est plus opposable aux associations pour exercer ces droits.
A l’article 25, il est stipulé que le juge doit définir chaque préjudice subi par la victime et susceptibles de réparation, préjudice moral, physique, matériel ou tout autre à motiver par le juge, s’il le faut avec l’aide d’experts. Cette disposition vise à éviter les évaluations excessives ou fantaisistes selon les justifications avancées par les initiateurs des modifications.
L’article 26 indique que seuls les faits encore pendantes devant les juridictions avant l’entrée en vigueur de la proposition de la loi seront concernées par ces dispositions au nom du sacré saint principe de la non rétroactivité des lois.
Cheikh Aïdara
l’authentique




