C’est à l’heure des choix que se réveillent au grand jour les contradictions profondes au sein des formations politiques. C’est bien le cas depuis l’annonce par la CENI du calendrier électoral.
Chacune des options (boycott et participation) a fait voler en éclat l’ordre précaire qui semblait prévaloir tant dans les rangs de l’opposition radicale que de la majorité présidentielle.
L’UFP a donné le premier le ton à la suite de sa décision de retirer ses listes de la course électorale. Ce qui du coup a provoqué une vague de mécontentement et une crise aigue aux conséquences fatales.
Désormais ce parti est confronté à des sérieuses difficultés internes qui mettront ses dirigeants plus que jamais devant leurs responsabilités.
L’onde de choc a fait trembler les instances dirigeantes de l’UFP coupant ainsi le cordon qui reliait le sommet à ses bases. Le défi majeur auquel doit s’atteler la formation de Ould Maouloud reste celui du rétablissement de la discipline politique sérieusement mise à mal par les hésitations de dernière minute intervenues dans les décisions de ce Parti et dont les incohérences ont fini par sceller son destin politique. Mais l’UFP n’est pas le seul parti à vivre cette douloureuse épreuve dont il se souviendra longtemps.
Le RFD est en train de payer le prix fort de son boycott , lui qui a saigné à blanc plusieurs fois au sortir des dernières présidentielles et qui a vu ses cadres migrer ailleurs, aura-t-il la force nécessaire pour survivre à un énième naufrage ? Dans cette succession de cauchemars, le jeu politique n’arrête pas de fournir des éléments assez éloquents sur l’incapacité des formations politiques à résister aux événements.
Le parti –Etat a confirmé nettement cette tendance. Partout l’UPR a brillé par son manque d’autorité et par l’absence manifeste de leaders crédibles capables de rassembler par la voie du compromis ses bases. Jamais un Parti présidentiel n’a été aussi traversé par un vent de contestation à la veille de scrutins municipaux et législatifs.
Dans ces conditions, il est clair que les divisions en cours rendront incertain le processus et partant entacheront l’image d’une démocratie encore balbutiante. Tous les partis politiques mauritaniens sont bâtis autour de la même vision de « l’instantanéité politique » qui consiste à circonscrire leurs existences autour d’échéances électorales.
L’absence d’une maîtrise des décisions de la part des directoires politiques finit par diviser les bases à cause de calculs opportunistes. Le choix d’hommes en mesure de défendre les couleurs d’un parti se pose avec acuité comme c’est le cas actuellement au sein de l’UPR qui n’arrive pas à calmer les milliers de clans politiques issus des anciennes chapelles locales.
Les anciens barons dépassés par le temps pensent pouvoir encore resurgir, en vain ! Ce qui se passe aujourd’hui à la veille des élections, est le résultat de la fragilité structurelle du paysage politique mauritanien qui, loin de connaitre une reforme de son champ idéologique évolue au contraire vers d’autres horizons porteurs de chaos.
Comment, dès lors, dans cette situation espérer organiser des élections sereines qui vont remettre de l’ordre au sein du landernau politique. Faut-il laisser les divisions perdurer ou tenter de trouver des solutions consensuelles en vue de contenir les contestations, quitte à repousser les dates déjà indiquées ?
Le problème n’est pas tant d’organiser des élections que de le faire dans des conditions régulières et consensuelles qui puissent rendre des services à la démocratie mauritanienne. S’abstenir à y aller dans les circonstances actuelles, n’est rien d’autre que l’expression d’une désinvolture politique qui ne fera pas bouger d’un iota l’image d’une démocratie qui se respecte.
Cheikh Tidiane Dia
Source: le renovateur
Réagissant au récent projet de décret adopté au cours de la dernière réunion du conseil des ministres de jeudi 24 octobre dernier, fixant les modalités d’attribution par l’Etat d’un appui financier pour la campagne électorale au profit des partis politiques participant aux élections municipales pour l’année 2013, le parti de la convergence démocratique (CD) de Me Mahfoudh Ould Bettah a qualifié cette mesure de dilapidation systématique des biens de l’Etat dans une mascarade électorale.
La CD estime que seul le parti au pouvoir et ses tentacules bénéficieront de cette importante cagnotte, rappelant que l’UPR et ses soutiens représentent la majorité des 1102 listes candidates.
Ce qui, selon lui, alourdira le fardeau de l’Etat et créera une nouvelle impasse difficile pour le pays en raison de ses répercussions futures.
Soulignant que le projet de décret précité n’est qu’une justification de dépenses énormes de l’argent du peuple pour des activités politiques faites essentiellement pour ancrer l’asservissement au pouvoir et à ses agendas politiques actuels et futurs.
La CD estime enfin que ce projet de décret donnera naissance à des listes candidates très nombreuses dont les initiateurs visent l’unique objectif de bénéficier des fonds loin de toute volonté de participation réelle aux futures élections ; précisant que cette situation leur enlèvera toute sincérité et assombrira les candidatures dans l’avenir.
Rapideinfo

A l’occasion de leur 3eme rencontre annuelle qui se tiendra a Atlanta (GA), FLAM-SISTERS NETWORK invite le publique et en particulier la diaspora mauritanienne a venir nombreux assister a cette importante manifestation.
Le programme s’etablit comme suit:
Samedi 26 Octobre 2013:
12Pm-2:00Pm: conference debat : le retour des FLAM enjeux et perspectives, animee par Houleye Thiam.
3Pm-4Pm: pause dejeuner.
4Pm-5Pm: ceremonie de decoration des membres lesplus actives.
6Pm-8Pm: visite de coutoisie aux mauritaniens de la ville.
Dimanche 27 Octobre 2013
12Pm-2:00Pm: conference debat: Le role de la militante dans la lutte contre le racisme en Mauritanie animee par Djeinaba Diop et Houley Sall.
2Pm-4Pm: jeu concour sur l’histoire des FLAM.
6Pm-9Pm: ceremonie de cloture et perspectives pour 2014.
Du Maroc à l’Égypte, en passant par le Mali et le Niger, les Berbères occupent une place à part. Souvent marginalisée par les États, la culture amazigh a survécu. Au prix d’une lutte constante.