Monthly Archives: July 2015
Un diplomate sénégalais violemment tabassé par la police à l’aéroport Tunis-Carthage: Voilà ce qui s’est passé !
Cela aurait pu être une caméra cachée n’eût été la violence avec laquelle les faits se sont déroulés. Mais de caméra cachée point. La vérité est semble-t-il plus amère, beaucoup plus difficile à admettre. Elle montre ce qui pourrait ressembler à une volonté de retour à l’Etat policier de Ben Ali.Ce qui est arrivé, malgré son immunité diplomatique, à Ousmane Fall, le deuxième conseiller, chargé des affaires consulaires, culturelles, et des relations avec les citoyens de l’ambassade de la République du Sénégal en Tunisie, ouvre la porte à ces inquiétudes.
Tout commence par une banale histoire de taxi. Ousmane Fall accompagne, en ce jeudi 2 juillet, sa nièce, qui doit retourner au Sénégal, à l’aéroport Tunis-Carthage. Arrivés à destination, vers 17h40, le deuxième conseiller de l’ambassade de la République du Sénégal paie le chauffeur et se dirige vers la malle pour en sortir les bagages. C’est bien connu, chez nous, les taxistes ne bougent pas le plus petit doigt pour vous aider à monter ou descendre vos bagages du coffre et les astuces de certains parmi eux pour arnaquer les passagers sont courantes.
Bref ! Pendant que le Sénégalais s’occupait des valises de sa nièce, le chauffeur arrive et lui réclame de l’argent sans lui dire autant pourquoi. Ousmane Fall refuse de le lui donner d’autant plus qu’il l’avait déjà payé. Le taxiste se dirige vers un policier pour se plaindre que son client ne veut pas le payer, sans lui préciser que la course, elle, avait été payée.
Le représentant de l’ordre trouve, semble-t-il, dans cette histoire, dont il n’a, peut-être, pas compris un traître mot, l’occasion de montrer son pouvoir, et hèle le conseiller en lui disant soit de payer, soit de le suivre au poste.
Le Sénégalais est d’accord pour le suivre au poste juste le temps de faire entrer les bagages et sa nièce dans l’enceinte de l’aéroport.
La suite, c’est Ousmane Fall, avec qui nous avons pris attache, qui nous la raconte : «Quand je suis retourné voir le policier, il n’était plus tout seul. Il avait appelé deux de ses collègues. À hauteur du café situé sur le hall supérieur du terminal, j’ai pris mon téléphone pour appeler ma nièce, l’agent de police me dit «Vas-y appelle ton ambassade». Je lui répondis que je n’ai pas besoin d’appeler l’ambassade, parce que je suis de l’ambassade. Réponse à laquelle il réagit par une première insulte en me dépassant. Jugeant que je ne descendais pas assez vite les escaliers –je tenais par la main mon enfant, un petit garçon de trois ans qui m’avait accompagné à l’aéroport–, l’agent de police (celui vêtu d’une chemise de couleur bleue), m’a pris par la ceinture pour me tirer violemment vers le bas des marches, entrainant ainsi mon petit garçon dans une chute brutale. C’est en cherchant à me redresser de mon déséquilibre que je reçus un coup de pied au tibia droit, suivi d’insultes, toujours de la part du même agent. Plusieurs autres policiers se sont alors précipités sur les lieux, s’ajoutant aux trois premiers, pour s’adonner aux exactions».
Le diplomate est alors entraîné selon la fameuse vidéo qui circule, comme un criminel, vers les locaux de la police. Son enfant, qui rappelons-le, n’a que trois ans, est abandonné par les policiers sur les marches de l’escalier. Il est récupéré par un africain subsaharien.
Et Ousmane Fall de continuer son récit : «Dès mon arrivée devant les locaux de la police judiciaire, j’ai reçu plusieurs coups et insultes principalement de la part de trois agents de police particulièrement violents dont celui qui portait un gilet de police de couleur blanche, et d’un agent d’âge avancé vêtu d’une chemise de couleur vert clair.
M’apercevant de l’absence de mon fils, je demande de ses nouvelles, et quelqu’un me lance : il est avec ton ami. Je me précipite alors vers la porte en criant : quel ami ? Je suis arrivé seul à l’aéroport. C’est dans ces circonstances que l’officier de police muni d’un gilet blanc m’a donné un violent coup à la poitrine et ensuite plusieurs coups à la figure pendant que j’étais maintenu par un autre très corpulent qui m’insultait. Malgré cela, j’ai demandé plusieurs fois pour qu’ils envoient quelqu’un chercher mon petit garçon, sinon j’irais moi-même. Seule réponse obtenue : il est avec ton ami».
Heureusement qu’un étudiant d’Afrique subsaharienne avait récupéré le garçonnet perdu au milieu d’une foule de curieux, malheureusement, friands de faits divers de ce genre. «Un jeune étudiant est arrivé portant mon fils dans ses bras. C’est à lui que, discrètement, j’ai indiqué le numéro d’appel de Son Excellence Madame l’Ambassadeur du Sénégal à Tunis pour l’informer de la situation».
Ousmane Fall a ajouté qu’il a voulu prouver aux policiers qu’il est bien diplomate, en essayant de sortir sa carte de son portefeuille mais selon ses accusations, les policiers le lui arrachent des mains, voient la carte mais semblent ne pas savoir ce qu’elle signifie ou ne pas lui donner d’importance : «Durant plus d’une heure de temps, je suis resté menotté dans une pièce, mon fils sur mes genoux. Pendant ce temps, mes pièces d’identité, à savoir ma carte d’identité diplomatique et ma carte d’accès à la zone sous-douane et quelques cartes de visite étaient aux mains des éléments de la police qui disaient vérifier mon identité, malgré la présence d’un fonctionnaire du Ministère des Affaires Étrangères qui est de permanence au bureau de protocole de l’aéroport.
Au bout de deux heures, deux parmi ces mêmes agents sont venus me notifier que j’avais frappé et insulté un officier de police, pour ensuite me remettre mon téléphone et mon portefeuille…. et me dire que j’étais libre de partir. Jusqu’au moment où j’ai quitté les locaux de la police, aucun procès-verbal ne m’a été lu. Ils m’ont libéré aux environs de 19h40».
Suite à cette affaire, l’Ambassade de la République du Sénégal a saisi le ministère des Affaires étrangères tunisien par note verbale, avec photos et certificat médical d’interruption de travail pour dix jours à l’appui, mais, jusqu’à ce que nous publiions, aucune réponse ne lui a été donnée. L’ambassade a également saisi l’Etat sénégalais.
Ousmane Fall souhaite demander sa mutation vers un autre pays et ne plus revenir chez nous, car, plus que les coups, c’est une «blessure morale très profonde» qui l’a marqué pour la vie. Actuellement, son fils de trois ans est encore en état de choc. Il refuse de quitter la maison pour sortir même devant la porte.
Il est à signaler que nous avons essayé de connaître la position du ministère de l’Intérieur à ce sujet, mais nous attendons toujours. Il est clair que l’éclatement de cette affaire ayant coïncidé avec l’annonce du départ du porte-parole de ce ministère Mohamed Ali Laroui ne joue pas en notre faveur.
Cependant, un syndicaliste de la police a estimé dans une intervention sur les ondes de Shems FM que le diplomate sénégalais est dans le tort “puisqu’il n’aurait pas payé le taxite, et qu’il aurait refusé d’obtempérer aux policiers qui ont été obligés de le conduire par la force au poste”. Selon ce même syndicaliste, “le citoyen sénégalais a agressé les agents de la police et détruit certains équipements du poste”.
En attendant que l’enquête élucide les tenants et les aboutissants de cette affaire, on peut dire sans risque de se tromper que le mauvais traitement des Africains subsahariens est devenu un pain quotidien dont notre pays se passerait bien car il est en train de salir l’image de la Tunisie.
La gaffe : l’ambassadeur américain en Mauritanie provoque les fanatiques de l’arabité errante…
Comment a-t-il fait pour commettre une bourde pareille ? Etait-ce prémédité pour coller au plus près de la réalité linguistique en Mauritanie ? En tout cas, ce n’est pas très diplomatique dans un pays où les complexés à ce sujet sont légion, d’une légion assez étrangère vu que certains leurs rappellent souvent que les arabes en Mauritanie sont des colons comme d’autres vu qu’ils viennent d’un autre continent…
(Hassaniya) Erane Embarkine Elkom Remadane Shehr El Mehaba we Essalame
(Pulaar) – Yo allah diabane modone korka mone é o yafo mone
(Soninke) Kharna waga khale koyi ado sine guébou
(Wolof) Nioune wa Ambassadou Amérique Niongui lene di nianal werou kor diou barkel ak andak salam
https://www.youtube.com/watch?v=phPVQzzjtPc
Burkina, Le Premier ministre Issac Zida jette l’éponge
05-07-2015 – Selon des sources autorités contactées par Les Afriques, le Premier ministre et lieutenant-colonel, Issac Zida vient de démissionner.
Jusqu’en début d’après-midi ce dimanche, de fortes pressions ont été exercées sur le premier ministre Zida pour qu’il démissionne. Sur fonds de longues tractations menées par de hauts officiers du RSP (Régiment de sécurité présidentielle), corps d’élite logé derrière le palais Kossyam de Ouagadougou, la démission du Lieutenant -colonel Zida a été vivement réclamée. L’information de la démission de Issac Zida circule dans les officines diplomatiques étrangères, a révélé une source aux Afriques. Pour l’instant, la RTB ( Radio télévision Burkinabé ) n’a pas diffusé le discours de démission.
Bruits de bottes au palais présidentiel avaient retenti en milieu de semaine où les soldats du régiment de sécurité présidentielle exigeaient l’annulation de la décision de mutation de plusieurs officiers issus du RSP dans d’autres corps de l’armée. Beaucoup de membres influents du RSP y voyaient une fatwa destructrice dirigée contre eux. Au finish, les pressions ont poussé à la démission le premier ministre Zida. Ce dernier vient de se plier cet après-midi à une des exigences du RSP, auquel il appartient. Nous y reviendrons.
PAR ISMAEL AIDARA, RÉDACTEUR EN CHEF
Les Afrique
“Médias : Hillary Clinton révèle : DAECH a été créé par l’administration américaine !”
“L’ancienne chef de la diplomatie américaine et ex-première dame des Etats-Unis, Hillary Clinton, a secoué le monde avec d’intrigantes révélations faites dans son dernier livre »HARD CHOICES » (Le temps des décisions*), dans lequel Mrs Clinton a annoncé que c’est bien l’administration américaine qui a créé DAECH (abréviation arabe de l’État islamique en Irak et au Levant-EIIL). L’organisation terroriste DAECH, a été créée dans le but de procéder à un nouveau »partage » dans la région du Moyen-Orient, affirmant qu’une coordination a eu lieu à ce sujet entre Washington et les Frères musulmans pour créer cet »Etat » dans le Sinaa. Hillary Clinton, a également déclaré dans ces »mémoires » publiées aux Etats-Unis : »Nous avons infiltré la guerre en Irak, en Libye et en Syrie, et tout allait pour le mieux et puis tout à coup une révolution eût lieu en Egypte et tout à changé en 72 heures ». Elle poursuit son récit en ajoutant que »nous étions d’accord avec les Frères en Egypte pour annoncer l’Etat islamique dans le Sinaa et le remettre entre les mains du ‘Hamas’ et une partie à ‘Israël’ pour la protéger, adjoindre Halayeb et Challatine au Soudan, et ouvrir les frontières libyennes du côté de Salloum. Il était même question d’annoncer la naissance de l’Etat islamique le 5 Juillet 2013, et on attendait l’annonce pour reconnaître, nous et l’Europe, ce nouvel Etat ». Le livre »Hard Choices » de Mme Clinton renferme d’importantes informations relevant auparavant du »Top Secret », des décisions politiques d’une extrême sensibilité, des interventions et ingérences, etc… Un livre à lire pour ceux qui souhaitent savoir ce qui se passe en »haut lieu » et découvrir comment va »basculer » le monde dans les prochaines décennies.
Abderrahmane Ould Ahmed, rescapé civil d’Inal
“Si les rescapés ou victimes harratines ont été oubliés ou ignorés, c’est parce qu’ils considérés par l’Etat et ses tortionnaires comme des descendants d’esclaves »
Abderrahamne Ould Ahmed, l’un des rescapés civils harratines des massacres d’Inal, des années 1990/91 a tenu le vendredi 3 juillet au siège de la CLTM, un point de presse au cours duquel il est revenu largement sur les horreurs qui se sont produites sous ses yeux, les tortures et les massacres perpétrés par la soldatesque d’Ould Taya, contre les militaires négro-mauritaniens, dans la garnison d’ Inal, au nord du pays.
Arrêté par la police, en 1990 à Nouadhibou alors qu’il dirigeait la société de représentation et de nettoyage industriel, Abderrahamane Ould Ahmed, 55 ans passés, est conduit avec d’autres compagnons d’infortune à la garnison d’Inal. « Là, on nous a parqués comme du bétail dans des hangars et autres cellules; nous avons subi toutes sortes de tortures de la part de nos geôliers qui rivalisaient en zèle, j’ai vu poignarder des hommes, les écraser et les écarteler entre des voitures… c’était horrible, même les israéliens n’ont pas fait pire.»
Le rescapé rappelle les crimes commis contre les négro-mauritaniens, entre 86 et 91. 3000 arrêtés, torturés. Sur les 256 conduits à Inal, seuls 96 en sortiront vivants avant de mourir pour certains des suites de sévices, affirme Ould Ahmed entre deux sanglots. Et parmi les victimes et survivants, il y a quelques harratines dont des survivants civils comme Brahim Ould Vilkarka et Maouloud Ould Nouhoum et moi-même qui sont des oubliés, dont personne ne parle. Si les rescapés harratines ont été oubliés ou ignorés, c’est parce qu’ils sont considérés comme des descendants d’esclaves.
Pour leur mémoire et contre l’injustice, j’ai décidé de me battre. Mais mon combat est global, il concerne l’ensemble des victimes de « cette période noire du pays ». « Je suis prêt à y laisser ma vie ». Et ce ne sont pas les menaces de la DGSN et des autres tortionnaires qui se promènent encore impunément en Mauritanie qui m’en empêcheront, avertit Ould Ahmed.
Après sa sortie de l’enfer d’Inal, après 150 jours de calvaire, le rescapé civil plonge dans un long silence. Ses parents l’avaient considéré comme mort, son épouse se remarie, ses biens hérités. Un silence qu’il mettra à profit pour se soigner : « Je porte toujours les séquelles physiques de la torture ». Et d’engager le combat pour la justice. Un combat mené désormais, depuis 2015 sur le front africain et international. « Face au refus des autorités mauritaniennes d’ouvrir une enquête sur ce qui s’est véritablement passé dans les casernes à cette époque, de recevoir les plaintes des ayants droits des victimes , des rescapés, j’ai décidé de saisir la Cour africaine des droits d l’homme et des Peuples, l’office des nations unies à Genève et d’autres institutions de droits, et nous sommes convaincus qu’avec l’appui des organisations de défense des droits de l’homme , la Mauritanie finira par céder, par accepter la justice soit dite ». C’est dans ce sens qu’il a lancé un appel à l’ensemble de ceux qui luttent pour qu’enfin la vérité éclate sur cette épisode sombre de l’histoire du pays à joindre leurs efforts face à un « pouvoir qui protège les bourreaux. » L’homme a déjà reçu quelques appuis des institutions internationales.
A la question de savoir s’il a pu bénéficier de dédommagements comme certaines victimes civiles et militaires, Abderrahmane Ould Ahmed explique qu’il est contre toute forme de dédommagements, appui ou aide de la part de l’Etat qui ne passe pas la justice. J’ai tout perdu, mais pour autant je ne cours pas derrière des miettes ou aumônes de l’Etat, je ne veux pas que de tels actes ignobles restent impunis.
Au cours de ce point de presse, Ould Ahmed a annoncé qu’il tiendra un sit-in devant le siège des nations unies à Nouakchott pour dévoiler son action et faire connaître le combat qu’il mène avec l’appui de quelques amis comme Samory Ould Beye, président du Mouvement El Hor, présent au point de presse, le président du parti Arc-En-Ciel, M. Balas et quelques cadres de son parti.
le calame






